L'annuaire 2010 des membres de l'association des JNE vient de paraître.
Voyage des JNE dans les Landes
par Roger Cans
Membres adhérents présents : Danièle Boone, Roger Cans, Pascale Marcaggi, Nadine Saunier, Lydia Tassier, Isabel Toujet. Axel Puig, correspondant de Rustica à Toulouse, venu à la demande d’Alain Raveneau.
Ce voyage (20 et 21 mai 2010), suscité par le Conseil régional d’Aquitaine, s’inscrivait dans le cadre des Journées Aquitaine Nature (19 au 23 mai), que la région a créées il y a trois ans pour valoriser un patrimoine naturel trop peu connu des habitants eux-mêmes.
De la gare de Dax, un car nous a emmenés vers midi prendre un repas landais (foie gras, gésiers de canard, etc.) dans un restaurant de Seignosse, en compagnie de Monique de Marco, vice-présidente (Verte) du Conseil régional, chargée de l’environnement, et de Sophie Kerloc’h, chargée de mission patrimoine naturel. Nous avons ensuite visité la réserve naturelle du courant d’Huchet, un couloir boisé qui suit la rivière entre l’étang de Léon et la mer, sur 9 km de long. Cette réserve de 617 hectares, créée en 1981, est gérée par le Syndicat intercommunal d’aménagement et de gestion de Léon, Moliets et Vielle-Saint-Girons.
Nous n’avons pas le temps de descendre la rivière en barque, ce qui demande au moins une demi-journée, mais notre guide, Olivier Favreau, l’un des quatre permanents de la réserve, nous emmène le long du sentier qui longe la rivière. Nous pénétrons dans une véritable forêt galerie qui, par endroits, évoque l’Amazonie, tant la végétation s’entremêle avec les eaux rougies par le sol ferrugineux. Le sentier marque la limite entre la forêt plantée de pins maritimes et la forêt galerie naturelle, où poussent le chêne-liège, le chêne pédonculé, le houx (très abondant) et l’aulne dans le lit du courant. A la différence, par exemple, des gorges de l’Ardèche, la descente en barque ne peut se faire qu’avec les bateliers locaux agréés, ce qui limite beaucoup la fréquentation et préserve l’atmosphère sauvage du lieu (43 espèces de libellules).
L’embouchure du courant d’Huchet, qui serpente dans le sable blond de la dune littorale avant de se jeter dans l’océan, offre un spectacle grandiose de désert après la « petite Amazonie » de l’amont. Notre guide nous explique que le courant d’Huchet change constamment de lit au débouché dans la mer, ce qui oblige à ériger un mur de sable pour conserver la plage sur toute sa longueur. C’est malgré tout la seule embouchure du littoral aquitain qui ne soit pas enrochée artificiellement. La rivière est alimentée par l’étang de Léon, qui reçoit lui-même cinq petits cours d’eau chargés de sédiments. C’est pourquoi l’étang s’envase : sa surface est passée de 800 à 400 hectares. Il contient cinq plantes rares dont une carnivore endémique.
La forêt qui couvre la réserve est pour moitié communale, un quart privée et un quart domaniale. Au bord de l’eau, on trouve la loutre, le blongios nain (un héron) et le vison d’Europe, devenu très rare en France (19 ont été capturés puis relâchés en trois ans). La réserve comporte aussi 3 km de plage, où la cribleuse qui nettoie le sable chaque jour en saison ne passe que sur la basse plage, afin de préserver les laisses de mer chargées de débris végétaux, où vient nicher le pluvier à collier interrompu. Le courant d’Huchet est remonté par les fameuses pibales, ces alevins d’anguille si recherchés par les amateurs, et dont la pêche est officiellement interdite.
Nous visitons ensuite la réserve naturelle de l’Etang Noir (52 hectares), créée en 1974. Notre guide, Cathy Ducailar, première permanente embauchée en 1994, est une joviale animatrice habituée à faire découvrir sa réserve de manière ludique, bien qu’elle porte l’insigne tricolore marqué « police », qui lui permet de dresser procès verbal aux contrevenants (fait très rare). La visite se fait tout au long sur une passerelle de planches, car on chemine à travers un marais mouillé, où ne poussent que des saules, des iris jaunes et la très belle fougère appelée osmonde royale.
On débouche sur une plate-forme qui domine l’étang, aux eaux couleur café, d’où son nom. Ce plan d’eau de 20 hectares est cerné de bois et longé par une exploitation agricole. Aux jumelles, on aperçoit sur la rive un réseau de grillages et filets : c’est un élevage de canards qui servent d’appelants en période de chasse. Tiens donc, on chasse sur la réserve ? Oui, mais c’est une tolérance qui va disparaître avec le temps. L’élevage disparaîtra avec son propriétaire, de même que les deux dernières tonnes de chasse qu’on devine sur l’autre rive. Dans les Landes, on ne peut empêcher un chasseur de chasser ! On attend qu’il meure de sa belle mort, comme ailleurs pour les bouilleurs de cru…
Nous ne verrons pas la cistude prendre son bain de soleil, comme c’est souvent le cas ici, ni non plus la tortue de Floride, espèce invasive dont 80 ont été dernièrement capturées au piège et détruites. La navigation sur le lac n’est autorisée qu’aux barques à rames, c’est-à-dire en fait à quelques riverains.
Le lendemain 21 mai, après une nuit à l’hôtel de l’Océan à Capbreton, nous nous rendons sous un beau soleil à Saubusse, un charmant village au bord de l’Adour, traversé par un pont qui abrite les nids d’une importante colonie d’hirondelles de fenêtre. Nous y avons rendez-vous avec le président du Conseil régional, Alain Rousset, qui doit visiter les « barthes » avec toute une escorte d’élus, d’amis et de journalistes. Les « barthes » sont de grandes prairies humides inondables, sillonnées par des cours d’eau à l’onde claire qui se jettent dans l’Adour. Lorsque nous les traversons, elles sont maintenant presque sèches, permettant aux chevaux de paître. En saison de chasse, un système d’écluses permet d’inonder ces prairies afin de tirer les canards depuis une tonne centrale.
La troupe de visiteurs est emmenée par Patrick Lamaison, collecteur de lait de son métier et un peu braconnier, qui a disposé des nasses dans la rivière afin de montrer la faune aquatique. Il sort des écrevisses à pattes rouges (de Louisiane), qu’il faut détruire, des anguilles de toutes tailles, mais pas de truites fario ni de lamproies marines qui remontent parfois le courant. Dans l’estomac des anguilles, on trouve paraît-il les restes de l’écrevisse de Louisiane. Et dans l’estomac des cormorans, on trouve le poisson chat.
« Ici, tout vit caché », dit le guide. Seules les cigognes qui nichent sur les caténaires de la voie ferrée ne se cachent pas. Le guide considère la cigogne comme invasive, car elle ne niche que depuis une douzaine d’années et a fait disparaître les grenouilles. « Autrefois, on ne s’entendait pas pendant les conseils à la mairie, tant ça coassait. Maintenant, c’est le silence ».
Le président Alain Rousset, chaussé de bottes, met le pied dans un trou de ragondin et manque de tomber ! Le guide raconte que c’était les oies, autrefois, qui paissaient l’herbe de la prairie. Les chevaux les ont remplacées. Ce sont des chevaux de trait, comme les « Lourdes », ou bien des poneys landais, appréciés des enfants. Lorsqu’on pioche dans la prairie, on trouve les « talosses », ces gros vers de terre qui nourrissent les oiseaux et servent d’appât aux pêcheurs. « Ce simple ver fait la richesse des barthes », constate le guide.
La matinée se termine pour nous dans une réserve de la fédération des chasseurs des Landes à Saint-Martin de Seignanx, située à 12 km de la mer. Les barthes étant souvent plantées en peupliers sans intérêt pour la biodiversité, les chasseurs ont décidé en 1984 de racheter 95 hectares pour les mettre en réserve biologique. Nous sommes conduits jusqu’à l’observatoire, d’où l’on peut voir un héron cendré, deux aigrettes, un nid de cigogne, des colverts et même des spatules nicheuses, l’oiseau « phare » de la réserve.
Lors de la paella servie sous abri (le soleil darde), de vives discussions s’engagent entre JNE et chasseurs landais, et notamment le président Jean-Roland Barrère. Les chasseurs admettent qu’ils ne peuvent à eux seul réguler l’abondance de sangliers et de chevreuils, qui leur coûte cher en dégâts de gibier pour indemniser les agriculteurs. C’est pourquoi ils se livrent à l’agrainage, ces parcelles semées en maïs pour attirer le gibier et donc les détourner des exploitations agricoles. Leur chasse préférée ? La palombe, bien sûr. Chaque automne, la « fièvre bleue » les saisit pour la chasse au pigeon ramier en migration que l’on attire au sol par des appelants et que l’on capture au filet rabattant.
Mais ils sont formels : la réserve de Saint-Martin de Seignanx n’est pas une réserve de gibier puisqu’elle préserve des espèces non chassables comme le héron, la cigogne, la spatule et, l’hiver, les grues cendrées, qui peuvent compter jusqu’à 3.500 spécimens. Une belle vitrine pour persuader la région Aquitaine que les chasseurs sont des protecteurs et non des prédateurs. Les JNE ne sont pas dupes : les Landais sont par tradition des prédateurs pour les plaisirs de la chasse et de la table. Ils s’efforcent aujourd’hui, sous la poussée « verte », de montrer leur bonne volonté écologique. C’est touchant mais pas complètement convaincant.
Le petit jardin potager du Parc de Bercy
par Olivier Nouaillas
Comme une éclaircie dans l'actualité
Pour un journaliste chargé de l'environnement, les journées commencent souvent mal. Ainsi, jeudi 3 juin, les nouvelles étaient particulièrement sombres : la marée noire qui n'en finit pas en Louisiane, l'association Robin des Bois qui nous informe que les poissons de la Seine sont inconsommables (ils contiennent trop de PCB), la Confédération paysanne qui révèle que Monsanto, sous couvert d'aide humanitaire, «offre» des plants d' OGM aux paysans d'Haïti, etc... Et puis, en fin de journée, comme une éclaircie dans une actualité trop sombre, j'ai pu à l'occasion de l'assemblée générale des JNE (Journalistes pour la nature et l'écologie) - association à laquelle j'appartiens – avoir une visite commentée du potager «bio» du parc de Bercy dans le 12 e arrondissement.
Ce potager, à vrai dire, je le connaissais déjà du temps où les locaux de La Vie étaient juste en face, de l'autre côté de la Seine, à Biopark, le mal nommé, près de la Bibliothèque de France. A l'heure du déjeuner, je m'y offrais déjà quelques escapades. Mais hier soir, avec le commentaire de Patricia Lemoine, chargée du programme «Mains vertes » à la Mairie de Paris, j'ai pu en apprécier toute la dimension pédagogique. En effet, à raison d'une classe par jour (soit 100 élèves du primaire par semaine), ce sont environ 3.000 petits parisiens qui peuvent chaque année s'initier aux joies du jardinage biologique. Comme le résume Patricia Lemoine, ici les « enfants peuvent semer, récolter, déguster ... sans produits phytosanitaires ».
Plantes aromatiques, fleurs mellifères, fruits rouges, épouvantails rigolos, gîtes à hyménoptères, compost et mulch : sur 1.000 m2, tous vos sens sont sollicités. Il y a même de très « belles mauvaises herbes qui vous veulent du bien » comme le soulignent des fiches explicatives très bien faites. J'en ai relevé trois par vous : la cardère, surnommé « le cabaret des oiseaux » où ces derniers peuvent se désaltérer à l'intersection des feuilles, la tanaisie et ses grandes tiges qui repousseraient les pucerons ou encore le plantain lancéolé, dont les petites fleurs blanches peuvent soulager les piqûres d'insectes et d'orties. Une sorte d'herbier à ciel ouvert en plein coeur de Paris qu'on a envie de reproduire sur son balcon, sa terrasse, dans son jardin en ville où à la campagne. Autant de graines pour la biodiversité et des ilôts de résistance aux mauvaises nouvelles.
Un week-end des JNE chez des « moines écolos »
par Roger Cans, hérétique proclamé
Voici un compte rendu des deux jours passés au monastère bénédictin de La Pierre qui vire (Yonne), du 9 au 11 avril 2010 .
Le rendez-vous avec le frère hôtelier était prévu le vendredi 9 avril à 17 h, mais toutes les voitures ont eu du retard, car La Pierre qui vire se cache au bout d’une petite route perdue (qui vire aussi beaucoup !), aux confins de l’Yonne, de la Nièvre et de la Côte d’Or. Françoise, arrivée de Strasbourg la première, a pu s’installer à l’hôtellerie dès son arrivée. Mais Danièle, venue de la Nièvre, et Roger, venu de la Sarthe, ont dû commencer par une sanctification à l’église car tous les moines vont aux offices au même moment… Quant aux deux voitures venues de Paris, elles sont arrivées les dernières, juste à temps pour le dîner silencieux au réfectoire des hôtes. Le frère hôtelier nous a ensuite projeté un film tourné à La Pierre qui vire par une équipe de TV belge, où les moines sont finement interrogés sur leur vocation.
