
SOMMAIRE DE CETTE SEMAINE :


"Le jour de la terre est né aux Etats-Unis. La France l'a fêté pour la première
fois en 90. Avec l'organisation d'une chaîne humaine le long de la Loire pour
protester contre les projets de barrage. Ensuite, on a tenté de l'ancrer dans
le calendrier, en vain. D'ailleurs les associations comme Greenpeace France ou
Robin des Bois interrogent : c'est pas tous les jours le jour de la terre ? Ces
célébrations alibis les agacent un peu. 5 juin, journée mondiale de l'environnement
17 juin, journée mondiale contre la désertification 16 septembre, journée mondiale
de la couche d'ozone 22 septembre, journée européenne sans voiture Octobre, prévention
des catastrophes naturelles Février, protection des zones humides Mars, journée
mondiale de l'eau ET !!!! une nouveauté en France : en juin, la semaine du développement
durable. OUF! ... Les associations concluent : "et entre ces dates anniversaires
qui finissent par passer inaperçu, que fait-on pour la terre ?"
Par
Nathalie Fontrel


Tout
est bien affaire d'énergie. L'énergie que déploient certains talents à faire "
marcher " des bateaux solaires sur les canaux de France est, hélas, trop souvent
gaspillée par la timidité des autorités locales ou nationales à donner un sérieux
coup de pouce au tourisme fluvial du 3ème millénaire.
Depuis
quelques années, vous pouvez apercevoir de drôles d'engins bardés de panneaux
photovoltaïques sur les canaux du Doubs et de la Saône. L'un d'entre eux, un trimaran
en contreplaqué jaune, ne pesant pas plus de 1000 kilos, est déjà célèbre, et
on peut prédire que nul ne lui ravira la vedette lors du prochain " Défi Solaire
" à Rouen du 28 juin au 3 juillet. Selon son inventeur, il remontera un jour le
Nil jusqu'à Louqsor, histoire de rendre hommage à la barque solaire de Cheops,
non loin des Pyramides. Pour l'instant, seule la ville de Baume-les-Dames sait
lui offrir une tribune de choix, comme à l'occasion de la Fête de la Vapeur les
7 et 8 juin. (C'est là que Claude de Jouffroy d'Adams réalisa en son temps les
premiers essais de la navigation à vapeur)
Certains
de ces engins combinent même l'énergie solaire (les fameux " pv ") et l'énergie
humaine. Ce sont des " pédalos solaires " de 12 mètres de long . C'est aussi original
que les radios conçues et développées par Freeplay Foundation en Afrique du sud
: elles ont permis aux auditeurs de se passer des piles grâce à un coup de manivelle.
Pour faire Besançon-Lyon , les pédalos solaires de Solartis sont loués tout l'été
et les sportifs qui se risquent dans l'aventure (à dix ou douze par embarcation)
sont ravis de parcourir 300 kilomètres en une semaine en découvrant les paysages
de la vallée du Doubs, de la Saône, avec en prime une trentaine d'écluses !
Embarquons pour l'avenir !
La petite entreprise de Solartis, basée à Besançon,
propose ses bateaux à quelques promeneurs, mais pour renouveler sa flotte, assurer
des commandes, amorcer de nouveaux chantiers, elle ne peut se contenter de rayonner
. Pour survivre en tant que SARL, pour ne pas trop " ramer ", Solartis offre aujourd'hui
ses services pour solariser des maisons et des péniches dont par exemple la péniche
" Alternat " (bateau-forum-expo).
Si les applications solaires doivent inclure
d'autres dimensions que l'habitation, à travers le transport et le loisir sur
les cours d'eau, il reste du chemin à faire ou des courants à surmonter. Cela
fait trente ans que les bateaux à moteur sont interdits sur les lacs autrichiens.
Cela fait quelques années déjà - depuis 1998 - que des bateaux à passagers, électriques
ceux-là sillonnent le Lac Léman à partir de Lausanne (l'Aquabus 1050 pour 24 passagers
de la société suisse MW-Line) et " la Bécassine " à Genève (rien d'équivalent
du côté français). Bref, si plus d'une cinquantaine de bateaux à passagers sont
opérationnels en Europe, les Français ne figurent pas au palmarès, et le " passeur
" de La Rochelle ne fait plus de vagues. Paris, qui veut se prémunir de l'encombrement
des cars de touristes, a misé un temps sur les " batobus ", mais leur propulsion
est aussi dépassée que les tarifs et les taux de rotation sur la Seine.
Alors,
va-t-on faire mieux avec les 6700 km de canaux et rivières navigables ? Des initiatives
locales existent pour développer le territoire Saône-Rhin. Toutefois, les contours
d'un tourisme fluvial, intelligent, alternatif, de Nantes à Budapest, parallèlement
aux vélo-routes, sont moins avancés que la propulsion solaire/électrique qui marie
subtilement l'hélice, les batteries, le moteur, l'électronique de puissance.
