26 mai 2003

 
 
 

 

 


SOMMAIRE DE CETTE SEMAINE :

Petite réflexion sur la multiplication des journées communication environnementale
Solartis essaie de nous mener en bateau…solaire
Nageoires en deuil
Jacques TESTART et la majorité des membres de la CFDD cessent leur activité
au sein de la commission.
Le nucléaire et les biotechnologies exclus du protocole international de Kiev instituant un " registre des polluants "
Les Attac des 4 continents réunis à Paris
5e Cannes Water Symposium
Marche pour l'eau vivante
Libre propos Par Dominique Martin-Ferrari
Archives

 

Petite réflexion sur la multiplication des journées communication

"Le jour de la terre est né aux Etats-Unis. La France l'a fêté pour la première fois en 90. Avec l'organisation d'une chaîne humaine le long de la Loire pour protester contre les projets de barrage. Ensuite, on a tenté de l'ancrer dans le calendrier, en vain. D'ailleurs les associations comme Greenpeace France ou Robin des Bois interrogent : c'est pas tous les jours le jour de la terre ? Ces célébrations alibis les agacent un peu. 5 juin, journée mondiale de l'environnement 17 juin, journée mondiale contre la désertification 16 septembre, journée mondiale de la couche d'ozone 22 septembre, journée européenne sans voiture Octobre, prévention des catastrophes naturelles Février, protection des zones humides Mars, journée mondiale de l'eau ET !!!! une nouveauté en France : en juin, la semaine du développement durable. OUF! ... Les associations concluent : "et entre ces dates anniversaires qui finissent par passer inaperçu, que fait-on pour la terre ?"

Par Nathalie Fontrel

Solartis essaie de nous mener en bateau…solaire

Tout est bien affaire d'énergie. L'énergie que déploient certains talents à faire " marcher " des bateaux solaires sur les canaux de France est, hélas, trop souvent gaspillée par la timidité des autorités locales ou nationales à donner un sérieux coup de pouce au tourisme fluvial du 3ème millénaire.

Depuis quelques années, vous pouvez apercevoir de drôles d'engins bardés de panneaux photovoltaïques sur les canaux du Doubs et de la Saône. L'un d'entre eux, un trimaran en contreplaqué jaune, ne pesant pas plus de 1000 kilos, est déjà célèbre, et on peut prédire que nul ne lui ravira la vedette lors du prochain " Défi Solaire " à Rouen du 28 juin au 3 juillet. Selon son inventeur, il remontera un jour le Nil jusqu'à Louqsor, histoire de rendre hommage à la barque solaire de Cheops, non loin des Pyramides. Pour l'instant, seule la ville de Baume-les-Dames sait lui offrir une tribune de choix, comme à l'occasion de la Fête de la Vapeur les 7 et 8 juin. (C'est là que Claude de Jouffroy d'Adams réalisa en son temps les premiers essais de la navigation à vapeur)

Certains de ces engins combinent même l'énergie solaire (les fameux " pv ") et l'énergie humaine. Ce sont des " pédalos solaires " de 12 mètres de long . C'est aussi original que les radios conçues et développées par Freeplay Foundation en Afrique du sud : elles ont permis aux auditeurs de se passer des piles grâce à un coup de manivelle. Pour faire Besançon-Lyon , les pédalos solaires de Solartis sont loués tout l'été et les sportifs qui se risquent dans l'aventure (à dix ou douze par embarcation) sont ravis de parcourir 300 kilomètres en une semaine en découvrant les paysages de la vallée du Doubs, de la Saône, avec en prime une trentaine d'écluses !
Embarquons pour l'avenir !
La petite entreprise de Solartis, basée à Besançon, propose ses bateaux à quelques promeneurs, mais pour renouveler sa flotte, assurer des commandes, amorcer de nouveaux chantiers, elle ne peut se contenter de rayonner . Pour survivre en tant que SARL, pour ne pas trop " ramer ", Solartis offre aujourd'hui ses services pour solariser des maisons et des péniches dont par exemple la péniche " Alternat " (bateau-forum-expo).
Si les applications solaires doivent inclure d'autres dimensions que l'habitation, à travers le transport et le loisir sur les cours d'eau, il reste du chemin à faire ou des courants à surmonter. Cela fait trente ans que les bateaux à moteur sont interdits sur les lacs autrichiens. Cela fait quelques années déjà - depuis 1998 - que des bateaux à passagers, électriques ceux-là sillonnent le Lac Léman à partir de Lausanne (l'Aquabus 1050 pour 24 passagers de la société suisse MW-Line) et " la Bécassine " à Genève (rien d'équivalent du côté français). Bref, si plus d'une cinquantaine de bateaux à passagers sont opérationnels en Europe, les Français ne figurent pas au palmarès, et le " passeur " de La Rochelle ne fait plus de vagues. Paris, qui veut se prémunir de l'encombrement des cars de touristes, a misé un temps sur les " batobus ", mais leur propulsion est aussi dépassée que les tarifs et les taux de rotation sur la Seine.
Alors, va-t-on faire mieux avec les 6700 km de canaux et rivières navigables ? Des initiatives locales existent pour développer le territoire Saône-Rhin. Toutefois, les contours d'un tourisme fluvial, intelligent, alternatif, de Nantes à Budapest, parallèlement aux vélo-routes, sont moins avancés que la propulsion solaire/électrique qui marie subtilement l'hélice, les batteries, le moteur, l'électronique de puissance.
Le rédacteur en chef de la revue " Fluvial " se demandait récemment " qu'est-ce qu'on attend en France pour soutenir une campagne européenne en faveur de nos canaux ? " Au sein de Solartis, où l'on prépare des maquettes de structures solaires flottantes calquées sur les habitations bio-climatiques, on se console comme on peut. " Nous les Terriens, nous avons déjà droit à un tour gratuit au tour du soleil une fois par an, c'est déjà pas mal " ironise Matthias Wegmann, l'inventeur suisse qui fabrique ses hélices performantes " sur mesure ".