La nuit en chambre individuelle (tout confort, sauf la télé et le téléphone, car pas de réseau) a été courte pour certains. Nicole, prise d’une pieuse insomnie, a pu assister à l’office des « vigiles » à 2 h du matin ! D’autres, tout aussi confits en dévotion, se sont levés pour l’office des « laudes » à 6 h du matin. Les moins motivés sont restés au pieu jusqu’au petit déjeuner silencieux de 7 h.
Après quoi Jean-Claude, habitué des lieux, nous a emmenés pour une balade en forêt, dans un paysage typique du Morvan, à moins de 500 m d’altitude. Nous avons visité plusieurs baraquements isolés, qui servent parfois d’ermitages pour les moines confirmés.
Le frère hôtelier, ancien de Supélec, nous a ensuite fait visiter le barrage hydroélectrique construit sur la rivière dans les années 1960. L’initiative en revient à frère Athanase (X Telecom et Supélec) et à un frère centralien, qui ont conçu le canal d’amenée (1.200 m de long), la conduite forcée (31 m de chute) et l’usine hydroélectrique en contrebas (deux turbines), capable de produire 2 millions de kw/h par an (dont 1.600.000, non consommés, sont revendus à EDF).
Une source de revenu intarissable pour le monastère, car la vallée reçoit 1200 mm de pluie par an (le double de Paris) et se trouve à l’aval d’un lac artificiel (Saint-Agnan) qui stocke l’eau potable. Une croix de bois est accrochée au mur de la salle des machines et dans la salle du transformateur, pièces incongrues dans ces locaux industriels...
Un frère artiste a demandé à faire de la poterie. Le père abbé a mis cinq ans avant de l’autoriser. Un atelier a donc été installé avec deux tours et un four à gaz butane. Deux frères y travaillent aujourd’hui, pour le magasin de vente du monastère et un peu pour l’exportation.
Nous visitons enfin la chaufferie centrale, installée en 2005 pour remplacer l’ancienne chaudière à fioul. Il s’agissait de rénover complètement le bâtiment de l’hôtellerie, où se trouvait la vieille chaudière. Les moines ont donc préféré construire une nouvelle chaufferie pour libérer les sous-sols de l’hôtellerie et utiliser un combustible moins cher, disponible localement. Dans l’attente de la construction d’un hangar de stockage, les plaquettes de bois sont conservées sous bâche. Elles sont ensuite déversées dans une fosse où un convoyeur à bande les transporte jusqu’au four de la chaudière (fabrication suisse allemande). Les plaquettes sont fournies par l’ONF et une scierie voisine, qui valorisent ainsi leurs déchets de bois. Le monastère ne dispose en effet que d’un parc de 2 hectares et d’un bois de 5 hectares, insuffisants pour alimenter l’énorme chaudière. Les cendres ne sont toujours pas utilisées, mais des essais sont en cours pour fertiliser les terres agricoles. Il est envisagé d’installer des panneaux solaires sur le toit d’un long bâtiment industriel comportant un garage, une forge et une menuiserie.
L’après-midi, nous visitons la ferme du monastère (160 hectares), qui est cogérée par un exploitant recruté à l’extérieur et par 6 employés à plein temps. Philippe Abrams, le patron, se présente : il est né en France de parents néerlandais (protestants). Eleveur bio de métier, il est arrivé à La Pierre qui vire en 1994. Il explique que, du temps des premiers moines exploitants, la ferme servait d’élevage expérimental à l’INRA. Mais le troupeau de vaches a mal vécu ces expériences (mammites, boiteries, problèmes respiratoires, etc.) et, en 1969, les moines ont décidé de rompre avec l’INRA pour passer au bio. Les premiers dans toute la Bourgogne, semble-t-il.
Aujourd’hui, Philippe et Véronique Abrams élèvent 80 vaches laitières et une centaine de chèvres. Ils vendent un peu de lait, récolté par Biolait, mais font surtout du fromage, leur spécialité. Sur les 160 hectares de mauvaise terre granitique, ils cultivent 30 hectares de céréales, pois et féveroles pour compléter l’alimentation du bétail. Aucun soja importé, donc.
Les 130 hectares de prairie « temporaire » sont labourés tous les six ans pour éviter la conversion en maquis. 70 hectares, plantés en graminées et légumineuses, sont réservés au foin et 60 hectares d’herbe livrés à la pâture. Vaches et chèvres restent à l’étable du 15 octobre au 15 avril. Les vaches donnent en moyenne 5000 litres de lait par an (contre 20 000 chez les intensifs). Elles sont écornées au fer rouge pour ne pas se blesser lors des changements de parcs, car les changements les rendent agressives entre elles.
Dans les poutrelles des toitures sont suspendus des branchages aujourd’hui tout secs et poussiéreux. Il s’agit de branches de houx, souveraines pour lutter contre la mouche de la dartre, car le houx contient du cuivre. Philippe Abrams observe : « il y a trois sortes de fermiers bios : les convaincus, les contraints et forcés, et les chasseurs de primes ». Il avoue que sa ferme appartient historiquement à la 2e catégorie, puisque les méthodes de l’INRA ont échoué et qu’il a fallu en changer.
Nous avons ensuite un entretien avec frère Luc, le père abbé du monastère. Fils d’agriculteurs beaucerons âgé aujourd’hui de 47 ans, il est entré comme novice à 26 ans et a été désigné père abbé (le patron) il y a 8 ans.
Il reconnaît que le monastère n’a jamais eu de vocation écolo spontanée. « Nous sommes d’abord préoccupés par l’homme et sa relation à Dieu. On a fait des choix écologiques de manière empirique, à la faveur des événements et des hommes. Aujourd’hui, cela fait signe, après coup. L’écologie n’est qu’une conséquence de notre travail sur nous-mêmes ».
L’Eglise à la traîne pour l’écologie ? « Nous ne sommes pas en pointe, c’est vrai. Mais nous n’avons pas non plus été pionniers pour la défense des droits de l’homme, même s’ils reposent fondamentalement sur un concept chrétien. Or, aujourd’hui, l’Eglise se bat au premier rang pour les droits de l’homme. Ce sera peut-être pareil pour l’écologie ».
Le choix du végétarien ? « Pour ne pas nous échauffer avec de la viande rouge ! Mais nous mangeons des œufs et du poisson ». Pourquoi pas de production de fruits et légumes au monastère ? « Nous le faisions lorsque nous étions une centaine. Mais nous ne sommes plus qu’une cinquantaine. Il faut du soin et des bras pour cultiver un jardin ».
Le recrutement des moines ? Le candidat, recommandé ou non, fait d’abord un stage, puis s’en va. S’il revient, il va passer par le postulat, puis le noviciat (deux ans maximum). Le conseil des doyens se prononce alors en accord avec le maître du noviciat. Une fois agréé, le novice prononce ses premiers vœux pour trois ans (chasteté, pauvreté, obéissance). La probation peut durer neuf ans, au terme desquels le frère devient moine de plein exercice, avec « voix au chapitre », au sens propre. Le moine partage son temps entre la prière, les offices et le travail intellectuel ou physique (3 heures le matin, 3 heures l’après-midi).
Le dimanche matin, Jean-Claude nous a emmenés dans la forêt pour un débat entre nous sur le thème qui lui est cher, écologie et spiritualité. Nous avons ensuite assisté à la messe, à laquelle nous avons participé un bref instant pour les « intentions de prière », que nous avons bien sûr dédié à la Pologne décapitée, à la sobriété écologique et à la survie de la planète.
Chacun a fait le ménage dans sa chambre, procédé à quelques emplettes au magasin du monastère et pris ensuite la route du retour, en odeur de sainteté.
Débat : Des monnaies complémentaires pour un monde meilleur
Les JNE ont co-organisé avec l’Association Art fertile une projection-débat sur le thème :"Des monnaies complémentaires pour un monde meilleur". Elle avait lieu le vendredi 5 février 2010 à 18 heures Conseil régional d'Ile-de-France – Salle Paul Delouvrier 35 bd des Invalides 75007 Paris.
Vous en trouverez un résumé en dessins sur le lien ci-dessous. http://ericgrelet-dessinshumoristiques.posterous.com
Au programme de cette projection-débat :
A 18 heures : film Projection du long métrage de fiction Nature contre nature (1h34, 2004) de Lucas Belvaux
(Un psychanalyste décide de s’installer dans un village de la Creuse. Il accepte d’être rémunéré selon un système basé sur le principe du troc multilatéral, au grand dam de ses confrères...)
Après la projection : débat avec la salle
Pour répondre aux questions du public, la journaliste Françoise NOWAK (JNE) était entourée par
- Le réalisateur Lucas Belvaux, connu notamment pour ses films Rapt et La Raison du plus faible
- Sophie Donzel, maire-adjointe de Nanterre chargée du développement économique, de l’emploi, du commerce et de l’artisanat
- Carlos de Freitas, consultant en développement durable, et co-auteur, avec Elodie Becu et Joaquim Melo, de Viva Favela ! Un livre consacré à Joaquim Melo, l’inventeur de la première monnaie sociale en vigueur au Brésil, le Palmas
- Eva Maria Hubert, économiste allemande, auteure du livre Cercles de troc et économie de marché(Duncker & Humblot, 2004), ainsi qu’animatrice d’un système de monnaie locale à Stuttgart : le Rössle Regional e.V., créé sur le modèle du Chiemgauer bavarois
- Françoise Lenoble, cofondatrice en 1989 du salon Horizon vert de Villeneuve sur Lot, consacré à l’écologie, et coprésidente de l’association Agir pour le vivant qui a créé la monnaie complémentaire dénommée Abeille, dans cette même ville
- Patrick Viveret, philosophe, ancien conseiller-maître à la Cour des Comptes et auteur du livre Reconsidérer la richesse (Editions de l’Aube, réédité en 2008)
- Celina Withaker, chargée de la veille sur les monnaies complémentaires pour l’association qui pilote la monnaie française complémentaire SOL et coordinatrice de l’expérimentation correspondante
Il était organisé en partenariat avec
l’Association des journalistes écrivains pour la Nature et l’Ecologie (JNE) et l’association Khiasma
Art Fertile correspondance : 77 rue du Faubourg Saint-Denis 75010 Paris. Tél. : 01 48 244 821 et 06 09 477 562 - fax : 01 42 470 669 - courriel : artfertile@free.fr
Pierre Samuel et Teddy Goldsmith, deux pionniers de l'écologie nous ont quittés. (27/08/09)
Rédactrice en chef : Dominique Martin Ferrari
Journaliste : Loïc Chauveau
Réalisation, JRI : Nathalie Verdier, Grace Daya
Images : Images Gaïa Network
Postproduction mise en ligne : N. Verdier
Copyright : Gaïa Network 2009
Conférence enregistrée de Paul Ariès à l’initiative des JNE sur le thème :
"crises écologique et économique : développement durable,
capitalisme vert et décroissance" ,
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Conférence de presse JNE du 16 décembre 08
Par Marc Giraud
Organisée à Paris par l'association des JNE (Journalistes/écrivains pour la nature et l'écologie, www.jne-asso.org ) sous l'impulsion de l'Aspas (Association pour la protection des animaux sauvages, www.aspas-nature.org siégeant en Drôme), cette conférence a été animée par Pierre Athanaze (président de l'Aspas). Messieurs Yves Cochet (les Verts) et Guy Jarry (ornithologue, MNHN), qui étaient annoncés, ont été retenus. Deux ordres du jour proches ont été abordés : la loi du sénateur Ladislas Poniatowski (la septième sur la chasse depuis 1994) et les accidents de chasse.
La loi Poniatowski « pour la simplification et l'amélioration du droit de la chasse » (déjà passée au Sénat et présentée le 18 décembre devant l'Assemblée) et les amendements demandés par Yves Cochet, ont été décryptés par le président de l'Aspas. L'association s'inquiète des pouvoirs élargis accordés aux chasseurs, notamment sur la gestion de la sécurité livrée aux fédérations de chasse, les allègements fiscaux pour inciter les jeunes à chasser, le financement pris sur… l'argent des fumeurs, une meilleure facilité du transport du gibier (favorisant le braconnage) ou encore le retour au hibou grand duc artificiel pour attirer les alouettes, alors que l'espèce a perdu 50% de ses effectifs en 30 ans. Un durcissement est en revanche prévu contre les opposants à la chasse, et Pierre Athanaze s'inquiète de ce qui peut advenir, par exemple, des défenseurs de la nature qui tentent chaque année d'arrêter le braconnage au col de l'Escrinet. Certains articles du projet de loi ont été retirés avant la « table ronde chasse » puis ont été réintégrés dans une nouvelle loi à venir, les associations participantes ont donc été manipulées. La « mollesse » de certains responsables d'organisations de défense de la nature dans ce dossier a d'ailleurs gêné un bon nombre d'adhérents.
