L'écho des Régions

 
 

 

Rhône-Alpes


Des brochures pour mieux connaître l’environnement


Le conseil général de l’Isère publie plusieurs brochures destinées au grand public. Les particuliers apprécieront notamment celle qui s’intitule « Planter des haies champêtres en Isère » qui offre de nombreux conseils pratiques pour choisir les espèces en fonction de son terrain et pour planter et entretenir leur haie. Pour les écoles, les associations, les collectivités territoriales, signalons d’autres documents intéressants : Protégeons la faune sauvage de l’Isère, Les plantes envahissantes de l’Isère, les papillons de nuit remarquables de l’Isère, Regards sur sept milieux naturels en Isère, ainsi que plusieurs affiches sur la faune et la flore locale.
Pour se les procurer, il suffit de contacter le service environnement : sce.env@cg38.fr

Centre

Les Assises régionales de l'Education à l'Environnement vers un développement durable se tiendront en région Centre, aux Halles de Tours (37), le 15 avril 2009. Société civile (associations et syndicats), entreprises, services de l'Etat et collectivités y sont conviés.
Ces Assises sont à destination de :

  1. Société civile (Associations, Syndicats),
  2. Collectivités territoriales,
  3. Services de l'Etat et Etablissements publics,
  4. Entreprises,
  5. Etablissements scolaires,
  6. Centres de formations,
  7. ...
  8. Plus de détails sur le public concerné

Sept ateliers vous seront proposés pour cette journée d'échange :
A- Les priorités de l’éducation à l’environnement et au développement durable en région :
Atelier 1 : Changer les comportements : quelles sont les conditions de réussite ?
Atelier 2 : Quels sont les publics à sensibiliser ?
B- Travailler ensemble sur un territoire :
Atelier 3 : Quels leviers pour mobiliser les acteurs autour d’une démarche développement durable ?
Atelier 4 : A l’école primaire : quelle méthode et quel partenariat avec les associations, les entreprises, les communes ?
Atelier 5 : Dans les établissements éducatifs : quelle méthode et quel partenariat avec les associations, les entreprises, les Conseils Généraux et le Conseil Régional ?
C- Pérenniser l'Education à l'Environnement vers un Développement Durable en région : 
Atelier 6 : Qui sont les acteurs de l’éducation à l’environnement et au développement durable ? Quelles formations pour ces acteurs ?
Atelier 7 : Quelle politique d’éducation à l’environnement vers un développement durable ?  Quel espace de concertation ?
Ces ateliers permettront de faire ressortir des priorités régionales qui conviendra donc de non seulement mettre en place régionalement mais également de faire remonter lors des Assises nationales de l'éducation à l'environnement vers un développement durable à l'automne prochain en Basse-Normandie auxquelles se rendra une délégation "Centre".
Vous n'avez que jusqu'au 31 mars prochain pour vous inscrire, uniquement en ligne sur www.grainecentre.org/assises2009-eedd

Eric SAMSON : eric.samson@grainecentre.org

GRAINE Centre - Domaine de Villemorant - 41210 Neung sur Beuvron
Tel : 02 54 94 62 80 - Fax : 02 54 94 62 81 - info@grainecentre.org - www.grainecentre.org

 

 

Aquitaine

L'agriculture paysanne attaquée en justice

Par Stéphanie Mariaccia 

Au Pays basque, une association défendant les  intérêts des petits paysans  est inquiétée par la justice, accusée par la Chambre d'agriculture départementale de se substituer illégalement  à son travail.

L'agriculture du Pays basque est marquée par son relief. Ici, peu d'exploitations extensives mais une multiplicité de petites unités de production à échelle humaine. Les principales préoccupations et revendications du syndicat paysan local (ELB) s'alignent sur celles de la Confédération paysanne. Or, bien que majoritaire au Pays basque, ce syndicat est minoritaire sur le plan départemental. Basée à Pau, la chambre d'agriculture des Pyrénées-Atlantiques oriente donc fortement ses politiques en faveur des grands exploitants industriels.

Durant plus de 10 ans, ELB a interpellé le gouvernement pour qu'il mette en place une chambre de l'agriculture prenant en compte les spécificités naturelles locales et soutenant les intérêts des petits paysans.

