31 janvier 2003

 
 
 

 

 

 

Politique

A l'initiative de Christian Feuillet, vice-président (Verts) du conseil régional d'Ile-de-France, 14 associations vont bénéficier du soutien financier de la Région. Parmi elles, des associations qui interviennent en Argentine, en Algérie, au Burkina Faso, en Côte-d'Ivoire, au Cambodge, au Togo, au Pérou, en Ethiopie, au Sénégal, au Mali, au Kazakhstan.
Un ensemble de logements sociaux à Sevran, la Cité Basse du Pont-Blanc, va être équipé de 900 mètres de capteurs solaires. Sur la proposition des élus Verts, la commission permanente de la région Ile-de-France a adopté une subvention de 261 937 euros pour réaliser ces capteurs.

 

 

Agriculture Par Jean-Louis Peyroux

Quatre lieux ont été choisis par le gouvernement pour créer des incinérateurs de farines animales. Ces sites de stockage seront dans les Deux-Sèvres, l'Ille-et-Vilaine, la Meurthe-et-Moselle et l'Orne. Les riverains sont hostiles car la dioxine s'échappe de ces incinérateurs. De son côté, la Confédération paysanne est opposée au principe même, car l'incitation à incinérer justifie la production massive de farines carnées.

Et un nouveau polluant, un ! L'acrylamide se retrouve dans des aliments tels que les chips ou les pizzas, à forte teneur en amidon. C'est la Suède qui a découvert celui-ci. Les Américains, Britanniques, Norvégiens et Suisses ont confirmé, la FAO et l'OMS veulent intervenir. Ce polluant serait cancérigène et neurotoxique. Selon un généticien américain, Joe Cummins, l'acrylamide serait présent dans beaucoup de pesticides, dont le Roundup.

Le nombre de petites coopératives agroalimentaires (moins de dix salariés) chute vertigineusement. De 1 750 en 1995, elles n'étaient plus que 1 000 en l'an 2000. Les entreprises de vinification représentent plus de la moitié d'entre elles.

 

Energie Par Jean-Louis Peyroux

Le Conseil économique et social a fait fort. Pour son débat du 6 février sur " Quelles énergies pour un développement durable ", il s'est contenté d'inviter les multinationales françaises : Areva, GDF, EDF, Suez, TotalFinaElf.

 

Déchets électroménagers : bientôt une réglementation Par Catherine Levesque

Chaque année, nous mettons au rebut quelque 1,5 million de tonnes de produits électriques et électroniques. Un chiffre qui tend à augmenter de 3 à 5 % par an. Face à cette problématique, une directive européenne relative aux déchets électriques et électroniques (élégamment appelés DEEE, voir D3E pour les intimes!) a été adoptée en décembre dernier et doit être publiée en mars. Son application en France devra prendre effet dans les dix-huit mois. Elle obligera notamment les distributeurs à reprendre gratuitement un appareil ancien contre un vendu, dans la même catégorie. Les producteurs financeront quant à eux la filière de recyclage de ces produits. L'objectif minimal de collecte de DEEE issus des ménages est fixé à 4 kg par an et par habitant pour fin 2006.
Anticipant l'application de cette directive, la Société de collecte des équipements électriques et électroniques (Screlec) a lancé depuis juillet 2002 une étude expérimentale sur la communauté urbaine de Nantes, baptisée Initiative Recyclage* et financée à 20 % par l'Ademe. Parmi les autres partenaires de l'opération, l'antenne locale de l'association Envie et 70 commerçants. L'objectif : mettre au point un dispositif de collecte sélective transposable sur tout le territoire, à moindre coût. Car, aussi louable soit-elle, la deuxième vie de nos appareils se paiera dès leur achat… La démarche, ambitieuse, vise à valoriser ces déchets au mieux, jusqu'au déchet ultime, et à améliorer parallèlement l'écoconception des produits pour en faciliter le recyclage.
* Un premier bilan a été réalisé lors d'une conférence de presse qui s'est tenue à Nantes le 16 janvier.
Pour en connaître le contenu : Le Public Système, 01 41 34 22 27.

 

La bécasse sacrifiée aux intérêts de la chasse PROTÉGER UN OISEAU EN DANGER PEUT COÛTER CHER !

(Par l'ASPAS)
le 30 janvier 2003

La bécasse des bois est un oiseau tellement en danger que certaines fédérations départementales de chasseurs ont décidé d'en arrêter la chasse. Mais l'Aspas, qui a demandé la fermeture de la chasse à la bécasse au 31 janvier, s'est vue infliger une amende de 1000 E pour requête abusive !

L'ultime recours fait par l'ASPAS en Conseil d'Etat, faisant état des derniers bulletins d'alerte sur l'état des populations de bécasses pour demander la fermeture de la chasse pour cette espèce le 31 janvier (déficit en juvéniles d'environ 15 % d'après l'ONCFS), a en effet été rejeté.

C'est le monde à l'envers. Alors qu'une association indépendante, sans but lucratif, agit dans l'intérêt général en l'occurrence pour contribuer à la préservation d'un oiseau migrateur menacé, elle se voit condamnée à 1000 EUR.