Par Ben Cramer



Sites de référence :

http://www.solartis.fr
http://www.ajena.fr
http://www.bateauxsolaires.org
http://www.alternat.org
http://www.mwline.ch


A l'heure où les humains poursuivent leur entreprise de destruction de notre environnement, à grand coup d'armes chimiques et autres tests de sonars à basse fréquence (LFAS : Low Frequency Acoustic Sonar), la vie d'un animal ne revêt que peu de valeur, sauf pour ceux attachés à la protection du vivant. Aussi peut-on sourire à l'idée que tant de gens se mobilisent à travers le monde pour tenter de sortir un dauphin ou une orque de sa geôle.
Mais comment rester insensible à tant de souffrance et prétendre aimer les cétacés ?
Aujourd'hui il est couramment admis que la captivité tue, peu importe qu'il s'agisse d'un tigre ou d'un phoque, d'un ours ou d'un dauphin. Mon combat personnel pour les cétacés rejoint celui de tous les humains conscients de nos devoirs envers les animaux qui ont payé un bien lourd tribut à leur existence parmi nous. Et mon chagrin a rejoint celui de milliers d'amoureux du monde marin, lorsque la mort d'Iris fut officielle.
Iris est désormais libérée de sa prison chlorée à laquelle elle avait été condamnée, pour divertir les touristes du delphinarium d'Anvers puis du zoo de Duisburg, après que le premier ait été fermé grâce à une campagne internationale. A l'époque, les solutions pour réhabiliter Iris et son fils Ivo existaient mais pour d'obscures raisons, elles ne furent pas prises en compte et conduisirent les deux dauphins vers un autre bassin, plutôt que de retrouver leur milieu naturel.
Année après année, d'une santé de plus en plus fragile mais animée d'une volonté de vie incroyable, Iris a survécu à tous les shows, toutes les pirouettes, les mauvais traitements, l'isolation, les agressions des autres dauphins pour finir euthanasiée à l'âge de 23 ans voici quelques semaines.
Rappelons qu'un dauphin en liberté vit entre 30 et 40 ans mais qu'en captivité, l'âge d'Iris est un triste record. La direction du zoo de Duisburg resta sourde à toutes les campagnes menées en faveur d'Iris et d'Ivo pour lesquels des bassins de réhabilitation en Europe existent et des fonds pour le transport auraient pu être collectés. Leur acharnement à ne pas lui offrir une retraite fort méritée aura eu raison de la vieille dauphine dont la mort a été cachée à tous ses amis humains pendant plusieurs semaines jusqu'à ce que la direction la confirme, disposant ainsi du temps nécessaire pour se débarrasser du corps.
Derrière le plaisir d'apercevoir ces mammifères marins se cache une entreprise de mort, quel que soit le delphinarium. Alors si nous les aimons, acceptons le temps nécessaire pour parvenir jusqu'à eux en liberté plutôt que d'échanger quelques instants d'une joie éthique pour de longues années de souffrance… et Iris comme tant d'autres ne seront pas morts inutilement, loin de leur milieu naturel !

Par Natacha Zana

 

-Paris le 27 mai 2003
Jacques TESTART et la majorité des membres de la CFDD cessent leur activité au sein de la commission.
Par la Commission française du développement durable et l'association 4 D

Au moment où le gouvernement organise une " semaine du développement durable ", le Président et la majorité des membres de la Commission française du développement durable (CFDD) constate qu'il leur est devenu impossible d'assumer leurs fonctions comme auparavant.

Les derniers thèmes de travail choisis par la CFDD (organisation de conférences de citoyens sur les aides à l'agriculture, et sur l'énergie) ont été jugés inopportuns ou inutiles par le Secrétariat d'Etat au développement durable.

