TCHERNOBYL Plainte contre X / Lettre aux parlementaires / Champagne un écran contaminé / Hommage à Ted Taylor
 
 
 
 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
POURQUOI DIRE OUI AU REFERUNDUM  
Appel pour une Europe du Développement Durable  
Le chapitre agricole du Traité constitutionnel européen :
une analyse d'économistes, sociologues ruraux et autres experts de l'agriculture et du rural
 
Europe : des bons mots et des gros maux  
APPEL Les politiques ont atteint leur limite dans la défense du OUI  
Appel d'écologistes du Maine-et-Loire pour un NON européen, altermondialiste et solidaire au traité établissant une constitution européenne ( T.C.E.)  

 

POURQUOI DIRE OUI AU REFERUNDUM

Par Gaïa network

www.gaia-network.com

- GAÏA network dit oui au Référundum
- Pourquoi le traité est bon pour l'environnement
- De l'importance de la Constitution européenne
- La Constitution et l'environnement
- VIDEO : Ségolène Royal dit oui à la Constitution
- Reach : vers une réglementation européenne des produits chimiques
- Ils disent oui à la Constitution :
Portraits :
Christine Chabot : Navigatrice et journaliste radiophonique
Yann Arthus Bertrand : Photographe et auteur de la terre vue du ciel
Allain Bougrain Dubourg : Président de la LPO (ligue de protection des oiseaux)
Nicolas Vanier : Organisateur d'expéditions dans le Grand Nord, écrivain, réalisateur
Dominique Belpomme : Professeur en cardiologie

 

Appel pour une Europe du Développement Durable

Le 10 mai dernier, plusieurs ministres européens de l'environnement se sont réunis à Paris pour célébrer, sans débat contradictoire, les mérites supposés du traité constitutionnel européen au regard de la protection de l'environnement et du développement durable. Cette absence de débat, non démocratique, permet de masquer les vrais problèmes et nous conduit à rendre publiques nos convictions individuelles et de citoyens sur ce sujet.

L'Europe a, avec raison, bonne réputation en matière de politique environnementale. Elle a, en effet, su se doter d'une législation plus avancée que celle de la plupart de ses pays membres. Mais le traité proposé permet-il de conserver cette avance et de prendre en compte les défis planétaires des dix ans qui viennent ?

Une constitution, d'habitude, est tournée vers l'avenir. Le traité " établissant une Constitution pour l'Europe ", à l'inverse, est un traité du passé. Il constitutionnalise des politiques adoptées, pour certaines, il y a vingt ou trente ans, et ne les rend révisables qu'à l'unanimité des Etats membres. Or en vingt ans, le monde a profondément changé.

Certes, l'article I - 3 - 3 concède : " L'Union œuvre pour le développement durable de l'Europe " … mais le reste du texte contredit cette déclaration de principe. Le texte parle de lui-même : les mots " marché intérieur " y figurent soixante fois, les mots " ressources naturelles " deux fois, et le mot " climat " une seule fois.

Depuis le Sommet de la Terre de Rio en 1992 - l'année de Maastricht - le monde ne peut plus ignorer qu'il est entré dans une nouvelle ère. Et pourtant, le traité s'inscrit dans une conception du monde où la croissance resterait infinie, où ses dommages sont laissés de côté, où les ressources naturelles seraient inépuisables, où la capacité de régénération des écosystèmes serait sans limites.

Il propose, toujours dans l'article I - 3 -3, une " croissance économique équilibrée ", sans référence aux désordres environnementaux et sociaux engendrés par un tel modèle. " L'équilibre " énoncé n'est qu'un masque de la prééminence maintenue des objectifs commerciaux, économiques et financiers sur tout autre aspect de la vie en société.

Le traité laisse de côté la nécessité d'un autre contenu à la croissance, et verrouille la possibilité d'en envisager l'émergence. Il contient en effet des dispositions interdisant la moindre régulation des marchés de capitaux comme des échanges commerciaux , qui conduisent immanquablement, en même temps qu'au dumping social, au dumping environnemental.

Alors que le traité sait entrer dans les détails, parfois maniaques, lorsqu'il s'agit d'organiser la protection de la " concurrence libre et non faussée ", les questions que pose le développement durable sont méconnues, oubliées ou passées sous silence.

Si la Charte des droits fondamentaux (partie 2) évoque les notions de protection de l'environnement et de droit à un environnement sain, c'est de manière floue et non contraignante . Sa portée réelle, comme pour l'ensemble de son contenu, est donc faible. La question du droit d'accès à l'eau en est absente.

