
Afin de limiter les macro-déchets, les plaisanciers en mouillage entre Menton (Alpes-Maritimes) et Monaco vont bénéficier d'un service de ramassage des ordures ménagères grâce à l'initiative de la Jeune Chambre Économique de Menton-Roquebrune Cap Martin.
Observer en permanence son environnement, afin de détecter et d'anticiper les nouveaux besoins ; Apporter et entreprendre des solutions et des projets concrets, pour favoriser une prise de responsabilité sociale, économique, civique, tout en développant les capacités de chacun de ses membres, telles sont les vocations de la Jeune Chambre Economique de Menton-Roquebrune Cap Martin.
C'est dans le domaine de la protection de l'environnement que celle-ci a souhaité s'investir cette année, en proposant pour l'été 2007, un projet innovant de ramassage d'ordures ménagères auprès des plaisanciers.
Comme de nombreuses zones littorales, la Côte d'Azur est confrontée à une population maritime importante en été, et subit des pollutions non négligeables liées notamment aux activités portuaires (sanitaires, dragage, distribution de carburant), aux bateaux (peinture, sanitaires, pompes de cales et moteurs), aux plaisanciers et aux infrastructures (station d'épuration, rejet d'eaux pluviales, activités urbaines). Si cette pollution est en grande partie organique, bactérienne et chimique, elle est également constituée de déchets comme les plastiques, les emballages et les déchets alimentaires qui ont des impacts visuels, économiques, sanitaires et environnementaux préoccupants pour les collectivités.
C'est pourquoi, la Jeune Chambre Économique propose de mettre en place des tournées quotidiennes de collecte des ordures ménagères auprès des plaisanciers en mouillage forain dans les baies de Menton et de Roquebrune Cap Martin, au moyen d'un bateau de type semi-rigide, spécialement équipé. Ce service sera gratuit. Des sacs poubelles seront distribués régulièrement aux plaisanciers et le tri sélectif (verres, emballages et ordures ménagères) sera appliqué. Les ordures seront convoyées dans des caissons hermétiques, vers les containers entreposés à terre.
Une plaquette de sensibilisation aux gestes de préservation de l'environnement maritime et au tri sélectif, élaborée en trois langues (Français, Anglais et Italien) sera également distribuée auprès des plaisanciers, afin qu'ils se comportent de manière à ne pas polluer l'écosystème dans lequel ils naviguent et se divertissent.
Ce service de ramassage sera accompagné de plusieurs autres services participant à améliorer l'accueil des plaisanciers au cours de la période estivale : service de commande de produits alimentaires, ravitaillement divers, et service de navette pour se rendre à terre.
L'objectif de ce projet innovant, et créateur de deux emplois saisonniers, est d'améliorer la protection du littoral azuréen, puis d'offrir à ses visiteurs les services qu'ils désirent en sus de ceux proposés habituellement par les ports. Au regard de la fréquentation de la baie, ce service pourrait être proposé à plus d'une cinquantaine de bateaux par jour.
Le « Bateau-Service » sera inauguré et mis à l'eau le 22 Juin prochain. Il assurera ses prestations jusqu'au 31 Août 2007, sept jours sur sept, de 7 heures du matin, à 19 heures du soir.
Cette proposition de la Jeune Chambre Économique de Menton-Roquebrune Cap Martin est soutenue par le Conseil Général des Alpes-Maritimes, la Communauté d'Agglomération de la Riviera Française, Eco Emballages, l'institut Ra.Mo.Ge, Suisscourtage Assurances et Intermarché Menton Saint-Roman.
Contact presse :
Virginie MAZZA - virginie.mazza@wanadoo.fr
Tel : 06 20 32 57 22
JCE MENTON – ROQUEBRUNE CAP MARTIN
BP 135 -
06504 MENTON cedex

En cette année 2007, officiellement sacrée année du dauphin, les Écogestes Méditerranée souhaitent inscrire leur action dans une démarche plus globale pour lancer leur 6ème édition .
Depuis 2002, se sont près de 20 associations, principalement issues du réseau mer, qui se mobilisent, le long du littoral méditerranéen, pour sensibiliser les usagers au respect de la mer.
Un enjeu majeur : protéger la mer et les côtes méditerranéennes
Bien que représentant un écosystème fragile, la mer accueille chaque année plus de tourisme, de sports et activités nautiques. La Méditerranée reste la première destination française de la plaisance avec plus de 41% de sa flotte.
Un objectif : sensibiliser les usagers de la mer
Sensibiliser les usagers à de nouveaux comportements, en expliquant les gestes à pratiquer pour un plus grand respect de la Méditerranée.
Un moyen original : la rencontre des usagers
Atypique cette démarche consiste à rencontrer les usagers dans leur environnement, soit en mer soit sur le port .
Une démarche innovante :
Lors de la dernière édition, les Écogestes Méditerranée se sont associés au laboratoire de Psychologie Sociale d'Aix en Provence afin de pouvoir mesurer l'efficacité et l'impact de la campagne.
Concrètement il s'agit de mettre en place “une méthode d'approche” qui permet l'adhésion des usagers de la mer au message des ambassadeurs Écogestes Méditerranée. Cette méthode, couplée à un engagement écrit permet :
une meilleure compréhension de la campagne et des gestes à pratiquer, assure une implication plus importante, sur le long terme, de la personne sensibilisée. Dans le cadre de ce partenariat, les bulletins d'engagement signés par les usagers, permettent au collectif de reprendre contact et d'échanger avec ces derniers, sur la tenue de leurs engagements, même hors période estivale.
Cette démarche représente une première pour une opération de sensibilisation, active durant les grandes vacances.