Considérant qu'ils sont censurés, le président et la majorité des membres actifs de la Commission française du développement durable font savoir qu'ils ont décidé de cesser leurs activités au sein de cette commission.


Contact : Magali BARDOU
Tél : 01 42 19 11 95
Magali.BARDOU@environnement.gouv.fr

Carlos de Freitas Association 4D
cdefreitas@association4d.org
www.association4d.org

7, Impasse Charles Petit 75011 Paris
Tél. : +33 (0) 1 44 93 00 70 / Fax : + 33 (0) 1 44 64 72 76
Port. : + 33 (0) 6 61 72 92 70

Avis n°2003-11 (mai 2003) sur le débat démocratique et le développement durable Dans son avis sur la culture (Avis n°2002-07)

la CFDD proposait de compléter l'approche du développement durable en y intégrant la dimension culturelle au même titre que les dimensions économique, sociale et environnementale. C'est évidemment à l'intersection des dimensions sociale et culturelle que l'exercice de la démocratie - représentative et désormais participative - prend tout son sens, comme principe fondateur du développement durable. C'est ainsi par exemple, que la mise en place des Agenda 21 locaux ou territoriaux proposés à la Conférence de Rio, ne peut s'envisager sans une très large concertation et une participation authentique des citoyens aux processus collectifs d'élaboration et de décision.

La complexité des problèmes posés par la recherche d'un développement durable nécessite de nouvelles procédures démocratiques où le débat ne serait plus accaparé par les seuls experts. Il est nécessaire d'approfondir des formes de participation directe des citoyens à la prise de décision et, à cette fin, de créer des dispositifs d'information et de formation permettant de construire une opinion éclairée. C'est-à-dire qu'au delà des structures administratives, expertes, ou militantes, il faut développer des structures autonomes de débat, et ceci dès le niveau local des territoires.

L'analyse de quelques exemples récents montre que le déficit de participation démocratique constitue un obstacle important à la mise en œuvre du concept de développement durable. C'est en particulier le cas pour deux questions majeures qui ont fait, ou vont faire, l'objet de décisions parlementaires et/ou gouvernementales dans les prochains mois : les OGM et l'Energie.

1. Deux développements technologiques confrontés au débat démocratique

* Le débat sur les OGM

La question des plantes génétiquement modifiées peut apparaître comme un modèle pour illustrer les faiblesses ou les dysfonctionnements de notre démocratie. Imposée par de puissants lobbies qui disposent de relais dans l'institution scientifique, dans les médias et chez les responsables politiques, cette technologie prétend être diffusée avant même qu'il soit démontré que son intérêt pour la population est réel. Elle présente pourtant des risques sérieux pour l'environnement, pour l'économie paysanne et la culture rurale, et éventuellement pour la santé publique. Dès 1998, la conférence de citoyens organisée par l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, s'inquiétait du déficit démocratique dans les commissions chargées de proposer et de contrôler la dissémination des plantes génétiquement modifiées (OGM). Confirmant l'hostilité majoritaire du public à cette technologie, le rapport " des quatre Sages " (février 2002) adressait au précédent gouvernement des propositions de prudence concernant les dommages irréversibles pour l'environnement, la santé et l'économie rurale, dont les OGM pourraient être responsables. Ce rapport, établi à la suite d'un débat contradictoire, demandait la suspension de la dissémination d'OGM jusqu'à la décision de mesures de précaution concrètes et crédibles, et qu'un dispositif obligatoire d'assurance soit instauré. Aucune suite n'a été donnée à chacun de ces deux rapports.

Très récemment, le gouvernement a ouvert une procédure de " consultation du public " sur de nouveaux essais d'OGM. Cette procédure consiste à recueillir par Internet l'opinion des citoyens, sans que ceux-ci aient tous accès à ce moyen d'expression, sans qu'ils soient réellement informés de cette opportunité, ni qu'ils aient reçu la formation nécessaire pour se construire une opinion pertinente, ni que les avis exprimés soient communiqués au public. Il s'agit là d'une procédure de démocratie virtuelle dont l'intérêt sera seulement de justifier a posteriori la décision du ministre de l'agriculture. Un tel contre exemple souligne à quel point restent à inventer les modalités d'une participation démocratique efficace, indispensable à toute démarche de développement durable.

* Le débat sur l'énergie

Il s'agit d'un sujet au cœur des questions de développement et de modes de vie (accès à l'énergie, sécurité énergétique, aménagement du territoire, transports, pollution de l'air en ville et problèmes de santé, urbanisme, etc). Ce thème concerne deux aspects de l'environnement global, le réchauffement du climat d'une part, et le nucléaire d'autre part, avec les problèmes de sûreté, de prolifération et de déchets qui l'accompagnent. La conférence de citoyens organisée par la CFDD avec la Cité des Sciences de la Villette durant l'hiver 2001-2002 a montré que des citoyens ayant reçu une formation ad hoc et entendu des prises de position diverses sur un sujet donné, peuvent exprimer un point de vue très pertinent. Cependant aucune suite n'a été donnée à cette consultation exemplaire.