Deuxième volet de cette conférence : les accidents de chasse. Une conférence sur ce thème se déroulera le lendemain en Ardèche avec Michèle Rivasi (vice-présidente du Conseil général de la Drôme en charge de l'environnement), des familles de victimes d'accidents, des associations de randonneurs, vététistes, cavaliers, kayakistes, MJC, naturalistes (Cora, Frapna) etc, pour la première fois réunies autour d'une demande forte : l'arrêt de la chasse le dimanche. Une pétition de l'Aspas a déjà recueilli 175 000 signatures. L'association est en attente d'un rendez-vous avec Jean-Louis Borloo pour la lui remettre.
Cette conférence des JNE, juste avant deux événements importants, a permis aux journalistes intéressés d'être informés à temps d'un dossier important et peu connu. Ainsi, Nathalie Fontrel (JNE), à peine arrivée de Poznan, a par exemple pu réaliser à Paris une interview pour France Info. Une dépêche AFP a également été diffusée grâce à Emmanuel Angleys (JNE). La conférence en Ardèche du lendemain, le 17, a été un succès, avec la participation de 250 personnes. Le 18, Yves Cochet a proposé, seul contre tous, une exception d'irrecevabilité inspirée par les propositions d'amendements de l'Aspas, sous des huées des autres députés à la limite de l'insulte. Rappelons que plus de 300 d'entre eux sont adhérents au Groupe chasse, ce qui en fait le plus important de l'Assemblée. Cochet leur a rappelé que d'autres propositions de loi beaucoup plus urgentes, notamment sur les antennes relais de radiotéléphonie mobile, le déversement des eaux usées en mer ou sur les risques liés à l'amiante, n'ont pas retenu leur attention. Ses amendements contre certains articles de la loi Poniatowski, pourtant très argumentés en faveur de la protection de la nature et de la sécurité des usagers, ont tous été rejetés d'office. Cependant, Yves Cochet ne s'est pas opposé à la loi, se contentant de s'abstenir, et mécontentant les protecteurs.
Le compte-rendu du débat de l'Assemblée, la loi Poniatowski dûment commentée et le dossier sur les accidents de chasse sont disponibles à l'Aspas auprès de Rémi Collange, tél. 04 75 25 10 00 ; autres renseignements Pierre Athanaze 06 08 18 54 55. À signaler également, un communiqué de presse de la LPO « Le Parlement trompé par un leurre », voir Allain Bougrain-Dubourg (JNE) ou Sylvie Flatres, 01 42 73 56 09.
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Ce fut une sorte de patchwork passionnant que nous ont offert Patrick Viveret, Philippe Desbrosses, Fazette Bordage et Olivier Rey, sous la houlette de Françoise Nowak, le 14 novembre dernier au conseil régional d'Île-de-France, après la projection du réjouissant film de Coline Serreau, « La Belle Verte »*.
Le film trouve aujourd'hui son public, après être sorti en 1996 dans l'indifférence générale. Il faut dire que la comédie est en plein dans le débat actuel, et fait œuvre d'utilité publique. Il prône, avec humour et fantaisie, la sobriété et l'osmose avec la nature et avec les autres, tout en offrant un portrait de la civilisation moderne réaliste et jubilatoire. Ceux qui ont raté la projection seront heureux d'apprendre que le film, quasiment introuvable actuellement, est en cours de réédition chez Actes Sud.
Plutôt que de tenter de résumer le débat qui a suivi, je préfère en citer des passages, qui seront plus à même d'illustrer, j'espère, la qualité des intervenants.
Olivier Rey a fait office de poil à gratter , en signalant le caractère bien souvent ravageur des utopies quand elles se réalisent. « Le monde actuel, dominé par une technique dévorante est à sa manière aussi un essai de réalisation d‘une utopie : celle de la science moderne. Nous sommes le produit d'une pensée utopiste. Je pense que les utopies sont saines lorsqu'elles nous aident à penser que nous pouvons modifier le monde. Il faut trouver un équilibre entre les utopistes et les réalistes. Le plus urgent aujourd'hui, comme dit Huxley au début du Meilleur des Mondes, c'est d'empêcher que les utopistes puissent réaliser leur programme. »
Tentant de construire un désaccord, basé sur l'intelligence sensible, avec Olivier Rey, Patrick Viveret constate comme lui que le capitalisme, le fondamentalisme marchand qui nous coule aujourd'hui a été une utopie, et qu'elle est profondément destructrice.
Mais « il y a utopie meurtrière quand se greffe sur l'utopie une logique captatrice. C'est l'absence de démocratie et de reconnaissance du pluralisme qui va faire que l'ouverture de l'imaginaire va se transformer en réalisation meurtrière. La capacité à dire qu'un autre monde est possible est ouverture, elle ne devient destructrice que quand elle s'affirme comme seul monde possible et interdiction d‘avoir un autre imaginaire. Le droit à l'utopie, à imaginer un autre réel, couplé avec de la démocratie, du pluralisme et de la qualité relationnelle, n'est pas destructeur, au contraire. Il est porteur d'énergie créatrice. Le film de Coline Serreau n'est pas simplement une satire du monde actuel, mais une façon de réfléchir à un art de vivre, une qualité de présence à la nature, à autrui et à soi-même qui pointe le fait que, dans l'utopie meurtrière du capitalisme, il y a du mal-être. Ce mal de vivre est à la racine de toutes les grandes crises que nous connaissons. Nous avons impérativement besoin de sortir de « there is no alternative » sur lequel nous avons vécu pendant trente ans, pour faire en sorte que la crise fantastique que nous commençons à vivre soit plutôt une opportunité qu'une source de régression. »
Sollicitée sur le rôle de l'art pour construire un monde meilleur, Fazette Bordage, semble tout droit sortie de la planète idéale de « La Belle Verte ». Son intervention est un bain d'enthousiasme : « Le monde meilleur c'est chacun d'entre nous. Ce sont souvent de petites choses qui créent des situations qui rompent avec la façon quotidienne de voir, d'écouter, qui mettent un grain de sable dans notre système de vie en pilotage automatique. Avec l'art, nous faisons appel à notre intelligence sensible, qui devrait être au cœur de tout ce qu'on fait. On est tous égaux en ressenti. Aimez les artistes qui sont près de vous, parlez avec eux, encouragez les gens à aller voir leurs créations ! C'est toujours miraculeux de revenir à l'intelligence sensible. Le rôle de l'art, c'est de réveiller l'humanité. Il touche des forces insoupçonnées. Écouter son cœur est porteur de merveilleux. Quand on se laisse aller à sa sensibilité, on découvre qu'on a des trésors d'amour et de solidarité qui permettent de construire des choses formidables. Tenons compte les uns des autres. Regardez, écoutez, dansez, chantez, ça change la vie et réveille des forces qui nous aident à mieux vivre ensemble. »
Louant Coline Serreau pour son film qui le fait rêver depuis 15 ans, Philippe Desbrosses aimerait bien que l'utopie de « La Belle Verte » se réalise , à peu de choses près.
Depuis 30 ans, il se sent dans une utopie, celle de l'agriculture biologique, qui s'étend progressivement. « Aujourd'hui, l'utopie est du côté de l'agro-alimentaire qui affirme répondre pour toujours à tous nos besoins alimentaires, de sécurité et d'approvisionnement. Or, c'est faux. On est dans une société déshumanisée parce qu'elle a voulu instrumentaliser le vivant. On est en face de dé-civilisation , peu avant la barbarie . » Illustrant cette décivilisation, Philippe Desbrosses raconte l'histoire de ce SDF nantais condamné à un mois de prison pour avoir volé un sandwich dans un supermarché. La salle est partagée entre culpabilité et révolte. « On est très loin de l'humanité, là. On devrait tous se soulever contre pareille injustice . » Mais en détériorant les qualités nutritives de la terre, l'homme est de plus en plus carencé en minéraux, garants de sa santé physique comme mentale. « Il faut arrêter d'instrumentaliser, d'artificialiser le vivant, d'expulser de manière quasi obsessionnelle, comme le fait l'agronomie moderne, toutes les fonctions naturelles et gratuites de l'écosystème pour lui substituer les artifices de la pétrochimie et de l'industrie lourde et faire de nous des otages permanents de ce système coûteux, polluant et mortifère. »
Avant de donner la parole à la salle pour des questions aux intervenants, Françoise Nowak interpelle Patrick Viveret sur un passage du film évoquant le rôle de la monnaie (qui n'existe pas sur la « Belle Verte »). Pour lui, la monnaie peut disparaître. « Mais le problème clé est celui des rapports humains. La monnaie permet, dans une situation où les humains ne s'aiment pas, c'est-à-dire qu'ils ne se font pas confiance, d'échanger. Elle construit un espace de neutralité affective où l'échange va être possible avec l'étranger, celui qui est hors de ma communauté religieuse ou politique. Elle a une fonction pacificatrice. Mais lorsqu'on n'a pas besoin de cette neutralité, on n'a pas besoin de monnaie. C'est ce que dit le film. Quand les humains ne s'aiment pas, il vaut mieux la monnaie que le religieux ou le politique [la différence mal vécue, qui entraîne des guerres]. Les espaces monétaires sont un progrès sur ce terrain-là. Mais la monnaie se met à déraper quand elle devient argent et entre dans une référence fantasmatique à un métal précieux. Si la monnaie prend de la valeur en tant que telle, c'est la possession de monnaie qui prend de la valeur, et non plus l'échange qu'elle permet. On est alors dans de la monnaie destructrice des relations humaines et des rapports avec la nature. Quand une société finit par transformer un moyen en fin, elle se met à déraper. On croit qu'il suffit de se passer de monnaie pour vivre dans la réconciliation. Or, le problème, c'est l'amour, pas la monnaie. Si l'on n'a pas créé les conditions de confiance avec l'autre, mieux vaut avoir recours à la monnaie. Mais une monnaie-moyen pas une monnaie-argent qui devient elle-même sa propre finalité. Aujourd'hui, l'essentiel des problèmes qu'on rencontre vient du transfert du droit de création de la monnaie du politique vers des banques commerciales privées. Il faut re-lier la question de la monnaie avec la question du sens et du politique. »
*Cette projection a été réalisée avec le soutien du conseil régional d'Ile-de-France et de l'association Fokus 21.
Compte-rendu de la rencontre organisée par les JNE avec Serge Latouche, auteur du Pari de la décroissance (Fayard) et de Petit traité de la décroissance sereine (Mille et une nuits) le 25/09/08, avec le soutien de la mairie du 2 e arrondissement de Paris.
Le projet de la décroissance n'est pas nouveau. « Il était déjà présent dans les livres d'André Gorz (in Capitalisme, socialisme, écologie . Désorientations, orientations ) et de Bernard Charbonneau (i n Une seconde nature ) » affirme Serge Latouche, même si le terme de « décroissance » n'est apparu qu'en 2002, en réaction au concept de «développement durable ». Cet économiste voit dans l'émergence de ce projet une double filiation. L'une est la critique écologiste de la société industrielle exprimée dans le rapport du Club de Rome en 1970 (paru en France sous le titre "Halte à la croissance ? Rapport sur les limites de la croissance "). Un exercice de prospective sérieux qui prédisait l'effondrement du système mondial sous l'effet de la croissance économique, démographique et de l'épuisement des ressources de la planète. L'autre filiation, à laquelle lui-même est rattaché (à partir de ses sources marxistes), c'est la critique de l'économie politique et du développement telle qu'elle a pu être énoncée par Ivan Illich ou Vandana Shiva. Et telle qu'elle s'est exprimée en point d'orgue lors du colloque au siège de l'Unesco, à Paris, en 2002, qui avait pour thème générique : "Défaire le développement". (les actes ont été publiés sous ce même titre aux éditions Parangon).
Le développement est vu comme un moyen de poursuivre la colonisation (l'occidentalisation) du monde, dont le stade le plus avancé n'est autre que la colonisation de l'imaginaire. Dès lors, le fameux rêve du produire plus pour consommer plus s'étend à toute la planète, avec les conséquences désastreuses que l'on sait. Ce "rêve" à long terme insoutenable est favorisé par le développement des énergies fossiles. En germe dès l'émergence de la société industrielle, au XVIII ° siècle, il a essentiellement pris forme dans la deuxième moitié du XX° siècle avec l'avènement de la société de consommation. Laquelle a pris son essor sous l'action de trois « pousse au crime » : la publicité, l'obsolescence programmée des objets (dont la durée de vie est de plus en plus courte, qu'on songe aux appareils électro-ménagers) et le crédit.