L'enjeu de la rupture du lien entre accroissement des richesses et celle des consommations énergétiques et des émissions de gaz à effet de serre n'est pas pris en compte. En matière d'environnement, d'agriculture, de transport, d'énergie, le traité empêche de mener des politiques actives de développement durable : les instruments budgétaires ou fiscaux de véritables politiques publiques sont soit interdits soit renvoyés à la règle de l'unanimité.

Il en va ainsi par exemple de la question, pourtant essentielle pour la lutte contre les changements climatiques, de l'harmonisation par le haut de la fiscalité énergétique, comme d'ailleurs de toute fiscalité. En bouchant la voie d'une harmonisation fiscale, ce traité ne donne pas à l'Europe la possibilité, face aux paradis fiscaux, de combattre la corruption et le blanchiment d'argent. La lutte contre la corruption est un levier pour promouvoir un développement durable et solidaire.

La protection de l'environnement ne figure nulle part dans les articles sur l'agriculture. La lutte contre l'effet de serre et la pollution de l'air et ses effets sur la santé n'est citée nulle part dans les articles consacrés aux transports. Si le principe pollueur payeur est évoqué, c'est pour préciser immédiatement que l'Union tiendra compte des " avantages et des charges qui peuvent résulter de l'action ou de l'absence d'action ; et du développement économique et social de l'Union dans son ensemble. "

Enfin, pour ce qui concerne le développement au Sud, le traité témoigne une fois encore de l'écart entre intention affichée et réalité des politiques. La partie 1 évoque la contribution de l'Union au développement durable de la planète et au " commerce libre et équitable ", qu'il faut entendre comme " libre-échange équitable " , ce qui est une contradiction intrinsèque. La partie 3 précise en effet que le soutien au développement des PED passe " y compris par la suppression progressive des obstacles au commerce international ". Le libre-échange sans règles sociales et environnementale est le contraire du commerce équitable.

Parmi les citoyens d'Europe, les premiers à être victimes de la prééminence de l'économique et du financier sont aussi les premiers à souffrir des dommages environnementaux qu'elle entraîne. A l'insécurité sociale répond l'insécurité environnementale. Aux inégalités sociales correspondent les inégalités environnementales. Le traité consolide les unes et les autres en hissant au niveau de principal objectif fédérateur de l'Union la " concurrence libre et non faussée ".

Il n'y aura pas d'Europe politique sans le soutien des opinions publiques, c'est-à-dire sans Europe sociale. L'Europe sociale sera une Europe du développement durable. C'est pourquoi l'Europe doit impérativement mieux prendre en compte simultanément les défis environnementaux et sociaux de l'avenir, pour les générations futures. C'est, au delà du rejet de ce traité, notre appel d'aujourd'hui et notre tâche dans les années qui viennent.

Premiers signataires : (le 22 mai à 24h00)

" Pouria Amirshahi " Clémentine Autain (Adjointe au Maire de Paris)
" Francine Bavay (Vice Présidente du Conseil Régional d'Ile de France)
" Jacques Berthelot
" Martine Billard (Députée de Paris)
" Jean Desessard (Sénateur de Paris)
" Benjamin Dessus
" Rémi Douat (journaliste, Regards)
" Bernard Guibert (Président de la commission économie des Verts)
" Géraud Guibert (Vice Président de la Communauté Urbaine du Mans)
" Pierre Larrouturou (Porte-parole de Europesociale.net)
" Marie-Noëlle Lienemann (Députée Européenne)
" Eric Loiselet
" Sylvie Mayer (ancienne députée européenne)
" Béatrice Patrie (Députée européenne)
" Germinal Peiro (Député de Dordogne)
" Geneviève Perrin-Gaillard (Députée des Deux-Sèvres)
" Jacques Rigaudiat
" Claude Roiron (Conseillère générale d'Indre et Loire)
" Claude Saunier (Sénateur des Côtes d'Armor)
" Jean-François Sauvaget (Conseiller municipal de Saint-Dizier)
" Séverine Tessier (Conseillère municipale de Clichy)
" Jean-Luc Touly (Président de l'Association pour un Contrat Mondial de l'Eau)
" Catherine Tromas (Présidente de Deux Sèvres Nature Environnement)

 

Le chapitre agricole du Traité constitutionnel européen : une analyse d'économistes, sociologues ruraux et autres experts de l'agriculture et du rural

BERLAN Jean-Pierre (INRA), BERTHELOT Jacques, BUISSON Michel (consultant), DELORME Hélène (CERI), KROLL Jean-Christophe (ENESAD), LAURENT Catherine (INRA), PERRAUD Daniel (INRA), SERVOLIN Claude (INRA).