En revanche, le gouvernement a lancé au début de l'année 2003 un " débat national sur les énergies " qui doit précéder l'élaboration et le vote à la fin de l'année d'une loi d'orientation énergétique à long terme (30 ans) par le Parlement. Cette opération, qui se révèle plus comme une entreprise de communication et de pédagogie gouvernementale que comme un débat, fait l'objet de nombreuses critiques de la part de la société civile, portant à la fois sur son organisation, ses modalités et ses thématiques. Ces critiques ont d'ailleurs amené la plupart des associations environnementales à créer de toutes pièces un nouveau cadre de débat indépendant du premier et, plus récemment, à quitter le Comité consultatif mis en place pour élaborer le débat officiel.

2. La CFDD, la démocratie et le développement durable

* La CFDD, une structure originale

Consciente de ce déficit démocratique, la CFDD conçoit son rôle non pas comme celui d'une instance experte supplémentaire ou d'un organe au service du gouvernement, mais comme celui d'un laboratoire d'idées indépendant, soucieux à la fois de soulever des questions fondamentales pour les générations futures, d'informer pour mieux éclairer les choix démocratiques des populations, et de contribuer ainsi à aider aux prises de décisions politiques.

C'est une structure singulière parmi les diverses instances de réflexion et de conseil au gouvernement :
- sa composition est atypique par la variété de ses membres et leur indépendance par rapport aux lobbies économiques ;
- son souci constant est la transversalité afin d'élaborer des propositions reflétant des savoirs variés, focalisées sur l'impératif du développement durable ;
- son indépendance s'est longtemps traduite par le libre choix des thèmes de réflexion dont elle s'est saisie et des modes de traitement qu'elle leur a donnés ;
- sa préoccupation est de développer les moyens d'expression d'une véritable citoyenneté, complètement informée et libre.
Pour cela, la CFDD apparaît comme un élément nécessaire de la réflexion et du débat démocratique sur le développement durable.

* La CFDD, une source d'innovations et de propositions

En particulier, sur de nombreuses questions liées à la technoscience, il y a contradiction entre les certitudes exprimées par de nombreux experts et les inquiétudes des citoyens. Mais les décisions politiques qui engagent l'avenir ne peuvent être subordonnées aux seuls impératifs de la " compétition internationale ", en limitant l'analyse des risques aux dommages directs exercés sur l'homme, en négligeant les atteintes aux ressources indispensables, et en ignorant l'irréversibilité de ces atteintes.
C'est pourquoi la CFDD a préconisé la création d'un Comité Consultatif d'Evaluation des Technologies composé de membres de la société civile, indépendants des intérêts en jeu comme des associations et qui, après avoir entendu les avis des experts et des ONG concernées, rendrait compte de la réflexion que cela suscite chez ces représentants du public. La CFDD a aussi proposé de renforcer le recours aux conférences de citoyens pour assurer l'objectivité et l'exhaustivité des arguments propices à la prise de décision politique.

En ce sens, la CFDD a proposé au ministère de l'écologie et du développement durable de mettre en place à l'automne 2003 une conférence de citoyens " Consommation d'énergie et citoyenneté " destinée à renforcer la participation citoyenne au débat engagé, et permettre des éclairages diversifiés à partir des débats organisés au premier semestre, avant la discussion parlementaire sur la loi d'orientation. Sa proposition, conçue sur le modèle de la Conférence de citoyens déjà organisée par la CFDD en 2002 sur " Changements climatiques et citoyenneté ", n'a pas reçu le soutien du ministère concerné et, faute de moyens adéquats, ne pourra donc pas être mise en œuvre dans le cadre d'un calendrier pertinent.

Elle a par ailleurs souhaité réaliser une expérience qui n'a encore jamais été tentée nulle part dans le monde : sur le thème de l'agriculture et de l'alimentation, elle a voulu organiser une conférence de citoyens impliquant trois sociétés aux préoccupations très différentes : un pays du Nord (la France), un pays du Sud (d'Afrique sub- saharienne) et un pays de l'Est de l'Europe. Là encore il est à déplorer, pour l'expérience démocratique et le partage culturel exemplaires que cela aurait pu constituer, que ce projet ait été désavoué par les autorités ministérielles de tutelle et que l'absence de financement ait conduit à y renoncer.