Confrontés à un refus systématique, ses membres ont décidé de mutualiser leurs efforts pour créer une structure qui jouerait ce rôle. C'est ainsi qu'en 2005 est née l'association Laborantza Ganbara (Chambre d'agriculture en Basque). Principalement financée par ses adhérents et les maires sympathisants, elle n'a cessé de multiplier ses interventions sociales, environnementales et éducatives : promotion de pratiques moins polluantes et exemptes d'OGM, mise en place de circuits courts producteurs/consommateurs, aide à la transmission des fermes aux jeunes, etc.

En 2006, elle a organisé à Bayonne un salon destiné à rapprocher le monde rural et urbain : Lurrama (Terre-Mère). Au programme : conférences, tables rondes, dégustations de produits fermiers et bio, concours gastronomiques, présentation d'animaux de ferme, démonstrations de tonte, de traite, ateliers pédagogiques, repas de grands chefs, animations musicales, etc.  Son succès a dépassé toutes les espérances. Lurrama est passé de 31000 visiteurs en 2006 à 35000 en 2008 sur 3 jours. Dans une ville d'un peu plus de 40000 habitants, ça ne passe pas inaperçu !

Un tel succès et un tel dynamisme ne sont pas du goût tout le monde. Ses objectifs étant à l'opposé des projets officiels visant à concentrer les exploitations, elle a déjà essuyé plusieurs attaques administratives 1 . Aujourd'hui, ce pourrait être le coup de grâce. Le préfet vient en effet d'attaquer en justice son président, Michel Berhocoirigoin, qui risque un an de prison ferme et 15000 euros d'amende. Les fonctions et le nom de Laborantza Ganbara seraient «  de nature à créer dans l'esprit du public une confusion avec l'exercice d'une fonction publique ou d'une activité réservée aux officiers publics ou ministériels, et en l'espèce une confusion avec la chambre d'agriculture des Pyrénées-Atlantiques ».  Initialement programmé pour le 18 septembre 2008, son procès a été reporté au 29 janvier 2009. Dans une lettre de soutien lue publiquement 2 , le Vice Président du Parlement européen Gérard Onesta a officiellement pris sa défense.

A la veille du prochain salon Lurrama (du 31/10 au 2/11/08), parrainé cette année par Albert Jacquard, tous les défenseurs de Laborantza Ganbara  sont donc mobilisés pour faire connaître au plus grand nombre le sort réservé aux promoteurs d'une agriculture responsable.

 

Agenda

Le treizième SALON ASPHODELE
Salon des produits bio, des alternatives écologiques et de l’habitat sain en sud-ouest

Aura lieu les 12-13-14 décembre
A PAU (parc des expositions)
Vendredi 12 (de 15 à 21 h)
Samedi 13 et dimanche 14 décembre (de 10 à 19 h).

250 exposants inscrits
15000 visiteurs attendus pour ce grand rendez-vous éco-bio du sud-ouest

entrée : 4 euro
tarif réduit : 2,50 euro
pass trois jours : 6 euro
gratuit au moins de 14 ans

tous renseignements et programmes : www.salon-asphodele.com

Le salon Asphodèle est organisé par les éditions d’Utovie
Editeur de la bio et des alternatives depuis 1971
Il est dirigé par Jean-Marc Carité (membre des J.N.E.) et Marie Fougère

 

 

 

Ca bouge chez les JNE en Région !

Une université de la nature et de l'environnement

L' « UNE » est une université pour apprendre à « lire la nature » fondée par Josette Déjean-Arrecgros, (JNE) à Gilette, sur la Côte d'Azur.

L'idée ? Permettre à toute personne motivée par la protection de la nature d'acquérir des connaissances de base pour agir efficacement ensuite. Entre février et mai, les étudiants alternent des heures de cours et des sorties nature, avec la réalisation d'un « cahier de nature ». Josette Déjean-Arrecgros est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages consacrés à la nature et créatrice de la maison d'éditions du Trésor. Cette année, elle a publié «Apprendre à lire la nature », aux éditions Sud-Ouest.