La première réaction des analystes de l'agriculture et du rural que nous sommes est de considérer que l'élément le plus contestable du traité constitutionnel européen (TCE) est précisément son chapitre sur l'agriculture. Un projet de constitution n'a pas à donner de prescriptions de politique économique, quelle que soit leur nature et quel que soit le respect que l'on peut avoir pour l'héritage paysan des pays européens.

Etant entendu que la politique agricole n'a rien à faire dans le TCE, voyons tout de même quel traitement lui est réservé. Le principal argument mis en avant par les dirigeants du syndicalisme majoritaire et les partisans du oui pour défendre le TCE est qu'il élargit le rôle du Parlement européen en lui donnant la " codécision " avec le Conseil des ministres en matière agricole.

Cette affirmation est une demi-vérité. Elle ne vaut que pour les textes cadres (dits loi ou loi cadre européenne), catégorie que crée le TCE pour désigner les textes de base définissant les " objectifs " (art. III-231, par. 2) des organisations communes de marché et des autres mesures de la PAC.

Mais pour toutes les mesures d'application de ces textes cadres, qu'elles concernent la fixation des prix agricoles, des aides et des quotas de production ou les contributions des agriculteurs dans le cadre de la modulation des aides directes (art. III-231 par. 3) ou encore les compensations des handicaps naturels et les aides à la modernisation (art. III-230 par. 2), le TCE marque un recul du pouvoir du Parlement à qui il retire le droit d'avis que lui accordaient les traités de Rome et de Nice. Le TCE confie ces décisions stratégiques, qui déterminent les revenus des agriculteurs et les techniques qu'ils mettront en œuvre, aux seuls représentants des gouvernements agissant sur proposition de la Commission.

Cette consolidation du pouvoir de la technocratie exécutive bruxelloise suscite d'autant plus d'inquiétude que le TCE reprend pour le reste le texte même du traité de Rome, comme le faisait déjà le traité de Nice. Le copier-coller est si complet que point n'est besoin d'être un profond connaisseur de la PAC pour faire un saut dans le passé. Le lecteur du chapitre agricole du TCE se retrouve en 1957 quand les fondateurs du marché commun négociaient pour savoir quel type d'organisations communes de marché ils allaient instituer : de simples " règles communes en matière de concurrence ", ou des " coordinations des organisations nationales de marché ", ou des " organisations européennes de marché " avec des prix uniques " fondée sur des critères communs et sur des méthodes de calcul uniformes " ?

Comment interpréter l'anachronisme des dispositions du TCE ? Pourquoi effacer presque 50 ans de négociations agricoles quasi quotidiennes entre les Etats membres et avec les institutions européennes (Commission, Parlement et Comité économique et social) ? Deux interprétations sont possibles qui se cumulent :

1) la première est celle du mépris : les rédacteurs du TCE n'ont pas voulu perdre leur temps à se préoccuper de définir des clauses nouvelles adaptées aux problèmes actuels des agricultures européennes et aux demandes que leur adressent les sociétés ;

2) la deuxième est celle de la ruse : la reprise des dispositions apparemment obsolètes du traité de Rome donne en pratique un maximum de souplesse pour poursuivre le démantèlement des organisations de marché et préparer la disparition de la PAC et au mieux la renationalisation des soutiens à l'agriculture.

La seconde de ces deux hypothèses est d'autant plus vraisemblable qu'elle correspond à la méthode communautaire générale (souvent théorisée d'ailleurs par les politologues) selon laquelle l'obscurité même des procédures et décisions bruxelloises est une garantie de succès car elle empêche les gouvernés (et parfois aussi les gouvernants !) de mesurer leur contenu et leurs impacts … avant d'en subir les conséquences.

Si l'on considère que les agricultures européennes ne doivent pas être réduites à une monnaie d'échange dans la négociation commerciale mondiale car avec les secteurs agro-alimentaires elles constituent un des points forts des économies européennes,

Si l'on estime que l'abandon de la PAC menace aussi le développement des zones rurales, du fait du rôle irremplaçable que les agricultures jouent dans l'occupation des territoires, l'entretien des paysages et la création d'emplois,

Si l'on considère que les 10 (bientôt 12) nouveaux membres d'Europe centrale et orientale ont tout à perdre dans une libéralisation qui les confrontera à des concurrents beaucoup plus compétitifs sans leur donner les moyens de moderniser leurs agricultures,

Si l'on pense qu'il faut pour cela refonder la PAC sur une politique de prix garantissant aux consommateurs un approvisionnement stable et aux producteurs un revenu décent basé sur une répartition équilibrée de la production, sans porter tort aux agriculteurs du reste du monde par des exportations à prix subventionnés,

