L'annuaire 2010 des membres de l'association des JNE vient de paraître.

 
 
 
 

Débat : Des monnaies complémentaires pour un monde meilleur

Les JNE ont co-organisé avec l’Association Art fertile une projection-débat sur le thème :"Des monnaies complémentaires pour un monde meilleur". Elle avait lieu le vendredi 5 février 2010 à 18 heures Conseil régional d'Ile-de-France – Salle Paul Delouvrier 35 bd des Invalides 75007 Paris.
Vous en trouverez un résumé en dessins sur le lien ci-dessous.
http://ericgrelet-dessinshumoristiques.posterous.com

Au programme de cette projection-débat :
A 18 heures : film Projection du long métrage de fiction Nature contre nature (1h34, 2004) de Lucas Belvaux
(Un psychanalyste décide de s’installer dans un village de la Creuse. Il accepte d’être rémunéré selon un système basé sur le principe du troc multilatéral, au grand dam de ses confrères...)
Après la projection : débat avec la salle
Pour répondre aux questions du public, la journaliste Françoise NOWAK (JNE) était entourée par
-       Le réalisateur Lucas Belvaux, connu notamment pour ses films Rapt et La Raison du plus faible
-       Sophie Donzel, maire-adjointe de Nanterre chargée du développement économique, de l’emploi, du commerce et de l’artisanat
-       Carlos de Freitas, consultant en développement durable, et co-auteur, avec Elodie Becu et Joaquim Melo, de Viva Favela ! Un livre consacré à Joaquim Melo, l’inventeur de la première monnaie sociale en vigueur au Brésil, le Palmas
-       Eva Maria Hubert, économiste allemande, auteure du livre Cercles de troc et économie de marché(Duncker & Humblot, 2004), ainsi qu’animatrice d’un système de monnaie locale à Stuttgart : le Rössle Regional e.V., créé sur le modèle du Chiemgauer bavarois
-       Françoise Lenoble, cofondatrice en 1989 du salon Horizon vert de Villeneuve sur Lot, consacré à l’écologie, et coprésidente de l’association Agir pour le vivant qui a créé la monnaie complémentaire dénommée Abeille, dans cette même ville
-       Patrick Viveret, philosophe, ancien conseiller-maître à la Cour des Comptes et auteur du livre Reconsidérer la richesse (Editions de l’Aube, réédité en 2008)
-       Celina Withaker, chargée de la veille sur les monnaies complémentaires pour l’association qui pilote la monnaie française complémentaire SOL et coordinatrice de l’expérimentation correspondante

Il était organisé en partenariat avec
l’Association des journalistes écrivains pour la Nature et l’Ecologie (JNE) et l’association Khiasma

Art Fertile correspondance : 77 rue du Faubourg Saint-Denis 75010 Paris. Tél. : 01 48 244 821 et 06 09 477 562 - fax : 01 42 470 669 - courriel : artfertile@free.fr 

Pierre Samuel et Teddy Goldsmith, deux pionniers de l'écologie nous ont quittés.
(27/08/09)

Rédactrice en chef : Dominique Martin Ferrari
Journaliste : Loïc Chauveau
Réalisation, JRI : Nathalie Verdier, Grace Daya 
Images : Images Gaïa Network
Postproduction mise en ligne : N. Verdier
Copyright : Gaïa Network 2009

 

 

Conférence enregistrée de Paul Ariès à l’initiative des JNE sur le thème :
"crises écologique et économique : développement durable,
capitalisme vert et décroissance" ,

Cliquer sur play :

 

 

Conférence de presse JNE du 16 décembre 08

La loi Poniatowski et les accidents de chasse

Par Marc Giraud

Organisée à Paris par l'association des JNE (Journalistes/écrivains pour la nature et l'écologie, www.jne-asso.org ) sous l'impulsion de l'Aspas (Association pour la protection des animaux sauvages, www.aspas-nature.org siégeant en Drôme), cette conférence a été animée par Pierre Athanaze (président de l'Aspas). Messieurs Yves Cochet (les Verts) et Guy Jarry (ornithologue, MNHN), qui étaient annoncés, ont été retenus. Deux ordres du jour proches ont été abordés : la loi du sénateur Ladislas Poniatowski (la septième sur la chasse depuis 1994) et les accidents de chasse.

La loi Poniatowski « pour la simplification et l'amélioration du droit de la chasse » (déjà passée au Sénat et présentée le 18 décembre devant l'Assemblée) et les amendements demandés par Yves Cochet, ont été décryptés par le président de l'Aspas. L'association s'inquiète des pouvoirs élargis accordés aux chasseurs, notamment sur la gestion de la sécurité livrée aux fédérations de chasse, les allègements fiscaux pour inciter les jeunes à chasser, le financement pris sur… l'argent des fumeurs, une meilleure facilité du transport du gibier (favorisant le braconnage) ou encore le retour au hibou grand duc artificiel pour attirer les alouettes, alors que l'espèce a perdu 50% de ses effectifs en 30 ans. Un durcissement est en revanche prévu contre les opposants à la chasse, et Pierre Athanaze s'inquiète de ce qui peut advenir, par exemple, des défenseurs de la nature qui tentent chaque année d'arrêter le braconnage au col de l'Escrinet. Certains articles du projet de loi ont été retirés avant la « table ronde chasse » puis ont été réintégrés dans une nouvelle loi à venir, les associations participantes ont donc été manipulées. La « mollesse » de certains responsables d'organisations de défense de la nature dans ce dossier a d'ailleurs gêné un bon nombre d'adhérents.

Deuxième volet de cette conférence : les accidents de chasse. Une conférence sur ce thème se déroulera le lendemain en Ardèche avec Michèle Rivasi (vice-présidente du Conseil général de la Drôme en charge de l'environnement), des familles de victimes d'accidents, des associations de randonneurs, vététistes, cavaliers, kayakistes, MJC, naturalistes (Cora, Frapna) etc, pour la première fois réunies autour d'une demande forte : l'arrêt de la chasse le dimanche. Une pétition de l'Aspas a déjà recueilli 175 000 signatures. L'association est en attente d'un rendez-vous avec Jean-Louis Borloo pour la lui remettre.

Cette conférence des JNE, juste avant deux événements importants, a permis aux journalistes intéressés d'être informés à temps d'un dossier important et peu connu. Ainsi, Nathalie Fontrel (JNE), à peine arrivée de Poznan, a par exemple pu réaliser à Paris une interview pour France Info. Une dépêche AFP a également été diffusée grâce à Emmanuel Angleys (JNE). La conférence en Ardèche du lendemain, le 17, a été un succès, avec la participation de 250 personnes. Le 18, Yves Cochet a proposé, seul contre tous, une exception d'irrecevabilité inspirée par les propositions d'amendements de l'Aspas, sous des huées des autres députés à la limite de l'insulte. Rappelons que plus de 300 d'entre eux sont adhérents au Groupe chasse, ce qui en fait le plus important de l'Assemblée. Cochet leur a rappelé que d'autres propositions de loi beaucoup plus urgentes, notamment sur les antennes relais de radiotéléphonie mobile, le déversement des eaux usées en mer ou sur les risques liés à l'amiante, n'ont pas retenu leur attention. Ses amendements contre certains articles de la loi Poniatowski, pourtant très argumentés en faveur de la protection de la nature et de la sécurité des usagers, ont tous été rejetés d'office. Cependant, Yves Cochet ne s'est pas opposé à la loi, se contentant de s'abstenir, et mécontentant les protecteurs.

Le compte-rendu du débat de l'Assemblée, la loi Poniatowski dûment commentée et le dossier sur les accidents de chasse sont disponibles à l'Aspas auprès de Rémi Collange, tél. 04 75 25 10 00 ; autres renseignements Pierre Athanaze 06 08 18 54 55. À signaler également, un communiqué de presse de la LPO « Le Parlement trompé par un leurre », voir Allain Bougrain-Dubourg (JNE) ou Sylvie Flatres, 01 42 73 56 09.

 

 

Utopies d'hier et d'aujourd'hui pour un monde meilleur Projection-débat des JNE du 14 novembre 2008

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Ce fut une sorte de patchwork passionnant que nous ont offert Patrick Viveret, Philippe Desbrosses, Fazette Bordage et Olivier Rey, sous la houlette de Françoise Nowak, le 14 novembre dernier au conseil régional d'Île-de-France, après la projection du réjouissant film de Coline Serreau, « La Belle Verte »*.

Le film trouve aujourd'hui son public, après être sorti en 1996 dans l'indifférence générale. Il faut dire que la comédie est en plein dans le débat actuel, et fait œuvre d'utilité publique. Il prône, avec humour et fantaisie, la sobriété et l'osmose avec la nature et avec les autres, tout en offrant un portrait de la civilisation moderne réaliste et jubilatoire. Ceux qui ont raté la projection seront heureux d'apprendre que le film, quasiment introuvable actuellement, est en cours de réédition chez Actes Sud.

Plutôt que de tenter de résumer le débat qui a suivi, je préfère en citer des passages, qui seront plus à même d'illustrer, j'espère, la qualité des intervenants.

Olivier Rey a fait office de poil à gratter , en signalant le caractère bien souvent ravageur des utopies quand elles se réalisent. «  Le monde actuel, dominé par une technique dévorante est à sa manière aussi un essai de réalisation d‘une utopie : celle de la science moderne. Nous sommes le produit d'une pensée utopiste. Je pense que les utopies sont saines lorsqu'elles nous aident à penser que nous pouvons modifier le monde. Il faut trouver un équilibre entre les utopistes et les réalistes. Le plus urgent aujourd'hui, comme dit Huxley au début du Meilleur des Mondes, c'est d'empêcher que les utopistes puissent réaliser leur programme.  »

Tentant de construire un désaccord, basé sur l'intelligence sensible, avec Olivier Rey, Patrick Viveret constate comme lui que le capitalisme, le fondamentalisme marchand qui nous coule aujourd'hui a été une utopie, et qu'elle est profondément destructrice.

Mais «  il y a utopie meurtrière quand se greffe sur l'utopie une logique captatrice. C'est l'absence de démocratie et de reconnaissance du pluralisme qui va faire que l'ouverture de l'imaginaire va se transformer en réalisation meurtrière. La capacité à dire qu'un autre monde est possible est ouverture, elle ne devient destructrice que quand elle s'affirme comme seul monde possible et interdiction d‘avoir un autre imaginaire. Le droit à l'utopie, à imaginer un autre réel, couplé avec de la démocratie, du pluralisme et de la qualité relationnelle, n'est pas destructeur, au contraire. Il est porteur d'énergie créatrice. Le film de Coline Serreau n'est pas simplement une satire du monde actuel, mais une façon de réfléchir à un art de vivre, une qualité de présence à la nature, à autrui et à soi-même qui pointe le fait que, dans l'utopie meurtrière du capitalisme, il y a du mal-être. Ce mal de vivre est à la racine de toutes les grandes crises que nous connaissons. Nous avons impérativement besoin de sortir de «  there is no alternative  » sur lequel nous avons vécu pendant trente ans, pour faire en sorte que la crise fantastique que nous commençons à vivre soit plutôt une opportunité qu'une source de régression.  »

Sollicitée sur le rôle de l'art pour construire un monde meilleur, Fazette Bordage, semble tout droit sortie de la planète idéale de « La Belle Verte ». Son intervention est un bain d'enthousiasme : «  Le monde meilleur c'est chacun d'entre nous. Ce sont souvent de petites choses qui créent des situations qui rompent avec la façon quotidienne de voir, d'écouter, qui mettent un grain de sable dans notre système de vie en pilotage automatique. Avec l'art, nous faisons appel à notre intelligence sensible, qui devrait être au cœur de tout ce qu'on fait. On est tous égaux en ressenti. Aimez les artistes qui sont près de vous, parlez avec eux, encouragez les gens à aller voir leurs créations ! C'est toujours miraculeux de revenir à l'intelligence sensible. Le rôle de l'art, c'est de réveiller l'humanité. Il touche des forces insoupçonnées. Écouter son cœur est porteur de merveilleux. Quand on se laisse aller à sa sensibilité, on découvre qu'on a des trésors d'amour et de solidarité qui permettent de construire des choses formidables. Tenons compte les uns des autres. Regardez, écoutez, dansez, chantez, ça change la vie et réveille des forces qui nous aident à mieux vivre ensemble.  »

Louant Coline Serreau pour son film qui le fait rêver depuis 15 ans, Philippe Desbrosses aimerait bien que l'utopie de « La Belle Verte » se réalise , à peu de choses près.