Service relations presse :
Canopée Jérôme Jarmasson / Carole Lespinat
0 820 821 144 -
-
www.ecogestes.com

Par
l'Association pour la Défense du Rizzanese et de son Environnement (ADRE)
En
apparence, l'édification de ce barrage, selon le ministère délégué à l'Industrie,
a pour objet la réduction du déficit énergétique de l'île. L'apport est évalué
par EDF à 83 Mégas Watt / an. Cependant que d'autres ressources susceptibles de
résoudre la question sont écartées ; la solution au gaz par un gazoduc reliant
l'Algérie, la Sardaigne et l'Italie ou encore celle du gaz provenant du continent.
Seule la solution au fioul lourd est retenue dans ce projet pour sous doute mieux
valoriser l'hydroélectricité projetée. Selon le ministère, le prix du KWh au pied
de la centrale hydroélectrique serait inférieur de 10 % à celui d'une centrale
thermique. La solution hydraulique retient encore l'attention du gouvernement
parce que ce moyen de production énergétique réduirait le CO² global émis par
les centrales au fioul lourd d'Ajaccio et de Bastia puisqu'elles seraient moins
sollicitées. Et que cette énergie serait aussi renouvelable. Le barrage serait
édifié en amont, sur une gorge fracturée dont il est dit que la sécurité, des
biens et des personnes d'une communauté villageoise, des usagers du fleuve et
à l'embouchure, ceux de la plage abondamment fréquentée l'été, sera assurée par
les études du Comité Technique Permanent des Barrages. La retenue des sédiments
par le barrage ne perturberait pas le trait de côte et la plage contiguë. Enfin
l'agriculture se verrait pourvue de l'eau qui lui fait, paraît-il, défaut pendant
la période estivale.
L'Association
pour la Défense du Rizzanese et de son Environnement - ADRE - s'est constituée
contre ce projet, non seulement pour préserver mais, surtout pour valoriser cette
nature qui fait envie et qui attire beaucoup de personnes qui viennent même de
très loin pour se ressourcer dans un cadre grandiose. L'ADRE s'est constituée
pour la nature et pour son utilisation économique dans la durée et sans détérioration,
contre une économie dans laquelle la Corse resterait positivement assistée. Tel
est le corollaire de notre démarche.
Le
projet du gouvernement n'est pas satisfaisant parce qu'il est destructif et anti-économique
:
|
-
le prix du KWh n'a été réévalué depuis 10 ans. De plus ce prix a été calculé par
EDF sur l'hypothèse improbable d'une hydraulicité fonctionnant à plein régime
chaque année pour produire les 83 mégaWatts théoriques -
lorsque l'on reprend les propres chiffres d'EDF concernant le coût du KWh au pied
de la centrale projetée nous calculons qu'il serait au moins 3 fois supérieur
à celui que nous payons à nos compteurs -
par ailleurs on a le souvenir que les projets calamiteux des centrales thermiques
au fioul étaient déjà ceux d'EDF. De la même façon que ce projet hydroélectrique
est encore mené par EDF avec pour argumentaire la réduction des atteintes à la
qualité de l'air, y compris ceux qui produisent l'effet de serre justement par
à la mise en service de ce projet de centrale hydroélectrique -
on sait que le piégeage des matériaux solides entraîne le recul des plages jusqu'à
leur disparition, que ce déficit de matériaux sera d'autant plus grave que le
niveau de la mer est appelé à augmenter à l'avenir -
que le recul de la plage hypothèquera le fond de commerce de l'industrie touristique
de la micro-région. Qu'il hypothèquera également les ressources en eaux de la
nappe phréatique puisque le bec salé reculera et contaminera cette dernière. Qu'il
perturbera l'écologie notamment d'une plante rarissime l'Anchusa crispa Viv. au
risque qu'elle disparaisse alors qu'elle est inscrite au patrimoine mondial -
que contrairement à ce que le gouvernement fait savoir, les retenues d'eau en
amont des barrages dégagent des polluants tels que le dioxyde de carbone (CO2²)
et du méthane responsables tous deux de l'effet de serre et contre lequel le barrage
est censé lutter. Or ce n'est pas EDF qui dira le contraire, lui qui est impliqué
dans une recherche sur ce sujet à propos du barrage de Petit Saut en Guyane française.
Certes le climat méditerranéen n'est pas celui des régions équatoriales, mais
sous notre climat méditerranéen les températures sont élevées dès le printemps
et jusqu'à l'automne favorisant la minéralisation de la matière organique et de
là les dégazages précités
- que l'agriculture telle que l'EDF ou la Communauté Territoriale Corse (CTC)
l'imagine n'existe pas. Que la nature pourvoit en eau beaucoup plus (38 millions
de m3) que ce qu'il lui serait dévolu par le barrage, s'il était réalisé (1.6
Millions de m3) -
l'eau pour l'alimentation que le barrage devrait semble-t-il également produire
est encore illusoire puisqu'elle serait impropre à la consommation. Et pas seulement
parce que les communes en amont rejettent directement leurs eaux usées dans les
rivières, mais à cause encore de la minéralisation de la matière organique. Il
faudrait ensuite réaliser une usine de traitement pour la rendre buvable. Un potable
que d'ailleurs beaucoup de personnes préfèrent trouver dans l'eau de source vendue
en bouteilles, les choses étant ce qu'elles sont -
cette eau existe depuis des temps immémoriaux dans le bassin versant de ce fleuve
côtier ou les résurgences sont nombreuses et d'excellente qualité, mais dont nombre
d'entre-elles pourraient s'assécher du fait du forage des tunnels devant alimenter
l'usine électrique -
en Méditerranée on sait que les eaux stagnantes sont le vecteur de l'anophèle
responsable de la malaria et que les moustiques pulluleront dans cette eau stagnante
- qu'en sera-t-il des poissons et autres représentants endémiques de la vie aquatique…
- le projet est destructeur du fleuve qu'on ne pourra plus parcourir, à pied,
en canoë, dans lequel on ne pourra plus se rafraîchir, se retrouver pour la baignade,
pour les repas. La fin de toute une vie sociale autour d'une richesse si rare
sur les bords de la Méditerranée… | |
Alors
qu'est-ce qui pousse le gouvernement à promouvoir ce projet catastrophique pour
la vie, pour la vie en général, pour cette richesse que nous sert l'environnement
? Les intérêts de quelques-uns : Entreprises du BTP en Corse qui sous-traiteront
de menus travaux. Les grands travaux seront laissés aux entreprises internationales
spécialisées dans ce type de réalisation. Les petites communes auxquelles des
retombées sont promises sous formes de taxes dont la pérennité n'est pas assurée.
Enfin EDF qui pourrait obtenir de façon détournée des crédits européens auxquels
elle ne peut légalement prétendre. Et le gouvernement pour acheter la paix électorale.
L'ADRE
n'a eu de cesse d'éclairer l'opinion publique sur ce projet qui n'est bon pour
personne. Elle s'est pourvue en Justice contre les arrêtés du préfet de Corse-du-Sud
qui déclarait le projet de barrage d'utilité publique et auquel était associé
un règlement d'eau. Elle a obtenu leur annulation devant le tribunal administratif
de Bastia en 2000 et 2001. Il n'y a pas eu appel du jugement.
En 2002 sous
la pression des élus locaux le projet est relancé. Après l'enquête publique de
2003, bien qu'assorti de réserves, un avis favorable au barrage est donné. Cette
fois le préfet n'a pas pris d'arrêté mais a préféré transmettre le dossier au
gouvernement qui a pris un décret favorable au projet de barrage en date du 8/10/2004
et paru au Journal Officiel le 9/10/2004. C'est contre ce décret que l'ADRE introduit
une instance de recours auprès du Conseil d'Etat courant .
L'ADRE n'ignore
pas que la demande énergétique est un facteur déterminant du développement économique,
que cette demande progresse et qu'il faut la prévoir à l'avance pour maintenir
le niveau de production. Mais elle n'ignore pas non plus qu'il n'y aura pas de
choix économique possible en matière énergétique tant qu'une étude large, mesurant
toutes les possibilités offertes par les différents modes de production énergétique
n'aura pas été réalisée. Dès lors on ne peut dire avec le gouvernement et les
collectivités territoriales et locales que le choix énergétique se réduit entre
la production électrique des centrales au fioul lourd et celle des centrales hydroélectriques.
Et que dans ce choix c'est la centrale hydroélectrique qui s'impose.
Le désaccord
avec eux porte aussi sur l'idée que si la réalisation d'un parc de centrales hydroélectrique
remonte aux années 1920, l'engagement de les réaliser en partie remonte aux années
quatre-vingt et il faut tenir compte des progrès de la science et des nouvelles
donnes économiques et politiques réalisées entre temps. Enfin, il ne faut pas
perdre de vue que l'on gouverne au nom du peuple, de l'intérêt général ou public
et non contre lui, au prétexte des intérêts de quelques-uns.
Conscients
des nouvelles difficultés que nous devrons affronter pour le droit, à un environnement
et à une économie durables et sans risque inutile, à l'expression du bon sens
et à la juste compréhension de l'intérêt public, nous faisons appel à votre énergie
pour nous soutenir en diffusant largement l'expression de notre lutte.