Le rédacteur en chef de la revue " Fluvial " se demandait récemment " qu'est-ce
qu'on attend en France pour soutenir une campagne européenne en faveur de nos
canaux ? " Au sein de Solartis, où l'on prépare des maquettes de structures solaires
flottantes calquées sur les habitations bio-climatiques, on se console comme on
peut. " Nous les Terriens, nous avons déjà droit à un tour gratuit au tour du
soleil une fois par an, c'est déjà pas mal " ironise Matthias Wegmann, l'inventeur
suisse qui fabrique ses hélices performantes " sur mesure ".
Par
Ben Cramer

Sites
de référence :
http://www.solartis.fr
http://www.ajena.fr
http://www.bateauxsolaires.org
http://www.alternat.org
http://www.mwline.ch



A
l'heure où les humains poursuivent leur entreprise de destruction de notre environnement,
à grand coup d'armes chimiques et autres tests de sonars à basse fréquence (LFAS
: Low Frequency Acoustic Sonar), la vie d'un animal ne revêt que peu de valeur,
sauf pour ceux attachés à la protection du vivant. Aussi peut-on sourire à l'idée
que tant de gens se mobilisent à travers le monde pour tenter de sortir un dauphin
ou une orque de sa geôle.
Mais comment rester insensible à tant de souffrance
et prétendre aimer les cétacés ?
Aujourd'hui il est couramment admis que
la captivité tue, peu importe qu'il s'agisse d'un tigre ou d'un phoque, d'un ours
ou d'un dauphin. Mon combat personnel pour les cétacés rejoint celui de tous les
humains conscients de nos devoirs envers les animaux qui ont payé un bien lourd
tribut à leur existence parmi nous. Et mon chagrin a rejoint celui de milliers
d'amoureux du monde marin, lorsque la mort d'Iris fut officielle.
Iris est
désormais libérée de sa prison chlorée à laquelle elle avait été condamnée, pour
divertir les touristes du delphinarium d'Anvers puis du zoo de Duisburg, après
que le premier ait été fermé grâce à une campagne internationale. A l'époque,
les solutions pour réhabiliter Iris et son fils Ivo existaient mais pour d'obscures
raisons, elles ne furent pas prises en compte et conduisirent les deux dauphins
vers un autre bassin, plutôt que de retrouver leur milieu naturel.
Année
après année, d'une santé de plus en plus fragile mais animée d'une volonté de
vie incroyable, Iris a survécu à tous les shows, toutes les pirouettes, les mauvais
traitements, l'isolation, les agressions des autres dauphins pour finir euthanasiée
à l'âge de 23 ans voici quelques semaines.
Rappelons qu'un dauphin en liberté
vit entre 30 et 40 ans mais qu'en captivité, l'âge d'Iris est un triste record.
La direction du zoo de Duisburg resta sourde à toutes les campagnes menées en
faveur d'Iris et d'Ivo pour lesquels des bassins de réhabilitation en Europe existent
et des fonds pour le transport auraient pu être collectés. Leur acharnement à
ne pas lui offrir une retraite fort méritée aura eu raison de la vieille dauphine
dont la mort a été cachée à tous ses amis humains pendant plusieurs semaines jusqu'à
ce que la direction la confirme, disposant ainsi du temps nécessaire pour se débarrasser
du corps.
Derrière le plaisir d'apercevoir ces mammifères marins se cache
une entreprise de mort, quel que soit le delphinarium. Alors si nous les aimons,
acceptons le temps nécessaire pour parvenir jusqu'à eux en liberté plutôt que
d'échanger quelques instants d'une joie éthique pour de longues années de souffrance…
et Iris comme tant d'autres ne seront pas morts inutilement, loin de leur milieu
naturel !
Par
Natacha Zana


-Paris
le 27 mai 2003
Jacques TESTART et la majorité des membres de la CFDD cessent
leur activité au sein de la commission.
Par la Commission française du
développement durable et l'association 4 D
Au
moment où le gouvernement organise une " semaine du développement durable ", le
Président et la majorité des membres de la Commission française du développement
durable (CFDD) constate qu'il leur est devenu impossible d'assumer leurs fonctions
comme auparavant.
Les
derniers thèmes de travail choisis par la CFDD (organisation de conférences de
citoyens sur les aides à l'agriculture, et sur l'énergie) ont été jugés inopportuns
ou inutiles par le Secrétariat d'Etat au développement durable.
Considérant
qu'ils sont censurés, le président et la majorité des membres actifs de la Commission
française du développement durable font savoir qu'ils ont décidé de cesser leurs
activités au sein de cette commission.