Depuis 30 ans, il se sent dans une utopie, celle de l'agriculture biologique, qui s'étend progressivement. «  Aujourd'hui, l'utopie est du côté de l'agro-alimentaire qui affirme répondre pour toujours à tous nos besoins alimentaires, de sécurité et d'approvisionnement. Or, c'est faux. On est dans une société déshumanisée parce qu'elle a voulu instrumentaliser le vivant. On est en face de dé-civilisation , peu avant la barbarie . » Illustrant cette décivilisation, Philippe Desbrosses raconte l'histoire de ce SDF nantais condamné à un mois de prison pour avoir volé un sandwich dans un supermarché. La salle est partagée entre culpabilité et révolte. «  On est très loin de l'humanité, là. On devrait tous se soulever contre pareille injustice . » Mais en détériorant les qualités nutritives de la terre, l'homme est de plus en plus carencé en minéraux, garants de sa santé physique comme mentale. «  Il faut arrêter d'instrumentaliser, d'artificialiser le vivant, d'expulser de manière quasi obsessionnelle, comme le fait l'agronomie moderne, toutes les fonctions naturelles et gratuites de l'écosystème pour lui substituer les artifices de la pétrochimie et de l'industrie lourde et faire de nous des otages permanents de ce système coûteux, polluant et mortifère.  »

Avant de donner la parole à la salle pour des questions aux intervenants, Françoise Nowak interpelle Patrick Viveret sur un passage du film évoquant le rôle de la monnaie (qui n'existe pas sur la « Belle Verte »). Pour lui, la monnaie peut disparaître. «  Mais le problème clé est celui des rapports humains. La monnaie permet, dans une situation où les humains ne s'aiment pas, c'est-à-dire qu'ils ne se font pas confiance, d'échanger. Elle construit un espace de neutralité affective où l'échange va être possible avec l'étranger, celui qui est hors de ma communauté religieuse ou politique. Elle a une fonction pacificatrice. Mais lorsqu'on n'a pas besoin de cette neutralité, on n'a pas besoin de monnaie. C'est ce que dit le film. Quand les humains ne s'aiment pas, il vaut mieux la monnaie que le religieux ou le politique [la différence mal vécue, qui entraîne des guerres]. Les espaces monétaires sont un progrès sur ce terrain-là. Mais la monnaie se met à déraper quand elle devient argent et entre dans une référence fantasmatique à un métal précieux. Si la monnaie prend de la valeur en tant que telle, c'est la possession de monnaie qui prend de la valeur, et non plus l'échange qu'elle permet. On est alors dans de la monnaie destructrice des relations humaines et des rapports avec la nature. Quand une société finit par transformer un moyen en fin, elle se met à déraper. On croit qu'il suffit de se passer de monnaie pour vivre dans la réconciliation. Or, le problème, c'est l'amour, pas la monnaie. Si l'on n'a pas créé les conditions de confiance avec l'autre, mieux vaut avoir recours à la monnaie. Mais une monnaie-moyen pas une monnaie-argent qui devient elle-même sa propre finalité. Aujourd'hui, l'essentiel des problèmes qu'on rencontre vient du transfert du droit de création de la monnaie du politique vers des banques commerciales privées. Il faut re-lier la question de la monnaie avec la question du sens et du politique.  »

*Cette projection a été réalisée avec le soutien du conseil régional d'Ile-de-France et de l'association Fokus 21.

 

 

La décroissance, utopie ou solution à la crise écologique ?

Compte-rendu de la rencontre organisée par les JNE avec Serge Latouche, auteur du Pari de la décroissance (Fayard) et de Petit traité de la décroissance sereine (Mille et une nuits) le 25/09/08, avec le soutien de la mairie du 2 e arrondissement de Paris.

 Le projet de la décroissance n'est pas nouveau. « Il était déjà présent dans les livres d'André Gorz (in Capitalisme, socialisme, écologie . Désorientations, orientations ) et de Bernard Charbonneau (i n Une seconde nature ) » affirme Serge Latouche, même si le terme de « décroissance » n'est apparu qu'en 2002, en réaction au concept de «développement durable ». Cet économiste voit dans l'émergence de ce projet une double filiation. L'une est la critique écologiste de la société industrielle exprimée dans le rapport du Club de Rome en 1970 (paru en France sous le titre "Halte à la croissance ? Rapport sur les limites de la croissance "). Un exercice de prospective sérieux qui prédisait l'effondrement du système mondial sous l'effet de la croissance économique, démographique et de l'épuisement des ressources de la planète. L'autre filiation, à laquelle lui-même est rattaché (à partir de ses sources marxistes), c'est la critique de l'économie politique et du développement telle qu'elle a pu être énoncée par Ivan Illich ou Vandana Shiva. Et telle qu'elle s'est exprimée en point d'orgue lors du colloque au siège de l'Unesco, à Paris, en 2002, qui avait pour thème générique : "Défaire le développement". (les actes ont été publiés sous ce même titre aux éditions Parangon).

Le développement est vu comme un moyen de poursuivre la colonisation (l'occidentalisation) du monde, dont le stade le plus avancé n'est autre que la colonisation de l'imaginaire. Dès lors, le fameux rêve du produire plus pour consommer plus s'étend à toute la planète, avec les conséquences désastreuses que l'on sait. Ce "rêve" à long terme insoutenable est favorisé par le développement des énergies fossiles. En germe dès l'émergence de la société industrielle, au XVIII ° siècle, il a essentiellement pris forme dans la deuxième moitié du XX° siècle avec l'avènement de la société de consommation. Laquelle a pris son essor sous l'action de trois « pousse au crime » : la publicité, l'obsolescence programmée des objets (dont la durée de vie est de plus en plus courte, qu'on songe aux appareils électro-ménagers) et le crédit.

L'une des principales conséquences de ce développement débridé, c'est que nous dépassons aujourd'hui de 40% les possibilités de régénération de la biosphère et la seule façon de revenir à l'équilibre, c'est que les pays du nord réduisent de 75% à 85% leur consommation. Une dérive qui avait déjà été pointée lors de la conférence de Stockholm (le premier Sommet de la Terre) en 1972. « On savait déjà tout à Stockholm, et qu'a t-on fait ? ». Et de citer notre confrère Fabrice Nicolino (http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=296), qui dans un texte paru sur son blog «40 ans mais plus toutes ses dents » a dénoncé la faillite du mouvement écologiste et de protection de la nature. La décroissance serait-elle une autre forme de réponse à la dégradation de la planète ?

A bas le développement durable, vive la décroissance conviviale !

Pour Serge Latouche, le développement durable n'est « qu'un bricolage conceptuel visant à changer les mots à défaut de changer les choses » (cf Survivre au développement, éd. Mille et une nuits). Dans un monde où la communication est reine, le terme de décroissance s'est imposé comme un slogan volontairement provocateur (un mot obus) face à l'inertie générale pour marquer la nécessité de sortir de notre modèle de société et changer véritablement de paradigme. Mais son emploi nécessite quelques mises au point.

Les partisans de la décroissance sont contre la croissance pour la croissance , car celle-ci n'est pas soutenable. Il convient de toujours rappeler, inlassablement, à temps et à contre temps, que pour que tous les pays puissent adopter le mode de vie occidental, il faudrait plusieurs planètes Terre. Pour autant, les décroissants ne sont pas contre la "croissance" qui permet de nourrir ceux qui ont faim.

La décroissance n'est pas une croissance négative. Le terme le plus juste pour décrire ce mouvement de pensée serait celui de a-croissance (avec un « a » privatif comme dans athée). « Il faut sortir de la religion de la croissance et devenir sinon athée au moins agnostique » professe Serge Latouche.

Non à la décroissance subie. Oui à la décroissance choisie. Dans un cas, on la récession et son long cortège de malheurs. Dans l'autre, la sortie heureuse - si elle est pensée, anticipée et assumée collectivement - de ce modèle "complètement con" qui nous conduit dans l'impasse mais que l'on continue d'exporter. Et de marteler : «Il n'y a rien de pire qu'une société de croissance sans croissance ».

La décroissance serait-elle anti-moderne ? « Nous ne sommes pas contre la science, mais nous préférons la médecine environnementale plutôt que le tout génétique, l'agrobiologie plutôt que l'agro-industrie, le développement de la chimie verte… ». Notre conférencier rappelle que les objecteurs de croissance sont favorables à un moratoire sur l'innovation scientifique. Ou que notre empreinte écologique a explosé depuis 30 ans, et que ceci n'est pas tant du fait des individus que du système économique et de la mondialisation qui font par exemple, que les composants d'un yaourt ont parcouru 9000 km avant d'arriver dans notre assiette : "C'est le système qui surconsomme plutôt que les individus", nuance-t-il. Ce, qui, du coup, relativise la portée globale de mouvements comme celui de la simplicité volontaire. Au total, les militants de la décroissance ne sont non pas des anti-modernes ou des irresponsables comme on les caricature souvent, mais des post-modernes. « Il faut redonner un sens au projet de modernité et créer une société autonome, libérée de ses chaînes, qui se réapproprie son futur ». Lourde tâche, qui suppose de décoloniser nos propres imaginaires, de les libérer de l'idéologie développementiste, dont l'action toute-puissante s'exerce même sur les esprits les mieux intentionnés, à commencer par les militants tiers-mondistes.

La décroissance, une utopie ?

Pour Serge Latouche, l'utopie la plus utopique est une utopie « à la Claude Allègre », qui croit qu'une science qu'on ne connaît pas va tout sauver, ou encore, celle qui professe la généralisation mondiale de l'économie de marché sans tenir compte de ses conséquences à long terme. Certes, le projet de la décroissance propose un monde meilleur, et est à ranger pour cette raison, du côté des utopies. Mais celles-ci sont nécessaires pour avancer.

Comment faire ?

