L'idée que les journalistes ont un rôle important à jouer dans la sensibilisation de la population aux problèmes de l'écologie n'est pas nouvelle. C'est même sur ce constat que notre association de Journalistes écrivains pour la nature et l'écologie s'est constituée, il y a bientôt 40 ans. Première association de journalistes à se préoccuper de ce thème dans le monde, elle a été créée par Pierre Pellerin qui écrivait alors dans La Vie des Bêtes, Jean Carlier de RTL, et d'autres, à une époque où la protection de la nature et de l'environnement était un sujet peu visible dans la presse. Les JNE ont fait partie de ces lanceurs d'alerte qui ont expliqué les atteintes portées à la planète et l'idée que les ressources qu'elle nous procurait n'étaient pas infinies.
Notre enquête Media et Environnement continue à faire parler d'elle ! Après un article qui lui a été consacré par Jeanne Beutter dans Libération le 24/12/08 ( http://www.liberation.fr/medias/0101307625-l-environnement-n-est-plus-un-gros-mot ) , la radio s'est à son tour intéressée au sujet dans le cadre de Medialogues, une émission quotidienne de critique et d'analyse des médias, de 9 h 30 à 10 heures sur La Première de la Radio suisse romande (chaîne publique comparable à France inter) présentée par Alain Maillard ( http://medialogues.rsr.ch )
A noter également que la chaîne de télévision pour enfants Gulli, organise le 19 janvier un colloque sur La responsabilité des medias en matière de développement durable à l'assemblée nationale. Contact : veronique.dumon@canalj.fr
Enfin, un rapport intitulé «Sensibiliser, informer et former le public
aux questions d'environnement et de développement durable» vient d'être remis à Jean-Louis Borloo. Il émane d'un groupe de travail nommé COMOP 34, qui comporte des représentants de l'Etat, d'associations de protection de l'environnement et d'entreprises, de consommateurs, de collectivités territoriales, et de journalistes. Son credo : convaincre que le développement durable nécessite la mobilisation de tous. On peut s'attendre à une déferlante de communiqués de presse pleins de bonnes intentions ! A nous, journalistes, de décrypter la réalité derrière les effets d'annonce.