Contact
: Magali BARDOU
Tél
: 01 42 19 11 95
Magali.BARDOU@environnement.gouv.fr
Carlos
de Freitas Association 4D
cdefreitas@association4d.org
www.association4d.org
7, Impasse Charles Petit 75011 Paris
Tél. : +33 (0) 1 44 93 00 70 / Fax : + 33 (0) 1 44
64 72 76
Port. : + 33 (0) 6 61 72 92 70
Avis
n°2003-11 (mai 2003) sur le débat démocratique et le développement durable Dans
son avis sur la culture (Avis n°2002-07)
la CFDD proposait de compléter l'approche du développement durable en y intégrant
la dimension culturelle au même titre que les dimensions économique, sociale et
environnementale. C'est évidemment à l'intersection des dimensions sociale et
culturelle que l'exercice de la démocratie - représentative et désormais participative
- prend tout son sens, comme principe fondateur du développement durable. C'est
ainsi par exemple, que la mise en place des Agenda 21 locaux ou territoriaux proposés
à la Conférence de Rio, ne peut s'envisager sans une très large concertation et
une participation authentique des citoyens aux processus collectifs d'élaboration
et de décision.
La
complexité des problèmes posés par la recherche d'un développement durable nécessite
de nouvelles procédures démocratiques où le débat ne serait plus accaparé par
les seuls experts. Il est nécessaire d'approfondir des formes de participation
directe des citoyens à la prise de décision et, à cette fin, de créer des dispositifs
d'information et de formation permettant de construire une opinion éclairée.
C'est-à-dire qu'au delà des structures administratives, expertes, ou militantes,
il faut développer des structures autonomes de débat, et ceci dès le niveau local
des territoires.
L'analyse
de quelques exemples récents montre que le déficit de participation démocratique
constitue un obstacle important à la mise en œuvre du concept de développement
durable. C'est en particulier le cas pour deux questions majeures qui ont
fait, ou vont faire, l'objet de décisions parlementaires et/ou gouvernementales
dans les prochains mois : les OGM et l'Energie.
1.
Deux développements technologiques confrontés au débat démocratique
*
Le débat sur les OGM
La
question des plantes génétiquement modifiées peut apparaître comme un modèle pour
illustrer les faiblesses ou les dysfonctionnements de notre démocratie. Imposée
par de puissants lobbies qui disposent de relais dans l'institution scientifique,
dans les médias et chez les responsables politiques, cette technologie prétend
être diffusée avant même qu'il soit démontré que son intérêt pour la population
est réel. Elle présente pourtant des risques sérieux pour l'environnement, pour
l'économie paysanne et la culture rurale, et éventuellement pour la santé publique.
Dès 1998, la conférence de citoyens organisée par l'Office parlementaire d'évaluation
des choix scientifiques et technologiques, s'inquiétait du déficit démocratique
dans les commissions chargées de proposer et de contrôler la dissémination des
plantes génétiquement modifiées (OGM). Confirmant l'hostilité majoritaire du public
à cette technologie, le rapport " des quatre Sages " (février 2002) adressait
au précédent gouvernement des propositions de prudence concernant les dommages
irréversibles pour l'environnement, la santé et l'économie rurale, dont les OGM
pourraient être responsables. Ce rapport, établi à la suite d'un débat contradictoire,
demandait la suspension de la dissémination d'OGM jusqu'à la décision de mesures
de précaution concrètes et crédibles, et qu'un dispositif obligatoire d'assurance
soit instauré. Aucune suite n'a été donnée à chacun de ces deux rapports.
Très
récemment, le gouvernement a ouvert une procédure de " consultation du public
" sur de nouveaux essais d'OGM. Cette procédure consiste à recueillir par Internet
l'opinion des citoyens, sans que ceux-ci aient tous accès à ce moyen d'expression,
sans qu'ils soient réellement informés de cette opportunité, ni qu'ils aient reçu
la formation nécessaire pour se construire une opinion pertinente, ni que les
avis exprimés soient communiqués au public. Il s'agit là d'une procédure de
démocratie virtuelle dont l'intérêt sera seulement de justifier a posteriori la
décision du ministre de l'agriculture. Un tel contre exemple souligne à quel
point restent à inventer les modalités d'une participation démocratique efficace,
indispensable à toute démarche de développement durable.
*
Le débat sur l'énergie
Il
s'agit d'un sujet au cœur des questions de développement et de modes de vie (accès
à l'énergie, sécurité énergétique, aménagement du territoire, transports, pollution
de l'air en ville et problèmes de santé, urbanisme, etc). Ce thème concerne deux
aspects de l'environnement global, le réchauffement du climat d'une part, et le
nucléaire d'autre part, avec les problèmes de sûreté, de prolifération et de déchets
qui l'accompagnent. La conférence de citoyens organisée par la CFDD avec la Cité
des Sciences de la Villette durant l'hiver 2001-2002 a montré que des citoyens
ayant reçu une formation ad hoc et entendu des prises de position diverses sur
un sujet donné, peuvent exprimer un point de vue très pertinent. Cependant aucune
suite n'a été donnée à cette consultation exemplaire.