Lieu : Salle des fêtes, place de la fontaine, 06830 Gilette
TEL : 04 93 08 54 30

 

 

13/01/08
Haute-Normandie
Source : AREHN (Agence régionale de l'environnement de Haute-Normandie) www.arehn.asso.fr/

Eco-Armada

Ce n'est pas parce que l'Armada ne dure que dix jours, qu'elle ne peut pas être durable ! Cette édition 2008 sera, selon les organisateurs, plus « verte » que les précédentes. Tout le monde est invité à faire un effort, depuis les restaurants (qui récupéreront leurs huiles et trieront leurs déchets) jusqu'aux équipages (qui laveront les ponts avec l'eau de la Seine).

Plus d'herbe ?

Dans une conjoncture de forte hausse du cours des céréales, de baisse de la consommation de viande bovine et d'incertitude sur l'avenir des quotas laitiers, les surfaces en herbe sont évidemment menacées. Encore plus de prairies vont être « retournées » pour être transformées en champs. Et pourtant, l'herbe apparaît en Haute-Normandie comme une solution dans la lutte contre les ruissellements et la protection des captages d'eau potable. « Pas si simple… », écrit la chambre d'agriculture de la Seine-Maritime dans une lettre aux élus*. Il y a, selon elle, deux conditions à réunir pour « faire plus d'herbe » : une valorisation économique, et un développement de l'élevage bien accepté par la société. L'herbe reste malgré tout la première production agricole du département.
* Vivre ensemble, octobre 2007.

Un estuaire rendu à la nature

Le développement des activités balnéaires sur les côtes du pays de Caux s'est accompagné de la construction de digues barrant les vallées, traversées par des tuyaux (buses) permettant à l'eau de s'écouler. La communauté de communes Saâne et Vienne, en Seine-Maritime, envisage d'entreprendre, dans les dix ans à venir, des travaux de « réestuarisation » du fleuve Saâne (suppression de la digue et de la buse). Bénéfices attendus : meilleur écoulement des eaux lors des crues, remontée possible des saumons et truites de mer vers leurs frayères, épuration naturelle de l'eau, reproduction des poissons marins, restauration de milieux naturels et mise en valeur touristique, etc.

La périurbanisation fait exploser l'empreinte écologique

L'« empreinte écologique » est la surface que doit mobiliser un individu ou un groupe humain pour se procurer les ressources qu'il utilise et absorber ses déchets. Pour une famille de trois personnes habitant en ville et sans voiture, le « besoin de surface terrestre » pour les seuls usages résidentiels et déplacements domicile-travail est de 18 750 m 2 . Si la même famille choisit la maison individuelle en périurbain, avec deux voitures utilisées pour se rendre au travail, l'empreinte écologique passe à 91 950 m 2 . La périurbanisation multiplie par 5 l'empreinte écologique d'une famille, essentiellement du fait de l'énergie consommée par un habitat plus grand et les déplacements en voiture. Et encore n'a-t-on pas compté les déplacements effectués dans le cadre professionnel, les loisirs et les empreintes liées aux habitudes alimentaires…
Etudes foncières, n° 129, septembre-octobre 2007.

Automobiliste et pollué

L'habitacle des voitures ne protège pas de la pollution automobile. Des expérimentations menées récemment par des chercheurs de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale le prouvent. Leur véhicule laboratoire a parcouru des milliers de kilomètres dans l'agglomération de Rouen et en Ile-de-France, enregistrant à chaque seconde les concentrations de polluants dans l'habitacle. Les premiers résultats, saisissants, indiquent des niveaux de pollution nettement supérieurs à ceux enregistrés dans les stations de surveillance de la qualité de l'air, et parfois supérieurs aux chiffres d'exposition recommandés par l'Organisation mondiale de la santé. Record absolu : le tunnel de La Défense, près de Paris. Mais le tunnel de la Grand-Mare, près de Rouen, n'est guère plus fréquentable…
www.airnormand.asso.fr

E'Caux Centre : c'est parti !

Le 27 octobre dernier, à l'occasion du salon E'Caux Bio, la demande de permis de construire du futur E'Caux Centre a été officiellement déposée. Les cinq hectares dédiés au centre et mis à la disposition de l'Aneth, association porteuse du projet, par la communauté de communes de la région d'Yvetot sont situés au bord de la RD 131, sur la commune d'Auzebosc (S.-Mme). Ils accueilleront progressivement divers équipements destinés à favoriser un développement local et durable (boutiques bio-équitable, centre de formation, boulangerie, conserverie, jardins…). Ouverture en 2009.
http://ecauxcentre.over-blog.com