La CFDD réaffirme avec vigueur que le développement durable n'a de sens que par l'invention de formes nouvelles de démocratie. Son concept même repose sur une prise de conscience active de la part des êtres humains de la nécessité d'effectuer des choix fondamentaux en fonction de considérations dépassant les intérêts spécifiques immédiats de quelques-uns, et bien souvent d'accepter des contraintes et des changements de mode de vie, ce qui n'est envisageable qu'avec l'adhésion du public et donc par l'utilisation de procédures de participation. Elle souligne, en outre, que l'exercice d'un pouvoir démocratique ne saurait se dispenser de la résolution explicite de former et d'informer les citoyens, de leur donner l'occasion de se faire une opinion éclairée sur les sujets mettant en jeu leur avenir et celui des générations futures, de leur offrir un cadre pour l'expression de leurs convictions, d'en tenir compte, ce qui n'a encore jamais été le cas.

La CFDD prend acte du refus de fait d'organiser de véritables débats démocratiques sur des thèmes aussi importants que l'agriculture ou l'énergie. Elle déplore que des objectifs de court terme empêchent souvent les responsables de l'action publique de s'interroger véritablement sur l'impact de leurs décisions pour l'avenir de l'humanité dans sa biosphère, et les conduisent à se montrer en retrait par rapport à la prise de conscience des citoyens. La CFDD regrette que ses propositions n'aient pas fait l'objet d'analyses approfondies par les instances décisionnaires, comme si le gouvernement ne voulait voir que du discours vain là où l'on s'efforçait de chercher du sens et de l'équité, et en particulier d'explorer de nouvelles voies pour l'exercice de la démocratie.

 

Le nucléaire et les biotechnologies exclus du protocole international de Kiev instituant un " registre des polluants "

Du 21 au 23 mai s'est tenue à Kiev (Ukraine) la 5ème Conférence paneuropéenne " Un Environnement pour l'Europe " qui s'inscrit dans un processus global de protection de l'environnement en Europe (pollution, évaluation stratégique des projets ayant des impacts sur l'environnement, biodiversité, énergie, éducation à l'environnement, agriculture…).
À cette occasion, le 22 mai, trois conventions internationales nouvelles ont été signées dans des domaines-clé de l'environnement (substances polluantes, responsabilité civile environnementale et évaluation des impacts de certaines activités sur l'environnement) (cf CP FNE du 23-05-03).
Cependant, la Fédération France Nature Environnement déplore : que la France n'ait pas signé le protocole sur la responsabilité civile et l'indemnisation des dommages causés par les pollutions des eaux transfrontières contrairement à six Etats membres de l'Union Européenne et 16 autres pays d'Europe. FNE demande que le Gouvernement français le signe et l'applique dans les plus brefs délais ; que l'industrie nucléaire soit totalement absente des rejets et transferts de polluants qui doivent, en vertu de l'un des nouveaux protocoles signés (" protocole PRTR "), figurer sur un registre officiel auquel toute personne a gratuitement accès. Cette lacune est particulièrement préoccupante alors que la France est le pays le plus nucléarisé du monde avec plus de 50 réacteurs en service et que de nombreux pays signataires de ce protocole continuent à exploiter des centrales nucléaires à la sécurité douteuse (pour mémoire, Kiev est la capitale de l'Ukraine, patrie de la centrale de Tchernobyl) ; que les biotechnologies (OGM, manipulation de virus, microbes, bactéries, toxines…) aient également été exclues de ce protocole ; que les USA aient tenté d'écarter les ONG européennes de certaines négociations et de faire barrage à des avancées essentielles en matière d'environnement, alors que ce pays n'est pas signataire de la plupart des conventions internationales dans le cadre desquelles ces protocoles ont été élaborés. La France doit montrer qu'elle sait résister, au nom de la démocratie, à ces pressions inadmissibles.
FNE a rencontré la délégation officielle française à la Conférence de Kiev et lui a fait part de ces préoccupations.
Par France Nature Environnement


Contact presse : Erwan LE CORNEC, Délégué officiel
06 89 25 38 21
: lecornec.erwan@free.fr
Source : Info Presse
http://www.info-presse.net/presse/

 

Avec le G-Monde, le contre-G 8 commence le 28 mai ! Le coup d'envoi des actions prévues pour dénoncer l'illégitimité du G 8 à décider des affaires de la planète sera donné le mercredi 28 mai. Ce jour-là, une quarantaine de représentants des Attac des 4 continents - du Japon au Canada, de la Côte d'Ivoire au Chili, de la Finlande au Maroc, de la Pologne au Venezuela - se retrouveront à Paris avant, le lendemain, de partir pour la région d'Evian après un pique-nique au Bois de Vincennes avec les militants d'Attac de la région parisienne. Après les réunions de travail qu'ils tiendront dans la journée au Foyer international de Paris (FIAP), Attac France et ses invités donneront une conférence de presse le mercredi 28 mai à 18 h 30 au Gymnase Japy, 2, rue Japy, Paris 11ème Au cours de cette rencontre seront présentées - les actions organisées par Attac France et les Attac du monde entier à Annemasse, Annecy et Genève, du jeudi 29 mai à la grande manifestation du dimanche 1er juin - la Déclaration du G-Monde (disponible en plusieurs langues). Contrairement aux déclarations des 27 réunions précédentes des pays les plus riches de la planète, et de celle qui sortira d'Evian, cette Déclaration, élaborée par tous les Attac à partir de leur réunion à Porto Alegre en janvier 2003, rappelle les aspirations des peuples du Nord comme du Sud, et expose les voies pour les faire aboutir. Elle montre que, face aux prétentions hégémoniques du G 8, un monde autre que celui de la finance, des multinationales et des guerres préventives est bel et bien possible !