L'une des principales conséquences de ce développement débridé, c'est que nous dépassons aujourd'hui de 40% les possibilités de régénération de la biosphère et la seule façon de revenir à l'équilibre, c'est que les pays du nord réduisent de 75% à 85% leur consommation. Une dérive qui avait déjà été pointée lors de la conférence de Stockholm (le premier Sommet de la Terre) en 1972. « On savait déjà tout à Stockholm, et qu'a t-on fait ? ». Et de citer notre confrère Fabrice Nicolino (http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=296), qui dans un texte paru sur son blog «40 ans mais plus toutes ses dents » a dénoncé la faillite du mouvement écologiste et de protection de la nature. La décroissance serait-elle une autre forme de réponse à la dégradation de la planète ?
A bas le développement durable, vive la décroissance conviviale !
Pour Serge Latouche, le développement durable n'est « qu'un bricolage conceptuel visant à changer les mots à défaut de changer les choses » (cf Survivre au développement, éd. Mille et une nuits). Dans un monde où la communication est reine, le terme de décroissance s'est imposé comme un slogan volontairement provocateur (un mot obus) face à l'inertie générale pour marquer la nécessité de sortir de notre modèle de société et changer véritablement de paradigme. Mais son emploi nécessite quelques mises au point.
Les partisans de la décroissance sont contre la croissance pour la croissance , car celle-ci n'est pas soutenable. Il convient de toujours rappeler, inlassablement, à temps et à contre temps, que pour que tous les pays puissent adopter le mode de vie occidental, il faudrait plusieurs planètes Terre. Pour autant, les décroissants ne sont pas contre la "croissance" qui permet de nourrir ceux qui ont faim.
La décroissance n'est pas une croissance négative. Le terme le plus juste pour décrire ce mouvement de pensée serait celui de a-croissance (avec un « a » privatif comme dans athée). « Il faut sortir de la religion de la croissance et devenir sinon athée au moins agnostique » professe Serge Latouche.
Non à la décroissance subie. Oui à la décroissance choisie. Dans un cas, on la récession et son long cortège de malheurs. Dans l'autre, la sortie heureuse - si elle est pensée, anticipée et assumée collectivement - de ce modèle "complètement con" qui nous conduit dans l'impasse mais que l'on continue d'exporter. Et de marteler : «Il n'y a rien de pire qu'une société de croissance sans croissance ».
La décroissance serait-elle anti-moderne ? « Nous ne sommes pas contre la science, mais nous préférons la médecine environnementale plutôt que le tout génétique, l'agrobiologie plutôt que l'agro-industrie, le développement de la chimie verte… ». Notre conférencier rappelle que les objecteurs de croissance sont favorables à un moratoire sur l'innovation scientifique. Ou que notre empreinte écologique a explosé depuis 30 ans, et que ceci n'est pas tant du fait des individus que du système économique et de la mondialisation qui font par exemple, que les composants d'un yaourt ont parcouru 9000 km avant d'arriver dans notre assiette : "C'est le système qui surconsomme plutôt que les individus", nuance-t-il. Ce, qui, du coup, relativise la portée globale de mouvements comme celui de la simplicité volontaire. Au total, les militants de la décroissance ne sont non pas des anti-modernes ou des irresponsables comme on les caricature souvent, mais des post-modernes. « Il faut redonner un sens au projet de modernité et créer une société autonome, libérée de ses chaînes, qui se réapproprie son futur ». Lourde tâche, qui suppose de décoloniser nos propres imaginaires, de les libérer de l'idéologie développementiste, dont l'action toute-puissante s'exerce même sur les esprits les mieux intentionnés, à commencer par les militants tiers-mondistes.
La décroissance, une utopie ?
Pour Serge Latouche, l'utopie la plus utopique est une utopie « à la Claude Allègre », qui croit qu'une science qu'on ne connaît pas va tout sauver, ou encore, celle qui professe la généralisation mondiale de l'économie de marché sans tenir compte de ses conséquences à long terme. Certes, le projet de la décroissance propose un monde meilleur, et est à ranger pour cette raison, du côté des utopies. Mais celles-ci sont nécessaires pour avancer.
Comment faire ?
Faute de temps, et sans doute aussi parce c'est une affaire compliquée, Serge Latouche ne s'est pas autant expliqué qu'on l'aurait aimé sur les modalités de sortie de notre société croissanciste. Il n'a pas pu développer les pistes qu'il met en avant dans son livre Le pari de la décroissance (Fayard), dans un chapitre intitulé : "Organiser une société de décroissance sereine et conviviale au Nord et au Sud" . Ou dans son dernier opus : Petit traité de la décroissance sereine (Mille et un une nuits) dans lequel il aborde la décroissance comme programme politique. Il y met en avant huit changement interdépendants qui se renforcent le uns les autres. Huit "R" qui forment un cercle vertueux. Réévaluer les valeurs fondatrices devenues obsolètes comme la valeur du tout-travail. Reconceptualiser, par exemple les critères de richesse ou même de réussite. Restructurer l'appareil de production et les rapports sociaux. Redistribuer les richesses et l'accès au patrimoine naturel, entre le Nord et le Sud, et à l'intérieur de chaque société. Relocaliser la vie économique, politique et culturelle. Réduire, en premier lieu l'impact de nos activités sur la biosphère. Enfin, réutiliser/recycler. Latouche se dit également chaud partisan du protectionnisme économique, et, on s'en doute, d'un partage du travail vraiment audacieux.
A défaut de reprendre un tant soit peu systématiquement ces concepts, il a pu , néanmoins, apporter des éléments de réflexion en réponse aux nombreuses questions de la salle (nous étions une bonne centaine). Redisant sa conviction que la vraie "révolution" est culturelle, préalable indispensable à la sortie du consumérisme à tout va, il n'a pas nié la vertu pédagogique des catastrophes, telles l'ouragan Katrina ou la crise économique actuelle. « Les coups de pied au cul font changer les mentalités » affirme-t-il. Dans nos sociétés fondées sur le droit, ne faut-il pas agir prioritairement sur le système juridique afin de créer de puissants leviers de transformation ? Cela ne suppose-t-il pas la pression d'un mouvement social de grande ampleur ? Serge Latouche n'en disconvient pas mais avoue que tous ses dialogues avec les leaders syndicaux sont restés dans l'impasse car ceux-ci ne jurent que par la croissance. Sans compter qu'ils ne sont pas, généralement, très au fait de l'ampleur de la crise écologique ni de ses conséquences économiques et sociales. Autre piste : la mise en place de nouvelles monnaies ou de nouveaux systèmes de crédit. Non pas le micro-crédit ("une imposture récupérée par la Banque Mondiale"), mais, par exemple, des crédits rotatifs s'inspirant de la fameuse "tontine". Celle-ci fonctionne fort bien Afrique. Quand bien même elle permet d'abord aux Africains de faire la fête, notamment pour donner aux rites sociaux dits "de passage" (naissance, circoncision, mariage, etc.) tout leur poids. Et pourquoi pas ? C'est ici que le slogan "Moins de biens, plus de liens" retrouve toute sa vigueur.
Compte-rendu réalisé par Carine Mayo et Jean-Claude Noyé
"La crise économique, formidable occasion ou menace pour l'environnement ?"
Compte-rendu de la rencontre entre Sylvie Faucheux, économiste et les JNE
Tel était le thème de la conférence-débat organisée débat le 14 octobre par les JNE à la mairie du IIe arrondissement de Paris. A cette grande question, notre invitée, l'économiste Sylvie Faucheux *, répond qu'à court terme, on risque de moins investir dans la recherche et le développement des technologies de l'environnement, et, notamment en Chine, de consommer davantage de charbon. Mais la crise devrait par la suite avoir des effets positifs, en stimulant les brevets et l'innovation dans des domaines tels que les énergies renouvelables.
Pour le reste, le débat, très riche, a abordé de multiples questions telles que l'évaluation financière des dommages causés par les atteintes à l'environnement, les indicateurs économiques de la qualité de la vie, la nécessité ou non de revoir le calcul du PNB, la réforme du système financier international ou la décroissance - qui n'est pas la « tasse de thé » de Sylvie Faucheux (ni de l'auteur de ce compte-rendu!).
La discussion m'a semblé marquée, chez nombre de participants, par l'idée (ou le fantasme ?) qu'une crise vraiment profonde (en tout cas, plus que celle que nous vivons) serait seule de nature à permettre de reconstruire l'économie sur de nouvelles bases. Une idée qui relève à première vue du bon sens tant l'échec du système actuel est patent, mais finit par devenir une forme d'incantation. Et un bon (ou, plutôt, mauvais ?) prétexte pour critiquer toute initiative positive au motif qu'elle ne s'attaque pas aux racines du problème. Un vaste sujet que cette conférence ne visait pas à trancher...
Le débat a été animé avec patience et humour par Frédéric Denhez (JNE), auteur de La nature combien ça coûte et Plus de poisson à la criée (éd. Delachaux & Niestlé).
Vous trouverez ci-dessous son « introduction au débat ».
L'économie financière retrouve le réel en entraînant l'économie réelle dans la récession. Or, c'est bien connu des ministres de l'environnement, une crise n'est jamais bonne pour l'objet de leur attention. Tout de même, il y a le Giec, il y a eu Bali et le Grenelle. Des avancées difficilement niables, d'autant moins qu'elles sont le fait, aussi, de ceux et celles qui jusqu'alors restaient dans l'immobilité : pays du sud, agriculteurs, industriels. D'autant aussi que le monde économique s'est emparé de la question environnementale qu'il feignait de ne point connaître. Il y a peut-être de l'argent à se faire. Aujourd'hui, on propose des quotas de pêche monnayables, des unités de biodiversité quotables, on évalue les coûts évités du maintien des espaces naturels, on rémunère les services écologiques rendus, on crée des marchés de compensation, on gère les forêts tropicales en jouant sur l'équilibre entre rente agricole et rente forestière. Tout cela se fait à partir d'évaluations monétaires de la nature au doigt mouillé. Aucun système de calcul n'est rigoureux. Et l'on se bat sur les taux d'actualisation de ces évaluations.Tout cela est-ce bien moral ? Mais ne vouloir de nature que protégée des hommes, est-ce bien respecter les états et leurs peuples ?
La crise fera-t-elle donc flancher ou flamber l'écologie ?
La prochaine bulle financière sera-t-elle verte ?
Les permis carbone protégeront-elles nos forêts ou les transformeront-elles en pompes à carbone ?
Ce qui est sûr est qu'une révolution philosophique est en marche. La nature bien commun devient tout doucement un bien public.
Sylvie Faucheux est présidente de l'Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines. Prof. d'économie, éditrice scientifique de l"International Journal of Sustainable Developpement" et co-éditrice de la collection "Current Series of Ecological Economics", elle est l'une des économistes européennes les plus citées dans le domaine de l'environnement. Elle est coauteur de Le changement climatique : aubaine ou désastre? (éd. Le Cerf) et auteur de Économie et politique des changements climatiques (éd. La Découverte).
Compte-rendu réalisé par Laurent Samuel
Nous remercions la mairie du 2 e arrondissement pour son accueil.
L’Association des journalistes écrivains pour la Nature et l’Ecologie (JNE) a le plaisir de vous inviter à la manifestation
"Utopies d'hier et d'aujourd'hui pour un monde meilleur"
qui aura lieu le vendredi 14 novembre 2008 à 18 heures
Conseil régional d'Ile-de-France – Salle Paul Delouvrier
35 bd des Invalides 75008 Paris
Nous étions une petite douzaine, membres JNE, mais aussi journalistes du Club de la Presse et du réseau Lyon-Piges, hier soir au Club de la Presse de Lyon, qui nous accueillait aimablement. Nous avons dégusté du bon beaujolais bio rouge et blanc Chateau de Boisfranc, apporté, grâce à Jean-Marc Carité, par Thierry Doat, viticulteur à Jarnioux (69), certifié depuis près de 20 ans. Nous avons mis quelques visages sur des noms entendus depuis... Belle lurette. Nous avons parlé des JNE, de la viticulture et du jardinage bio, de la place de l'environnement dans les médias...
Parmi nos idées pour le futur :
- nous revoir à Lyon ou Grenoble au moins deux fois par an, de façon informelle ou sur des thématiques choisies par un ou plusieurs des membres,
- organiser à la rentrée de septembre une rando-croquis-photo encadrée par Bruno Mollière et Yves Thonnerieux sur un beau site naturel entre Lyon et Grenoble,
- rendez-vous a été pris avec Denis Bernadet pour un café-médias sur la place de l'environnement dans les médias (résultats de notre enquête) en septembre à Lyon,
- créer un groupe de discussion (yahoo) pour organiser nos rencontres, nous tenir au courant des bons plans écolos sur la région et partager nos infos...
Toutes vos autres idées seront bonnes à entendre !
Les JNE, partenaires du Festival du livre et de la presse d'écologie
Retrouvez-nous sur notre stand, le 18 novembre. De nombreux auteurs JNE dédicaceront leurs livres toute la journée.