Contact
:
- Le site Internet de l'ADRE,
http://membres.lycos.fr/adre/


www.puffin-hyeres.org
Ce
site a été créé dans le cadre du programme LIFE "Conservation des puffins sur
les Iles d'Hyères". Vous y trouverez donc tous les éléments relatifs au programme
et aux acteurs.


Intervention d'Eric Blot, directeur de l'ARPE (Agence régionale pour l'Environnement)
le 8 mai 2004 à Porquerolles, lors du congrès des JNE.
Bien
que les chiffres ne soient pas ce qu'il y a de plus séduisant pour cette présentation
nous ne pourrons pas en faire totalement l'impasse et je le regrette vivement.
J'essayerai donc d'en donner le moins possible. Néanmoins, pour planter le décor
je rappellerai que notre région abrite 4,5 millions d'habitants avec un flux touristique
très important assez bien réparti sur nos six départements, en été certes, mais
également pendant les autres saisons.
Alors
plus précisément quelle est la situation sur le plan géographique ? La masse globale
des déchets est évaluée à 3 600 000 Tonnes/an ce qui en ordures ménagères seules,
représente 2,3 millions de tonnes par an.
Les
raisons de cette surproduction sont multiples et s'il est vrai qu'il est impératif
de réduire les déchets, en agissant à la source, au quotidien, nous sommes confrontés
à cette masse qu'il faut inexorablement traiter.
Alors,
nombreux sont ceux qui pensent que la mise en place du tri sélectif a apporté
la réponse et que si ce n'est pas complètement, c'est tout de même pour une très
grosse partie.
Faux ! si nous ne comptons pas la valorisation des mâchefers,
environs 7% des déchets ménagers seulement sont orientés vers une filière de valorisation
matière.
Face à ce piètre résultat, nous pourrions faire une foultitude de
commentaires, mais ceux-ci ne résoudraient pas la situation des 93% restant, et
c'est bien à cette réalité-là que la Région est confrontée.
Globalement,
quels sont les moyens, les techniques disponibles en place dans nos départements
:
Nous disposons de quatre incinérateurs aux normes européennes,
ou en cours de mise aux normes. Il s'agit des unités de Nice, Toulon, Avignon
et Antibes sans oublier une toute petite unité dans les Alpes de Haute Provence,
qui devrait cesser son activité très prochainement si ce n'est déjà fait. Cela
représente à peu près 20% du traitement global de notre région, nous trouvons
ensuite une toute petite fraction de compostage et surtout une très importante
mise en décharge de classe 2 ou CET - environ 66%.
Il
n'y a pas vraiment de quoi pavoiser !!, surtout si nous songeons aux sommes d'argent
qui ont été disponibles, réparties entre Région, Etat, Départements, et Europe
pendant plus de 10 ans!!….
Ce
constat appelle quelques réflexions, entre autres à savoir ce qui a été réalisé
pendant ces années…
Certes, des déchetteries ont été construites dans tous
les départements, au total, et à une ou deux près, 160 de ces structures sont
opérationnelles aujourd'hui. C'est autant de décharges sauvages qui ne dégradent
plus nos paysages. Des quais de transfert ont été aménagés, des réhabilitations
de décharges brutes effectuées et de nombreux points noirs ont été supprimés,
sans oublier l'acquisition de conteneurs de collecte sélective que nous avons
dans nos villes et nos villages. De même, une douzaine de centres de tri a été
réalisée, dont la plupart n'ont pas été aidés par des fonds publics et sont donc
totalement privés.
D'autres
projets ont vu également le jour : par exemple des stations de compostage de déchets
végétaux, ces réalisations sont marginales. Enfin, quelques CET privés ont vu
le jour (exemple des Hautes Alpes).
Si nous analysons ces résultats nous
pouvons dire qu'il y a eu un " saupoudrage " à travers des opérations qui, toutes
proportions gardées, ne répondent pas vraiment à la problématique mais qui donnent,
tout de même l'impression d'une réelle prise en charge de la situation.
Dans la réalité, la question de fond n'est pas résolue.
Quant
aux plans départementaux, ils ont rassemblé des quantités d'experts, tous très
qualifiés. Beaucoup d'énergie de temps et d'argent ont été dépensés pendant des
mois pour aboutir très souvent devant les tribunaux administratifs.
Dans
certains cas, les Préfets ont successivement confié la conduite de ces PDED (plan
départemental d'élimination des déchets ménagers et assimilés) à la DDAF à la
DDE pour finir quelques fois avec la DRIRE !! et puis dans certain cas, ce sont
les départements qui en ont réclamé l'élaboration (exemple du 04.06.13). Ces situations
n'ont pas eu un caractère très crédible au regard d'élus pas toujours très motivés
et pour la plupart en recherche d'assurances techniques et financières, redoutant
