
SOMMAIRE DE CETTE SEMAINE :

Aujourd'hui, se tient au Ministère de l'Ecologie et du Développement
Durable, le premier Comité de suivi de l'application de la circulaire
Fontaine visant à autoriser une élévation de température des eaux
de refroidissement rejetées dans les cours d'eau par les centrales
EDF.
Le
WWF-France a décidé de s'y rendre, afin de préciser les raisons
de son opposition à cette circulaire.
Alors
que les conséquences de l'élévation "naturelle" de la température
des cours d'eau concernés sont déjà inquiétantes, une telle autorisation
de rejet d'une eau surchauffée contribue à fragiliser encore davantage
des écosystèmes déjà durement éprouvés par la canicule et la sécheresse.
Cette
circulaire a été signée sans que les incidences sur le milieu
naturel n'aient été identifiées ni évaluées par EDF, en contradiction
complète avec le principe de l'étude d'impact.
Est-il
acceptable que l'on puisse contourner un dispositif légal, par
simple dérogation ? A quoi servent, dans ces conditions, les normes
et réglementations qui sont censées concourir à la protection
de l'environnement ?
Au
vu de l'accalmie sur le front de la canicule qui diminue les besoins
énergétiques, le WWF demande une suspension immédiate de ces dérogations.
Pour
l'avenir, le WWF demande à l'Etat et à EDF de prendre leurs responsabilités
dans trois domaines :
- au titre de la protection de la ressource en eau, de mettre
en place des suivis hydrobiologiques indispensables à la connaissance
des écosystèmes fluviaux et à l'évaluation des conséquences de
nouvelles dérogations ;
- de prévenir, par des scénarios appropriés laissant les milieux
naturels indemnes, les effets de phénomènes météorologiques dont
les experts en changements climatiques estiment la répétition
prévisible ;
- enfin, de mettre en oeuvre une politique énergétique pour dépasser
l'absurdité d'une situation où l'on a "trop de soleil et pas assez
d'énergie". Il est urgent que le gouvernement lance un "plan énergie"
intégrant le solaire et autres énergies renouvelables, les économies
d'énergie et l'efficacité énergétique. Car à l'évidence l'exception
française du choix nucléaire montre à nouveau ses limites.
Pour
le WWF, cette crise estivale doit servir d'avertissement. Le développement
durable ne s'instaure pas par circulaire ministérielle. Il vise
à répondre aux grands enjeux : contribuer simultanément à satisfaire
les besoins en eau, en énergie et à assurer la préservation des
écosystèmes.

Contact presse :
Béatrice Jouenne,
01 55 25 84 70 -
:
bjouenne@wwf.fr
Pour plus d'informations : Jean-Stéphane Devisse,
coordinateur changements climatiques et développement durable
-
06 72
84 79 31 -
:
jsdevisse@wwf.fr


France
Nature Environnement a participé hier au premier Comité National
de suivi des rejets exceptionnels d'eaux chaudes des centrales
nucléaires d'EDF.
Le 12 août, en pleine sécheresse et sans aucune concertation avec
les autres usagers, le gouvernement a autorisé EDF à augmenter
la température de ses rejets pour maintenir sa production, au
risque d'accentuer la dégradation de cours d'eau fortement pollués
et déjà exsangues.
Pour
les associations de protection de la nature et de l'environnement,
cette situation est révélatrice de la vulnérabilité d'une société
construite sur une augmentation permanente de ses consommations
et de ses gaspillages :
- consommations d'eau, en particulier pour l'irrigation, promues
par une politique agricole vouée à produire et exporter toujours
plus ;
- consommations d'énergie et d'électricité, promues par les publicités
d'EDF qui, dérogations aidant, peut continuer à vendre et exporter
sa production, dans des conditions commerciales des plus obscures
et au travers d'un réseau de distribution devenu tellement complexe
qu'il se fragilise.
Elle illustre également les limites des solutions technologiques
que l'on prétend y apporter, du nucléaire aux barrages. Réponses
inadaptées à l'ampleur de la crise sociétale dans laquelle nous
nous enfonçons.
Alors, à quand une politique ambitieuse de maîtrise de la demande
en énergie qui ne se contente pas d'une leçon timide et éphémère
aux français ? Et avec quels moyens ?
(Il est utile de rappeler que l'ADEME a vu son budget amputé massivement
en 2003.) Quel bilan tirer du soi-disant débat national sur les
énergies, que les associations ont dû quitter faute de pouvoir
débattre de ces questions essentielles ?
Quel
devenir pour le débat national sur l'eau, jusqu'ici très convenu
? Suivra-t-il le même cours ou le gouvernement trouvera-t-il enfin
le courage d'un changement de cap ? Il est dit du Développement
Durable qu'il doit permettre de subvenir aux besoins actuels sans
compromettre la capacité des générations futures à subvenir aux
leurs. Lourde tâche en perspective pour une société de gaspillage
et de pillage, incapable déjà de satisfaire ses besoins essentiels.
Sur le chemin du développement durable, le gouvernement est, a
priori, encore très loin du compte.