Dimanche 18 novembre 2007, de 11h à 19h00
5ème FESTIVAL DU LIVRE ET DE LA PRESSE D'ECOLOGIE
A Montmartre
Au Trianon, 80 boulevard Rochechouart, Paris 18ème
Métro : Anvers - Entrée libre et gratuite - Restauration bio
Dédicaces non-stop : Alain Baraton, Denis Baupin, Roland Castro, François Couplan, Patrice Drevet, Albert Jacquard, Hervé Kempf...
NOUVEAUTE 2007 : LE CONCERT a 19h00
Thème 2007 :
La ville, en vert et pour tous.
Dossier de presse - 19 octobre 2007
2007 :
Le Festival du Livre et de la Presse d'Ecologie, toujours plus le rendez-vous, des journaux, des magazines, des revues, dans le domaine de l'écologie, de l'environnement, de la nature
Page 4 Retour sur l'édition 2006
Page 5 Le Festival du Livre et de la Presse d'Ecologie, c'est quoi ?
Page 6 Auteurs, illustrateurs et photographes invités
Page 7 Les journaux, magazines et revues invités - Les associations invitées - Les éditeurs invités
Page 8 Le Festival jeune public
Page 9 Le “ Prix Jeunesse du Festival ”
Page 10 Le Comptoir des formations et des métiers de l'environnement
Pages 11 et 12 Les conférences, la table ronde, la projection, le débat
Page 13 Le “ Prix de l'Alliance pour la planète ”
Page 14 Le Festival hors-ses-murs : “ La mouvance récup' ”
Page 15 Nouveauté 2007 : le concert
Page 16 Les horaires en détail
Page 17 Le Festival dans les médias
Page 18 L'organisation
Retour sur l'édition 2006
Le thème :
“ Citoyens, industriels, gouvernants, survivrons-nous à nos déchets ? ”
Nombre de visiteurs : près de 1500, soit une fréquentation en hausse de 30% par rapport à 2005.
Extrait de l'enquête visiteurs :
66% de visiteurs de moins de 46 ans 67% de parisiens, 22% de franciliens 85% de premières visites 97% ont un avis global favorable ou très favorable 93% ont peut-être ou certainement l'intention de revenir Nombre d'auteurs présents : 47 Nombre d'associations, de revues, journaux et magazines présents : 24 Nombre d'éditeurs présents : 3
Le Comptoir des formations et des métiers de l'environnement :
Ce lieu d'information s'adressait à un large public : jeunes de tous âges, parents, personnes en recherche d'emploi, salariés en recherche de reconversion.
- Des professionnels d'instituts, d'écoles, d'associations liés à l'environnement ont répondu aux questions des visiteurs :
L'Institut supérieur de l'environnement de Trappes; l'Institut de formation et de promotion des commerces de l'alimentation de Paris (IFOPCA) et Biocoop; l'Ecole du développement durable de Paris (ENSIATE); l'Ecole de la propreté de la Ville de Paris; le GRAINE -IDF ; Vivacités IDF; le Mouvement pour l'agriculture biodynamique; l'Association française des ingénieurs et techniciens de l'environnement (AFITE)...
- La table-ronde (voir ci-dessus), a été animée par Frédérique Basset, journaliste à la revue POUR (GREP), et auteure du Guide de l'écocitoyen à Paris.
Le Festival jeune public “ Un festival dans le festival ” :
- L'atelier dessin : Pour les plus petits, dessins et peinture étaient au programme. Les parents pouvaient visiter tranquillement le festival.
- La librairie jeunesse : Pour les très petits jusqu'aux plus grands, plusieurs centaines de livres (romans, documentaires, bandes dessinées) étaient proposés.
- Les auteurs et les illustrateurs : L'ambiance conviviale et décontractée du festival a facilité les rencontres entre les nombreux auteurs et illustrateurs jeunesse de romans, albums, bandes dessinées, et le jeune public.
- L'espace lecture : Il était inutile d'apporter son siège, les jeunes lecteurs étaient confortablement accueillis pour des minutes ou des heures de lecture des nombreuses nouvelles parutions.
- Les animations : Pour les 6-12 ans, le jeu de la vache, jeu de l'oie écolo, et la table des écogestes, évoquant des situations de la vie quotidienne, étaient proposés.
- Les contes : Avant ou après une séance de lecture, les enfants étaient conviés à écouter la conteuse du festival.
Le Festival hors-les-murs :
Des stands pédagogiques ont été installés face au Trianon, boulevard Rochechouart. Des plasticiens et artisans ont créé des objets à base de matériaux de récupération. A cette occassion, le public a été invité à apporter ses déchets (téléphones, CD, petit électroménager, vélos, matériels hifi et informatiques, etc)...
Le Festival du Livre et de la Presse d'Ecologie, c'est quoi ?
Une vaste librairie thématique, réunissant des livres pour grands et petits.
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Une journée de rencontres avec des auteurs, illustrateurs et photographes qui présentent et dédicacent leurs livres, guides et albums.
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Des éditeurs spécialisés pour grands et petits qui présentent leur production.
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Le forum des associations.
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Le forum de la presse (journaux, magazines, revues).
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Des moments consacrés à la connaissance et aux échanges avec le public, au travers de conférences, projections et débats, en présence d'intervenants choisis pour leur compétence et leur qualité d'expertise.
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Le Prix de l'Alliance pour la planète, qui distingue un livre, fiction ou documentaire, traitant d'environnement.
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Le rendez-vous des enfants, des jeunes, des adolescents :
La librairie jeunesse, offrant le plus grand choix de livres et d'albums pour les enfants du plus jeune âge aux adolescents.
Le Prix Jeunesse du Festival, décerné par un Jury d'enfants, qui distinguent le livre qui, selon eux, parle le mieux d'écologie et d'environnement aux enfants de 9 à 14 ans.
Le Comptoir des formations et des métiers de l'environnement, (livres et guides, auteurs, documentations d'établissements de formation, enseignants...)
Des journaux, magazines et des associations qui s'adressent tout particulièrement à la jeunesse.
Des jeux, des animations...
L'espace des petits, avec un atelier de dessins : les parents peuvent visiter tranquillement le Festival.
Noël Mamère (sous réserve), Chaud devant : effet de serre et bouleversements démocratiques en 10 leçons, éditions Ramsay
Jacques Maret, Le naufrage paysan, éditions Dilecta
Jean-Louis Maupu, La ville creuse pour un urbanisme durable, éditions L'Harmattan
Frédérique Maury, Guide de l'engagement citoyen, éditions Voie citoyenne
Emmanuelle Mayer, Les plantes qui purifient l'air de votre maison, éditions Anagramme
Françoise Nowak, Ces métiers qui donnent l'eau aux Parisiens, éditions du Pavillon de l'eau
Fabrice Nicolino, La faim, la bagnole, le blé et nous : une dénonciation des biocarburants, éditions Fayard
(BD) David Ratte, Toxic planet, éditions Paquet
(J) Patrice Ricordeau, L'arbre qui rêvait, éditions l'Enfant lumière
(J) Karine Sabatier-Maccagno, Les dessous de l'or blanc : la face cachée de nos vêtements, éditions Elka
Noëlle Saugout, Sauver la Terre : 365 gestes au quotidien, éditions Archipel
Agnès Sinaï, Veilleurs de l'eau, aux sources de Paris, éditions La Découverte
(J) Caroline Toutain, Le développement durable, éditions Milan
Claude-Marie Vadrot, L'horreur écologique, éditions Delachaux et Niestlé
Ann Caroll Werquin, Jardins en ville, nouvelles tendances, nouvelles pratiques, éditions Dominique Carré
Anne-Corinne Zimmer, Polluants chimiques, enfants en danger, éditions de L'Atelier
(BD) Auteur de bande dessinée - (J) Auteur ou illustrateur jeunesse - (SF) Auteur de science-fiction
14 journaux, magazines et revues présents
(liste provisoire arrêtée au 18/10/2007)
7 autour du monde
Âge de faire (L')
Altermondes
Cosmopolitiques
Décroissance (La)
Echo nature
Ecologiste (L')
Ecorev'
Ekwo
Idéo mag
Maison écologique (La)
Nouveau consommateur (Le)
Passerelle Eco
Silence
15 associations présentes
(liste provisoire arrêtée au 18/10/2007)
4 D
Amis de l'Ecozac de la place de Rungis (Les)
Casseurs de pub
Ecolo-café (L')
FairPlayList
Graine de jardin
Interloque (L')
Journalistes-Ecrivains pour la Nature et l'Ecologie (Les)
Réseau Memoire de l'Environnement
Réseau Sortir du nucléaire
Vivacités
Et les associations membres de l'Alliance de la planète :
(Adéquations, ADOME, Les Amis de la Terre, Greenpeace...)
4 éditeurs présents
Ecosociété (Québec)
Gulf Stream (Nantes)
L'Elan vert (Paris)
Sang de la Terre (Paris)
Le Festival Jeune public...
L'atelier dessin
Pour les plus petits : toute la journée, dessins et peinture seront au programme. Les parents pourront visiter tranquillement le festival.
Le Prix Jeunesse du Festival
Pour les enfants scolarisés entre le CM1 et la 3ème : le jury décernera le Prix Jeunesse du Festival au livre qui, selon eux, évoque le mieux l'écologie et la protection de l'environnement.
En 2006, le Prix a été décerné a :
ANIMAUX EN DANGER !
Andrea Mills, et l'assistance éditoriale du WWF France
Editions Gallimard Jeunesse
La librairie jeunesse
Pour les très petits jusqu'aux plus grands, la grande librairie thématique écologie, environnement et nature sera proposée au public. La librairie jeunesse du Festival sera de nouveau tenue par la Librairie de Paris, Paris 17è.
Les auteurs et les illustrateurs
L'ambiance conviviale et décontractée du Festival facilitera les rencontres entre les nombreux auteurs et illustrateurs jeunesse, de romans, d'albums, de bandes dessinées, et le jeune public.
L'espace lecture
Des coussins, une table basse, à l'écart de l'agitation du festival pour découvrir les dernières parutions ainsi que la sélection du “Prix Jeunesse du Festival” 2007.
Les animations à ne pas manquer...
Le magazine 7 autour du monde, et ses jeux sur le thème de la ville.
Des visites guidées des lieux dédiés à l'écologie dans Second Life, par Saso Gao, créatrice de l'Espace Baobab.
Les jeux de “La coccinelle écolo”, et “les cachettes de l'écureuil” (8-10 ans), pour tester sa connaissance des écogestes et de la biodiversité urbaine, et remporter de nombreux cadeaux !
La “boîte à ville” et “Citénergie”, jeux de rôle et de réflexion sur les transports et les énergies par les animateurs de Vivacités, réseau francilien d'éducation à l'environnement urbain (6-12 ans). Séances à 13h30, 15h30, 17h30. Inscription (gratuite) sur place le jour même.
Démonstrations de jeux de société (“Bataille nature”, “Enigmes de la nature”, “L‘éléphant rose”) par Talentcachet.
L'heure du conte
Avant ou après une séance de lecture, les enfants seront conviés à écouter Florence et Dominique, les conteuses du Festival. Deux séances à 14h15 et 15h45.
La Hulotte, partenaire du Festival jeune public
Chaque jeune visiteur recevra en cadeau un numéro du journal “le plus lu dans les terriers”.
membres du Jury, qui décideront, à bulletin secret, du livre lauréat.
Le prix sera officiellement remis par le jury à 16h45, sur la scène du Festival.
Les 12 livres sélectionnés :
Gérard Bertolini, Claire Delalande et Nicolas Hubuesch
LA POUBELLE ET LE RECYCLAGE A PETITS PAS
Editions Actes sud Junior
Jean-Michel Billioud, Bone Buster, Henri Fellner, Stéphane Kiehl et Philippe Razera
PROTEGER LA TERRE
Editions Nathan
Elisabeth Combres, Florence Thinard et Diego Aragena
LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE
Editions Gallimard jeunesse / La Documentation française
Jean-Benoît Durand
ECOLOGIE MODE D'EMPLOI
Editions Flammarion
Bruno Goldman
CA CHAUFFE POUR LA TERRE
Editions Hatier
Loïc Hamon, Karine Sabatier-Maccagno, Erwan Fage et Emmanuelle Gac
LES DESSOUS DE L'OR BLANC : LA FACE CACHEE DE NOS VETEMENTS
Editions Nathan Jeunesse
Sylvia Khone
LE CERCLE DES CARBOPHAGES
Edtions Le Pommier
Anne Lesterlin et Isabelle Maroger
LES GRANDES POLLUTIONS
Editions Milan Jeunesse
Blandine Pluchet et Virginie Rochetti
FISIE KA ET LES ENERGIES RENOUVELABLES
Editions Le Pommier
Patrice Ricordeau et Fred Frei
L'ARBRE QUI REVAIT
Editions L'Enfant-lumière
Catherine Stern et Pénélope Paicheler
LE DEVELOPPEMENT DURABLE A PETITS PAS
Editions Actes sud Junior
Nicolas Vanier
L'ODYSSEE SIBERIENNE : LE GUIDE DE L'AVENTURIER POUR DECOUVRIR ET PROTEGER LA NATURE
Editions Nathan Jeunesse Le Comptoir des formations et des métiers de l'environnement
Comme son nom l'indique, les visiteurs peuvent s'informer au travers de la documentation mise à leur disposition, et de la présence d'intervenants spécialisés.