Si enfin on refuse que la constitutionnalisation des traités antérieurs ne soit en réalité un subterfuge pour constitutionnaliser le libéralisme économique à l'exclusion de toutes autres doctrines et politiques économiques,

Il faut alors, comme disent vouloir le faire la majorité des agriculteurs, dire non au TCE.
Envoyez les signatures sur ce

 

Europe : des bons mots et des gros maux

Préambule :

Notre association est apolitique et ne prendra donc pas parti dans le débat sur la Constitution européenne. Cependant, nous avons choisi d'organiser plusieurs petits-déjeuners avec des personnalités de différents horizons sur ce thème et de vous présenter des textes qui pourront vous éclairer sur la relation entre la Constitution et l'environnement, thème, à notre avis, trop peu abordé dans la campagne.

Par Robin des bois

Le Traité constitutionnel ne liste pas parmi ses valeurs la protection de l‚environnement et le droit des citoyens à vivre dans un environnement non pollué. La santé ne fait pas partie des valeurs de l'Union Européenne (article I-2). L‚amélioration de la qualité de l'environnement fait seulement partie des objectifs dans le cadre d'un laïus sur le développement durable fondé sur la stabilité des prix et une économie fondée sur des échanges de produits illimités et associée au commerce équitable !

Les organes consultatifs de l'Union Européenne que sont le Comité Economique et Social et le Comité des Régions ne sont pas spécifiquement ouverts aux associations de protection de l'environnement.

La conservation des ressources biologiques de la mer est de la compétence exclusive de l'Union Européenne. Il n'y a pas de clause de sauvegarde en vue de protéger du pillage européen les ressources locales. Les produits de la mer sont des produits agricoles. L'huile de mammifères marins, donc de baleines, fait partie de ces produits agricoles (annexe 1).

Le niveau de protection de l'environnement dans chaque pays peut tenir compte de la diversité des situations ; des dérogations peuvent être obtenues par des états membres estimant que les coûts engendrés par une mesure de protection de l‚environnement sont disproportionnés.

Une loi-cadre européenne peut prendre des dispositions touchant les ressources en eau, l'affectation des sols, l'aménagement du territoire (et non des territoires). Des nappes phréatiques ou des ressources en eau pourraient être interdites d'utilisation au lieu d'être dépolluées, ou faire l'objet d'un marché européen de l'eau à l'image de l'électricité ; les corridors énergétiques et logistiques font partie des grandes ambitions de l'Union Européenne. Par contre, la gestion des déchets et l'interprétation des directives européenne en la matière relèvera toujours de la compétence ou de l'incompétence des Etats-membres.

Le protocole annexe sur les dispositions relatives à la restructuration de l'industrie sidérurgique polonaise, véritable boulet noir en ce qui concerne la pollution des sols et la pollution atmosphérique n'est pas incitatif à la protection de l'environnement. La " sensibilisation " aux questions d'environnement est seulement mentionnée. Dans le même domaine, les fermetures des centrales nucléaires d'Igualina en Lituanie et de Bohunice en Slovaquie ne sont pas assorties de clauses précises sur le stockage et la gestion des déchets. L'ex-Union Soviétique, auteur et profiteur de ces programmes, ne participe en aucune manière à leur neutralisation. Aucun protocole en annexe ne parle de la réhabilitation d'énormes sites pollués ailleurs que dans les pays de l'Est, comme la mine d'amiante de Canari au Cap Corse.

Au chapitre du positif, se remarquent une clause de solidarité en cas de catastrophe d'origine humaine et naturelle, et l'article III-121 reconnaissant aux animaux la qualité " d‚êtres sensibles " même s'il est affaibli par la prise en compte dans chacun des états-membres des usages, des traditions culturelles et des rites religieux. L'article 1-47 permet aux citoyens européens de contraindre l'Union Européenne à faire une proposition appropriée sur un sujet particulier à la condition de rassembler 1 million de signataires dans des conditions de répartition qui ne sont pas précisées dans la Constitution.

Commentaires :

Le Traité Constitutionnel Européen est écrit dans un souci de modernité branchée. Tous les grands mots sont là, le plus souvent vidés de leur substance. Il y a peu de différences entre le langage de la Constitution Européenne et le langage marketing international. L'Europe se présente comme une belle entreprise en quête d'actionnaires.

Si ce projet va de l'avant, ou s'il est refusé, il faudra dans les 2 cas être vigilant sur les grands travaux, les abus du commerce libre et " équitable ", les applications inégalitaires des directives européennes environnementales dans l'Europe des 25 par rapport à l'Europe des 15 et avoir en tête que l'aide massive à la fermeture des centrales nucléaires soviétiques en Europe de l'Est sera suivie d'une aide massive à l'achat de réacteurs européens. De même, les possibilités offertes à l'UE d'imposer des taux " d'énergie renouvelables " dans les états- membres ne doit pas être accueillie dans l'euphorie. Les impacts et la définition des énergies renouvelables sont inconnus et confus.