En
revanche, le gouvernement a lancé au début de l'année 2003 un " débat national
sur les énergies " qui doit précéder l'élaboration et le vote à la fin de l'année
d'une loi d'orientation énergétique à long terme (30 ans) par le Parlement. Cette
opération, qui se révèle plus comme une entreprise de communication et de pédagogie
gouvernementale que comme un débat, fait l'objet de nombreuses critiques de
la part de la société civile, portant à la fois sur son organisation, ses modalités
et ses thématiques. Ces critiques ont d'ailleurs amené la plupart des associations
environnementales à créer de toutes pièces un nouveau cadre de débat indépendant
du premier et, plus récemment, à quitter le Comité consultatif mis en place pour
élaborer le débat officiel.
2.
La CFDD, la démocratie et le développement durable
*
La CFDD, une structure originale
Consciente
de ce déficit démocratique, la CFDD conçoit son rôle non pas comme celui d'une
instance experte supplémentaire ou d'un organe au service du gouvernement, mais
comme celui d'un laboratoire d'idées indépendant, soucieux à la fois de soulever
des questions fondamentales pour les générations futures, d'informer pour mieux
éclairer les choix démocratiques des populations, et de contribuer ainsi à aider
aux prises de décisions politiques.
C'est
une structure singulière parmi les diverses instances de réflexion et de conseil
au gouvernement :
-
sa composition est atypique par la variété de ses membres et leur indépendance
par rapport aux lobbies économiques ;
- son souci constant est la transversalité
afin d'élaborer des propositions reflétant des savoirs variés, focalisées sur
l'impératif du développement durable ;
- son indépendance s'est longtemps
traduite par le libre choix des thèmes de réflexion dont elle s'est saisie et
des modes de traitement qu'elle leur a donnés ;
- sa préoccupation est de
développer les moyens d'expression d'une véritable citoyenneté, complètement informée
et libre.
Pour cela, la CFDD apparaît comme un élément nécessaire de la réflexion
et du débat démocratique sur le développement durable.
*
La CFDD, une source d'innovations et de propositions
En
particulier, sur de nombreuses questions liées à la technoscience, il y a contradiction
entre les certitudes exprimées par de nombreux experts et les inquiétudes des
citoyens. Mais les décisions politiques qui engagent l'avenir ne peuvent être
subordonnées aux seuls impératifs de la " compétition internationale ", en limitant
l'analyse des risques aux dommages directs exercés sur l'homme, en négligeant
les atteintes aux ressources indispensables, et en ignorant l'irréversibilité
de ces atteintes.
C'est pourquoi la CFDD a préconisé la création d'un Comité
Consultatif d'Evaluation des Technologies composé de membres de la société
civile, indépendants des intérêts en jeu comme des associations et qui, après
avoir entendu les avis des experts et des ONG concernées, rendrait compte de la
réflexion que cela suscite chez ces représentants du public. La CFDD a aussi proposé
de renforcer le recours aux conférences de citoyens pour assurer l'objectivité
et l'exhaustivité des arguments propices à la prise de décision politique.
En
ce sens, la CFDD a proposé au ministère de l'écologie et du développement durable
de mettre en place à l'automne 2003 une conférence de citoyens " Consommation
d'énergie et citoyenneté " destinée à renforcer la participation citoyenne au
débat engagé, et permettre des éclairages diversifiés à partir des débats organisés
au premier semestre, avant la discussion parlementaire sur la loi d'orientation.
Sa proposition, conçue sur le modèle de la Conférence de citoyens déjà organisée
par la CFDD en 2002 sur " Changements climatiques et citoyenneté ", n'a pas reçu
le soutien du ministère concerné et, faute de moyens adéquats, ne pourra donc
pas être mise en œuvre dans le cadre d'un calendrier pertinent.
Elle
a par ailleurs souhaité réaliser une expérience qui n'a encore jamais été tentée
nulle part dans le monde : sur le thème de l'agriculture et de l'alimentation,
elle a voulu organiser une conférence de citoyens impliquant trois sociétés aux
préoccupations très différentes : un pays du Nord (la France), un pays du Sud
(d'Afrique sub- saharienne) et un pays de l'Est de l'Europe. Là encore il est
à déplorer, pour l'expérience démocratique et le partage culturel exemplaires
que cela aurait pu constituer, que ce projet ait été désavoué par les autorités
ministérielles de tutelle et que l'absence de financement ait conduit à y renoncer.
La CFDD réaffirme avec vigueur que le développement durable n'a de sens que par
l'invention de formes nouvelles de démocratie. Son concept même repose sur une
prise de conscience active de la part des êtres humains de la nécessité d'effectuer
des choix fondamentaux en fonction de considérations dépassant les intérêts spécifiques
immédiats de quelques-uns, et bien souvent d'accepter des contraintes et des
changements de mode de vie, ce qui n'est envisageable qu'avec l'adhésion du public
et donc par l'utilisation de procédures de participation. Elle souligne, en outre,
que l'exercice d'un pouvoir démocratique ne saurait se dispenser de la résolution
explicite de former et d'informer les citoyens, de leur donner l'occasion de se
faire une opinion éclairée sur les sujets mettant en jeu leur avenir et celui
des générations futures, de leur offrir un cadre pour l'expression de leurs convictions,
d'en tenir compte, ce qui n'a encore jamais été le cas.