Faute de temps, et sans doute aussi parce c'est une affaire compliquée, Serge Latouche ne s'est pas autant expliqué qu'on l'aurait aimé sur les modalités de sortie de notre société croissanciste. Il n'a pas pu développer les pistes qu'il met en avant dans son livre Le pari de la décroissance (Fayard), dans un chapitre intitulé : "Organiser une société de décroissance sereine et conviviale au Nord et au Sud" . Ou dans son dernier opus : Petit traité de la décroissance sereine (Mille et un une nuits) dans lequel il aborde la décroissance comme programme politique. Il y met en avant huit changement interdépendants qui se renforcent le uns les autres. Huit "R" qui forment un cercle vertueux. Réévaluer les valeurs fondatrices devenues obsolètes comme la valeur du tout-travail. Reconceptualiser, par exemple les critères de richesse ou même de réussite. Restructurer l'appareil de production et les rapports sociaux. Redistribuer les richesses et l'accès au patrimoine naturel, entre le Nord et le Sud, et à l'intérieur de chaque société. Relocaliser la vie économique, politique et culturelle. Réduire, en premier lieu l'impact de nos activités sur la biosphère. Enfin, réutiliser/recycler. Latouche se dit également chaud partisan du protectionnisme économique, et, on s'en doute, d'un partage du travail vraiment audacieux.

A défaut de reprendre un tant soit peu systématiquement ces concepts, il a pu , néanmoins, apporter des éléments de réflexion en réponse aux nombreuses questions de la salle (nous étions une bonne centaine). Redisant sa conviction que la vraie "révolution" est culturelle, préalable indispensable à la sortie du consumérisme à tout va, il n'a pas nié la vertu pédagogique des catastrophes, telles l'ouragan Katrina ou la crise économique actuelle. « Les coups de pied au cul font changer les mentalités » affirme-t-il. Dans nos sociétés fondées sur le droit, ne faut-il pas agir prioritairement sur le système juridique afin de créer de puissants leviers de transformation ? Cela ne suppose-t-il pas la pression d'un mouvement social de grande ampleur ? Serge Latouche n'en disconvient pas mais avoue que tous ses dialogues avec les leaders syndicaux sont restés dans l'impasse car ceux-ci ne jurent que par la croissance. Sans compter qu'ils ne sont pas, généralement, très au fait de l'ampleur de la crise écologique ni de ses conséquences économiques et sociales. Autre piste : la mise en place de nouvelles monnaies ou de nouveaux systèmes de crédit. Non pas le micro-crédit ("une imposture récupérée par la Banque Mondiale"), mais, par exemple, des crédits rotatifs s'inspirant de la fameuse "tontine". Celle-ci fonctionne fort bien Afrique. Quand bien même elle permet d'abord aux Africains de faire la fête, notamment pour donner aux rites sociaux dits "de passage" (naissance, circoncision, mariage, etc.) tout leur poids. Et pourquoi pas ? C'est ici que le slogan "Moins de biens, plus de liens" retrouve toute sa vigueur.

Compte-rendu réalisé par Carine Mayo et Jean-Claude Noyé

 

 

"La crise économique, formidable occasion ou menace pour l'environnement ?"

Compte-rendu de la rencontre entre Sylvie Faucheux, économiste et les JNE

Tel était le thème de la conférence-débat organisée débat le 14 octobre par les JNE à la mairie du IIe arrondissement de Paris. A cette grande question, notre invitée, l'économiste Sylvie Faucheux *, répond qu'à court terme, on risque de moins investir dans la recherche et le développement des technologies de l'environnement, et, notamment en Chine, de consommer davantage de charbon. Mais la crise devrait par la suite avoir des effets positifs, en stimulant les brevets et l'innovation dans des domaines tels que les énergies renouvelables.

Pour le reste, le débat, très riche, a abordé de multiples questions telles que l'évaluation financière des dommages causés par les atteintes à l'environnement, les indicateurs économiques de la qualité de la vie, la nécessité ou non de revoir le calcul du PNB, la réforme du système financier international ou la décroissance - qui n'est pas la « tasse de thé » de Sylvie Faucheux (ni de l'auteur de ce compte-rendu!).

La discussion m'a semblé marquée, chez nombre de participants, par l'idée (ou le fantasme ?) qu'une crise vraiment profonde (en tout cas, plus que celle que nous vivons) serait seule de nature à permettre de reconstruire l'économie sur de nouvelles bases. Une idée qui relève à première vue du bon sens tant l'échec du système actuel est patent, mais finit par devenir une forme d'incantation. Et un bon (ou, plutôt, mauvais ?) prétexte pour critiquer toute initiative positive au motif qu'elle ne s'attaque pas aux racines du problème. Un vaste sujet que cette conférence ne visait pas à trancher...

Le débat a été animé avec patience et humour par Frédéric Denhez (JNE), auteur de La nature combien ça coûte et Plus de poisson à la criée (éd. Delachaux & Niestlé).

Vous trouverez ci-dessous son « introduction au débat ».
L'économie financière retrouve le réel en entraînant l'économie réelle dans la récession. Or, c'est bien connu des ministres de l'environnement, une crise n'est jamais bonne pour l'objet de leur attention. Tout de même, il y a le Giec, il y a eu Bali et le Grenelle. Des avancées difficilement niables, d'autant moins qu'elles sont le fait, aussi, de ceux et celles qui jusqu'alors restaient dans l'immobilité : pays du sud, agriculteurs, industriels. D'autant aussi que le monde économique s'est emparé de la question environnementale qu'il feignait de ne point connaître. Il y a peut-être de l'argent à se faire. Aujourd'hui, on propose des quotas de pêche monnayables, des unités de biodiversité quotables, on évalue les coûts évités du maintien des espaces naturels, on rémunère les services écologiques rendus, on crée des marchés de compensation, on gère les forêts tropicales en jouant sur l'équilibre entre rente agricole et rente forestière. Tout cela se fait à partir d'évaluations monétaires de la nature au doigt mouillé. Aucun système de calcul n'est rigoureux. Et l'on se bat sur les taux d'actualisation de ces évaluations.Tout cela est-ce bien moral ? Mais ne vouloir de nature que protégée des hommes, est-ce bien respecter les états et leurs peuples ?

La crise fera-t-elle donc flancher ou flamber l'écologie ?

La prochaine bulle financière sera-t-elle verte ?

Les permis carbone protégeront-elles nos forêts ou les transformeront-elles en pompes à carbone ?

Ce qui est sûr est qu'une révolution philosophique est en marche. La nature bien commun devient tout doucement un bien public.

•  Sylvie Faucheux est présidente de l'Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. Prof. d'économie, éditrice scientifique de l"International Journal of Sustainable Developpement" et co-éditrice de la collection "Current Series of Ecological Economics", elle est l'une des économistes européennes les plus citées dans le domaine de l'environnement. Elle est coauteur de Le changement climatique : aubaine ou désastre? (éd. Le Cerf) et auteur de Économie et politique des changements climatiques (éd. La Découverte).

Compte-rendu réalisé par Laurent Samuel

Nous remercions la mairie du 2 e arrondissement pour son accueil.

 

 

 

L’Association des journalistes écrivains pour la Nature et l’Ecologie (JNE) a le plaisir de vous inviter à la manifestation

"Utopies d'hier et d'aujourd'hui pour un monde meilleur"

qui aura lieu le vendredi 14 novembre 2008 à 18 heures
Conseil régional d'Ile-de-France – Salle Paul Delouvrier
35 bd des Invalides 75008 Paris

Voici le programme en fichier PDF :

 

 

 

 

 

Nous étions une petite douzaine, membres JNE, mais aussi journalistes du Club de la Presse et du réseau Lyon-Piges, hier soir au Club de la Presse de Lyon, qui nous accueillait aimablement. Nous avons dégusté du bon beaujolais bio rouge et blanc Chateau de Boisfranc, apporté, grâce à Jean-Marc Carité, par Thierry Doat, viticulteur à Jarnioux (69), certifié depuis près de 20 ans. Nous avons mis quelques visages sur des noms entendus depuis... Belle lurette. Nous avons parlé des JNE, de la viticulture et du jardinage bio, de la place de l'environnement dans les médias...

Parmi nos idées pour le futur :

- nous revoir à Lyon ou Grenoble au moins deux fois par an, de façon informelle ou sur des thématiques choisies par un ou plusieurs des membres,

- organiser à la rentrée de septembre une rando-croquis-photo encadrée par Bruno Mollière et Yves Thonnerieux sur un beau site naturel entre Lyon et Grenoble,

- rendez-vous a été pris avec Denis Bernadet pour un café-médias sur la place de l'environnement dans les médias (résultats de notre enquête) en septembre à Lyon,

- créer un groupe de discussion (yahoo) pour organiser nos rencontres, nous tenir au courant des bons plans écolos sur la région et partager nos infos...

Toutes vos autres idées seront bonnes à entendre !

Pour vous inscrire au groupe de discussion JNE Rhône-Alpes : JNErhonealpes-subscribe@yahoogroupes.fr

 

 

 

 

Les JNE partenaires du festival du livre et de la presse d’écologie

Le dimanche18 novembre au Trianon (Paris)

Retrouvez-nous toute la journée sur notre stand et venez assister aux conférences :
Albert Jacquard à 11h15
Fabrice Nicolino (JNE) à 14h45

Et venez vous faire dédicacer un livre par les nombreux auteurs JNE présents lors de cette journée :

Liste provisoire des auteurs qui dédicaceront leur livre pour cette édition 2007 :

De 11h à 13h

   Catherine et Bernard Desjeux , Casamance - Grandvaux

   Esteban , Le guide des métiers et formations alternatives - Le p'tit gavroche

   Marc Giraud , Calme plat chez les soles - Robert Laffont

   Emmanuelle Mayer , Les plantes qui purifient l'air de votre maison - Anagramme

   Françoise Nowak , Ces métiers qui donnent l'eau potable aux parisiens - Le pavillon de l'eau

Agnès Sinaï , Veilleurs de l'eau, aux sources de Paris - La Découverte

 

De 13h à 15h

   Roland De Miller , Besoin de nature - Jouvence

Yves Paccalet , Sortie de secours - Arthaud

   Claude-Marie Vadrot , L'horreur écologique - Delachaux et Niestlé

Enquête sur la biodiversité française (Les Carnets de l'Info)

 

De 15h à 17h

  Ezzedine El Mestiri , La consommation écologique - Jouvence

   Christel Leca , Anthologie des dauphins et des baleines - Delachaux et Niestlé

A 15h35 à l'issue de sa conférence

   Fabrice Nicolino , Pesticides, révélations sur un scandale français - Fayard,

La faim, la bagnole, le blé et nous : une dénonciation des biocarburants - Fayard

 

De 17h à 19h

  Estelle Cintas , Une femme contre les pesticides - Ellébore/Sang de la Terre

   François Couplan , Vivre en pleine nature : le guide de la survie douce - Sang de la Terre

   Emmanuelle Grundmann , Ces forêts qu'on assassine - Calmann-Lévy

   Hervé Kempf , Comment les riches ont détruit la planète - Le Seuil


Programme complet sur :
www.festival-livre-presse-ecologie.org

 

 

 

Les JNE, partenaires du Festival du livre et de la presse d'écologie

Les JNE, partenaires du Festival du livre et de la presse d'écologie

Retrouvez-nous sur notre stand, le 18 novembre. De nombreux auteurs JNE dédicaceront leurs livres toute la journée.