à la fois la sanction des administrés et celle des préfets.
Nous
assistons alors depuis l'échéance de la loi 1992 (fin de la mise en décharge des
déchets bruts en juillet 2002) à des fermetures administratives de sites obsolètes
et par conséquence, au tourisme interdépartemental des
ordures ménagères. Les sites disponibles sont aujourd'hui de véritables
richesses pour leur exploitant.
Au
regard de la réglementation et de ses édicts sur la valorisation, nous affichons
en effet un déficit déplorable.
Quant aux autres moyens de traitement, la
situation n'est pas meilleure et outre le fait que nous fêterons certainement
les 100 ans de la décharge d'Entressein, nous n'avons pas de réels projets affichés
à la mesure de nos besoins.
La Communauté Urbaine de Marseille est aux prises
avec ces incertitudes, aussi bien sur les techniques envisagées, que sur l'implantation
future de ses installations. Sa politique globale des déchets n'est pas clairement
affichée et tout le monde attend des décisions précises.
Les Alpes Maritimes sont en pleine réflexion
sachant que la vie des incinérateurs de Nice est certainement limitée à une dizaine
d'années, et que la pérennité de la décharge de la " glacière " n'est pas établie.
Par ailleurs, le Conseil Général qui a repris à son compte l'élaboration
du plan départemental s'interdit toute incinération à terme et malgré ce, n'a
pas encore défini de véritable stratégie de remplacement. Exception faite peut-être,
pour l'arrière pays Niçois où s'élabore une unité de tri-compostage (25 000 T).
Dans
les Alpes de Haute Provence, le Conseil Général élabore lui-même le
PDED et l'oriente vers une extension de la collecte sélective et la recherche
de site destinés à la création de centre d'enfouissement technique.
Dans les Hautes Alpes, nous retrouvons sensiblement
le même schéma, sauf que le site d'enfouissement est déjà réalisé … vaste et extensible,
nous pourrions ajouter, avec la réserve d'usage, relativement salvateur d'une
situation difficile.
Le
Var exploite ses installations en interne au département, incinération
et CET avec bien sûr la collecte sélective et un réseau de 30 déchetteries.
Le Vaucluse : les incinérateurs hors normes
ont cessé leur exploitation et quelques structures intercommunales au nord comme
au sud, s'organisent pour acquérir difficilement leur autonomie. Indépendamment
de ça rien de plus que la collecte des " propres et secs ", la mise en CET et
l'incinération à Vedène, usine qui projette de se renforcer par la mise en place
d'un 4ème four. Celui-ci sera privé. Nous comptons aussi 21 déchetteries sur l'ensemble
du territoire.
Ce tour d'horizon se veut très objectif et bien que rapide et parfois un peu critique,
il espère susciter le débat, réveiller les consciences au-delà de tous les clivages
et donner un véritable signal pour dire que nous n'avons plus le temps d'étudier,
de palabrer, et qu'il est impératif d'agir.
Au-delà
de ces considérations techniques nous sommes actuellement confrontés à d'autres
difficultés qui ne sont pas des moindres.
En effet, la hiérarchisation des priorités ne place pas notre " souci " en tête
de liste. Certains financeurs n'ont plus l'impact de ces dernières années auprès
des structures intercommunales. Nous savons tous que la charge financière est
de plus en plus lourde, la réglementation de plus en plus contraignante et les
administrés de plus en plus vigilants. Cette équation sera celle de ces prochaines
années et ne sera pas facile à résoudre.
Quant
à nous, l'Agence Régionale pour l'Environnement, nous partageons ces préoccupations
et pour y répondre avec pertinence, dans le cadre d'une de nos missions princeps
qui est celle de conseil auprès des communes, nous avons recherché en France et
en Europe, et auprès de tous ceux qui avaient engagé des réflexions et conduit
des projets, les possibles réponses à ces questions.
Ainsi en 2003, nous avons retenu des réalisations de tri-compostage en Espagne.
Des usines à l'échelle de Marseille ou d'Avignon fonctionnant sur des principes
simples et efficaces, depuis 10 ans et plus et donnant des résultats tout à fait
satisfaisants et des prix de traitement enviables.
Nous
y avons accompagné des élus et des techniciens des six départements. Ces voyages
d'études ont été révélateurs et aujourd'hui ils apportent une nouvelle voie qui
nous l'espérons sera très largement empruntée dans notre région.
A une toute autre dimension et pour devancer la question …, sachez que les déchets
des îles de Port Cros, Porquerolles et du Levant, sont triés, collectés et traités
sur le continent avec ceux de la commune de Hyères les Palmiers.


