« Après l’écocide » part d’un constat désormais impossible à contourner : la destruction massive du vivant n’est plus une menace à venir, mais un processus déjà engagé. Effondrement de la biodiversité, dérèglement climatique, artificialisation des milieux, disparition des paysages sonores, troubles psychiques liés à la perte du monde vivant : les symptômes sont multiples, convergents, documentés. Pourtant, malgré l’abondance des alertes scientifiques, quelque chose continue de résister à la transformation réelle de nos manières de vivre.
Ce livre cherche à comprendre ce qui, dans notre histoire intellectuelle, scientifique, politique et sensible, a rendu l’écocide possible. À rebours des approches strictement techniques ou moralisatrices, Patrick Frémeaux propose une enquête transversale sur une rupture fondatrice : la séparation moderne entre nature et culture, entre humains et non-humains, entre savoir et sensible, entre science et expérience vécue.
L’ouvrage, véritable mine d’analyses et de données, repasse en revue l’histoire, les sciences et les philosophies, ainsi que leurs principaux auteurs, centrées sur ce thème central. Très agréable à lire, parsemé de chapitres courts, toujours très intéressant : à vivement recommander.
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Éditions Frémeaux & associés, 582 pages, 26 € – www.fremeaux.com
Contact presse : Patrick Frémeaux. Tél.: 01 43 74 90 24 – info@fremeaux.com
(Gabriel Ullmann)
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