Dimanche 18 novembre 2007, de 11h à 19h00

5ème FESTIVAL
DU LIVRE ET DE LA PRESSE D'ECOLOGIE

A Montmartre

Au Trianon, 80 boulevard Rochechouart, Paris 18ème

Métro : Anvers - Entrée libre et gratuite - Restauration bio

Dédicaces non-stop : Alain Baraton, Denis Baupin, Roland Castro, François Couplan, Patrice Drevet, Albert Jacquard, Hervé Kempf...

NOUVEAUTE 2007 : LE CONCERT a 19h00

Thème 2007 :

La ville, en vert et pour tous.

Dossier de presse - 19 octobre 2007

2007 :

Le Festival du Livre et de la Presse d'Ecologie, toujours plus le rendez-vous, des journaux, des magazines, des revues, dans le domaine de l'écologie, de l'environnement, de la nature

Page 4
Retour sur l'édition 2006

Page 5
Le Festival du Livre et de la Presse d'Ecologie, c'est quoi ?

Page 6
Auteurs, illustrateurs et photographes invités

Page 7
Les journaux, magazines et revues invités - Les associations invitées - Les éditeurs invités

Page 8
Le Festival jeune public

Page 9
Le “ Prix Jeunesse du Festival ”

Page 10
Le Comptoir des formations et des métiers de l'environnement

Pages 11 et 12
Les conférences, la table ronde, la projection, le débat

Page 13
Le “ Prix de l'Alliance pour la planète ”

Page 14
Le Festival hors-ses-murs : “ La mouvance récup' ”

Page 15
Nouveauté 2007 : le concert

Page 16
Les horaires en détail

Page 17
Le Festival dans les médias

Page 18
L'organisation


Retour sur l'édition 2006

Le thème :
Citoyens, industriels, gouvernants, survivrons-nous à nos déchets ?

Nombre de visiteurs : près de 1500, soit une fréquentation en hausse de 30% par rapport à 2005.

Extrait de l'enquête visiteurs :

66% de visiteurs de moins de 46 ans
67% de parisiens, 22% de franciliens
85% de premières visites
97% ont un avis global favorable ou très favorable
93% ont peut-être ou certainement l'intention de revenir
Nombre d'auteurs présents : 47
Nombre d'associations, de revues, journaux et magazines présents : 24
Nombre d'éditeurs présents : 3

Le Comptoir des formations et des métiers de l'environnement :

Ce lieu d'information s'adressait à un large public : jeunes de tous âges, parents, personnes en recherche d'emploi, salariés en recherche de reconversion.

- Des professionnels d'instituts, d'écoles, d'associations liés à l'environnement ont répondu aux questions des visiteurs :

L'Institut supérieur de l'environnement de Trappes; l'Institut de formation et de promotion des commerces de l'alimentation de Paris (IFOPCA) et Biocoop; l'Ecole du développement durable de Paris (ENSIATE); l'Ecole de la propreté de la Ville de Paris; le GRAINE -IDF ; Vivacités IDF; le Mouvement pour l'agriculture biodynamique; l'Association française des ingénieurs et techniciens de l'environnement (AFITE)...

- La table-ronde (voir ci-dessus), a été animée par Frédérique Basset, journaliste à la revue POUR (GREP), et auteure du Guide de l'écocitoyen à Paris.

 

Le Festival jeune public “ Un festival dans le festival ” :

- L'atelier dessin : Pour les plus petits, dessins et peinture étaient au programme. Les parents pouvaient visiter tranquillement le festival.

- La librairie jeunesse : Pour les très petits jusqu'aux plus grands, plusieurs centaines de livres (romans, documentaires, bandes dessinées) étaient proposés.

- Les auteurs et les illustrateurs : L'ambiance conviviale et décontractée du festival a facilité les rencontres entre les nombreux auteurs et illustrateurs jeunesse de romans, albums, bandes dessinées, et le jeune public.

- L'espace lecture : Il était inutile d'apporter son siège, les jeunes lecteurs étaient confortablement accueillis pour des minutes ou des heures de lecture des nombreuses nouvelles parutions.

- Les animations : Pour les 6-12 ans, le jeu de la vache, jeu de l'oie écolo, et la table des écogestes, évoquant des situations de la vie quotidienne, étaient proposés.

- Les contes : Avant ou après une séance de lecture, les enfants étaient conviés à écouter la conteuse du festival.

Le Festival hors-les-murs :

Des stands pédagogiques ont été installés face au Trianon, boulevard Rochechouart. Des plasticiens et artisans ont créé des objets à base de matériaux de récupération. A cette occassion, le public a été invité à apporter ses déchets (téléphones, CD, petit électroménager, vélos, matériels hifi et informatiques, etc)...

Le Festival du Livre et de la Presse d'Ecologie, c'est quoi ?

Une vaste librairie thématique, réunissant des livres pour grands et petits.

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Une journée de rencontres avec des auteurs, illustrateurs et photographes qui présentent et dédicacent leurs livres, guides et albums.

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Des éditeurs spécialisés pour grands et petits qui présentent leur production.

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Le forum des associations.

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Le forum de la presse (journaux, magazines, revues).

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Des moments consacrés à la connaissance et aux échanges avec le public, au travers de conférences, projections et débats, en présence d'intervenants choisis pour leur compétence et leur qualité d'expertise.

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Le Prix de l'Alliance pour la planète, qui distingue un livre, fiction ou documentaire, traitant d'environnement.

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Le rendez-vous des enfants, des jeunes, des adolescents :

La librairie jeunesse, offrant le plus grand choix de livres et d'albums pour les enfants du plus jeune âge aux adolescents.

Le  Prix Jeunesse du Festival, décerné par un Jury d'enfants, qui distinguent le livre qui, selon eux, parle le mieux d'écologie et d'environnement aux enfants de 9 à 14 ans.

Le Comptoir des formations et des métiers de l'environnement, (livres et guides, auteurs, documentations d'établissements de formation, enseignants...)

Des journaux, magazines et des associations qui s'adressent tout particulièrement à la jeunesse.

Des jeux, des animations...

L'espace des petits, avec un atelier de dessins : les parents peuvent visiter tranquillement le Festival.

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  Un site web régulièrement mis à jour :
www.festival-livre-presse-ecologie.org

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Une équipe entièrement bénévole qui, pendant un an, conçoit, prépare, organise le Festival.

54 auteurs, illustrateurs et photographes présents

(liste provisoire arrêtée au 14/10/2007)

(J) Gustave Akakpo, Le petit monde merveilleux, éditions Grasset Jeunesse

Muriel Allaert-Degunst, Des arbres pas corrects, éditions Le Passager clandestin

Alice Audouin, Ecolocash : une écologie de circonstance, éditions Anabet

Marie Balmain, Un métier pour la planète, et surtout pour moi, éditions Village mondial

Alain Baraton, La véritable histoire des jardins de Versailles, éditions Plon

François Barruel, Du big bang à l'homo conscientus universalis : le roman scientifique de nous-mêmes, éditions Sang de la Terre

Denis Baupin, Tout voiture, no future, éditions Archipel

Roland Castro, Faut-il passer la banlieue au kärcher, éditions Archipel

(BD) Pierre Cattan, Un autre monde est possible, éditions Hachette

Estelle Cintas, Une femme contre les pesticides : une vie, un combat, éditions Sang de la Terre

François Couplan, Vivre en pleine nature : le guide de la survie douce, éditions Sang de la Terre

(J) Claire Delalande, La poubelle et le recyclage à petits pas, éditions Actes Sud Junior

Roland De Miller, Besoin de nature, éditions Jouvence

Jean-Baptiste De Panafieu,  Evolution, éditions Xavier Barral

Catherine et Bernard Desjeux, Casamance, éditions Grandvaux

(J) Claudine Desmarteau, Salpote t'aide à préserver la planète, éditions Thierry Magnier

Patrice Drevet, La planète se réchauffe : comprendre pour mieux lutter, éditions Le Chêne

Marie-Louise Duboin, Mais où va l'argent ?, éditions du Sextant

Ezzedine El Mestiri, La consommation écologique, éditions Jouvence

Esteban, Le guide des métiers et formations alternatives, éditions Le p'tit gavroche

Yves Frémion, Histoire de la révolution écologiste, éditions Hoëbeke

Sylvain Garel, La Butte verte, éditions Le Passager Clandestin

Marc Giraud, Calme plat chez les soles, éditions Robert Laffont

(J) Bruno Goldman, Ca chauffe pour la Terre, changements climatiques et développement durable, éditions Hatier

(J) Jean-René Gombert, Je suis bien dans mon assiette, car je respecte mon estomac et ma planète, éditions L'Elan vert

Emmanuelle Grundmann, Ces forêts qu'on assassine, éditions Calmann-Lévy

(J) Loïc Hamon, Les dessous de l'or blanc : la face cachée de nos vêtements, éditions Elka

Daniel Ichbiah, Sauver la Terre : 365 gestes au quotidien, éditions Archipel

Albert Jacquard, Regards partagés sur la Terre et les Hommes, éditions La Martinière

Hervé Kempf, Comment les riches détruisent la planète, éditions du Seuil

(J) Sylvia Khone, Le cercle des carbophages, éditions Le Pommier

François Lasserre, Les insectes en 300 questions/réponses, éditions Delachaux et Niestlé

Elisabeth Laville, Un métier pour la planète, et surtout pour moi, éditions Village mondial

(J) (SF) Loïc Le Borgne, Les enfants d'Eden : Libertalia, éditions Mango

Christel Leca, Anthologie des dauphins et des baleines, éditions Delachaux et Niestlé

(J) Anne Lesterlin, Les grandes pollutions, éditions Milan Jeunesse

Anne Le Strat, Veilleurs de l'eau, aux sources de Paris, éditions La Découverte

Gilles Macagno, BiodiversiTerre, éditions Ellipses

Noël Mamère (sous réserve), Chaud devant : effet de serre et bouleversements démocratiques en 10 leçons, éditions Ramsay

Jacques Maret, Le naufrage paysan, éditions Dilecta

Jean-Louis Maupu, La ville creuse pour un urbanisme durable, éditions L'Harmattan

Frédérique Maury, Guide de l'engagement citoyen, éditions Voie citoyenne

Emmanuelle Mayer, Les plantes qui purifient l'air de votre maison, éditions Anagramme

Françoise Nowak, Ces métiers qui donnent l'eau aux Parisiens, éditions du Pavillon de l'eau

Fabrice Nicolino, La faim, la bagnole, le blé et nous : une dénonciation des biocarburants, éditions Fayard

(BD) David Ratte, Toxic planet, éditions Paquet

(J) Patrice Ricordeau, L'arbre qui rêvait, éditions l'Enfant lumière

(J) Karine Sabatier-Maccagno, Les dessous de l'or blanc : la face cachée de nos vêtements, éditions Elka

Noëlle Saugout, Sauver la Terre : 365 gestes au quotidien, éditions Archipel

Agnès Sinaï, Veilleurs de l'eau, aux sources de Paris, éditions La Découverte

(J) Caroline Toutain, Le développement durable, éditions Milan

Claude-Marie Vadrot, L'horreur écologique, éditions Delachaux et Niestlé

Ann Caroll Werquin, Jardins en ville, nouvelles tendances, nouvelles pratiques, éditions Dominique Carré

Anne-Corinne Zimmer, Polluants chimiques, enfants en danger, éditions de L'Atelier

(BD) Auteur de bande dessinée - (J) Auteur ou illustrateur jeunesse - (SF) Auteur de science-fiction

 

14 journaux, magazines et revues présents

(liste provisoire arrêtée au 18/10/2007)

7 autour du monde

Âge de faire (L')

Altermondes

Cosmopolitiques

Décroissance (La)

Echo nature

Ecologiste (L')

Ecorev'

Ekwo

Idéo mag

Maison écologique (La)

Nouveau consommateur (Le)

Passerelle Eco

Silence

15 associations présentes

(liste provisoire arrêtée au 18/10/2007)

4 D

Amis de l'Ecozac de la place de Rungis (Les)

Casseurs de pub

Ecolo-café (L')

FairPlayList

Graine de jardin

Interloque (L')

Journalistes-Ecrivains pour la Nature et l'Ecologie (Les)

Réseau Memoire de l'Environnement

Réseau Sortir du nucléaire

Vivacités

Et les associations membres de l'Alliance de la planète :

(Adéquations, ADOME, Les Amis de la Terre, Greenpeace...)