Les éditions de l'Etudiant et Studyrama proposent la dernière version de leur guide.
Il s'adresse à un large public :
Jeunes de tous âges
Parents
Personnes en recherche d'emploi
Salariés en recherche de reconversion.
Des professionnels d'instituts, d'écoles, d'associations liés à l'environnement répondent aux questions des visiteurs
ANPE Stendhal, pôle environnement - Ecole des paysagistes de Versailles - Ecole du Breuil, pépiniéristes,
jardiniers, paysagistes - Espaces, association d'insertion par les métiers de l'environnement - Graine
La table ronde : “ Quelles formations, quels métiers pour une ville écologique ”
A 13h25, sur la scène du Trianon.
Intervenants pressentis :
Espaces (Isabelle Lesens)
TEE (Christelle Durieu)
Vivacité (Céline Demouliez)
Animation : Frédérique Basset, journaliste à la revue POUR (GREP), et auteure du Guide de l'écocitoyen à Paris.
Le pôle multimédia (nouveauté 2007) :
Des ordinateurs seront mis à la disposition des visiteurs assistés par des animateurs qui guideront les visiteurs dans leur recherche de formation et d'information. Ils pourront consulter les sites dédiés aux métiers de l'environnement et déposer leur CV en ligne.
Les conférences, la table ronde, la projection, le débat
11h15 : La conférence d'Albert Jacquard
Autour du livre : Regards partagés sur la Terre et les Hommes, 2006, Editions La Martinière.
Albert Jacquard est biologiste et écrivain. Il s'est engagé dans de nombreux combats pour le respect de la dignité humaine.
Le livre : La mondialisation de la planète devient une réalité tangible pour chacun de nous. Les territoires lointains sont désormais à quelques heures d'avion et les modes de communication ont été révolutionnés par Internet. C'est ce bouleversement dans la perception du monde qui porte la réflexion d'Albert Jacquard.
“Professeur d'humanistique“, tel qu'il aime lui-même se définir, il se saisit des images aériennes de Yann Arthus-Bertrand pour nous parler de la Terre et des hommes qui l'habitent. Isabelle Delannoy, spécialiste des questions sociétales et environnementales apporte des données souvent méconnues sur les hommes et la planète. Car, comme le précise Albert Jacquard, “dans le monde contemporain, tous les hommes sont nos voisins et personne ne peut plus se désintéresser des actes des autres, si éloignés soient-ils“. A travers de nombreux dépliants, photographies, informations et réflexions dialoguent au gré des images prises aux quatre coins du monde. Un bréviaire humaniste inédit qui donne à voir, à réfléchir et à connaître : en un mot, à comprendre.
13h25 : La table ronde Quelles formations, quels métiers pour une ville écologique ?
Intervenants annoncés page précédente.
14h45 : La conférence de Fabrice Nicolino
Autour des livres : Pesticides, révélations sur un scandale français, et, La faim, la bagnole, le blé et nous, une dénonciation des biocarburants, 2007, Editions Fayard.
Fabrice Nicolino, journaliste, a travaillé notamment pour Politis, Géo, Télérama et Le Canard enchaîné. Il collabore aujourd'hui au magazine Terre sauvage.
Le livre : C'est un sujet qui peut nous paraître lointain, et pourtant il nous concerne tous. Car les pesticides sont partout, jusque dans la rosée du matin. Et dans la pluie des villes, bien sûr, de toutes les villes de France. Pour cette raison et quelques autres que vous apprendrez, les conséquences sanitaires de l'exposition aux pesticides sont d'ores et déjà massives. Des centaines d'études, à l'échelle internationale, montrent que ces produits de la chimie de synthèse agissent, même à des doses infinitésimales, sur notre équilibre le plus intime. Le cordon ombilical du foetus, le système endocrinien, la fabrication du sperme sont atteints. Les cancers et les maladies neurologiques se multiplient. Ce n'est pas drôle ? Non. Mais les auteurs de ce livre ont pris un parti : celui de raconter des histoires avec de vraies gens. Vivantes, parfois extravagantes. Depuis 1945, l'industrie des pesticides a pris le pouvoir en France, sans que personne s'en doute. Cet ouvrage donne des noms, livre des dates, fouille les archives. Oui, on a truqué des congrès prétendument scientifiques. Oui, les industriels ont infiltré, et continuent de le faire, les commissions officielles chargées du contrôle des pesticides. Oui, l'«agriculture raisonnée», que les pouvoirs publics français présentent comme la solution de l'avenir, est une farce, une incroyable manipulation. En lisant ce récit passionnant, vous découvrirez le rôle scandaleux de la haute administration de notre pays dans la mort de milliards d'abeilles.
Les conférences, la table ronde, la projection, le débat (suite)
En avant-première !
15h45 : Cinéma
La voiture et le coquelicot, chronique d'une biodiversité au quotidien
Un film d'Emmanuel Chirache et Nicolas Blémus.
Présenté par le Musée du Vivant à l'AgroParisTech et le Réseau Mémoire de l'Environnement.
Introduction par les auteurs.
Sous nos chaussures, dans nos assiettes, constituant nos paysages, la biodiversité est partout. Pourtant, cachée ou trop manifeste, nous ne la voyons pas. La Voiture et le Coquelicot propose donc aux habitants de Paris et de sa région d'aller à la rencontre de ce qui fait la biodivesité de leur quotidien. Loin d'imposer un point de vue, le film amène chacun à s'interroger sur le rapport au quotidien entre l'homme et la nature.
17h15 : Le grand débat
La ville en vert et pour tous
Les villes bougent, cherchent leur point d‘équilibre, entre de multiples nécessités, souvent contradictoires. Les contingences économiques et écologiques paraissent parfois insurmontables. Des franges de la population se voient exclues des centre-villes. La question des transports, individuels et collectifs, ne cesse d'alimenter les débats. Quelle ville voulons-nous ? De quoi sera-t-elle faite demain ? Pour qui ? Comment la rendre plus vivable ? Ces quelques questions, et bien d'autres, alimenteront la discussion.
Intervenants :
- Denis Baupin, adjoint au Maire de Paris
- Roland Castro, architecte, urbaniste, président du Mouvement de l'utopie concrète - Andréas Delleske, militant écologiste à l'origine du quartier Vauban à Fribourg
-
Anna Francis, consultante en développement durable, Agence Bioregional qui gère BedZed à Londres
-
Jean-Louis Maupu, Ingénieur Arts et métiers, chercheur à l'INRETS
Animation : Philippe Bovet, journaliste, et président de l'association des Amis de l'ECOZAC de la place de Rungis.
2ème édition
Le Prix de l'Alliance pour la planète
L'Alliance pour la Planète en partenariat avec le Festival du Livre et de la Presse d'Écologie ont créé un prix littéraire récompensant un ouvrage de fiction ou un documentaire traitant d'environnement.
L'Alliance pour la Planète, est composée des principales associations et collectifs d'association liés à l'écologie. Ces nombreuses ONG ont décidé de s'allier pour augmenter leur efficacité et construire un véritable pouvoir dans le domaine de l'environnement. Leurs buts tendent, également, à proposer une vision novatrice ainsi que des actions collectives et coordonnées pour une meilleure lisibilité.
Le Prix littéraire de l'Alliance a pour objectif de :
- Développer la sensibilisation du grand public à l'écologie et à la protection de l'environnement
- Réflechir aux solutions alternatives et pratiques pour améliorer les conditions du vivant
- Promouvoir les auteurs et les éditeurs développant ces thèmes
- Créer des rencontres entre les principaux acteurs éditeurs/auteurs/lecteurs
Le jury est constitué de 7 membres maximum, personnalités choisies parmi les membres de l'Alliance pour la planète. Ils ont été sélectionnés en raison de leur implication dans le domaine de l'écologie et de l'environnement.
Les 10 livres sélectionnés :
Damien Bazin
SAUVEGARDER LA NATURE : UNE INTRODUCTION AU PRINCIPE DE RESPONSABILITE DE
HANS JONAS
Editions Ellipses
Dominique Belpomme
AVANT QU'IL NE SOIR TROP TARD
Editions Fayard
Gilles Clément et Louisa Jones
UNE ECOLOGIE HUMANISTE
Editions Aubanel
Roland De Miller
BESOIN DE NATURE : DE L'HOMME MODERNE
Editions Jouvence
Yves Frémion
HISTOIRE DE LA REVOLUTION ECOLOGIQUE
Editions Hoebeke
Hervé Kempf
COMMENT LES RICHES DETRUISENT LA PLANETE
Editions Seuil
Yves Paccalet
SORTIE DE SECOURS
Editions Arthaud
Thierry Paquot
PETIT MANIFESTE POUR UNE ECOLOGIE EXISTENTIELLE
Editions Bourin
Pierre Rabhi
LA PART DU COLIBRI : L'ESPECE HUMAINE FACE A SON DEVENIR
Editions de l'Aube
Claude-Marie Vadrot
L'HORREUR ECOLOGIQUE : DE L'INUTILITE DU MINISTERE DE L'ENVIRONNEMENT
Editions Delachaux et Niestlé
Le prix sera officiellement remis par le jury à 12h55, sur la scène du Festival.
De nouveau en 2007
Le Festival hors-ses-murs
Le Festival et l'Association L'Interloque présentent
La mouvance récup'
Des stands pédagogiques et artistiques seront installés face au Trianon, boulevard Rochechouart.
Des plasticiens et artisans crééront des objets à base de matériaux de récupération. A cette occasion, le public sera invité à apporter ses déchets (téléphones, CD, petit électroménager, vélo, matériel hi-fi et informatique, etc...)
Pour conclure en beaute le festival
Nouveaute 2007
Concert du groupe The Boum !
(4 membres - compositions originales
et reprises de classiques de la chanson française)
A 19h00, sur la scène du Trianon
Entrée libre, avec billets “à participation libre”
Ce concert vous est proposé par l'association FairPlayList,
dont le but est de favoriser la diversité culturelle
et d'ouvrir de nouveaux horizons plus équitables et plus écologiques
dans l'industrie du disque.
Les horaires en détail
11h00
Ouverture des portes
11h15 à 12h45
La conférence d'Albert Jacquard (grande salle)
“ Regard partagés, sur la Terre et les hommes ”
12h50
Inauguration du Festival (grande salle)
12h55 à 13h15
Remise du Prix de l'Alliance pour la planète (grande salle)
13h25 à 14h35
La table-ronde (grande salle)
“ Quelles formations, quels métiers pour une ville écologique ”
13h30 : Jeux (première mezzanine)
14h15 : L'heure du conte (première mezzanine)
14h45 à 15h35
La conférence de Fabrice Nicolino (grande salle)
“ Pesticides, révélations sur un scandale français ”
et, “ La faim, la bagnole, le blé et nous : une dénonciation des biocarburants ”
15h00 : Jeux (première mezzanine)
15h45 à 16h35
La projection sur le grand écran (grande salle)
présentée par le Musée du Vivant et le Réseau Mémoire de l'environnement (RME)
15h45 : L'heure du conte (première mezzanine)
16h45 à 17h05
Remise du Prix Jeunesse du Festival (grande salle)
17h15 à 18h45
Le grand débat du Festival (grande salle)
“ La ville en vert et pour tous ”
17h30 : Jeux (première mezzanine)
19h00
Le concert (grande salle)
“ The Boum ! ”
Ils ont annoncé le Festival en 2006
18ème Le journal - Agenda Sirius - Aligre FM - Altermondes - Alternatives santé - Alternatives économiques - A Paris - L'Art d'éco-consommer - Atout Construction.fr - Citron Vert - Coccinelle - Cosmopolitiques -
Habitat naturel - InfoCités - ironie.org - Journal du Club Nature & découvertes - Le Journal du CNRS - Le Journal du dimanche - Site des Journalistes-écrivains pour la Nature et l'Ecologie (JNE) - lamooche.com - La Lettre d'Orée - La lettre Tee - Liaison Ile-de-France environnement - Livres Hebdo - La magazine littéraire - La Maison écologique - Médiaterre France - Le Monde des ados - Le Nouveau consommateur - L'Officiel des spectacles - Pariscope - www.parisecologie.com - www.parisgratuit.com - Le Parisien - Passerelle éco - Le Petit Ney - Les quatre saisons du jardinage - resosol.org - Ressources solidaires - La Revue durable - RSE News - Sciences & Vie junior - Sciences humaines - Silence - Télérama - Terre sauvage - Ushuaïa Magazine -Valeurs vertes - Village magazine - Wapiti - La Web radio du Livre...