Par Christian Weiss
L'engouement pour la plongée sous marine, initiée par le commandant Cousteau,
a entraîné de l'autre côté du miroir des milliers de plongeurs, qui ont découvert
en moins d'un demi-siècle un univers fantastique alors presque inconnu. Cet attrait
a connu des excès, en termes de chasse sous-marine et de surfréquentation des
sites côtiers. Même si les chasseurs en apnée sont loin de provoquer autant de
dégâts que la pêche industrielle, leur pression sur les poissons de roche et côtiers
a contribué à la décimation de nombreuses espèces. Pour avoir connu, adolescent,
la presqu'île de Giens à la fin des années 1960, je me souviens d'avoir partagé
à l'époque les tombants et les herbiers avec une faune omniprésente, alors qu'aujourd'hui,
en dehors des sites protégés, seuls quelques poissons juvéniles sont encore visibles,
traqués par les arbalètes, puisqu'il n'existe quasiment pas de réglementation
pour leur prise. La fréquentation excessive des sites par les plongeurs équipés
de bouteilles d'air comprimé a également eu un impact regrettable, chacun voulant
rapporter un petit souvenir, corail ou coquillage, ou encore nourrir d'œufs et
de saucisses les poissons - dont les mérous - pour les approcher ou... les " caresser
". Quand sur des sites protégés, deux mille plongeurs passent dans la journée,
on imagine l'impact alimentaire, au point que certains mérous de Port-Cros se
sont mis il y a quelques années à souffrir de… cholestérol.
Encore plus grave,
l'ancrage répété des bateaux de plongée a entraîné sur certains fonds de graves
dégâts : destruction des coraux, arrachage des posidonies, déchets de toutes sortes…
Aujourd'hui, la biologie sous-marine est enseignée dans les clubs de plongée,
et rapporter une branche de corail serait du plus mauvais effet. Nourrir les poissons
est également fortement déconseillé, même sur les sites non protégés. Comme dans
toutes les activités nature, des pilleurs subsistent, mais ils sont aujourd'hui
minoritaires, et les plongeurs s'enorgueillissent de participer à la préservation
du Grand bleu et de ses trésors floristiques et faunistiques : ils sont souvent
à l'origine de l'alerte aux dangers qui les menacent.