4 éditeurs présents

Ecosociété (Québec)

Gulf Stream (Nantes)

L'Elan vert (Paris)

Sang de la Terre (Paris)

Le Festival Jeune public...

L'atelier dessin

Pour les plus petits : toute la journée, dessins et peinture seront au programme. Les parents pourront visiter tranquillement le festival.

Le Prix Jeunesse du Festival

Pour les enfants scolarisés entre le CM1 et la 3ème : le jury décernera le Prix Jeunesse du Festival au livre qui, selon eux, évoque le mieux l'écologie et la protection de l'environnement.

En 2006, le Prix a été décerné a :

ANIMAUX EN DANGER !

Andrea Mills, et l'assistance éditoriale du WWF France

Editions Gallimard Jeunesse

La librairie jeunesse

Pour les très petits jusqu'aux plus grands, la grande librairie thématique écologie, environnement et nature sera proposée au public. La librairie jeunesse du Festival sera de nouveau tenue par la Librairie de Paris, Paris 17è.

Les auteurs et les illustrateurs

L'ambiance conviviale et décontractée du Festival facilitera les rencontres entre les nombreux auteurs et illustrateurs jeunesse, de romans, d'albums, de bandes dessinées, et le jeune public.

L'espace lecture

Des coussins, une table basse, à l'écart de l'agitation du festival pour découvrir les dernières parutions ainsi que la sélection du “Prix Jeunesse du Festival” 2007.

Les animations à ne pas manquer...

Le magazine 7 autour du monde, et ses jeux sur le thème de la ville.

Des visites guidées des lieux dédiés à l'écologie dans Second Life, par Saso Gao, créatrice de l'Espace Baobab.

Les jeux de “La coccinelle écolo”, et “les cachettes de l'écureuil” (8-10 ans), pour tester sa connaissance des écogestes et de la biodiversité urbaine, et remporter de nombreux cadeaux !

La “boîte à ville” et “Citénergie”, jeux de rôle et de réflexion sur les transports et les énergies par les animateurs de Vivacités, réseau francilien d'éducation à l'environnement urbain (6-12 ans). Séances à 13h30, 15h30, 17h30. Inscription (gratuite) sur place le jour même.

Démonstrations de jeux de société (“Bataille nature”, “Enigmes de la nature”, “L‘éléphant rose”) par Talentcachet.

L'heure du conte

Avant ou après une séance de lecture, les enfants seront conviés à écouter Florence et Dominique, les conteuses du Festival. Deux séances à 14h15 et 15h45.

La Hulotte, partenaire du Festival jeune public

Chaque jeune visiteur recevra en cadeau un numéro du journal “le plus lu dans les terriers”.


Le Prix Jeunesse du Festival

Merci à

Alexis, Anna, Chams, Charles, Héloïse, Julie, Lorca, Loubna, Marguerite, Narimen, Paolo, Sarah, Sofian, Stevan,

membres du Jury, qui décideront, à bulletin secret, du livre lauréat.

Le prix sera officiellement remis par le jury à 16h45, sur la scène du Festival.

Les  12 livres  sélectionnés :

Gérard Bertolini, Claire Delalande et Nicolas Hubuesch

LA POUBELLE ET LE RECYCLAGE A PETITS PAS

Editions Actes sud Junior

Jean-Michel Billioud, Bone Buster, Henri Fellner, Stéphane Kiehl et Philippe Razera

PROTEGER LA TERRE

Editions Nathan

Elisabeth Combres, Florence Thinard et Diego Aragena

LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Editions Gallimard jeunesse / La Documentation française

Jean-Benoît Durand

ECOLOGIE MODE D'EMPLOI

Editions Flammarion

Bruno Goldman

CA CHAUFFE POUR LA TERRE

Editions Hatier

Loïc Hamon, Karine Sabatier-Maccagno, Erwan Fage et Emmanuelle Gac

LES DESSOUS DE L'OR BLANC : LA FACE CACHEE DE NOS VETEMENTS

Editions Nathan Jeunesse

Sylvia Khone

LE CERCLE DES CARBOPHAGES

Edtions Le Pommier

Anne Lesterlin et Isabelle Maroger

LES GRANDES POLLUTIONS

Editions Milan Jeunesse

Blandine Pluchet et Virginie Rochetti

FISIE KA ET LES ENERGIES RENOUVELABLES

Editions Le Pommier

Patrice Ricordeau et Fred Frei

L'ARBRE QUI REVAIT

Editions L'Enfant-lumière

Catherine Stern et Pénélope Paicheler

LE DEVELOPPEMENT DURABLE A PETITS PAS

Editions Actes sud Junior

Nicolas Vanier

L'ODYSSEE SIBERIENNE : LE GUIDE DE L'AVENTURIER POUR DECOUVRIR ET PROTEGER LA NATURE

Editions Nathan Jeunesse
Le Comptoir des formations et des métiers de l'environnement

Comme son nom l'indique, les visiteurs peuvent s'informer au travers de la documentation mise à leur disposition, et de la présence d'intervenants spécialisés.

Les éditions de l'Etudiant et Studyrama proposent la dernière version de leur guide.

 

Il s'adresse à un large public :

Jeunes de tous âges

Parents

Personnes en recherche d'emploi

Salariés en recherche de reconversion.

Des professionnels d'instituts, d'écoles, d'associations liés à l'environnement répondent aux questions des visiteurs

ANPE Stendhal, pôle environnement - Ecole des paysagistes de Versailles - Ecole du Breuil, pépiniéristes,

jardiniers, paysagistes -  Espaces, association d'insertion par les métiers de l'environnement - Graine

Ile-de-France - Tecomah, paysagistes, pépiniéristes, jardiniers... - TEE, Territoires, Emplois, Environnement -

Vivacités...

La table ronde : “ Quelles formations, quels métiers pour une ville écologique ”

A 13h25, sur la scène du Trianon.

Intervenants pressentis :

Espaces (Isabelle Lesens)

TEE (Christelle Durieu)

Vivacité (Céline Demouliez)

Animation : Frédérique Basset, journaliste à la revue POUR (GREP), et auteure du Guide de l'écocitoyen à Paris.

Le pôle multimédia (nouveauté 2007) :

Des ordinateurs seront mis à la disposition des visiteurs assistés par des animateurs qui guideront les visiteurs dans leur recherche de formation et d'information. Ils pourront consulter les sites dédiés aux métiers de l'environnement et déposer leur CV en ligne.


Les conférences, la table ronde, la projection, le débat

11h15 : La conférence d'Albert Jacquard

Autour du livre : Regards partagés sur la Terre et les Hommes, 2006, Editions La Martinière.

Albert Jacquard est biologiste et écrivain. Il s'est engagé dans de nombreux combats pour le respect de la dignité humaine.

Le livre : La mondialisation de la planète devient une réalité tangible pour chacun de nous. Les territoires lointains sont désormais à quelques heures d'avion et les modes de communication ont été révolutionnés par Internet. C'est ce bouleversement dans la perception du monde qui porte la réflexion d'Albert Jacquard.

“Professeur d'humanistique“, tel qu'il aime lui-même se définir, il se saisit des images aériennes de Yann Arthus-Bertrand pour nous parler de la Terre et des hommes qui l'habitent. Isabelle Delannoy, spécialiste des questions sociétales et environnementales apporte des données souvent méconnues sur les hommes et la planète. Car, comme le précise Albert Jacquard, “dans le monde contemporain, tous les hommes sont nos voisins et personne ne peut plus se désintéresser des actes des autres, si éloignés soient-ils“. A travers de nombreux dépliants, photographies, informations et réflexions dialoguent au gré des images prises aux quatre coins du monde. Un bréviaire humaniste inédit qui donne à voir, à réfléchir et à connaître : en un mot, à comprendre.

13h25 : La table ronde Quelles formations, quels métiers pour une ville écologique ?

Intervenants annoncés page précédente.

14h45 : La conférence de Fabrice Nicolino

Autour des livres : Pesticides, révélations sur un scandale français, et, La faim, la bagnole, le blé et nous, une dénonciation des biocarburants, 2007, Editions Fayard.

Fabrice Nicolino, journaliste, a travaillé notamment pour Politis, Géo, Télérama et Le Canard enchaîné. Il collabore aujourd'hui au magazine Terre sauvage.

Le livre : C'est un sujet qui peut nous paraître lointain, et pourtant il nous concerne tous. Car les pesticides sont partout, jusque dans la rosée du matin. Et dans la pluie des villes, bien sûr, de toutes les villes de France. Pour cette raison et quelques autres que vous apprendrez, les conséquences sanitaires de l'exposition aux pesticides sont d'ores et déjà massives. Des centaines d'études, à l'échelle internationale, montrent que ces produits de la chimie de synthèse agissent, même à des doses infinitésimales, sur notre équilibre le plus intime. Le cordon ombilical du foetus, le système endocrinien, la fabrication du sperme sont atteints. Les cancers et les maladies neurologiques se multiplient. Ce n'est pas drôle ? Non. Mais les auteurs de ce livre ont pris un parti : celui de raconter des histoires avec de vraies gens. Vivantes, parfois extravagantes. Depuis 1945, l'industrie des pesticides a pris le pouvoir en France, sans que personne s'en doute. Cet ouvrage donne des noms, livre des dates, fouille les archives. Oui, on a truqué des congrès prétendument scientifiques. Oui, les industriels ont infiltré, et continuent de le faire, les commissions officielles chargées du contrôle des pesticides. Oui, l'«agriculture raisonnée», que les pouvoirs publics français présentent comme la solution de l'avenir, est une farce, une incroyable manipulation. En lisant ce récit passionnant, vous découvrirez le rôle scandaleux de la haute administration de notre pays dans la mort de milliards d'abeilles.

Les conférences, la table ronde, la projection, le débat (suite)

En avant-première !

15h45 : Cinéma

La voiture et le coquelicot, chronique d'une biodiversité au quotidien

Un film d'Emmanuel Chirache et Nicolas Blémus.

Présenté par le Musée du Vivant à l'AgroParisTech et le Réseau Mémoire de l'Environnement.

Introduction par les auteurs.

Sous nos chaussures, dans nos assiettes, constituant nos paysages, la biodiversité est partout. Pourtant, cachée ou trop manifeste, nous ne la voyons pas. La Voiture et le Coquelicot propose donc aux habitants de Paris et de sa région d'aller à la rencontre de ce qui fait la biodivesité de leur quotidien. Loin d'imposer un point de vue, le film amène chacun à s'interroger sur le rapport au quotidien entre l'homme et la nature.