L'organisation
Un évènement annuel organisé par L'Association du Festival du Livre et de la Presse d'Écologie
Adresse postale :
Maison des Associations, Boîte n° 9, 15 passage Ramey, 75018 Paris - Tél.: 08.71.37.10.93
Président : Jacques Thomas
Vice-Présidente : Anne Kraft
Secrétaire : Nathalie Duport Arzel
Trésorier : Gwennou Coupier
Chargé des financements : François Seebacher
Relations presse : Nathalie Duport Arzel
Le Comité de pilotage du Festival est composé de 17 membres.
14 Groupes de projet (23 membres) travaillent à la conception, la préparation et l'organisation du Festival.
Date, horaires et lieu du Festival :
DIMANCHE 18 NOVEMBRE 2007, DE 11H00 A 19H00
Le Trianon, 80 boulevard Rochechouart, 75018 Paris
Métro : Anvers (L2) - Stations Vélib' : 95 rue de Dunkerque et 112 boulevard Rochechouart
Restauration bio sur place.
Entrée libre et gratuite.
Avec le soutien
De la Mairie du 18ème arrondissement de Paris
De la Ville de Paris
Du Conseil régional d'Ile-de-France
Du Ministère de la Culture et de la communication
Du Ministère de l'Ecologie, du développement et de l'aménagement durables
Quelques-uns de nos partenaires
FairPlayList - France bleu - L'Ecolo-café - L'Interloque - La librairie de Paris - La Hulotte - Le Crédit coopératif - Le Réseau Mémoire de l'Environnement - Les éditions Gulf Stream - Les éditions Sang de la Terre - Les JNE (Journalistes-écrivains pour la Nature et l'Ecologie) - Restaurant Les Domaines bio
L'Association du Festival du Livre et de la Presse d'Ecologie est adhérente :
- de 4 D (Dossiers et Débats pour le Développement Durable)
- du RME (Réseau Mémoire de l'Environnement)
- de l'Alliance pour la planète
Alors que Laurent Joffrin se félicite dans le Monde daté du 19 avril du nouveau départ pris par le journal Libération, l'association des Journalistes-écrivains pour la nature et l'écologie (JNE) s'inquiète de la disparition de la page Terre qui avait fait de ce journal une référence en matière d'écologie et de la fusion de la rubrique environnement avec la rubrique économie. A l'heure où l'environnement est une des préoccupations essentielles des citoyens et prend une place importante dans la campagne présidentielle, il nous semble nécessaire qu'un grand quotidien national comme Libération continue à accorder une place de choix à ce thème, avec sa sensibilité particulière qui fait que le traitement de l'information n'y sera pas le même que dans les autres quotidiens. Aborder l'environnement par l'angle économique, pourquoi pas, à condition que cela ne soit pas au détriment de thèmes comme la protection de la biodiversité, la pollution et son influence sur la santé… Aussi, nous espérons que la nouvelle formule prévue en septembre saura prendre en compte les attentes des citoyens qui sont aussi les lecteurs potentiels de Libération.
Mise à jour : 5 septembre 2006
RWANDA
TATIANA MUKAKIBIBI
Arrété le 2 octobre 1996
Animatrice et productrice
de programmes à Radio Rwanda
Pas de date de libération
Etat civil
Date et lieu de naissance :
5 août 1965 dans la région de Gitarama
Situation de famille :
Célibataire, un enfant.
Condamnation
La journaliste n'a jamais été condamnée.
Le lendemain de son arrestation, un inspecteur de police du nom d'Emmanuel Ruganza demande à Tatiana Mukakibibi d'avouer qu'elle est partie en Ouganda sous la protection de l'abbé André Sibomana (ancien directeur de Kinyamateka et lauréat du prix Reporters sans frontières - Fondation de France, décédé en mars 1998). En contrepartie, lui assure-t-il, elle pourra partir librement. Tatiana Mukakibibi refuse. Cinq jours plus tard, elle est accusée d'avoir distribué des armes et tué Eugène Bwanamudogo, un Tutsi qui réalisait des programmes radiophoniques pour le ministère de l'Agriculture. Pendant l'été 2001, le substitut du procureur de Gitarama confirme ces accusations. D'après Tatiana Mukakibibi, c'est un coup monté par des gens de son village parce qu'André Sibomana envoyait des rapports aux organisations internationales pour dénoncer les exactions commises par des Tutsis en représailles des massacres d'avril 1994. D'après la journaliste, certaines personnes citées dans ces documents auraient essayé, à travers elle, de faire arrêter André Sibomana.
Circonstances d'arrestation
A partir du 6 avril 1994 (date du début du génocide), Tatiana Mukakibibi lit à l'antenne les communiqués officiels et les listes des personnes décédées envoyées par les préfectures du pays. Le 4 juillet, la radio diffuse un dernier communiqué annonçant l'évacuation de Kigali. Tatiana Mukakibibi se réfugie avec d'autres journalistes en République démocratique du Congo. Le 10 août, elle rentre au Rwanda, à Kapgayi (près de Gitarama) où elle travaille avec l'abbé André Sibomana. En juillet 1995, elle est arrêtée et détenue pendant quelques jours. Par peur des représailles, elle fuit en Ouganda. Elle revient au Rwanda le 30 septembre 1996. Deux jours plus tard, elle est interpellée à son domicile de Ntenyo par la police. Tatiana Mukakibibi est aussitôt conduite au cachot communal où elle est toujours détenue.
Lieu de détention
Cachot communal de Ntenyo (près de Gitarama).
Condition de détention
Tatiana Mukakibibi est détenue dans des conditions pénibles. Les prisonnières vivent et dorment dans une unique grande pièce où elles n'ont pas toutes la place de se coucher. A 18 heures, les lumières sont éteintes. Elle peut sortir dans une cour, pendant la journée, et recevoir des visites.
Procès
Tatiana Mukakibibi pourrait faire l'objet d'un procès devant une gacaca (tribunal populaire remis en vigueur par les autorités en 2002). Pas de date prévue.
Eléments biographiques
Tatiana Mukakibibi a suivi des études secondaires et enseigné de 1985 à 1988. Après quoi elle a commencé à travailler pour Radio Rwanda .
Actions de Reporters sans frontières
En octobre 2001 , des représentants de Reporters sans frontières se sont rendus au Rwanda pour rencontrer Tatiana Mukakibibi en prison.
En juillet 2002, nouvelle mission de Reporters sans frontières au Rwanda pour suivre la procédure juridique. L'organisation a obtenu le statut d'observateur auprès des gacacas (juridictions populaires) afin d'assister la journaliste et de témoigner en sa faveur.
En septembre 2005, nouvelle mission de Reporters sans frontières au Rwanda. La délégation de l'organisation rencontre Tatiana Mukakibibi en prison et lui fournit les services d'un avocat rwandais, chargé de suivre son cas.
- Les Clés de l'actualité
- Chérie FM
- Amina,
- Claire Gibault (Députée - parlement européen)
En Belgique
- Fun Radio
- Flair
Au Canada
- L'Itinéraire
- Elle Québec
Secrétariat international Bureau Afrique
5 rue Geoffroy-Marie 75009 Paris Tél : (33) 1 44 83 84 76 fax : (33) 1 45 23 11 51
E-mail : afrique@rsf.org web : www.rsf.org
L'environnement, ce célèbre inconnu
Le tourbillon médiatique qui a entouré la tentative de candidature de Nicolas Hulot a au moins prouvé une chose : les journalistes metteurs en scène de la campagne présidentielle ne s'intéressent absolument pas à l'écologie et aux questions d'environnement tout en expliquant que ces sujets, (avec d'autres évidemment), « seront au cœur de la bataille électorale ». Aucun de ces confrères n'a d'ailleurs posé la moindre question sur le contenu du pacte écologique proposé. Lors des premières grandes émissions, télévisées ou radiodiffusées, de présentation des candidats, aucun n'a été questionné sur ses projets en matière d'environnement. Qu'il s'agisse de Nicolas Sarkozy, de François Bayrou, de Ségolène Royal, de Jean-Marie Le Pen, d'Arlette Laguiller, d'Olivier Besancenot ou de Marie-George Buffet…
Comme nous avons la faiblesse de croire, au nom de nos 280 adhérents, que l'écologie et l'environnement devront effectivement être au cœur de l'action du prochain responsable de l'Etat, nous proposons aux candidats, s'ils veulent en parler sérieusement, de s'adresser à notre association. Nos questions ne seront pas forcément indulgentes mais elles seront au moins marquées par une compétence représentative de notre diversité et de notre expérience. Nous proposons donc à tous les candidats de rencontrer, une ou plusieurs fois, un panel de nos membres qui s'efforceront d'approfondir et de comprendre le sérieux des projets écologiques qu'ils proposent aux Français.
Carine Mayo Présidente Claude-Marie Vadrot Délégué général Les Journalistes-écrivains pour la Nature et l'Ecologie
28 rue de la Folie Régnault
75011 PARIS
Tél : 01.40.15.09.08./06.88.25.75.03 www.jne-asso.org
Menaces sur la rubrique Terre à Libération
Tout en comprenant les choix douloureux auxquels l'équipe de Libération a été brusquement contrainte par son actionnaire majoritaire, les membres de l'association des Journalistes-écrivains pour la Nature et l'Ecologie ne peuvent être qu'inquiets de la disparition probable de la rubrique « Terre » qui avait fait de ce journal une référence dans le domaine de l'environnement et de l'écologie. Référence du point de vue de la régularité, de la diversité, de la qualité et de l'impartialité des info rmations et des commentaires. Cette disparition et le départ programmé de la majeure partie des collaborateurs de la rubrique sont particulièrement regrettables au moment où ces préoccupations semblent enfin faire leur entrée durable dans les campagnes électorales et à une période où elles paraissent s'installer dans la réflexion d'une grande partie des Français ; et donc des lecteurs potentiels de Libération . Nous osons espérer qu'il sera possible de revenir sur ce choix, ceci n'étant pas simplement un vœu de journalistes mais aussi un souhait de citoyens, puisque le sondage que nous avons faire effectuer l'année dernière à montré que plus de la moitié des Français estimaient que les médias ne diffusaient pas assez d' info rmations sur l'environnement.
Libération du journaliste Gao Qinrong
Les JNE se réjouissent de la libération anticipée du journaliste chinois Gao Qinrong, emprisonné pour avoir dénoncé un scandale de corruption lié à un projet d'irrigation. Nous espérons qu'il pourra profiter de sa liberté retrouvée et continuer à exercer sa profession de journaliste. Après avoir parrainé ce journaliste aux côtés de Reporters sans frontières ( www.rsf.org ), notre association souhaite s'engager de nouveau dans la défense d'autres journalistes emprisonnés pour avoir traité de sujets sensibles liés à l'environnement.
Les Journalistes-écrivains pour la Nature et l'Ecologie
28 rue de la Folie Régnault
75011 PARIS
Tél : 01.40.15.09.08./06.88.25.75.03 www.jne-asso.org
Par Claude-Marie Vadrot
Questionnée sur la médiatique poignée de main de Sarkozy et Bush, Nelly Olin, ministre de l'écologie fait la moue, sourit et botte habilement en touche : « je ne partage aucune valeur de l'écologie avec le président américain ». Recevant vendredi dernier quelques membres de l'association des journalistes pour la nature et l'écologie autour d'une table, la ministre si souvent décriée, et oubliée de ses collègues, a manifestement décidé de faire patte de velours. Elle ne s'attarde pas trop sur un budget qui n'augmentera que de 2,5 % en 2007, ce qui équivaut à une stagnation, mais fait longuement et laborieusement expliquer par deux membres de son cabinet que des taxes affectées à son ministère vont en augmenter les moyens. Leurs propos ne sont pas d'une clarté absolue. Le moins que l'on puisse dire est qu'ils n'ont ni le look (admettons…) ni la rhétorique écolo. Sur la possible « interdiction » du purin d'ortie et autres traitements bio, autant la ministre est carrée, s'insurge et admet qu'il y a un véritable problème et qu'il faut le résoudre vite, autant les explications confuses de l'un de ses adjoints fleurent bon la bonne néo-technocratie appliquée à l'environnement. Le retour du refoulé de ceux qui en ont marre des gens qui s'obstinent à ne pas traverser dans les clous économiques et normalisateurs. Un peu effrayant : camarades paysans et jardiniers, attendez vous au pire. Y compris en ce qui concerne les variétés de fruits et de légumes rejetées par le ministère de l'Agriculture, l'Etat-FNSEA et l'Europe. La ministre admet le problème et la nécessité d'empêcher l'Agriculture de tout régenter en réduisant la biodiversité, mais le collaborateur se perd avec délices dans la réglementation et, encore, dans la « nécessaire protection du public ». Comme si croquer dans une pomme, une tomate ou une cerise non homologuée était dangereux.