Par Christian Weiss
Malgré
ses 8 000 km de côtes, la France compte néanmoins très peu de sites marins protégés
ou de réserves accessibles aux plongeurs. L'île de Port-Cros est quasiment unique
à proposer cet accueil… et ne peut bien évidemment répondre à la demande des clubs
de plongée, qui trouvent d'autres sites en Espagne, bien protégés et organisés.
Une réflexion, alimentée par l'expérience du Conservatoire du littoral, pourrait
permettre, après étude et concertations, de développer vers le domaine sous-marin
certains sites du Conservatoire, une façon de favoriser la préservation de la
biodiversité marine et de développer un écotourisme subaquatique pour compenser
l'abandon de la pêche sur ces zones.
Port-cros donne l'exemple avec son sentier
sous-marin et ses zones réglementées : la faune est à nouveau abondante et colonise
les abords du parc, et chacun y trouve son compte. Le sentier d'initiation se
situe au nord de la baie de la Palud et présente des écosystèmes présents entre
0 et 10 m, que l'on peut rencontrer en Méditerranée, des fonds " accessibles "
même à un plongeur débutant équipé d'une paire de palmes, d'un masque et d'un
tuba. Des bouées balisent le milieu et proposent sur des panneaux quelques particularités
illustrées du milieu, et les promeneurs sous-marins peuvent consulter des fiches
en plastique qu'ils emmènent sous l'eau. Une équipe de trois personnes brevetées
propose gracieusement, de juin à septembre, de 10 h 30 à 16 h 30, une découverte
accompagnée du site avec un réel succès (le matériel n'est pas fourni). Enfin,
plus de 30 000 plongeurs équipés de bouteilles fréquentent les eaux du parc, principalement
entre mai et août.

Créé le 14 décembre 1963 en application d'un leg de l'une des anciennes propriétaires
de l'île.
Ile principale : 650 ha auxquels il faut ajouter l'île de Bagaud,
à l'ouest, et l'îlot de la Gabinière, au sud, deux secteurs interdits.
La
zone marine protégée couvre 1 800 ha.
Le point culminant est le mont Vinaigrier,
à 196 mètres. L'île comporte 22,5 km de littoral. Il y a, selon les saisons, entre
quarante et cinquante habitants permanents. Il est interdit de fumer en dehors
du village qui jouxte le port et, bien entendu, interdit de faire du feu sur tout
le territoire de l'île. Ni voiture, ni scooter, ni
vélo, l'île est réservée aux piétons. Il faut une demi-heure pour aller d'un bout
à l'autre de Port-Cros. La chasse est
interdite. Aucune cueillette n'est autorisée. La pêche sous-marine est interdite,
tout comme la pêche à pied. Pas de chien sauf dans le village, et tenu en laisse.
Ni camping ni bivouac.
Les possibilités de logement hôtelier
à Port-Cros sont très réduites en dehors de l'hôtel de luxe (une bâtisse ancienne
du XIX e) laissé à la famille de Marceline Henry, qui a fait don d'une grande
partie de l'île avant sa mort, sous condition d'y créer un parc national. C'est
en se promenant à Port-Cros, en compagnie de bien d'autres écrivains invités par
le couple Henry, qu'André Malraux fut convaincu de la nécessité de créer enfin
en France des parcs nationaux et poussa à la rédaction et à l'adoption de la loi
de 1960 sur les parcs nationaux, loi qui porte, avec d'autres, sa signature… L'île
a été autrefois cultivée et comportait quelques vignes ; les espaces agricoles
étaient alimentés par un petit " barrage ", qui existe toujours. C'est maintenant
un superbe reliquat de forêt méditerranéenne. L'île offre un sentier botanique
et un sentier sous-marin.
Il reste cinq forts militaires sur l'île : le fort
du Moulin, encore habité par des descendants de la famille Henry, le fort de l'Estissac,
le fort de l'Eminence, le fort de Port-Man et le fort de la Vigie.


Par Natacha Zana
Entre
l'augmentation du trafic maritime, des pollutions diverses et la poursuite d'une
pêche intensive, sans égard pour les ressources halieutiques, quelle place est
laissée aux cétacés en Méditerranée ? Pendant combien de temps les plaisanciers
respectueux pourront-ils encore profiter de la visite surprise d'un banc de dauphins
typiques de cette mer (bleu et blanc), d'un rorqual commun ou d'un cachalot ?
Observées régulièrement ou non, ce sont près de vingt espèces sur les quatre-vingts
répertoriées dans le monde qui sont concernées. Nos côtes s'ouvrent donc sur un
patrimoine exceptionnel de plus en plus menacé sans que de réelles mesures aient
été votées, puis appliquées. Certes, un pas a été franchi lors de la création
du sanctuaire de la mer Ligure, dont la partie au large de toute terre reste très
difficile à surveiller. Mais si la survie de ces animaux au fort pouvoir de fascination
ne pèse pas lourd face aux enjeux financiers, peut-être en serait-il autrement
si nous réalisions ce qui nous lie à eux ? Car les autopsies effectuées lors des
échouages, par exemple, démontrent une détérioration vertigineuse de la qualité
de l'eau et des poissons que nous consommons aussi ! Victimes d'épidémies, d'intoxications
aux métaux lourds ou des engins de pêche destructeurs tels que chalut et thonaille
(famille des filets dérivants), pourront-ils continuer longtemps à peupler les
récits des navigateurs d'un jour ou de toujours ?