Le personnel politique européen, en particulier parlementaire, devrait être totalement renouvelé. Son déficit chronique de communication et de liaison avec les citoyens européens et les réseaux d'associations de protection de l'environnement est criant et cruel. L'argument selon lequel il n'y aurait pas de politique environnementale parmi les pays européens s'il n'y avait pas l'Union Européenne est faux. Des accords bi ou multilatéraux, des politiques communes, des conventions et des protocoles peuvent se substituer aux directives européennes.

Enfin, vu de notre expérience, les fonds européens sont employés sans principe de précaution environnementale, financent des projets de reconversion de friches industrielles sans que celles-ci soient dépolluées, et des infrastructures logistiques détruisant l'environnement et les capacités biologiques des écosystèmes, tel Port 2000, estuaire de la Seine, Le Havre.


Robin des Bois Association de protection de l'Homme et de l'environnement
14, rue de l'Atlas 75019 Paris
: 06 12 46 96 24 - 01 48 04 09 36 - Fax : 01 48 04 56 41 - www.robindesbois.org

 

APPEL Les politiques ont atteint leur limite dans la défense du OUI

Par Ecologie sans frontière

Dés aujourd'hui la Société Civile, les écologistes, les associations, les personnalités, se lancent dans la campagne pour un OUI ECOLO

La guérilla juridique contre toutes les pollutions

10 RAISONS POUR UN OUI ECOLO

A l'heure où la terre se réchauffe dangereusement ;
A l'heure où la pollution de l'air provoque des crises, de la souffrance et des morts ;
A l'heure où l'eau que l'on boit, où les fruits que l'on mange contiennent des pesticides dont tous les Européens réaliseront bientôt le grave danger sur leur santé ;
A l'heure où la sécurité nucléaire inquiète les Français et les Européens qui se souviennent de l'impact de Tchernobyl sur la santé de leurs enfants ;
A l'heure où 100 000 produits chimiques et polluants et leurs conséquences sanitaires ne sont connus que des seuls industriels ;
A l'heure des marées noires et des voyous des mers dont les méfaits (souvent impunis faute de moyens) sont tragiques pour l'écosystème ;
A l'heure de l'amiante, de la dioxine, des maladies de la thyroïde et des vies brisées à jamais ;
A l'heure des risques ignorés, des malformations génétiques, des cancers et morts inexpliquées ;
A l'heure où il faut s'armer et s'unir juridiquement contre les lobbies et les pollueurs : les Français hésitent !!!

Il faut réagir et ouvrir un nouveau "front" du OUI : celui de l'écologie.

NOUS ECOLOGISTES ET DEFENSEURS DE L'ENVIRONNEMENT

Nous vous donnons 10 BONNES RAISONS DE VOTER OUI ECOLO

1) Contrairement aux apparences, les lobbies et les pollueurs s'inquiètent du nouveau traité constitutionnel, car auparavant plus les textes étaient flous, moins les centres de décisions étaient précis et plus c'était bénéfique pour eux. Avec le nouveau traité, les responsabilités sont plus claires et la démocratie accrue au Parlement européen. Ce ne sera plus la loi de la jungle où l'argent et l'impunité sont rois.

2) On retrouve toujours, comme par hasard, les anti-écolos du côté des pollueurs et des lobbies.

Pour exemple : en France, Henri Emmanuelli, un des leaders du NON s'était déjà grossièrement opposé à la charte de l'environnement.

3) La transparence et la démocratie sont nettement prises en compte par la nouvelle Constitution, les processus et centres de décisions sont maintenant bien identifiés et partagés. Finie la "Dictature" d'obscurs fonctionnaires de Bruxelles. Plus de transparence et de démocratie c'est moins de magouilles. Le traité proclame les nouveaux principes de la "démocratie participative " ; ce qui est un progrès considérable au regard du retard de la France en la matière.

4) Les pollutions sont à la fois locales et mondiales. En France, nous avons maintenant la Charte de l'environnement dans la Constitution pour défendre les Français.

Pour la planète , les pollueurs sont mondiaux. Comment résister à un BUSH qui refuse Kyoto ? Grâce à la Constitution européenne, l'influence de la politique européenne de l'environnement pourra être plus grande dans les conférences internationales et dans les réunions de l'OMC


Plus d'Europe c'est moins d'Amérique

5) la majorité qualifiée généralisée empêchera maintenant certains pays d'héberger des pollueurs (pavillon de complaisance…). Le traité consacre la jurisprudence de la Cour de Justice de Luxembourg en proclamant que le droit de l'Union européenne prime le droit des Etats membres, c'est une avancée importante pour faire prédominer le droit communautaire sur les droits nationaux.