Nous verrons, à partir de cette semaine, si la campagne télévisée et radio « grand public » destinée à inciter au respect de la biodiversité, porte plus la marque des néo-technos de l'écologie ou celle des naturalistes qui est aussi celle de la ministre qui semble avoir eu du mal à écarter les concepts tordus des publicitaires n'ayant jamais vu un brin d'herbe. Mais elle compte sur la presse écrite pour expliquer l'écologie.
Nelly Olin espère que l'écologie sera au cœur des présidentielles et que la France retrouvera enfin un « ministère de l'écologie et de l'Aménagement du territoire ». Avec une autre info rmation : le ministère ne donnera pas un avis favorable à l'ouverture d'une mine de charbon à ciel ouvert en Auvergne.
Si on ajoute qu'à la fin du repas elle a expliqué d'un ton sec qu'elle n'ira pas au salon de l'auto parce que ce n'est pas sa place tant que les problèmes de la voiture particulière et des transports collectifs ne seraient pas résolu, on a l'impression que Jacques Chirac lui a téléphoné récemment pour lui rappeler que « la maison brûle et nous regardons ailleurs ». (1) Il a dû faire la même chose pour Dominique de Villepin puisque ce dernier nous a infligé le 4 octobre, un « plan environnement » dont l'indigence affligeante hisse la conversation que nous avons eue avec Nelly Olin à un haut niveau écologique. Le premier ministre, comme beaucoup de gens de gauche d'ailleurs, est persuadé qu'il suffit de parler de Nicolas Hulot pour passer pour un écolo et surfer sur l'air du temps.
(1) Ainsi commençait le célèbre discours du « Chi » écolo à la conférence de Johannesburg sur le développement durable.
L'armée, nouveau chantre du développement durable ? Par Carine Mayo
A priori, on pourrait croire qu'il n'y a rien de commun entre l'armée et la protection de l'environnement. Et pourtant… "Il y a une véritable culture du développement durable au sein du ministère de la Défense" nous affirme-t-on d'emblée à l'Ecole militaire. Qu'est-ce à dire ? D'abord, l'armée, 2e affectataire du patrimoine de l'Etat, est soumise au droit de l'environnement. Avec près de 9000 installations classées, dont 350 de type Seveso, elle est obligée de se conformer à la même réglementation que les autres établissements industriels, à la différence que les contrôles ne sont pas exercés par les DRIRE mais assurés en interne. Cependant "le contrôle est strict, plus strict même que dans les DRIRE" nous affirme le Contrôleur des armées Labarthe. En outre, le ministère de la Défense ne peut céder un terrain sans le dépolluer au préalable, ce qui ne va pas sans poser de gros problèmes techniques et financiers. Enfin, avec un patrimoine de 250 000 hectares, la Défense intéresse particulièrement l'Etat français qui peine à trouver des sites Natura 2000. Depuis 2003, il y a même un accord entre le ministère de la Défense et le ministère de l'Ecologie, qui, outre ces aspects essentiels, précise que le ministère de la Défense participera à la stratégie nationale de développement durable y compris "en matière de traitement et d'élimination des déchets, de maîtrise de l'énergie et de réduction de la pollution atmosphérique", de manière à ne pas compromettre l'avenir des générations futures. Pour illustrer ces propos, nous partons visiter l'ETBS de Bourges, centre d'essais de l'armée de terre, qui a reçu la certification ISO 14001, garantissant une maîtrise des effets de son activité sur l'environnement . C'est ici, sur un champ de tir long de 30 km, que l'on expertise les armes de demain. Daniel Argenson, le directeur de l'établissement, nous explique qu'il y a maintenant une volonté de fabriquer des armes "propres" avec des munitions "vertes", ou plus exactement à "risques environnementaux atténués". A la question d'un journaliste l'interrogeant sur l'utilisation de munitions à l'uranium appauvri, il répond : "c'est du passé, les derniers essais ont eu lieu en 2002, s'ils devaient reprendre aujourd'hui, ce serait dans la transparence !". Au nom de la transparence, nous allons assister à une démonstration de tir au canon. Ici, les militaires tirent dans une cible située dans une petite cabane remplie de sable ce qui permet de récupérer les munitions qui seront ensuite traitées dans une usine spécialisée. Nous assistons au tir depuis le poste de contrôle sur un écran de surveillance. Le compte à rebours démarre, nous nous bouchons les oreilles. Parfois, le canon s'entend jusqu'à Nevers, à 40 km de là, malgré les rideaux d'arbres plantés pour atténuer le bruit ! Mais, autour de cet établissement qui emploie 850 personnes et qui exerce son activité depuis le XIXe siècle, les bruits de tir sont devenus familiers… Ensuite, nous assistons à la dépollution d'une zone de tir. Ici, comme sur les autres terrains de l'armée, il y a du pain sur la planche ! Avec beaucoup de précautions, voire dans les cas les plus dangereux avec un robot radio-commandé, les militaires déterrent les obus et autres projectiles qui seront ensuite triés et traités en fonction de leur nature. Pour clore cette visite, nous nous dirigeons vers un étang de 80 hectares, qui sert également aux exercices de tir, en traversant des terrains loués par l'INRA. En chemin, notre car croise des dizaines de chevreuils. A la différence des sangliers, ils ne sont pas chassés, ce qui explique leur absence totale de méfiance. Le site est aussi reconnu comme un lieu intéressant pour les observations d'oiseaux, et des sorties ornithologiques y sont d'ailleurs organisées le dimanche. Décidément, cet établissement semble bien s'intégrer dans son environnement naturel et humain. Alors, finie, la culture du secret et de l'opacité à l'armée ? Une affaire à suivre…
Une vingtaine de membres de l'association s'envoleront pour la Guyane le 12 octobre.
Au programme :
- Déplacement en pirogue à la réserve naturelle des Nouragues où se trouve une station scientifique du CNRS
- Rencontre avec des gardes de l'ONF, et des représentants de la gendarmerie qui expliqueront la lutte contre l'orpaillage
- Participation aux journées nationales de la Fédération des Parcs naturels régionaux
- Départ pour l'ouest de la Guyane, en passant par Kourou, visite de la plage des Hattes où pondent les tortues, et des villages amérindiens de Coswine et Awala Yalimapo
- Rencontre avec des personnes du WWF et du CNRS -Visite de la réserve naturelle de Mana et des terrains du conservatoire du littoral à Sinnemary.
Nous avons été une douzaine de journalistes, dont plusieurs membres des JNE à participer au voyage de presse en Isère entre le 3 et le 6 juin, à l'invitation du Conseil Général de l'Isère et en particulier du service environnement et développement durable du département ainsi que de l'association " Terre Vivante".
Nous avons commencé par un passage studieux par le siège du CG, où, entre autres, Serge Revel, Vice Président chargé de l'environnement, nous a présenté l'ensemble des mesures environnementales et écologiques du département, dont de nombreux choix favorisant la préservation de la nature " ordinaire " : acquisitions d'espaces naturels sensibles - locaux et départementaux - en concertation avec les communes et les associations naturalistes, aides aux communes pour réhabiliter ou créer des mares pédagogiques, sensibilisation et création de corridors biologiques pour la faune, préservation des espèces menacées (busard cendré, cigogne, œdicnème criard, chouette chevêche, tétra lyre …) , approches et études paysagères en liaison avec la biodiversité du patrimoine régional, mais aussi des mesures visant à favoriser les énergies renouvelables dont la filière bois, l'énergie solaire, la réduction des déchets à la source, l'encouragement et le financement de repas bio dans les cantines scolaires … de quoi rendre bien envieux les habitants d'autres départements beaucoup moins " audacieux " dans leurs alliances avec les Verts… Comment ne pas être séduit quand on est journaliste JNE par un département qui produit une plaquette pour la protection des serpents signée par le Président du CG ! Grâce à plusieurs associations naturalistes, dont la FRAPNA et " Lo Parvi " (l'épervier), le dialogue prime entre l'ensemble des acteurs de ce département, même s'il faut toujours un temps pour la confrontation et un temps pour débattre et avancer. Ainsi nous nous sommes rendus, par la suite sur un aménagement pour la " petite faune " sous une route très passagère, entre un versant boisé et un étang environné d'une roselière, la réserve du Grand Lemps. Essentiellement créé pour favoriser les migrations amphibiennes des tritons, des grenouilles et des crapauds, ce " batracoduc " à double voie sert également au passage des petits mammifères et des insectes. Nous verrons par la suite d'autres aménagements souterrains ou herbeux sous ou sur des voies à grande circulation et qui d'après les traces relevées, permettent de préserver de véritables connectivités entre les milieux naturels que coupent les aménagements routiers des vallées. Le soir nous nous sommes retrouvés dans le plus vaste Espace Naturel sensible du département (12 ENS ouverts au public aujourd'hui, 30 à terme), le domaine des Écouges, un vallon escarpé boisé offrant un gîte ouvert toute l'année, des sentiers balisés, animé par une association naturaliste, " la Trace " qui propose de nombreuses activités immergées en pleine nature : 918 ha au nord du Vercors étagés de 880 m à 1636 m, un bonheur pour les naturalistes avec comme guide Jean-François Noblet, à l'affût de la moindre trace et toujours le plus rapide au " quiz " du chant des nombreux oiseaux, omniprésents… Sommeil paisible garanti… Le lendemain, nous avons vu les mares modèles du site, véritables paradis de la petite faune amphibienne et des insectes d'eau… ainsi que le camp des " trappeurs ", au bord d'un torrent, réservé aux enfants, que nous avons tous enviés en détaillant les " cabanes " intégrées aux arbres, les totems et en apercevant les vestiges des distractions naturelles qui sont proposées aux " papooses " par l'association " La Trace "… Comme nous l'avons observé par la suite, des mares sont également aménagées dans les écoles ainsi que de petits jardins des parfums et des sens, une initiative permettant de sensibiliser les enfants à la nature de tous les jours, si extraordinaire dans son authenticité ordinaire…
Le soir nous nous sommes retrouvés dans une grande salle, sur le plateau de l'Ile Crémieu ", au cœur du grand débat qui agite le département : le projet A48, une énième autoroute prévue pour " désengorger " l'entrelacs déjà omniprésent d'autoroutes en Isère (département le plus autouroutier après certains départements d'IDF). Bien entendu, nous avons eu droit aux " incantations classiques " souvent longues et auxquelles nous sommes acquis, mais qui gagneraient à être plus concises, moins coincées et accessibles à ceux qui ne sont pas écologistes convaincus. Hélas ! nous avons subi le discours politicien d'un membre du CG, socialiste de surcroît, du plus beau gabarit technocrate, où alignant les " schémas structurants ", on ne saisit toujours pas au bout d'une demi-heure où il veut en venir… Heureusement pour conclure, la présidente d'Alsace-Nature, juriste et le directeur de " Lo Parvi ", Raphaël Queseda, nous ont conquis par leurs analyses précises et leur enthousiasme : ils nous ont laissé entrevoir que cette autoroute n'était peut-être pas inéluctable, en raisons d'enjeux naturalistes dont plusieurs espaces naturels sensibles et ZNIEFF mis à mal par son tracé et surtout par une rentabilité économique non acquise, la région hostile à financer ce projet et peut-être même le département. Le lendemain, nous avons retrouvé l'ensemble des opposants à cette autoroute répartis sur son tracé, avec comme défi naturalistes, chasseurs, pêcheurs, et agriculteurs en bonne connivence. Bien fatigués, et malgré les obligations professionnelles de certains d'entre nous qui ont regagné leur région d'origine, nous avons pris le chemin de Mens où nous avons été accueillis chaleureusement par " Terre Vivante " où nous avons trouvé un havre écologique tel que nous le rêvions du temps de la " Gueule ouverte* " … Architecture biologique et moderne, jardins biologiques, mares, prairies naturelles, expositions diverses sur l'eau, les matériaux, l'énergie, animations, stages, documentation : rien ne manque dans un cadre naturel magnifique d'où on a vraiment du mal à s'arracher quand on s'y attarde… Merci à tous au nom des JNE pour nous avoir faire partager tout cela… en si peu de temps … Christian WEISS " La Gueule Ouverte " : premier magazine écolo et projet non violent des années 1970 pour revivre à la campagne.
Lors de l'assemblée générale du 7 mai 2004 à Porquerolles, trois nouveaux membres ont été élus en remplacement de Bernard Blottière, Antoine Debièvre et Hervé Kempf :
Valéry Laramée (Enerpresse) Florence Leray (Environnement et stratégie) Georges Lévêque (Mon jardin et ma maison).
Emmanuelle Figueras (Femme Actuelle) et Claude-Marie Vadrot (président des JNE et directeur adjoint des informations au Journal du Dimanche) ont été réélus.