Par Attac

5e Cannes Water Symposium

J-30 : la liste des invités s'allonge de jour en jour…

La liste des invités du 5e Cannes Water Symposium s'allonge de jour en jour, scientifiques de renommée internationale, hommes d'affaires réputés, diplomates étrangers, etc. Il y avait déjà près de 500 inscrits à titre individuel (participants et conférenciers), à un mois de l'ouverture de cette 5e édition, sur le site officiel www.symposium-h2o.com

De nombreux organismes publics avaient confirmé, un mois avant l'ouverture du Symposium, leur accord de principe pour participer au Symposium, notamment l'Agence de l'Eau Rhône-Méditerranée-Corse, le Commissariat à l'Energie Atomique (CEA), le Conseil Régional Provence Alpes Côte d'Azur et les Conseils Généraux des Alpes Maritimes, du Puy-de-Dôme et de l'Hérault. Trois ministres ont été officiellement invités, ceux de l'Ecologie et du Développement durable (Mme Bachelot), de la Santé (M. Mattei), de la Coopération et de la Francophonie (M. Wiltzer).

Côté recherche sur l'Eau, une vingtaine d'universités françaises et étrangères seront représentées dans les 15 ateliers haut de gamme de cette 5e édition. Il s'agit, en France, des universités de Nice-Sophia Antipolis, Savoie, Corse, Paris VIII, Limoges, Poitiers, Artois, Aix-Marseille, et à l'étranger de celles de Bucarest (Roumanie), Libreville (Gabon), Québec, Laval et Sherbrooke (Canada), Gênes (Italie), Damas (Syrie), Bucarest (Roumanie), Irkoutsk (Sibérie), Bakou (Azerbaïdjan), Blida (Algérie), Arizona et Californie (Etats-Unis).

Côté international, l'UNESCO, l'Université des Nations Unies (UNU), le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), mais aussi l'UNICEF, le Conseil mondial de l'Eau (World Water Council), le World Water Forum of Journalists (WWFJ), l'Office International de l'Eau (OIEAU) et plusieurs Chaires UNESCO sur les Ressources en Eau seront représentées.

Enfin, côté entreprises, le nouveau point fort du Cannes Water Symposium, les inscriptions affluent elles aussi, à un mois de l'ouverture, dont Suez Environnement / Lyonnaise des Eaux, Nestlé Waters et Alcatel Space, trois partenaires historiques du Symposium, sont rejoints cette année par BNP Paribas, le Groupe Carrefour et Biotherm, en plus d'Akzo-Nobel, de BRL Ingéniérie et Aquametris, et de sociétés étrangères comme Dizayn (Turquie), leader mondial dans son domaine.
La liste des pays représentés est tout aussi impressionnante, puisqu'à un mois de l'ouverture, près de 50 pays différents apparaissaient dans la liste des inscrits à titre individuel, sur le site du Symposium : Italie, Allemagne, Royaume-Uni, Pays-Bas, Belgique, Suisse, Suède, Grèce, Pologne, Hongrie, Russie, Ukraine, Azerbaïdjan, Roumanie, Arménie, Macédoine, Algérie, Maroc, Arabie Saoudite, Tunisie, Libye, Syrie, Jordanie, Israël, Emirats Arabes Unis, Egypte, Côte d'Ivoire, Cameroun, Nigeria, Liberia, Tchad, Mauritanie, Sénégal, Cap Vert, Sierra Leone, Gabon, Ghana, Zaïre, Congo, Afrique du Sud, Mozambique, Madagascar, Chili, Brésil, Canada, Népal, Inde, Bangladesh, Philippines.

Les Cannois seront également les bienvenus, puisqu'en plus de la séance inaugurale et de tous les ateliers, où l'accès sera possible pour tous ceux qui s'intéressent aux énormes enjeux de l'Eau, trois grandes soirées seront ouvertes à tous, et offertes par le Symposium : un concert de musique africaine, par le groupe mozambicain Massukos, le lundi 23, fera l'ouverture en plein air; la Tunisie, invitée d'honneur, présentera mardi 24, au Palais des Festivals, un spectacle intitulé " La Tunisie et l'Eau ". Enfin, le mercredi 25, la grande soirée de gala du Symposium, pour la remise des Prix internationaux de Cannes et de l'Eau, permettra au public d'assister aussi à un concert de l'orchestre philarmonique de Cannes, sous la direction de son chef Philippe Bender, avec au piano la soliste japonaise Célina Wakabayachi.