17h15 : Le grand débat 

La ville en vert et pour tous

Les villes bougent, cherchent leur point d‘équilibre, entre de multiples nécessités, souvent contradictoires. Les contingences économiques et écologiques paraissent parfois insurmontables. Des franges de la population se voient exclues des centre-villes. La question des transports, individuels et collectifs, ne cesse d'alimenter les débats. Quelle ville voulons-nous ? De quoi sera-t-elle faite demain ? Pour qui ? Comment la rendre plus vivable ? Ces quelques questions, et bien d'autres, alimenteront la discussion.

Intervenants :

- Denis Baupin, adjoint au Maire de Paris
- Roland Castro, architecte, urbaniste, président du Mouvement de l'utopie concrète
- Andréas Delleske, militant écologiste à l'origine du quartier Vauban à Fribourg
-
Anna Francis, consultante en développement durable, Agence Bioregional qui gère BedZed à Londres
-
Jean-Louis Maupu, Ingénieur Arts et métiers, chercheur à l'INRETS

Animation : Philippe Bovet, journaliste, et président de l'association des Amis de l'ECOZAC de la place de Rungis.

 

2ème édition

Le Prix de l'Alliance pour la planète

L'Alliance pour la Planète en partenariat avec le Festival du Livre et de la Presse d'Écologie ont créé un prix littéraire récompensant un ouvrage de fiction ou un documentaire traitant d'environnement.

L'Alliance pour la Planète, est composée des principales associations et collectifs d'association liés à l'écologie. Ces nombreuses ONG ont décidé de s'allier pour augmenter leur efficacité et construire un véritable pouvoir dans le domaine de l'environnement. Leurs buts tendent, également, à proposer une vision novatrice ainsi que des actions collectives et coordonnées pour une meilleure lisibilité.

Le Prix littéraire de l'Alliance a pour objectif de :

- Développer la sensibilisation du grand public à l'écologie et à la protection de l'environnement

- Réflechir aux solutions alternatives et pratiques pour améliorer les conditions du vivant

- Promouvoir les auteurs et les éditeurs développant ces thèmes

- Créer des rencontres entre les principaux acteurs éditeurs/auteurs/lecteurs

Le jury est constitué de 7 membres maximum, personnalités choisies parmi les membres de l'Alliance pour la planète. Ils ont été sélectionnés en raison de leur implication dans le domaine de l'écologie et de l'environnement.

Les  10 livres  sélectionnés :

Damien Bazin

SAUVEGARDER LA NATURE : UNE INTRODUCTION AU PRINCIPE DE RESPONSABILITE DE

HANS JONAS

Editions Ellipses

Dominique Belpomme

AVANT QU'IL NE SOIR TROP TARD

Editions Fayard

Gilles Clément et Louisa Jones

UNE ECOLOGIE HUMANISTE

Editions Aubanel

Roland De Miller

BESOIN DE NATURE : DE L'HOMME MODERNE

Editions Jouvence

Yves Frémion

HISTOIRE DE LA REVOLUTION ECOLOGIQUE

Editions  Hoebeke

Hervé Kempf

COMMENT LES RICHES DETRUISENT LA PLANETE

Editions Seuil

Yves Paccalet

SORTIE DE SECOURS

Editions Arthaud

Thierry Paquot

PETIT MANIFESTE POUR UNE ECOLOGIE EXISTENTIELLE

Editions Bourin

Pierre Rabhi

LA PART DU COLIBRI : L'ESPECE HUMAINE FACE A SON DEVENIR

Editions de l'Aube

Claude-Marie Vadrot

L'HORREUR ECOLOGIQUE : DE L'INUTILITE DU MINISTERE DE L'ENVIRONNEMENT

Editions Delachaux et Niestlé

Le prix sera officiellement remis par le jury à 12h55, sur la scène du Festival.

 

De nouveau en 2007

Le Festival hors-ses-murs

Le Festival et l'Association L'Interloque présentent

La mouvance récup'

Des stands pédagogiques et artistiques seront installés face au Trianon, boulevard Rochechouart.

Des plasticiens et artisans crééront des objets à base de matériaux de récupération. A cette occasion, le public sera invité à apporter ses déchets (téléphones, CD, petit électroménager, vélo, matériel hi-fi et informatique, etc...)

Pour conclure  en beaute le festival

Nouveaute 2007

Concert du groupe The Boum !

(4 membres -  compositions originales

et reprises de classiques de la chanson française)

A 19h00, sur la scène du Trianon

Entrée libre, avec billets “à participation libre”

Ce concert vous est proposé par l'association FairPlayList,

dont le but est de favoriser la diversité culturelle

et d'ouvrir de nouveaux horizons plus équitables et plus écologiques

dans l'industrie du disque.

 

Les horaires en détail

11h00

Ouverture des portes

11h15 à 12h45

La conférence d'Albert Jacquard (grande salle)

“ Regard partagés, sur la Terre et les hommes ”

12h50

Inauguration du Festival (grande salle)

12h55 à 13h15

Remise du Prix de l'Alliance pour la planète (grande salle)

13h25 à 14h35

La table-ronde (grande salle)

“ Quelles formations, quels métiers pour une ville écologique ”

13h30 : Jeux (première mezzanine)

14h15 : L'heure du conte (première mezzanine)

14h45 à 15h35

La conférence de Fabrice Nicolino (grande salle)

“ Pesticides, révélations sur un scandale français ”

et, “ La faim, la bagnole, le blé et nous : une dénonciation des biocarburants ”

15h00 : Jeux (première mezzanine)

15h45 à 16h35

La projection sur le grand écran (grande salle)

présentée par le Musée du Vivant et le Réseau Mémoire de l'environnement (RME)

15h45 : L'heure du conte (première mezzanine)

16h45 à 17h05

Remise du Prix Jeunesse du Festival (grande salle)

17h15 à 18h45

Le grand débat du Festival (grande salle)

“ La ville en vert et pour tous ”

17h30 : Jeux (première mezzanine)

19h00

Le concert (grande salle)

“ The Boum ! ”

Ils ont annoncé le Festival en 2006

18ème Le journal - Agenda Sirius - Aligre FM - Altermondes - Alternatives santé - Alternatives économiques - A Paris - L'Art d'éco-consommer - Atout Construction.fr - Citron Vert - Coccinelle - Cosmopolitiques -

Le Courrier de la nature - La Décroissance - Echo nature - L'Ecologiste - Ecolonews - Ecorev' - www.ecrivains-voyageurs.net - Ekwo - La Feuille d'info de Naturellement - www.guidenaturebio.com

Habitat naturel - InfoCités - ironie.org - Journal du Club Nature & découvertes - Le Journal du CNRS - Le Journal du dimanche - Site des Journalistes-écrivains pour la Nature et l'Ecologie (JNE) - lamooche.com - La Lettre d'Orée - La lettre Tee - Liaison Ile-de-France environnement - Livres Hebdo - La magazine littéraire - La Maison écologique - Médiaterre France - Le Monde des ados - Le Nouveau consommateur - L'Officiel des spectacles - Pariscope - www.parisecologie.com - www.parisgratuit.com - Le Parisien - Passerelle éco - Le Petit Ney - Les quatre saisons du jardinage - resosol.org - Ressources solidaires - La Revue durable - RSE News - Sciences & Vie junior - Sciences humaines - Silence - Télérama - Terre sauvage - Ushuaïa Magazine -Valeurs vertes - Village magazine - Wapiti - La Web radio du Livre...

 

L'organisation

Un évènement annuel organisé par L'Association du Festival du Livre et de la Presse d'Écologie

Adresse postale :
Maison des Associations, Boîte n° 9, 15 passage Ramey, 75018 Paris - Tél.: 08.71.37.10.93

Web : www.festival-livre-presse-ecologie.org - Courriel : flpe@orange.fr

Président : Jacques Thomas
Vice-Présidente : Anne Kraft
Secrétaire : Nathalie Duport Arzel
Trésorier : Gwennou Coupier
Chargé des financements : François Seebacher
Relations presse : Nathalie Duport Arzel

Le Comité de pilotage du Festival est composé de 17 membres.

14 Groupes de projet (23 membres) travaillent à la conception, la préparation et l'organisation du Festival.

 

Date, horaires et lieu du Festival :

DIMANCHE 18 NOVEMBRE 2007, DE 11H00 A 19H00

Le Trianon, 80 boulevard Rochechouart, 75018 Paris

Métro : Anvers (L2) - Stations Vélib' : 95 rue de Dunkerque et 112 boulevard Rochechouart

Restauration bio sur place.

Entrée libre et gratuite.

Avec le soutien

De la Mairie du 18ème arrondissement de Paris

De la Ville de Paris

Du Conseil régional d'Ile-de-France

Du Ministère de la Culture et de la communication

Du Ministère de l'Ecologie, du développement et de l'aménagement durables

Quelques-uns de nos partenaires

FairPlayList - France bleu - L'Ecolo-café - L'Interloque - La librairie de Paris - La Hulotte - Le Crédit coopératif - Le Réseau Mémoire de l'Environnement - Les éditions Gulf Stream - Les éditions Sang de la Terre - Les JNE (Journalistes-écrivains pour la Nature et l'Ecologie) - Restaurant Les Domaines bio

L'Association du Festival du Livre et de la Presse d'Ecologie est adhérente :

- de 4 D (Dossiers et Débats pour le Développement Durable)

- du RME (Réseau Mémoire de l'Environnement)

- de l'Alliance pour la planète

 

 

 

Disparition de la page Terre à Libération : l'association des Journalistes pour la Nature et l'Ecologie s'inquiète

Alors que Laurent Joffrin se félicite dans le Monde daté du 19 avril du nouveau départ pris par le journal Libération, l'association des Journalistes-écrivains pour la nature et l'écologie (JNE) s'inquiète de la disparition de la page Terre qui avait fait de ce journal une référence en matière d'écologie et de la fusion de la rubrique environnement avec la rubrique économie. A l'heure où l'environnement est une des préoccupations essentielles des citoyens et prend une place importante dans la campagne présidentielle, il nous semble nécessaire qu'un grand quotidien national comme Libération continue à accorder une place de choix à ce thème, avec sa sensibilité particulière qui fait que le traitement de l'information n'y sera pas le même que dans les autres quotidiens. Aborder l'environnement par l'angle économique, pourquoi pas, à condition que cela ne soit pas au détriment de thèmes comme la protection de la biodiversité, la pollution et son influence sur la santé… Aussi, nous espérons que la nouvelle formule prévue en septembre saura prendre en compte les attentes des citoyens qui sont aussi les lecteurs potentiels de Libération.

 

 

 

Mise à jour : 5 septembre 2006


RWANDA

TATIANA MUKAKIBIBI

Arrété le 2 octobre 1996
Animatrice et productrice
de programmes à Radio Rwanda

Pas de date de libération

Etat civil

Date et lieu de naissance :

5 août 1965 dans la région de Gitarama

Situation de famille :

Célibataire, un enfant.

Condamnation

La journaliste n'a jamais été condamnée.