La
CFDD prend acte du refus de fait d'organiser de véritables débats démocratiques
sur des thèmes aussi importants que l'agriculture ou l'énergie. Elle déplore que
des objectifs de court terme empêchent souvent les responsables de l'action publique
de s'interroger véritablement sur l'impact de leurs décisions pour l'avenir de
l'humanité dans sa biosphère, et les conduisent à se montrer en retrait par rapport
à la prise de conscience des citoyens. La CFDD regrette que ses propositions n'aient
pas fait l'objet d'analyses approfondies par les instances décisionnaires, comme
si le gouvernement ne voulait voir que du discours vain là où l'on s'efforçait
de chercher du sens et de l'équité, et en particulier d'explorer de nouvelles
voies pour l'exercice de la démocratie.


Du
21 au 23 mai s'est tenue à Kiev (Ukraine) la 5ème Conférence paneuropéenne " Un
Environnement pour l'Europe " qui s'inscrit dans un processus global de protection
de l'environnement en Europe (pollution, évaluation stratégique des projets ayant
des impacts sur l'environnement, biodiversité, énergie, éducation à l'environnement,
agriculture…).
À
cette occasion, le 22 mai, trois conventions internationales nouvelles ont été
signées dans des domaines-clé de l'environnement (substances polluantes, responsabilité
civile environnementale et évaluation des impacts de certaines activités sur l'environnement)
(cf CP FNE du 23-05-03).
Cependant, la Fédération France Nature Environnement
déplore : que la France n'ait pas signé le protocole sur la responsabilité civile
et l'indemnisation des dommages causés par les pollutions des eaux transfrontières
contrairement à six Etats membres de l'Union Européenne et 16 autres pays d'Europe.
FNE demande que le Gouvernement français le signe et l'applique dans les plus
brefs délais ; que l'industrie nucléaire soit totalement absente des rejets et
transferts de polluants qui doivent, en vertu de l'un des nouveaux protocoles
signés (" protocole PRTR "), figurer sur un registre officiel auquel toute personne
a gratuitement accès. Cette lacune est particulièrement préoccupante alors que
la France est le pays le plus nucléarisé du monde avec plus de 50 réacteurs en
service et que de nombreux pays signataires de ce protocole continuent à exploiter
des centrales nucléaires à la sécurité douteuse (pour mémoire, Kiev est la capitale
de l'Ukraine, patrie de la centrale de Tchernobyl) ; que les biotechnologies (OGM,
manipulation de virus, microbes, bactéries, toxines…) aient également été exclues
de ce protocole ; que les USA aient tenté d'écarter les ONG européennes de certaines
négociations et de faire barrage à des avancées essentielles en matière d'environnement,
alors que ce pays n'est pas signataire de la plupart des conventions internationales
dans le cadre desquelles ces protocoles ont été élaborés. La France doit montrer
qu'elle sait résister, au nom de la démocratie, à ces pressions inadmissibles.
FNE a rencontré la délégation officielle française à la Conférence de Kiev
et lui a fait part de ces préoccupations.
Par
France Nature Environnement

Contact
presse : Erwan LE CORNEC, Délégué officiel
06 89 25 38 21
:
lecornec.erwan@free.fr
Source : Info Presse
http://www.info-presse.net/presse/


Avec
le G-Monde, le contre-G 8 commence le 28 mai ! Le coup d'envoi des actions prévues
pour dénoncer l'illégitimité du G 8 à décider des affaires de la planète sera
donné le mercredi 28 mai. Ce jour-là, une quarantaine de représentants des Attac
des 4 continents - du Japon au Canada, de la Côte d'Ivoire au Chili, de la Finlande
au Maroc, de la Pologne au Venezuela - se retrouveront à Paris avant, le lendemain,
de partir pour la région d'Evian après un pique-nique au Bois de Vincennes avec
les militants d'Attac de la région parisienne. Après les réunions de travail qu'ils
tiendront dans la journée au Foyer international de Paris (FIAP), Attac France
et ses invités donneront une conférence de presse le mercredi 28 mai à 18 h 30
au Gymnase Japy, 2, rue Japy, Paris 11ème Au cours de cette rencontre seront présentées
- les actions organisées par Attac France et les Attac du monde entier à Annemasse,
Annecy et Genève, du jeudi 29 mai à la grande manifestation du dimanche 1er juin
- la Déclaration du G-Monde (disponible en plusieurs langues). Contrairement aux
déclarations des 27 réunions précédentes des pays les plus riches de la planète,
et de celle qui sortira d'Evian, cette Déclaration, élaborée par tous les Attac
à partir de leur réunion à Porto Alegre en janvier 2003, rappelle les aspirations
des peuples du Nord comme du Sud, et expose les voies pour les faire aboutir.