Il est particulièrement scandaleux qu'une espèce qui est unanimement reconnue fragilisée par trois facteurs exceptionnels (une forte vague de froid à l'hiver 2001, une mauvaise reproduction en 2002, et une nouvelle importante vague de froid cet hiver) soit chassable le plus longtemps ! Les mesures de gestion annoncées par le ministère sont dérisoires et n'y changeront rien. Quand l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS), des Fédérations et des associations de chasseurs, et des associations de protection de la nature s'inquiètent unanimement du mauvais état des bécasses, il faut prendre de vraies mesures d'urgence.

Encore une fois, le ministère de l'écologie semble peu préoccupé….d'écologie, et l'intérêt particulier va une nouvelle fois primer sur l'intérêt général qui serait, dans cette situation, de se préoccuper de la biodiversité en fermant sans délais la chasse à la bécasse.


Contact presse :
Olivier Rousseau
Tel
. 04 75 25 10 00
Michel Vendeville
Tel
. 05 56 69 06 19

Le purin d'orties hors-la-loi ! Produit : purin d'orties. Conclusion du laboratoire : non conforme - produit non normalisé ni homologué. En conséquence, ce produit ne peut être commercialisé sur le territoire national. Par cette conclusion, un directeur départemental de la répression des fraudes du Maine-et-Loire a mis la vente de purin d'orties, en France, hors-la-loi en septembre 2002. Un des emblèmes de la culture raisonnée et de l'agriculture biologique se trouve donc commercialement banni. Toutefois, une précision est importante : si le purin d'orties est interdit à la vente, son utilisation n'est pas illégale, démontrant ainsi son innocuité pour la santé humaine et l'environnement.
Alors que peut-on reprocher au purin d'orties pour l'interdire dans les rayons des commerces ? un détail, un simple détail : administrativement, il n'existe pas...
En effet, comme d'autres extraits végétaux fermentés utilisés en agriculture, le purin d'ortie ne correspond à aucune des normes de commercialisation en vigueur. Ces extraits végétaux, reconnus depuis des générations pour leur efficacité et leur respect de l'environnement, que chaque jardinier peut fabriquer et ou utiliser aisément, ne sont pas homologués ! En clair, cela signifie qu'ils n'ont pas subi les tests et contrôles que l'on impose aux produits dits "tête de mort" (pesticides et autres fongicides) pour être commercialisés.
D'un point de vue économique, l'interdiction de commercialisation du purin d'orties, et vraisemblablement, à terme, des autres extraits végétaux fermentés, a un impact important pour les producteurs. En effet, leur coût est faible et en agriculture conventionnelle, ils donnent la possibilité aux agriculteurs qui les utilisent de faire diminuer de manière importante les doses de produits phytosanitaires polluants, permettant ainsi aux exploitants d'être moins dépendants de l'agrochimie. Le président de l'association des Amis de l'Ortie,
B. Bertrand, résume bien la situation. En fait ces homologations, si elles ont pour vocation première de protéger le consommateur, (qui s'en plaindrait !), ont avant tout un effet pervers, celui de protéger les monopoles des multinationales de l'agrobusiness.
Comment ? Par un coût prohibitif, de plus de 106 000 euros par homologation. Conséquence première, le marché est verrouillé et aucune petite structure artisanale ne peut espérer pouvoir mettre un jour sur le marché un produit fût-il révolutionnaire et sans danger pour l'homme et son environnement.
De leur côté, les amis de l'ortie n'ont pas l'intention de rester les bras croisés, et leur association a lancé une pétition pour demander une homologation conforme à la nature de ces produits, ni engrais, ni phytosanitaires, mais biostimulants. Enfin, à la mi-février, la parution du livre "Purin d"ortie & Cie" démontrera que les extraits de plantes sont une affaire sérieuse et que la France est en pointe dans ce domaine. Le livre donnera également à tout un chacun le savoir permettant de fabriquer soi-même son purin d'orties.

En conclusion, à l'heure où l'on prend conscience que les pesticides n'affectent pas que le sol et les seules zones rurales, mais qu'ils sont aussi présents au sein des villes, une des alternatives à leur utilisation est interdite de commercialisation. Le combat qui s'engage ressemble à s'y méprendre, à celui que se livrent les pro et anti-OGM, à savoir pour les agriculteurs, la possibilité d'être autonome pour leurs semences et pratiques agricoles; et pour les consommateurs, la garantie de pouvoir trouver, encore demain, des produits de qualité dans leurs assiettes !!


Pour la pétition :
Site web :
http://www.univers-nature.com/actions/petitions.html
Contact :
Pascal Farcy
Email : pascal.farcy@univers-nature.com
2 rue Houzeau
77120 Coulommiers
Tel : 01 64 75 20 33

Source
:
Site web :
http://www.info-presse.net/presse/

 

Invitation

La revue 303 vient de publier un numéro spécial consacré à la Loire (le fleuve, la nature, les hommes, la littérature). A l'occasion de la sortie de ce numéro, la presse est invitée à Paris à la Maison des Pays de la Loire, le 6 février 2003 à
11 heures 30.


Contact presse :
Sylvie Bourrat
Tel. 02 40 35 86 06
Fax. 02 40 35 86 08
E-mail : revue.303@paysdelaloire.fr