Le lendemain de son arrestation, un inspecteur de police du nom d'Emmanuel Ruganza demande à Tatiana Mukakibibi d'avouer qu'elle est partie en Ouganda sous la protection de l'abbé André Sibomana (ancien directeur de Kinyamateka et lauréat du prix Reporters sans frontières - Fondation de France, décédé en mars 1998). En contrepartie, lui assure-t-il, elle pourra partir librement. Tatiana Mukakibibi refuse. Cinq jours plus tard, elle est accusée d'avoir distribué des armes et tué Eugène Bwanamudogo, un Tutsi qui réalisait des programmes radiophoniques pour le ministère de l'Agriculture. Pendant l'été 2001, le substitut du procureur de Gitarama confirme ces accusations. D'après Tatiana Mukakibibi, c'est un coup monté par des gens de son village parce qu'André Sibomana envoyait des rapports aux organisations internationales pour dénoncer les exactions commises par des Tutsis en représailles des massacres d'avril 1994. D'après la journaliste, certaines personnes citées dans ces documents auraient essayé, à travers elle, de faire arrêter André Sibomana.

Circonstances d'arrestation

A partir du 6 avril 1994 (date du début du génocide), Tatiana Mukakibibi lit à l'antenne les communiqués officiels et les listes des personnes décédées envoyées par les préfectures du pays. Le 4 juillet, la radio diffuse un dernier communiqué annonçant l'évacuation de Kigali. Tatiana Mukakibibi se réfugie avec d'autres journalistes en République démocratique du Congo. Le 10 août, elle rentre au Rwanda, à Kapgayi (près de Gitarama) où elle travaille avec l'abbé André Sibomana. En juillet 1995, elle est arrêtée et détenue pendant quelques jours. Par peur des représailles, elle fuit en Ouganda. Elle revient au Rwanda le 30 septembre 1996. Deux jours plus tard, elle est interpellée à son domicile de Ntenyo par la police. Tatiana Mukakibibi est aussitôt conduite au cachot communal où elle est toujours détenue.

Lieu de détention

Cachot communal de Ntenyo (près de Gitarama).

Condition de détention

Tatiana Mukakibibi est détenue dans des conditions pénibles. Les prisonnières vivent et dorment dans une unique grande pièce où elles n'ont pas toutes la place de se coucher. A 18 heures, les lumières sont éteintes. Elle peut sortir dans une cour, pendant la journée, et recevoir des visites.

Procès

Tatiana Mukakibibi pourrait faire l'objet d'un procès devant une gacaca (tribunal populaire remis en vigueur par les autorités en 2002). Pas de date prévue.

Eléments biographiques

Tatiana Mukakibibi a suivi des études secondaires et enseigné de 1985 à 1988. Après quoi elle a commencé à travailler pour Radio Rwanda .

Actions de Reporters sans frontières

En octobre 2001 , des représentants de Reporters sans frontières se sont rendus au Rwanda pour rencontrer Tatiana Mukakibibi en prison.

En juillet 2002, nouvelle mission de Reporters sans frontières au Rwanda pour suivre la procédure juridique. L'organisation a obtenu le statut d'observateur auprès des gacacas (juridictions populaires) afin d'assister la journaliste et de témoigner en sa faveur.

En septembre 2005, nouvelle mission de Reporters sans frontières au Rwanda. La délégation de l'organisation rencontre Tatiana Mukakibibi en prison et lui fournit les services d'un avocat rwandais, chargé de suivre son cas.

Vous voulez soutenir l'action de RSF, voici comment procéder

Parrains

En France 

- Les Clés de l'actualité
- Chérie FM
- Amina,
-
Claire Gibault (Députée - parlement européen)

En Belgique 

- Fun Radio
-
Flair

Au Canada

- L'Itinéraire
-
Elle Québec


Secrétariat international Bureau Afrique
5 rue Geoffroy-Marie 75009 Paris Tél : (33) 1 44 83 84 76 fax : (33) 1 45 23 11 51
E-mail : afrique@rsf.org web : www.rsf.org

 

 

Lettre ouverte à celles et ceux qui souhaitent devenir président…

L'environnement, ce célèbre inconnu

Le tourbillon médiatique qui a entouré la tentative de candidature de Nicolas Hulot a au moins prouvé une chose : les journalistes metteurs en scène de la campagne présidentielle ne s'intéressent absolument pas à l'écologie et aux questions d'environnement tout en expliquant que ces sujets, (avec d'autres évidemment), «  seront au cœur de la bataille électorale  ». Aucun de ces confrères n'a d'ailleurs posé la moindre question sur le contenu du pacte écologique proposé. Lors des premières grandes émissions, télévisées ou radiodiffusées, de présentation des candidats, aucun n'a été questionné sur ses projets en matière d'environnement. Qu'il s'agisse de Nicolas Sarkozy, de François Bayrou, de Ségolène Royal, de Jean-Marie Le Pen, d'Arlette Laguiller, d'Olivier Besancenot ou de Marie-George Buffet…

 Comme nous avons la faiblesse de croire, au nom de nos 280 adhérents, que l'écologie et l'environnement devront effectivement être au cœur de l'action du prochain responsable de l'Etat, nous proposons aux candidats, s'ils veulent en parler sérieusement, de s'adresser à notre association. Nos questions ne seront pas forcément indulgentes mais elles seront au moins marquées par une compétence représentative de notre diversité et de notre expérience. Nous proposons donc à tous les candidats de rencontrer, une ou plusieurs fois, un panel de nos membres qui s'efforceront d'approfondir et de comprendre le sérieux des projets écologiques  qu'ils proposent aux Français.

Voir l'édito de Carine Mayo

Carine Mayo Présidente
Claude-Marie Vadrot Délégué général
Les Journalistes-écrivains pour la Nature et l'Ecologie
28 rue de la Folie Régnault
75011 PARIS
Tél : 01.40.15.09.08./06.88.25.75.03
www.jne-asso.org

 

 

Menaces sur la rubrique Terre à Libération

Tout en comprenant les choix douloureux auxquels l'équipe de Libération a été brusquement contrainte par son actionnaire majoritaire, les membres de l'association des Journalistes-écrivains pour la Nature et l'Ecologie ne peuvent être qu'inquiets de la disparition probable de la rubrique « Terre » qui avait fait de ce journal une référence dans le domaine de l'environnement et de l'écologie. Référence du point de vue de la régularité, de la diversité, de la qualité et de l'impartialité des info rmations et des commentaires. Cette disparition et le départ programmé de la majeure partie des collaborateurs de la rubrique sont particulièrement regrettables au moment où ces préoccupations semblent enfin faire leur entrée durable dans les campagnes électorales et à une période où elles paraissent s'installer dans la réflexion d'une grande partie des Français ; et donc des lecteurs potentiels de Libération . Nous osons espérer qu'il sera possible de revenir sur ce choix, ceci n'étant pas simplement un vœu de journalistes mais aussi un souhait de citoyens, puisque le sondage que nous avons faire effectuer l'année dernière à montré que plus de la moitié des Français estimaient que les médias ne diffusaient pas assez d' info rmations sur l'environnement.

Libération du journaliste Gao Qinrong

Les JNE se réjouissent de la libération anticipée du journaliste chinois Gao Qinrong, emprisonné pour avoir dénoncé un scandale de corruption lié à un projet d'irrigation. Nous espérons qu'il pourra profiter de sa liberté retrouvée et continuer à exercer sa profession de journaliste. Après avoir parrainé ce journaliste aux côtés de Reporters sans frontières ( www.rsf.org ), notre association souhaite s'engager de nouveau dans la défense d'autres journalistes emprisonnés pour avoir traité de sujets sensibles liés à l'environnement.

Les Journalistes-écrivains pour la Nature et l'Ecologie
28 rue de la Folie Régnault
75011 PARIS
Tél : 01.40.15.09.08./06.88.25.75.03
www.jne-asso.org

 

 

Rencontre avec Nelly Olin le 29/09/06 (article paru dans Politis le 05/10)

Par Claude-Marie Vadrot

Questionnée sur la médiatique poignée de main de Sarkozy et Bush, Nelly Olin, ministre de l'écologie fait la moue, sourit et botte habilement en touche : «  je ne partage aucune valeur de l'écologie avec le président américain ». Recevant vendredi dernier quelques membres de l'association des journalistes pour la nature et l'écologie autour d'une table, la ministre si souvent décriée, et oubliée de ses collègues, a manifestement décidé de faire patte de velours. Elle ne s'attarde pas trop sur un budget qui n'augmentera que de 2,5 % en 2007, ce qui équivaut à une stagnation, mais fait longuement et laborieusement expliquer par deux membres de son cabinet que des taxes affectées à son ministère vont en augmenter les moyens. Leurs propos ne sont pas d'une clarté absolue. Le moins que l'on puisse dire est qu'ils n'ont ni le look (admettons…) ni la rhétorique écolo. Sur la possible « interdiction » du purin d'ortie et autres traitements bio, autant la ministre est carrée, s'insurge et admet qu'il y a un véritable problème et qu'il faut le résoudre vite, autant les explications confuses de l'un de ses adjoints fleurent bon la bonne néo-technocratie appliquée à l'environnement. Le retour du refoulé de ceux qui en ont marre des gens qui s'obstinent à ne pas traverser dans les clous économiques et normalisateurs. Un peu effrayant : camarades paysans et jardiniers, attendez vous au pire. Y compris en ce qui concerne les variétés de fruits et de légumes rejetées par le ministère de l'Agriculture, l'Etat-FNSEA et l'Europe. La ministre admet le problème et la nécessité d'empêcher l'Agriculture de tout régenter en réduisant la biodiversité, mais le collaborateur se perd avec délices dans la réglementation et, encore, dans la « nécessaire protection du public ». Comme si croquer dans une pomme, une tomate ou une cerise non homologuée était dangereux.

Nous verrons, à partir de cette semaine, si la campagne télévisée et radio « grand public » destinée à inciter au respect de la biodiversité, porte plus la marque des néo-technos de l'écologie ou celle des naturalistes qui est aussi celle de la ministre qui semble avoir eu du mal à écarter les concepts tordus des publicitaires n'ayant jamais vu un brin d'herbe. Mais elle compte sur la presse écrite pour expliquer l'écologie.

Nelly Olin espère que l'écologie sera au cœur des présidentielles et que la France retrouvera enfin un « ministère de l'écologie et de l'Aménagement du territoire ». Avec une autre info rmation : le ministère ne donnera pas un avis favorable à l'ouverture d'une mine de charbon à ciel ouvert en Auvergne.

Si on ajoute qu'à la fin du repas elle a expliqué d'un ton sec qu'elle n'ira pas au salon de l'auto parce que ce n'est pas sa place tant que les problèmes de la voiture particulière et des transports collectifs ne seraient pas résolu, on a l'impression que Jacques Chirac lui a téléphoné récemment pour lui rappeler que «  la maison brûle et nous regardons ailleurs  ». (1) Il a dû faire la même chose pour Dominique de Villepin puisque ce dernier nous a infligé le 4 octobre, un « plan environnement » dont l'indigence affligeante hisse la conversation que nous avons eue avec Nelly Olin à un haut niveau écologique. Le premier ministre, comme beaucoup de gens de gauche d'ailleurs, est persuadé qu'il suffit de parler de Nicolas Hulot pour passer pour un écolo et surfer sur l'air du temps.

(1) Ainsi commençait le célèbre discours du « Chi » écolo à la conférence de Johannesburg sur le développement durable.