Elle montre que, face aux prétentions hégémoniques du G 8, un monde autre que
celui de la finance, des multinationales et des guerres préventives est bel et
bien possible !
Par
Attac


J-30
: la liste des invités s'allonge de jour en jour…
La
liste des invités du 5e Cannes Water Symposium s'allonge de jour en jour, scientifiques
de renommée internationale, hommes d'affaires réputés, diplomates étrangers, etc.
Il y avait déjà près de 500 inscrits à titre individuel (participants et conférenciers),
à un mois de l'ouverture de cette 5e édition, sur le site officiel
www.symposium-h2o.com
De
nombreux organismes publics avaient confirmé, un mois avant l'ouverture du
Symposium, leur accord de principe pour participer au Symposium, notamment l'Agence
de l'Eau Rhône-Méditerranée-Corse, le Commissariat à l'Energie Atomique (CEA),
le Conseil Régional Provence Alpes Côte d'Azur et les Conseils Généraux des Alpes
Maritimes, du Puy-de-Dôme et de l'Hérault. Trois ministres ont été officiellement
invités, ceux de l'Ecologie et du Développement durable (Mme Bachelot), de la
Santé (M. Mattei), de la Coopération et de la Francophonie (M. Wiltzer).
Côté
recherche sur l'Eau, une vingtaine d'universités françaises et étrangères
seront représentées dans les 15 ateliers haut de gamme de cette 5e édition. Il
s'agit, en France, des universités de Nice-Sophia Antipolis, Savoie, Corse, Paris
VIII, Limoges, Poitiers, Artois, Aix-Marseille, et à l'étranger de celles de Bucarest
(Roumanie), Libreville (Gabon), Québec, Laval et Sherbrooke (Canada), Gênes (Italie),
Damas (Syrie), Bucarest (Roumanie), Irkoutsk (Sibérie), Bakou (Azerbaïdjan), Blida
(Algérie), Arizona et Californie (Etats-Unis).
Côté
international, l'UNESCO, l'Université des Nations Unies (UNU), le Programme
des Nations Unies pour le Développement (PNUD), mais aussi l'UNICEF, le Conseil
mondial de l'Eau (World Water Council), le World Water Forum of Journalists (WWFJ),
l'Office International de l'Eau (OIEAU) et plusieurs Chaires UNESCO sur les Ressources
en Eau seront représentées.
Enfin,
côté entreprises, le nouveau point fort du Cannes Water Symposium, les
inscriptions affluent elles aussi, à un mois de l'ouverture, dont Suez Environnement
/ Lyonnaise des Eaux, Nestlé Waters et Alcatel Space, trois partenaires historiques
du Symposium, sont rejoints cette année par BNP Paribas, le Groupe Carrefour et
Biotherm, en plus d'Akzo-Nobel, de BRL Ingéniérie et Aquametris, et de sociétés
étrangères comme Dizayn (Turquie), leader mondial dans son domaine.
La
liste des pays représentés est tout aussi impressionnante, puisqu'à un mois de
l'ouverture, près de 50 pays différents apparaissaient dans la liste des
inscrits à titre individuel, sur le site du Symposium : Italie, Allemagne, Royaume-Uni,
Pays-Bas, Belgique, Suisse, Suède, Grèce, Pologne, Hongrie, Russie, Ukraine, Azerbaïdjan,
Roumanie, Arménie, Macédoine, Algérie, Maroc, Arabie Saoudite, Tunisie, Libye,
Syrie, Jordanie, Israël, Emirats Arabes Unis, Egypte, Côte d'Ivoire, Cameroun,
Nigeria, Liberia, Tchad, Mauritanie, Sénégal, Cap Vert, Sierra Leone, Gabon, Ghana,
Zaïre, Congo, Afrique du Sud, Mozambique, Madagascar, Chili, Brésil, Canada, Népal,
Inde, Bangladesh, Philippines.
Les
Cannois seront également les bienvenus, puisqu'en plus de la séance inaugurale
et de tous les ateliers, où l'accès sera possible pour tous ceux qui s'intéressent
aux énormes enjeux de l'Eau, trois grandes soirées seront ouvertes à tous, et
offertes par le Symposium : un concert de musique africaine, par le groupe mozambicain
Massukos, le lundi 23, fera l'ouverture en plein air; la Tunisie, invitée d'honneur,
présentera mardi 24, au Palais des Festivals, un spectacle intitulé " La Tunisie
et l'Eau ". Enfin, le mercredi 25, la grande soirée de gala du Symposium, pour
la remise des Prix internationaux de Cannes et de l'Eau, permettra au public d'assister
aussi à un concert de l'orchestre philarmonique de Cannes, sous la direction de
son chef Philippe Bender, avec au piano la soliste japonaise Célina Wakabayachi.