6) 3 principes fondateurs des politiques de protection de l'environnement sont reconnus juridiquement et s'imposent à tous les Etats membres : le principe de prévention et de lutte à la source des pollutions, le principe de précaution et le principe pollueur payeur.

7) La Charte des droits fondamentaux intégrée dans la Constitution européenne a désormais une valeur juridique obligatoire, elle consacre le droit de l'environnement comme un droit fondamental et s'imposera aux administrations et aux tribunaux

8) La Constitution européenne reconnaît à plusieurs reprises l'importance du développement durable qui s'impose à toutes les politiques communautaires et elle exige d'atteindre " un niveau élevé de protection de l'environnement ". Que souhaiter de plus ?

9) le principe d'intégration figure dans les dispositions générales du traité. Il impose d'intégrer l'environnement dans toutes les actions et instruments juridiques de l'Union européenne, c'est une exigence essentielle pour généraliser la prise en compte de l'environnement dans l'agriculture, l'industrie, le tourisme , l'énergie etc..

Le traité prévoit aussi l'intervention de l'UE dans le domaine de la prévention des catastrophes naturelles

10) La Constitution européenne introduit pour la première fois le droit d'initiative citoyenne ou populaire qui est la reconnaissance des contre-pouvoirs associatifs et citoyens par le biais de la " pétition citoyenne " réunissant 1 million de signatures dans 25 pays et qui permet de proposer des mesures directement auprès de la Commission.

Cette mesure était attendue depuis 30 ans par les écologistes français !

Si vous pensez, comme nous, que la pollution n'a pas de frontière, alors votez OUI

------------------------------------------------------------------------------------ Face aux NON à la Constitution européenne rassemblant tous les extrêmismes et les éternels perdants du suffrage universel : communistes (partenaire officiel du lobbie nucléaire français), trotskistes, LePenistes (extrème droite xénophobe) souverainistes (droite ultra libérale), il est impératif que réagissent les pro-européens convaincus que nous sommes. L'enjeu est historique et engage les générations futures, comme c‚était le cas pour la Charte de l'environnement. Le combat pour l'environnement impose un OUI sans complexes.

Sans la Communauté européenne, la France n'aurait pas la politique de l'environnement qui est la sienne aujourd'hui (par exemple Seveso et la prévention des risques technologiques majeurs, le contrôle de la chasse pour protéger les oiseaux migrateurs, la préservation des habitats naturels avec le réseau Natura 2000, le contrôle des OGM). Avec la nouvelle Constitution européenne, la protection de l'environnement sera renforcée grâce à la vigilance accrue de la Cour de Justice de Luxembourg qui veille au respect des textes communautaires sur l'environnement.

OUI à l'Europe c'est OUI à un environnement plus solidaire mieux protégé !


JE VOTE OUI A L'ECOLOGIE Franck Laval Siège : 22 rue Boulard - 75014
: 01 43 27 79 08 - fax 01 43 20 27 14 -

 

Appel d'écologistes du Maine-et-Loire pour un NON européen, altermondialiste et solidaire au traité établissant une constitution européenne ( T.C.E.)

Nous soussignés nous reconnaissons à des titres divers comme des militants de l'écologie politique. De par cet engagement pour la préservation de la planète et contre le libéralisme, nous sommes partisans d'une Europe fédérale, solidaire, respectueuse de l'environnement, porteuse d'un modèle de société alternatif au néo-libéralisme. Cette perspective que nous voulons pour l'Europe nous amène aujourd'hui sans ambiguïté à voter NON au projet de TCE qui sera soumis à la ratification des électeurs/trices le 29 mai prochain.

Cette Europe nous éloigne de celle que nous appelons de nos voeux.

Comment pouvoir acter et légitimer par notre vote la reprise des traités antérieurs (de Maastricht à Nice via Amsterdam) concernant les politiques explicitement libérales de l'Union?

Comment approuver un texte qui prône un modèle de société productiviste et considère le développement durable comme une simple déclaration d'intention, les biens communs tels l'eau comme de simples marchandises ?

Comment se reconnaître dans une construction européenne interdisant - unanimité oblige - toute mise en oeuvre d'une réelle éco-fiscalité à l'échelle communautaire ?

Comment mettre en parallèle des avancées essentiellement institutionnelles et limitées, avec un maintien de l'intégralité des prérogatives étatiques en matière sociale et fiscale ?

