De la pectine de pommes pour les enfants de Tchernobyl

L’association Les Enfants de Tchernobyl, active depuis des décennies pour venir en aide aux victimes de la catastrophe nucléaire de 1986, prône la pectine de pommes pour lutter contre les effets persistants de la radioactivité.

par Marie-Paule Nougaret

En ces temps de folie où les bombes pleuvent sur les cuves immenses de pétrole et une pluie noire, cancérogène, s’abat sur Téhéran, l’Arabie, l’Ukraine et Saint Petersbourg, je tiens à rappeler que, du point de vue médical, chaque cancer a plusieurs causes – courage, tenez bon ! – et surtout signaler une œuvre de paix.

Lors de l’emballement de la centrale nucléaire de Tchernobyl de mai 1986, en Ukraine, les autorités de Moscou ont probablement dévié le nuage le plus radioactif de la ville de Kiev, très peuplée, en larguant du iodure d’argent par avion pour faire pleuvoir ailleurs – ou non. Toujours est-il qu’un maximum de retombées s’est posée sur la Biélorussie, à 10 km de la centrale. Là les habitants, moins nombreux, vivent en forêt humide. C’est en quelque sorte l’Amazonie de l’Europe, selon les naturalistes.

Depuis 2001, l’organisation Enfants de Tchernobyl, fondée par des physiciens français et des héros de la lutte anti-nucléaire, comme Solange Fernex, réunit des fonds pour aider à soigner les habitants de ces lieux, qui sont à proprement parler radioactifs : leur rayonnement peut se mesurer au compteur Geiger.

Explication : si les grandes cultures en surface ne présentent plus de risque depuis longtemps, dans la forêt, les longues racines des arbres puisent les éléments radioactifs, très lourds, qui ont migré en profondeur dans la terre; et ceux-ci remontent avec la sève dans les feuilles qui tombent en hiver et contaminent l’humus où poussent baies et champignons.

Le remède découvert très tôt par des chercheurs biélorusses consiste en une préparation à base de pectine de pommes, qui élimine réellement la radioactivité des enfants – qui sont bien sûr les plus fragiles, en pleine croissance, devant ce danger.

C’est long, et surtout, il faut tout un appareillage très cher pour mesurer ces progrès. Vous pouvez les aider.

Pour en savoir plus

A lire en cliquant ici, notre article sur ce sujet paru en 2011.

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