"
L'Etat Mondial de l'Eau 2003 " présenté à Cannes
Le
Forum Mondial des Journalistes de l'Eau (WWFJ), soutenu par le Programme des Nations
unies pour le Développement (PNUD) et le gouvernement du Bangladesh, présentera
fin juin à Cannes son " Etat Mondial de l'Eau 2003 ", un document de 300 pages
faisant le point sur de nombreuses initiatives dans le domaine de l'Eau.
Un Réseau des Femmes et de l'Eau va naître à Cannes
Un
grand réseau international, reliant les nombreuses femmes ayant un rôle important
dans le domaine de l'Eau, va voir le jour à Cannes, fin juin, avec le soutien
de l'UNESCO. Un doute subsiste encore sur le nom du futur bébé, mais ça devrait
s'approcher de " Eau, Femmes et Pouvoir de Décision ", selon les dernières suggestions
recueillies par le Professeur Raoul Caruba, fondateur du Cannes Water Symposium.
Programme
(344 Ko)


Les
collectifs Adour Eau Transparente, S.Eau.S. Garonne et Eaux Vivantes du Gers,
soutenus par France Nature Environnement, Attac, le WWF, les Amis de la Terre
et ANPER-TOS, organiseront une Marche pour l'eau vivante, dans les bassins de
l'Adour et de la Garonne, entre Bayonne et Saint-Gaudens, du 5 au 14 juillet 2003.
Cette
Marche pour l'eau vivante mettra en avant les exigences suivantes : ˆ l'arrêt
de la politique du tout-barrage et l'abandon des barrages-réservoirs en chantier
ou en projet dans les bassins de l'Adour et de la Garonne : barrages d'Eslourenties,
du Gabassot, du Lizet, de l'Auzoue, du Lizon, du Magnoac, etc., et du réservoir
géant de Charlas, au sud-ouest de Toulouse;
ˆ
la préservation de la qualité des cours d'eau, des nappes souterraines et des
zones humides;
ˆ
l'arrêt des rejets polluants, sauvages ou autorisés, et l'application du principe
pollueur-payeur;
ˆ
le refus d'une marchandisation de l'eau qui se fait au bénéfice de grands groupes
aux pratiques douteuses comme Vivendi;
ˆ
le contrôle citoyen de toutes les institutions de gestion de l'eau et d'aménagement
des cours d'eau;
ˆ
le retour au service public de l'eau et de l'assainissement, en gestion directe
par les collectivités locales;
ˆ
le développement d'une agriculture respectueuse de l'environnement. La Marche
pour l'eau vivante conduira donc, d'étape en étape, les groupes de "marcheurs"
(utilisant parfois des vélos, voire d'autres moyens de locomotion) de Bayonne
à Saint-Gaudens selon l'itinéraire suivant : Bayonne (5 juill., dans la foulée
de la chaîne humaine sur les plages organisée par les collectifs Marée noire),
Peyrehorade (6 juill.), Orthez et Pau (7 juill.), Gardères-Eslourenties (8 juill.),
Tarbes (9 juill.), alentours de Tarbes (10 juill.), Jû-Belloc et Cahuzac-sur-Adour,
dans le Gers (11 juill.), Montesquiou (12 juill.), Auch, et Saman-Charlas (Haute-Garonne)
(13 juill.), Saint-Gaudens (14 juill.). Le 13 juillet, une marche au départ de
Foix et via Saint-Girons, en Ariège, ralliera également Saint-Gaudens.
Chaque
étape sera l'occasion de conférences de presse, de débats publics, d'expositions/projections,
et/ou d'une soirée culturelle ou festive (contes, spectacles théâtraux, concerts,
repas paysans), ponctués de différentes manifestations, symboliques ou de rue,
en particulier lors de la journée finale à Saint-Gaudens le 14 juillet.
En cette Année internationale de l'eau douce, ce moment d'expression et de manifestation
entrera en résonance avec d'autres initiatives au niveau national et international
:
ˆ la campagne des Amis de la Terre sur les barrages ("Coface : barrages
à la transparence ?")
ˆ
la Campagne nationale sur l'eau des associations citoyennes, environnementalistes
et de défense des consommateurs (voir journée nationale des associations, le 15
mai à Ivry, dans le cadre de l'Université de l'eau du Val-de-Marne)
ˆ
la 2e Marche Bleue des opposants au Plan hydrologique national, en Espagne, qui
remontera de l'embouchure de l'Èbre jusqu'aux "sommets solidaires" des Pyrénées.
Par
le collectif Adour Eau Transparente

Gabas Nature &
Patrimoine
c/o Joël Bordas
rue du Pic du Midi 64420 Eslourenties
: 05 59 04 13 11 (et fax) 05 59 04 74 55
gabas@lautre.net
http://gabas.lautre.net


Libre
propos
Par
Dominique Martin-Ferrari
Jacques
Testart vient de démissionner et Tokya Saïfi vient de décider la fin de la commission
française du développement durable.