 

L'armée, nouveau chantre du développement durable ?
Par Carine Mayo

A priori, on pourrait croire qu'il n'y a rien de commun entre l'armée et la protection de l'environnement. Et pourtant… "Il y a une véritable culture du développement durable au sein du ministère de la Défense" nous affirme-t-on d'emblée à l'Ecole militaire. Qu'est-ce à dire ? D'abord, l'armée, 2e affectataire du patrimoine de l'Etat, est soumise au droit de l'environnement. Avec près de 9000 installations classées, dont 350 de type Seveso, elle est obligée de se conformer à la même réglementation que les autres établissements industriels, à la différence que les contrôles ne sont pas exercés par les DRIRE mais assurés en interne. Cependant "le contrôle est strict, plus strict même que dans les DRIRE" nous affirme le Contrôleur des armées Labarthe. En outre, le ministère de la Défense ne peut céder un terrain sans le dépolluer au préalable, ce qui ne va pas sans poser de gros problèmes techniques et financiers. Enfin, avec un patrimoine de 250 000 hectares, la Défense intéresse particulièrement l'Etat français qui peine à trouver des sites Natura 2000. Depuis 2003, il y a même un accord entre le ministère de la Défense et le ministère de l'Ecologie, qui, outre ces aspects essentiels, précise que le ministère de la Défense participera à la stratégie nationale de développement durable y compris "en matière de traitement et d'élimination des déchets, de maîtrise de l'énergie et de réduction de la pollution atmosphérique", de manière à ne pas compromettre l'avenir des générations futures. Pour illustrer ces propos, nous partons visiter l'ETBS de Bourges, centre d'essais de l'armée de terre, qui a reçu la certification ISO 14001, garantissant une maîtrise des effets de son activité sur l'environnement . C'est ici, sur un champ de tir long de 30 km, que l'on expertise les armes de demain. Daniel Argenson, le directeur de l'établissement, nous explique qu'il y a maintenant une volonté de fabriquer des armes "propres" avec des munitions "vertes", ou plus exactement à "risques environnementaux atténués". A la question d'un journaliste l'interrogeant sur l'utilisation de munitions à l'uranium appauvri, il répond : "c'est du passé, les derniers essais ont eu lieu en 2002, s'ils devaient reprendre aujourd'hui, ce serait dans la transparence !". Au nom de la transparence, nous allons assister à une démonstration de tir au canon. Ici, les militaires tirent dans une cible située dans une petite cabane remplie de sable ce qui permet de récupérer les munitions qui seront ensuite traitées dans une usine spécialisée. Nous assistons au tir depuis le poste de contrôle sur un écran de surveillance. Le compte à rebours démarre, nous nous bouchons les oreilles. Parfois, le canon s'entend jusqu'à Nevers, à 40 km de là, malgré les rideaux d'arbres plantés pour atténuer le bruit ! Mais, autour de cet établissement qui emploie 850 personnes et qui exerce son activité depuis le XIXe siècle, les bruits de tir sont devenus familiers… Ensuite, nous assistons à la dépollution d'une zone de tir. Ici, comme sur les autres terrains de l'armée, il y a du pain sur la planche ! Avec beaucoup de précautions, voire dans les cas les plus dangereux avec un robot radio-commandé, les militaires déterrent les obus et autres projectiles qui seront ensuite triés et traités en fonction de leur nature. Pour clore cette visite, nous nous dirigeons vers un étang de 80 hectares, qui sert également aux exercices de tir, en traversant des terrains loués par l'INRA. En chemin, notre car croise des dizaines de chevreuils. A la différence des sangliers, ils ne sont pas chassés, ce qui explique leur absence totale de méfiance. Le site est aussi reconnu comme un lieu intéressant pour les observations d'oiseaux, et des sorties ornithologiques y sont d'ailleurs organisées le dimanche. Décidément, cet établissement semble bien s'intégrer dans son environnement naturel et humain. Alors, finie, la culture du secret et de l'opacité à l'armée ? Une affaire à suivre…

Voyage en Guyane du 12 au 22 octobre

Une vingtaine de membres de l'association s'envoleront pour la Guyane le 12 octobre.

Au programme :

- Déplacement en pirogue à la réserve naturelle des Nouragues où se trouve une station scientifique du CNRS
- Rencontre avec des gardes de l'ONF, et des représentants de la gendarmerie qui expliqueront la lutte contre l'orpaillage
- Participation aux journées nationales de la Fédération des Parcs naturels régionaux
- Départ pour l'ouest de la Guyane, en passant par Kourou, visite de la plage des Hattes où pondent les tortues, et des villages amérindiens de Coswine et Awala Yalimapo
- Rencontre avec des personnes du WWF et du CNRS -Visite de la réserve naturelle de Mana et des terrains du conservatoire du littoral à Sinnemary.

 

 

Voyage de presse JNE ISÈRE L'Isère, un département " écologique " …

Nous avons été une douzaine de journalistes, dont plusieurs membres des JNE à participer au voyage de presse en Isère entre le 3 et le 6 juin, à l'invitation du Conseil Général de l'Isère et en particulier du service environnement et développement durable du département ainsi que de l'association " Terre Vivante".

Nous avons commencé par un passage studieux par le siège du CG, où, entre autres, Serge Revel, Vice Président chargé de l'environnement, nous a présenté l'ensemble des mesures environnementales et écologiques du département, dont de nombreux choix favorisant la préservation de la nature " ordinaire " : acquisitions d'espaces naturels sensibles - locaux et départementaux - en concertation avec les communes et les associations naturalistes, aides aux communes pour réhabiliter ou créer des mares pédagogiques, sensibilisation et création de corridors biologiques pour la faune, préservation des espèces menacées (busard cendré, cigogne, œdicnème criard, chouette chevêche, tétra lyre …) , approches et études paysagères en liaison avec la biodiversité du patrimoine régional, mais aussi des mesures visant à favoriser les énergies renouvelables dont la filière bois, l'énergie solaire, la réduction des déchets à la source, l'encouragement et le financement de repas bio dans les cantines scolaires … de quoi rendre bien envieux les habitants d'autres départements beaucoup moins " audacieux " dans leurs alliances avec les Verts… Comment ne pas être séduit quand on est journaliste JNE par un département qui produit une plaquette pour la protection des serpents signée par le Président du CG ! Grâce à plusieurs associations naturalistes, dont la FRAPNA et " Lo Parvi " (l'épervier), le dialogue prime entre l'ensemble des acteurs de ce département, même s'il faut toujours un temps pour la confrontation et un temps pour débattre et avancer. Ainsi nous nous sommes rendus, par la suite sur un aménagement pour la " petite faune " sous une route très passagère, entre un versant boisé et un étang environné d'une roselière, la réserve du Grand Lemps. Essentiellement créé pour favoriser les migrations amphibiennes des tritons, des grenouilles et des crapauds, ce " batracoduc " à double voie sert également au passage des petits mammifères et des insectes. Nous verrons par la suite d'autres aménagements souterrains ou herbeux sous ou sur des voies à grande circulation et qui d'après les traces relevées, permettent de préserver de véritables connectivités entre les milieux naturels que coupent les aménagements routiers des vallées. Le soir nous nous sommes retrouvés dans le plus vaste Espace Naturel sensible du département (12 ENS ouverts au public aujourd'hui, 30 à terme), le domaine des Écouges, un vallon escarpé boisé offrant un gîte ouvert toute l'année, des sentiers balisés, animé par une association naturaliste, " la Trace " qui propose de nombreuses activités immergées en pleine nature : 918 ha au nord du Vercors étagés de 880 m à 1636 m, un bonheur pour les naturalistes avec comme guide Jean-François Noblet, à l'affût de la moindre trace et toujours le plus rapide au " quiz " du chant des nombreux oiseaux, omniprésents… Sommeil paisible garanti… Le lendemain, nous avons vu les mares modèles du site, véritables paradis de la petite faune amphibienne et des insectes d'eau… ainsi que le camp des " trappeurs ", au bord d'un torrent, réservé aux enfants, que nous avons tous enviés en détaillant les " cabanes " intégrées aux arbres, les totems et en apercevant les vestiges des distractions naturelles qui sont proposées aux " papooses " par l'association " La Trace "… Comme nous l'avons observé par la suite, des mares sont également aménagées dans les écoles ainsi que de petits jardins des parfums et des sens, une initiative permettant de sensibiliser les enfants à la nature de tous les jours, si extraordinaire dans son authenticité ordinaire…

Le soir nous nous sommes retrouvés dans une grande salle, sur le plateau de l'Ile Crémieu ", au cœur du grand débat qui agite le département : le projet A48, une énième autoroute prévue pour " désengorger " l'entrelacs déjà omniprésent d'autoroutes en Isère (département le plus autouroutier après certains départements d'IDF). Bien entendu, nous avons eu droit aux " incantations classiques " souvent longues et auxquelles nous sommes acquis, mais qui gagneraient à être plus concises, moins coincées et accessibles à ceux qui ne sont pas écologistes convaincus. Hélas ! nous avons subi le discours politicien d'un membre du CG, socialiste de surcroît, du plus beau gabarit technocrate, où alignant les " schémas structurants ", on ne saisit toujours pas au bout d'une demi-heure où il veut en venir… Heureusement pour conclure, la présidente d'Alsace-Nature, juriste et le directeur de " Lo Parvi ", Raphaël Queseda, nous ont conquis par leurs analyses précises et leur enthousiasme : ils nous ont laissé entrevoir que cette autoroute n'était peut-être pas inéluctable, en raisons d'enjeux naturalistes dont plusieurs espaces naturels sensibles et ZNIEFF mis à mal par son tracé et surtout par une rentabilité économique non acquise, la région hostile à financer ce projet et peut-être même le département. Le lendemain, nous avons retrouvé l'ensemble des opposants à cette autoroute répartis sur son tracé, avec comme défi naturalistes, chasseurs, pêcheurs, et agriculteurs en bonne connivence. Bien fatigués, et malgré les obligations professionnelles de certains d'entre nous qui ont regagné leur région d'origine, nous avons pris le chemin de Mens où nous avons été accueillis chaleureusement par " Terre Vivante " où nous avons trouvé un havre écologique tel que nous le rêvions du temps de la " Gueule ouverte* " … Architecture biologique et moderne, jardins biologiques, mares, prairies naturelles, expositions diverses sur l'eau, les matériaux, l'énergie, animations, stages, documentation : rien ne manque dans un cadre naturel magnifique d'où on a vraiment du mal à s'arracher quand on s'y attarde… Merci à tous au nom des JNE pour nous avoir faire partager tout cela… en si peu de temps … Christian WEISS " La Gueule Ouverte " : premier magazine écolo et projet non violent des années 1970 pour revivre à la campagne.

 

Lors de l'assemblée générale du 7 mai 2004 à Porquerolles, trois nouveaux membres ont été élus en remplacement de Bernard Blottière, Antoine Debièvre et Hervé Kempf :

Valéry Laramée (Enerpresse)
Florence Leray (Environnement et stratégie)
Georges Lévêque (Mon jardin et ma maison).

Emmanuelle Figueras (Femme Actuelle) et Claude-Marie Vadrot (président des JNE et directeur adjoint des informations au Journal du Dimanche) ont été réélus.

Les photos du Congrès de Porquerolles