Hormis
les 550 ha des Salins des Pesquiers, le Conservatoire du littoral a concentré
ses interventions sur la pointe occidentale de la presqu'île de Giens, partie
la plus sauvage qui était exposée au grignotage d'une urbanisation diffuse. Il
y a acquis 110 ha, dont 100 ha de forêt littorale surplombant de hautes falaises
maritimes, et 10 ha de marais. Ces interventions sont intervenues à la suite d'un
important travail d'alerte et de pression de la part des associations locales
de protection de l'environnement, et grâce à la volonté communale qui s'est traduite
:
- par le vote en conseil municipal du droit de préemption au profit du
conservatoire pour l'ensemble des espaces naturels littoraux (1992) ; cela a notamment
permis l'acquisition de 46 ha supplémentaires à la calanque des Chevaliers, permettant
la restauration à l'état naturel d'une ancienne aire de stationnement de camping
cars (2001) ;
- par la décision de la commune de céder au conservatoire pour
le franc symbolique 6 ha au pic du Niel (1994) ; une opération exemplaire de démolition
d'un programme immobilier a pu être menée suite à cette acquisition, avec remise
en état naturel du site ;
- par le souhait de la municipalité de trouver une
solution à la question des cabanons présents sur la presqu'île ;
- par la
mise en place d'une gestion concertée des sites associant la commune, le parc
national de Port-Cros et le Conservatoire du littoral. Celle-ci s'est notamment
traduite par le recrutement d'un technicien de gestion financé par la commune
avec le soutien du département et de la région, et encadré par le parc national
de Port-Cros.


Le
Conservatoire est propriétaire du domaine de L'Oustaou de Diou (12 ha), situé
au sud de l'île, dominant la calanque de Cale Longue qui s'ouvre vers le sud.
Cette acquisition de 1987 a prolongé l'action de l'Etat, qui s'était porté acquéreur
des 4/5es de l'île en 1971 - donc avant la création du Conservatoire du littoral,
quand la famille Fournier, propriétaire de la quasi-totalité de l'île depuis 1912,
ouvrait des pourparlers avec des promoteurs immobiliers. L'objectif était de sauvegarder
et d'entretenir ce cadre naturel exceptionnel, constitué essentiellement de zones
agricoles et forestières.
Ce site, ainsi que l'ensemble des terrains de l'Etat,
sont gérés par le parc national de Port-Cros, dans le cadre du plan d'aménagement
et de gestion de l'ensemble de l'île. La petite ferme installée au centre du site
a été concédée à deux agriculteurs locaux qui l'ont restaurée, ce qui leur a permis
de maintenir leur activité malgré la pénurie de logements sur l'île. D'autre part,
les îles de Port-Cros et Porquerolles comportent encore d'anciennes propriétés
militaires, aujourd'hui désaffectées. Situés sur des pointes, des caps ou des
lieux dominants, ces sites présentent un intérêt écologique et paysager incontestable.
Pour éviter tout morcellement foncier et tout risque de cession à des fins incompatibles
avec la protection et la gestion des îles, l'affectation de ces terrains militaires
au conservatoire est projetée, en concertation avec le parc national et le ministère
de la Défense.
Pour Porquerolles, cette affectation
porterait sur :
- les Mèdes (62 ha), y compris la batterie, gérée
par une association de sauvegarde du patrimoine ;
- la pointe du Lequin (2
ha), y compris le fort qui sera mis à disposition du parc national pour des activités
pédagogiques ;
- le Grand langoustier (16 ha), y compris le fort en cours
de restauration par un privé bénéficiaire d'une AOT.

Achetée par l'Etat en 1971 (sur décision de Georges Pompidou) à la famille Fournier,
pour écarter un projet immobilier du Club Med, excepté ce qui était encore à l'époque
le domaine militaire et le village.
Superficie : 1 254 ha, point culminant,
le Sémaphore, à 142 mètres.
Depuis 1988, toute l'île et un périmètre marin
de 500 mètres autour de l'île et des îlots constituent un site classé. Depuis
1996, cette zone est un site pilote de Natura 2000.
La population permanente,
selon les saisons, varie de 200 à 350 habitants. Il est interdit de fumer en dehors
du village et bien entendu de faire du feu. Malgré les coupe-feu, un incendie
serait une catastrophe. Au début du siècle, un incendie a ravagé toute l'île pendant
quinze jours. C'est ensuite que François-Joseph Fournier, fortune faite dans les
mines d'or et d'argent du Mexique, a acheté toute l'île pour en faire un domaine
agricole.
La circulation des véhicules motorisés
et des vélos est réglementée ; il est impossible d'apporter une voiture sur l'île
et interdit d'apporter un deux-roues motorisé. Il est possible de louer des vélos
sur l'île. Il est interdit de quitter les pistes et les sentiers. Les chiens doivent
être tenus en laisse et sont interdits sur les plages. Ni camping ni bivouac.
Il y a trois vignobles sur l'île (le Domaine de l'Ile, géré
par les descendants des anciens propriétaires de l'île, le Domaine Perzinsky et
le Domaine de la Courtade). Dans les années 30, le vignoble de cette île, qui
était alors essentiellement vouée à l'agriculture, couvrait 175 ha (14 000 hectolitres/an).
Le parc encourage le développement de l'agriculture biologique (légumes et huile
d'olive notamment). Une petite zone humide s'est peu à peu installée autour de
la station de traitement des eaux par lagunage.
Il y a plusieurs hôtels sur
l'île, y compris un hôtel de luxe près de la pointe du Langoustier. Comme Port-Cros,
Porquerolles comporte plusieurs forts militaires souvent anciens, qui rappellent
que cette île faisait partie du système de défense de la royauté, de l'Empire
et même de la République. Le fort de l'Alycastre (XVIIe), le fort Sainte-Agathe
(XVIe), le fort de Repentance (fin XIXe), le fort du Bon Renaud (milieu XIXe)
et le fort du Grand Langoustier (XVIIe).