Quand,
à l'arrivée de Dominique Voynet, Jacques Testart fut nommé Président de la CFDD,
cela occasionna beaucoup d'espoir. Nous venions de plancher durant deux ans sur
les " indicateurs " du développement durable, un exercice certes très important
mais au goût un peu amer de la technocratie.
" Soyez le poil à gratter ,
le laboratoire d'idées dont nous avons besoin, " dira la ministre à Jacques Testart
le jour de sa nomination.
Un bouleversement magistral va s'opérer.
Faisant
table rase des expertises, des analyses globales et même de l'histoire du développement
durable, la CFDD se recentre sur des sujets " prioritaires ", des sujets de société,
des questions qu'on oublie parfois de se poser. On y perd sans doute en suivi
des politiques et avancées des grandes Conventions onusiennes mais - nous étions
nommés pour cela - , on y gagne en approfondissement du débat.
La CFDD se
donne trois priorités : veiller au respect du principe de précaution, veiller
à la solidarité entre les peuples et les générations et à la démocratie. Pour
cela, elle ouvre ses travaux sur le chantier des OGM : " comment une technologie
qui ne sert à rien a t elle pu s'imposer, malgré l'avis négatif de nombre de commissions
? "
Le " décorticage " de la décision publique commence certes autour
de thèmes qui appartiennent au champ du développement durable : les OGM, le nucléaire,
l'agriculture, les mécanismes de flexibilité du protocole de Kyoto, l'étude économique
prospective de la filière électrique nucléaire, les brevets sur le vivant, l'OMC…
Autant de réflexions qui conduiront à des avis de la commission et à l'organisation
de conférences de citoyens.
Alors
que devrait s'élaborer une stratégie, sont posées les bonnes questions, alors
que devrait s'écrire la suite de l'histoire du développement durable, les ruptures
de sens se dévoilent.
La CFDD ne sera plus caution de l'élaboration d'une
stratégie française du développement durable. Les personnalités qui la composent
n'en sont plus vraiment les acteurs, mais plutôt des veilleurs et des guides.
Il est d'ailleurs intéressant de voir que l'initiative des conférences de citoyens
irrigue de plus en plus la réflexion sur le débat public national et pose une
véritable question au sein des partis politiques.
Mais le pouvoir déteste
le vide. Il n'a plus de petits gestes, de conseils, de produits de consensus à
se mettre sous la dent. Il va donc recréer une Commission, la CNDD, promettant
à qui veut l'entendre qu'il ne s'agit en aucun cas de porter atteinte à la CFDD.
Six mois plus tard, ce qui était prévisible se produit : Jacques Testart
démissionne, quant aux autres membres, ils apprendront par communiqué de presse
que Tokya Saïfi ne les reconduira pas.
En
cette période difficile que traverse le monde, il y avait sans doute place pour
les deux corps. Je connais bien l'histoire de la CFDD, J'y avais été nommée en
1994 en tant que militante, ayant participé aux coordinations et à l'organisation
du sommet de la terre de Rio, il était normal de rester parmi ceux qui allaient
veiller à la mise en place des décisions. J'y suis restée, comme journaliste,
de plus en plus discrètement.
Contrairement à ce que dit aujourd'hui Jacques
Testart, la CFDD n'a pas basculé " de la production de rapports d'expertise à
la production de sens ". Les premières années ont été fertiles, tout était à inventer
: l'interministeriel, l'approche globale, la révision des normes , des règlements,
des pratiques, la solidarité… Il y eut certes ensuite des enlisements. Il était
temps de secouer la notabilité naissante. Rappelons que la CFDD est un organe
consultatif indépendant placé auprès du gouvernement, en conformité avec les recommandations
de l'ONU. Sa mission est d'éclairer les pouvoirs publics en matière de développement
durable. " Eclairer ", le terme est large… Sans doute la commission nationale
aidera -t-elle le gouvernement à appliquer sa politique , mais il est dommage
que les guetteurs disparaissent et avec eux le poil à gratter, même s'il devenait
de plus en plus confidentiel et réservé à un groupe d'amis. Comme l'a fait remarquer
Annie Simon " nous sommes en démocratie relative parce que nous ne sommes pas
informés… Nous ne sommes pas instruits des problèmes de notre temps. J'ai vu changer
les citoyens quand ils ont su… Le passage de la commission à ce point de vue a
été très instructif. La démocratie n'est pas réelle. On peut toujours mettre en
place un referendum, le rapport de force sera en faveur de celui qui porte l'information
" Aujourd'hui, le moratoire sur les OGM va être remis en question , l'instance
qui se voulait " réfléchir sur les causes réelles de situations problématiques
" n'est plus. Nous nous sentons un peu orphelins.

 | |
Retrouver
dans cette rubrique toutes
les actualités nationales de l'année 2003
et précédente des JNE, classées par ordre chronologique. | |