" L'Etat Mondial de l'Eau 2003 " présenté à Cannes

Le Forum Mondial des Journalistes de l'Eau (WWFJ), soutenu par le Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD) et le gouvernement du Bangladesh, présentera fin juin à Cannes son " Etat Mondial de l'Eau 2003 ", un document de 300 pages faisant le point sur de nombreuses initiatives dans le domaine de l'Eau.

Un Réseau des Femmes et de l'Eau va naître à Cannes

Un grand réseau international, reliant les nombreuses femmes ayant un rôle important dans le domaine de l'Eau, va voir le jour à Cannes, fin juin, avec le soutien de l'UNESCO. Un doute subsiste encore sur le nom du futur bébé, mais ça devrait s'approcher de " Eau, Femmes et Pouvoir de Décision ", selon les dernières suggestions recueillies par le Professeur Raoul Caruba, fondateur du Cannes Water Symposium.

Programme (344 Ko)

Marche pour l'eau vivante

Les collectifs Adour Eau Transparente, S.Eau.S. Garonne et Eaux Vivantes du Gers, soutenus par France Nature Environnement, Attac, le WWF, les Amis de la Terre et ANPER-TOS, organiseront une Marche pour l'eau vivante, dans les bassins de l'Adour et de la Garonne, entre Bayonne et Saint-Gaudens, du 5 au 14 juillet 2003.

Cette Marche pour l'eau vivante mettra en avant les exigences suivantes : ˆ l'arrêt de la politique du tout-barrage et l'abandon des barrages-réservoirs en chantier ou en projet dans les bassins de l'Adour et de la Garonne : barrages d'Eslourenties, du Gabassot, du Lizet, de l'Auzoue, du Lizon, du Magnoac, etc., et du réservoir géant de Charlas, au sud-ouest de Toulouse;

ˆ la préservation de la qualité des cours d'eau, des nappes souterraines et des zones humides;

ˆ l'arrêt des rejets polluants, sauvages ou autorisés, et l'application du principe pollueur-payeur;

ˆ le refus d'une marchandisation de l'eau qui se fait au bénéfice de grands groupes aux pratiques douteuses comme Vivendi;

ˆ le contrôle citoyen de toutes les institutions de gestion de l'eau et d'aménagement des cours d'eau;

ˆ le retour au service public de l'eau et de l'assainissement, en gestion directe par les collectivités locales;

ˆ le développement d'une agriculture respectueuse de l'environnement. La Marche pour l'eau vivante conduira donc, d'étape en étape, les groupes de "marcheurs" (utilisant parfois des vélos, voire d'autres moyens de locomotion) de Bayonne à Saint-Gaudens selon l'itinéraire suivant : Bayonne (5 juill., dans la foulée de la chaîne humaine sur les plages organisée par les collectifs Marée noire), Peyrehorade (6 juill.), Orthez et Pau (7 juill.), Gardères-Eslourenties (8 juill.), Tarbes (9 juill.), alentours de Tarbes (10 juill.), Jû-Belloc et Cahuzac-sur-Adour, dans le Gers (11 juill.), Montesquiou (12 juill.), Auch, et Saman-Charlas (Haute-Garonne) (13 juill.), Saint-Gaudens (14 juill.). Le 13 juillet, une marche au départ de Foix et via Saint-Girons, en Ariège, ralliera également Saint-Gaudens.

Chaque étape sera l'occasion de conférences de presse, de débats publics, d'expositions/projections, et/ou d'une soirée culturelle ou festive (contes, spectacles théâtraux, concerts, repas paysans), ponctués de différentes manifestations, symboliques ou de rue, en particulier lors de la journée finale à Saint-Gaudens le 14 juillet.

En cette Année internationale de l'eau douce, ce moment d'expression et de manifestation entrera en résonance avec d'autres initiatives au niveau national et international :
ˆ la campagne des Amis de la Terre sur les barrages ("Coface : barrages à la transparence ?")

ˆ la Campagne nationale sur l'eau des associations citoyennes, environnementalistes et de défense des consommateurs (voir journée nationale des associations, le 15 mai à Ivry, dans le cadre de l'Université de l'eau du Val-de-Marne)

ˆ la 2e Marche Bleue des opposants au Plan hydrologique national, en Espagne, qui remontera de l'embouchure de l'Èbre jusqu'aux "sommets solidaires" des Pyrénées.