Comment mettre en parallèle l'inscription - au demeurant positive - de la Charte des Droits Sociaux fondamentaux avec le fait que celle-ci n'attribuera aucune prérogative supplémentaire à l'Europe pour faire valoir concrètement les droits en question ?

Comment enfin réellement parler d'une Europe politique plus indépendante tout en restant sous la coupe de l'OTAN en matière de défense et de sécurité communes ?

Nous devons dès lors assumer nos responsabilités et répondre à la question posée en votant NON lors du référendum du 29 mai prochain. Il en va de l'avenir possible d'une construction différente de l'Europe plus démocratique, plus fédérale, intégrant dans ses compétences les domaines fiscaux et sociaux.

Voter NON ne suffira pas à imposer l'Europe que nous voulons. Mais assurément, un vote positif serait compris par les élites européennes comme un assentiment donné aux politiques libérales constitutives de l'Union, et toute réorientation ultérieure rendue encore plus difficile.

Les débats récents sur la directive Bolkestein l'ont montré. La cristallisation du refus des politiques de régression sociale qui traverse majoritairement l'électorat de gauche (et, en son sein, y compris l'électorat écologiste) peut et doit donner au NON un contenu anti-souverainiste, un contenu social et écologiste porteur d'avenir pour l'Europe.

Tel est le sens de l'appel que nous lançons.
BLANCHAUD, Pierre, professeur, Saumur
DUSSER, Monique, adjointe au maire de Saumur
DUSSER, Yves, militant tiers-mondiste, Saumur
FEBVRE, Bernard, architecte, Saumur
GUÉNAL, Thierry, syndicaliste France-Télécom, Angers
MICHEL, Pierre, agrégé, chercheur, Angers
NUSSMANN, Gérard, Adjoint au maire de Beaucouzé
PORCHERON, Raymond, retraité, syndicaliste, Saint-Légers-des-Bois
RENOU, Daniel, chercheur à l'INRA, Angers


Signature à renvoyer à Pierre MICHEL 10 bis rue André Gautier 49000 - ANGERS -

VOIR EGALEMEMENT EN PAGE PETITS-DEJEUNERS JNE-FONDATION GAZ DE France, LES RENCONTRES AVEC Jean-Marc Jancovici - Francine Bavay - Ségolène Royal

 

 

Avant de rencontrer prochainement Francine Bavay (Vice présidente Verte du Conseil régional d'Ile de France) pour le NON et Ségolène Royal (Présidente du Conseil régional de Poitou Charentes) pour le OUI, nous avons lu tous les textes du " Traité établissant une constitution pour l'Europe " en y recherchant les éléments évoquant, ensemble ou séparément, le " développement durable "et " l'environnement ". Ni le mot " nature " ni le mot " biodiversité " ne figurent dans les 448 articles. Par contre, parce que cela participe de la subjectivité, nous n'avons pas relevé les articles ou parties d'articles qui peuvent être considérées comme " contradictoires " ou " antagonistes " avec le respect de la nature, de l'environnement et du principe de développement durable. Par exemple : la notion de " concurrence libre et non faussée ", " la haute compétitivité ", l'interdiction de " restreindre ou fausser le jeu de la concurrence au sein du marché intérieur " ou des articles sur la pêche et l'agriculture.

L'indication (…) signifie que l'extrait présenté, au début et/ou à la fin, a été isolé dans un article plus long.

Préambule : rien

Titre I, article 1-3 les objectifs de l'Union (…)

" L'Union œuvre pour le développement durable de l'Europe fondé sur une croissance économique équilibrée et sur la stabilité des prix, une économie sociale de marché hautement compétitive, qui tend au plein emploi et au progrès social, et un niveau élevé de protection et d'amélioration de la qualité de l'environnement. Elle promeut le progrès scientifique et technique " (…)
(…) Dans ses relations avec le reste du monde, l'Union affirme et promeut ses valeurs et ses intérêts. Elle contribue à la paix, à la sécurité, au développement durable de la planète, à la solidarité et au respect mutuel entre les peuples, au commerce libre et équitable, à l'élimination de la pauvreté "(…)

Titre I, article 1-14, les domaines de compétence partagée

(…) e) l'environnement ;

Titre II, article II-97, protection de l'environnement

" Un niveau élevé de protection de l'environnement et l'amélioration de sa qualité doivent être intégrés dans les politiques de l'Union et assurés conformément au principe du développement durable.