Le 23/04/04
Communiqué
de presse
En 1999, la France, l'Italie et Monaco ont signé un Accord instaurant une zone
maritime de 87500 km² pour la création du Sanctuaire Pelagos, et destiné à protéger
les nombreuses espèces de mammifères marins présentes. L'animation de la partie
française de cet accord, entré en vigueur en 2002, est confiée au Parc national
de Port-Cros, sous la tutelle du Ministère de l'Écologie et du Développement Durable.
L'objectif tripartite pour l'année 2004 est la mise en place d'un plan de gestion,
dont un des éléments pour la partie française est la restructuration de l'organisation
nationale faisant suite à quatre années de fonctionnement déjà très efficaces.
C'est ainsi que le vendredi 7 mai, la Partie française du Sanctuaire Pelagos
organise une manifestation d'ampleur nationale afin d'officialiser les résultats
de sa réflexion, avec notamment un nouvel organigramme. Il s'agit par exemple
d'instaurer une nouvelle assemblée, le Comité National du Sanctuaire (CNS), qui
réunit l'ensemble des sensibilités et des compétences directement liées à ses
problématiques (Services de l'État et des collectivités territoriales, organisations
professionnelles, laboratoires et équipes de recherche, associations et ONG).
- A partir de 14h à la salle de l'Espace nautique de la ville d'Hyères
(Port d'Hyères)
- Conférence de presse à 16h
Le samedi 8 mai, la Partie française du Sanctuaire invite ses partenaires
et les associations de protection de la nature des régions de Corse et de PACA
à assister à une journée de présentation des derniers résultats scientifiques
sur la cétologie dans le périmètre du Sanctuaire.
- A partir de 9h à l'Auditorium
du Casino d'Hyères
Ces
deux journées constituent ainsi une manifestation d'ampleur nationale destinée
à rendre compte à la société civile des actions du Sanctuaire, de ses enjeux et
de son avenir.
Contacts
: M. Philippe Robert (Responsable scientifique du Parc national de Port-Cros)
p.robert@pnpc.com.fr M. Nicolas Vaselli (Chargé de Mission " Sanctuaire Pelagos
") n.vaselli@pnpc.com.fr Parc national de Port-Cros Castel Sainte Claire 83418
HYERES CEDEX Tél. : 04 94 12 82 30 Fax. : 04 94 12 82 31


Une décennie de discussion et de partage d'information dans une volonté commune
a été nécessaire pour que, le 25 novembre 1999, la France, l'Italie et la principauté
de Monaco signent un Accord relatif à la création en Méditerranée d'un sanctuaire
pour les mammifères marin. Son entrée en vigueur à lieu le 21 février 2002 après
la ratification par ces trois pays. Sa zone de compétence s'étend sur un vaste
espace maritime de 87 500 km² et englobe la partie maritime du bassin Corso-Liguro-Provençal.
Créé
dans le but de protéger les mammifères marins contre toutes les causes de perturbation
provenant des activités humaines, le Sanctuaire doit concilier le développement
harmonieux des activités socio-économiques avec la nécessaire protection des habitats
et des espèces.

Pour
cela, chaque Partie de l'Accord organise sa réflexion et ses projets de gestion
en concertation avec les autres Parties. Du côté français, le Ministère chargé
de l'environnement a confié l'animation du Sanctuaire au Parc national de Port-Cros.
La création de plusieurs groupes de travail, composés de représentants des services
de l'État, des collectivités territoriale, de laboratoires scientifiques, des
professionnels du transport, de la pêche, du tourisme, d'associations et ONG,
permet de traiter l'ensemble des questions de manière globale et concertée.
Les Parties contribuent activement au projet sur plusieurs niveaux, comme par
exemple l'élaboration d'un code de bonne conduite pour l'observation des cétacés
en mer ou la proposition d'interdiction des compétitions d'engins à moteur rapide
dans le Sanctuaire. Sur le plan de la communication, l'édition d'une plaquette
d'information du public en trois langues (français, italien et anglais) ou l'élaboration
d'une exposition sur les cétacés, témoignent de la volonté de diffuser à tous
les messages du Sanctuaire.
Une
des stratégies d'action du Sanctuaire est la mise en synergie des différents moyens
techniques, scientifiques, pédagogiques ou juridiques, applicables sur ce vaste
périmètre. L'aspect international se développe avec la tenue de plusieurs réunions
tripartites pour définir progressivement une ligne de conduite commune. La première
réunion des Parties contractantes, le 17 février 2003 à Monaco, a souligné les
aspects de solidarité entre les pays et de globalité des actions.
L'inscription
du Sanctuaire sur la liste des Aires Spécialement Protégées d'Importance Méditerranéenne
(ASPIM) en novembre 2001, lui apporte la reconnaissance officielle des autres
États méditerranéens. Dans ce cadre, un plan de gestion est en cours de réalisation
pour être opérationnel en automne 2004.
C'est
ainsi que la dimension internationale de la gestion du Sanctuaire, la rédaction
du plan de gestion, l'approche concertée des problématiques socio-économiques,
constituent les enjeux auxquels doivent désormais s'attacher les trois pays pour
que les mammifères marins n'aient plus à subir les conséquences des activités
de l'Homme.