Par le collectif Adour Eau Transparente


Gabas Nature & Patrimoine
c/o Joël Bordas
rue du Pic du Midi 64420 Eslourenties
: 05 59 04 13 11 (et fax) 05 59 04 74 55
gabas@lautre.net
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Libre propos

Par Dominique Martin-Ferrari

Jacques Testart vient de démissionner et Tokya Saïfi vient de décider la fin de la commission française du développement durable.

Quand, à l'arrivée de Dominique Voynet, Jacques Testart fut nommé Président de la CFDD, cela occasionna beaucoup d'espoir. Nous venions de plancher durant deux ans sur les " indicateurs " du développement durable, un exercice certes très important mais au goût un peu amer de la technocratie.
" Soyez le poil à gratter , le laboratoire d'idées dont nous avons besoin, " dira la ministre à Jacques Testart le jour de sa nomination.
Un bouleversement magistral va s'opérer.
Faisant table rase des expertises, des analyses globales et même de l'histoire du développement durable, la CFDD se recentre sur des sujets " prioritaires ", des sujets de société, des questions qu'on oublie parfois de se poser. On y perd sans doute en suivi des politiques et avancées des grandes Conventions onusiennes mais - nous étions nommés pour cela - , on y gagne en approfondissement du débat.
La CFDD se donne trois priorités : veiller au respect du principe de précaution, veiller à la solidarité entre les peuples et les générations et à la démocratie. Pour cela, elle ouvre ses travaux sur le chantier des OGM : " comment une technologie qui ne sert à rien a t elle pu s'imposer, malgré l'avis négatif de nombre de commissions ? "
Le " décorticage " de la décision publique commence certes autour de thèmes qui appartiennent au champ du développement durable : les OGM, le nucléaire, l'agriculture, les mécanismes de flexibilité du protocole de Kyoto, l'étude économique prospective de la filière électrique nucléaire, les brevets sur le vivant, l'OMC… Autant de réflexions qui conduiront à des avis de la commission et à l'organisation de conférences de citoyens.

Alors que devrait s'élaborer une stratégie, sont posées les bonnes questions, alors que devrait s'écrire la suite de l'histoire du développement durable, les ruptures de sens se dévoilent.
La CFDD ne sera plus caution de l'élaboration d'une stratégie française du développement durable. Les personnalités qui la composent n'en sont plus vraiment les acteurs, mais plutôt des veilleurs et des guides. Il est d'ailleurs intéressant de voir que l'initiative des conférences de citoyens irrigue de plus en plus la réflexion sur le débat public national et pose une véritable question au sein des partis politiques.
Mais le pouvoir déteste le vide. Il n'a plus de petits gestes, de conseils, de produits de consensus à se mettre sous la dent. Il va donc recréer une Commission, la CNDD, promettant à qui veut l'entendre qu'il ne s'agit en aucun cas de porter atteinte à la CFDD.
Six mois plus tard, ce qui était prévisible se produit : Jacques Testart démissionne, quant aux autres membres, ils apprendront par communiqué de presse que Tokya Saïfi ne les reconduira pas.

En cette période difficile que traverse le monde, il y avait sans doute place pour les deux corps. Je connais bien l'histoire de la CFDD, J'y avais été nommée en 1994 en tant que militante, ayant participé aux coordinations et à l'organisation du sommet de la terre de Rio, il était normal de rester parmi ceux qui allaient veiller à la mise en place des décisions. J'y suis restée, comme journaliste, de plus en plus discrètement.
Contrairement à ce que dit aujourd'hui Jacques Testart, la CFDD n'a pas basculé " de la production de rapports d'expertise à la production de sens ". Les premières années ont été fertiles, tout était à inventer : l'interministeriel, l'approche globale, la révision des normes , des règlements, des pratiques, la solidarité… Il y eut certes ensuite des enlisements. Il était temps de secouer la notabilité naissante. Rappelons que la CFDD est un organe consultatif indépendant placé auprès du gouvernement, en conformité avec les recommandations de l'ONU. Sa mission est d'éclairer les pouvoirs publics en matière de développement durable. " Eclairer ", le terme est large… Sans doute la commission nationale aidera -t-elle le gouvernement à appliquer sa politique , mais il est dommage que les guetteurs disparaissent et avec eux le poil à gratter, même s'il devenait de plus en plus confidentiel et réservé à un groupe d'amis. Comme l'a fait remarquer Annie Simon " nous sommes en démocratie relative parce que nous ne sommes pas informés… Nous ne sommes pas instruits des problèmes de notre temps. J'ai vu changer les citoyens quand ils ont su… Le passage de la commission à ce point de vue a été très instructif. La démocratie n'est pas réelle. On peut toujours mettre en place un referendum, le rapport de force sera en faveur de celui qui porte l'information " Aujourd'hui, le moratoire sur les OGM va être remis en question , l'instance qui se voulait " réfléchir sur les causes réelles de situations problématiques " n'est plus. Nous nous sentons un peu orphelins.

 

 


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