" Titre VII, article III-119

" Les exigences de la protection de l'environnement doivent être intégrées dans la définition et la mise en œuvre des politiques et actions visées à la présente partie afin, en particulier, de promouvoir le développement durable. "

Titre III, article III-172

(…) " La Commission, dans ses propositions présentées au titre du paragraphe 1 en matière de santé, de sécurité, de protection de l'environnement et de protection des consommateurs, prend pour base un niveau de protection élevé en tenant compte notamment de toute nouvelle évolution fondée sur des faits scientifiques "(…)
(….) "Si, après l'adoption d'une mesure d'harmonisation par une loi ou loi-cadre européenne, ou par un règlement européen de la Commission, un Etat membre estime nécessaire de maintenir des dispositions nationales justifiées par des exigences importantes visées à l'article III-154 ou relatives à la protection de l'environnement ou du milieu du travail, il les notifie à la Commission, en indiquant les raisons de ce maintien (1) (…)
(…) Si après l'adoption d'une mesure d'harmonisation par une loi ou loi-cadre européennes ou un règlement européen de la Commission, un Etat membre estime nécessaire d'introduire des dispositions nationales fondées sur des preuves scientifiques nouvelles relatives à la protection de l'environnement ou du milieu du travail en raison d'un problème spécifique de cet Etat membre, qui surgit après l'adoption de la mesure d'harmonisation, il notifie à la Commission les dispositions envisagées ainsi que leur motivation (1) (…)

(1) la Commission reste libre d'accepter ou de refuser en jugeant (dans un délai de six mois) qu'il s'agit ou non d'une " restriction déguisée au commerce " ou bien d'une " discrimination arbitraire ".

Titre III, article III-223

(…) Un Fonds de cohésion, créé par la loi européenne, contribue financièrement à la réalisation de projets dans le domaine de l'environnement et dans celui des réseaux transeuropéens en matière d'infrastructure des transports (…)

Titre III, Environnement, article III-233

1-La politique de l'Union dans le domaine de l'environnement contribue à la poursuite des objectifs suivants :
a) la préservation, la protection et l'amélioration de la qualité de l'environnement
b) la protection de la santé des personnes
c) l'utilisation prudente et rationnelle des ressources naturelles
d) la promotion, sur le plan international, de mesures destinées à faire face aux problèmes régionaux ou planétaires de l'environnement

2-La politique de l'Union dans le domaine de l'environnement vise un niveau de protection élevé, en tenant compte de la diversité des situations dans les différentes régions de l'Union. Elle est fondée sur les principes de précaution et d'action préventive sur le principe de la correction, par priorité à la source, des atteintes à l'environnement et sur le principe pollueur-payeur.
Dans ce contexte, les mesures d'harmonisation répondant aux exigences en matière de protection de l'environnement comportent, dans les cas appropriés, une clause de sauvegarde autorisant les Etats membres à prendre, pour des motifs environnementaux non économiques, des dispositions provisoires soumises à une procédure de contrôle par l'Union.

3- Dans l'élaboration de sa politique dans les domaines de l'environnement, l'Union tien compte :
a) des données scientifiques et techniques disponibles
b) des conditions de l'environnement dans les diverses régions de l'Union
c) des avantages et des charges qui peuvent résulter de l'action ou de l'absence d'action
d) du développement économique et social de l'Union dans son ensemble et du développement équilibré de ses régions

4- Dans le cadre de leurs compétences respectives, l'Union et les Etats membres coopèrent avec les pays tiers et les organisations internationales compétentes. Les modalités de la coopération de l'Union peuvent faire l'objet d'accords entre celle-ci et les tierces parties concernées. Le premier alinéa ne préjuge pas la compétence des Etats membres pour négocier dans les instances internationales et conclure des accords internationaux.

Titre III, article 234 (…)

4- Sans préjudice de certaines mesures adoptées par l'Union, les Etats membres assurent le financement et l'exécution de la politique en matière d'environnement.

5 - Sans préjudice du principe pollueur-payeur, lorsqu'une mesure implique des coûts jugés disproportionnés pour les pouvoirs publics d'un Etat membre, cette mesure prévoit sous une forme appropriée :
a) des dérogations temporaires et/ou
b) un soutien financier du Fonds de cohésion

6- Les mesures de protection adoptées ne font pas obstacles au maintien et à l'établissement, par chaque Etat membre, de mesures de protection renforcées. Ces mesures doivent être compatibles avec la Constitution. Elles sont notifiées à la Commission.

 

 



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1 - Dossier : Pollution par les détergents
2 - Dossier : Observatoire des médias
3 - Dossier : Méditerranée
4 - Dossier : Les loups
5 - Dossier : Le nucléaire
6 - Dossier : La Guyane
7 - Dossier : Le climat
8 - Dossier : Constitution Européene
9 - Dossier : OGM