Prix du journalisme environnemental 2026 : le palmarès

L’association des Journalistes-écrivains pour la Nature et l’Ecologie (JNE) et l’Université Paris Dauphine-PSL ont le plaisir de vous annoncer le nom des lauréats du Prix du journalisme environnemental mis en place grâce au soutien de la Fondation Madeleine abritée par la Fondation Dauphine.

 

Notre volonté était de mettre en lumière des enquêtes documentant les multiples aspects de l’urgence écologique et permettant de nourrir le débat public.

Quarante-deux candidatures ont été présentées la plupart sous forme écrite, tandis que quelques-unes utilisaient le son, la vidéo ou la bande dessinée. Un jury composé de membres des JNE et de représentants des écoles membres de la Conférence des écoles de journalisme s’est réuni et a choisi parmi ces propositions, les enquêtes qui lui semblaient les plus abouties tout en s’appuyant sur les principes de la Charte pour un journalisme à la hauteur de l’urgence écologique et les Recommandations pour le traitement des questions scientifiques du Conseil de Déontologie Journalistique et de Médiation (CDJM).

Ce jury a attribué trois prix d’un montant de 1 000 euros.

Sophie Douce a été récompensée pour son article La sardinelle, un poisson vital pour le Sénégal, capté par l’agro-industrie, parue dans le quotidien La Croix. Le jury a apprécié son côté pédagogique, qui va droit à l’essentiel et donne de l’écho à un sujet assez peu connu et pourtant d’actualité : la transformation de poissons en farines animales pour nourrir les élevages de saumons ou de truites européens et asiatiques.

• Leïla Minano s’est vue décerner un prix pour l’écriture de la partie française de son enquête Décharges oubliées : des milliers de bombes toxiques sur tout le territoire, parue sur le site de Reporterre et réalisée en collaboration avec The Guardian, Investigate Europe et Watershed Investigations. Le jury a été conquis par le travail de terrain, la révélation de données inédites et la mise en œuvre de la coopération entre journalistes européens.

• Sarah Younan a reçu également un prix pour son enquête Après mines : la fin du silence, parue dans la revue Pays, qui révèle les conséquences sanitaires de l’exploitation minière dans les Cévennes, un sujet à méditer alors que les projets de réouverture de mines se multiplient.

Enfin, une mention spéciale, honorifique et non dotée a été attribuée à Hugo Coignard pour son enquête Scandale Kem One : au sud de Lyon, un industriel rejette des tonnes de gaz cancérigène, écrite pour Médiacités. Le jury a tenu à saluer la rigueur de l’écriture et le travail d’investigation dont cet article fait preuve, ainsi que la transparence qui a consisté à révéler l’usage de l’IA dans le recueil de données.

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