Contact presse :
Bernard Rousseau :
02
38 62 55 90
France Nature Environnement, la fédération française des associations
de protection de la nature et de l'environnement
Source :
www.info-presse.net/presse


Initié
à l'automne 1999 grâce au soutien de la Fondation NATURE et Découvertes,
le programme CAP LIGURES du WWF consacré à la protection des cétacés
dans le sanctuaire pour la protection des mammifères marins de
Méditerranée se conclue cette année par deux campagnes de marquage
des rorquals communs au large des côtes provençale et corse .
1 rorqual commun vient d'être équipé de balises ARGOS dont
les premières émissions pourraient bientôt donner de plus amples
informations sur leurs déplacements et leur mode d'existence.
Lors de deux campagnes distinctes, du 2 au 9 août et du 13 septembre
au 4 octobre, les équipes scientifiques du WWF se consacrent de
nouveau au suivi du rorqual commun en Méditerranée, espèce particulièrement
menacée sur le plan mondial et dont un millier d'individus environ
fréquente la zone du sanctuaire en été.
Menée
avec la collaboration de Richard Sears, directeur de la station
de recherche de Mingans (Canada, Estuaire du St Laurent) et spécialiste
des baleines bleues, ces travaux visent à déployer des balises
Argos (système de localisation par satellite) sur un certain nombre
d'animaux afin de suivre leurs déplacements.
Cette
technique de marquage a très rarement été expérimentée sur les
rorquals de Méditerranée.
Le 3 août 2003 à 11h 17, une balise a été mise en place sur un
rorqual commun dans le sud des îles d'Hyères. Jusqu'au 4 août
au soir, la baleine est restée dans la même zone et s'est dirigée
ensuite vers l'ouest, en sortant du sanctuaire pour la protection
des mammifères marins. Elle se trouve actuellement au sud de Marseille
après avoir parcouru 120 miles en quatre jours.
Progressivement, au cours des jours prochains nous pourrons mieux
connaître les déplacements des rorquals durant l'été, et mieux
comprendre comment ils utilisent les ressources alimentaires et
l'espace du sanctuaire. La mission d'automne, où autres balises
seront déployées, devrait permettre quant à elle de lever le voile
sur les routes migratoires et les zones d'hivernage de ces rorquals
dont on sait que les 5/6 du petit millier qui fréquente la zone
en été, la quittent à l'automne pour une destination encore inconnue.
A
terme, ces résultats devraient permettre d'améliorer la protection
des rorquals communs au sein du sanctuaire et d'envisager d'éventuelles
mesures de protection sur une échelle plus large.

Pour plus
d'informations :
Anne-Isabelle PERRIN, chargée de communication,
:
AIPerrin@wwf.fr
-
01 55 25 84
64
+d'informations sur CAP LIGURES
www.wwf.fr
dans la rubrique " océans et côtes "


Le 3 juillet 2003, Monsieur Francis Idrac, Préfet de la Région
Languedoc-Roussillon, annonçait qu'il déclasserait la Lagune de
Thau en catégorie sanitaire B dès septembre 2003. Depuis, une
rencontre en Préfecture a permis l'ouverture d'une concertation
jusqu'à la mi-septembre 2003. Le 25 juillet, loin des enjeux politiques
et touristiques, les conchyliculteurs et pêcheurs de la Lagune
de Thau ont exprimé leurs craintes tant en matière d'emplois et
de sécurité alimentaire qu'en matière de préservation d'un site
naturel exceptionnel dont ils sont les premiers gardiens.
Le soir même de la conférence de presse, Monsieur Jacques Blanc,
Président du Conseil Régional LR, demandait à Monsieur le Préfet
de " reporter " sa décision…
2
méthodes de calculs pour des résultats différents
Classée
en catégorie sanitaire A1 depuis 1995, la Lagune de Thau, "site
de 1er ordre pour l'élevage conchylicole" (extrait du bilan Réseau
de Suivi Lagunaire/IFREMER - avril 2003), est l'objet de suivis
réguliers de la part des services de l'IFREMER.
-
Basant ses calculs sur un document de prescription émanant du
Laboratoire de l'Environnement et de l'Aménagement du Territoire
de l'IFREMER et imposant la prise en compte des prélèvements sur
3 ans, l'IFREMER annonce 86,7 % de résultats conformes à la norme
exigée2.
-
La Section Régionale de Conchyliculture en Méditerranée (SRCM),
de son côté, base ses calculs sur les 26 mois d'analyses régulières
de l'IFREMER comme le prévoit l'arrêté du 21 mai 1999 relatif
au classement de salubrité et à la surveillance des zones de production
et de reparcage des coquillages vivants. Cette période de 26 mois
permet de prendre en compte les acquis obtenus dans le cadre du
2ème Contrat de Baie qui n'a débuté qu'en 1998 pour s'achever
en 2002. Remonter jusqu'à l'année 1997, comme le fait le Préfet,
revient à nier l'efficacité des tout derniers investissements
réalisés au titre des 2 Contrats de Baie (74 millions d'euros
/ 1990-2002).
Selon
la méthode de calculs basée sur l'arrêté ministériel (avril 2001
- mai 2003), la SRCM trouve comme résultat 91,9 % de valeurs inférieures
à 230 Ecoli et 4 points au-dessus de 1000 Ecoli (tous situés au
point 10) . Ces résultats supérieurs à 1000 Ecoli proviennent
du point 10 considéré par la SRCM et la Prud'homie comme non représentatif
de la "qualité de la zone" selon l'arrêt ministériel de mai 1999.
Le Préfet a d'ailleurs reconnu par le passé le caractère atypique
du point 10 (arrêté préfectoral du 6/04/99).
Un
point litigieux : le point 10 !
Excentré
à l'extrémité ouest-large de la lagune, ce point 10 est alimenté
par une résurgence d'eau douce très localisée et légèrement polluée
ne concernant que 16 tables conchylicoles. Des fuites de station
d'épuration ou de lagunage, loin en amont de cette résurgence,
pourraient expliquer ce phénomène (selon l'étude du BRGM rendue
en octobre 2000).
Pourquoi les hypothèses soulevées par l'étude du BRGM n'ont-elles
pas été suivies des recherches empiriques nécessaires ? Raison
invoquée : "Ces recherches coûtaient cher, mieux valait traiter
la station d'épuration en amont". Malgré les 38 millions d'euros
investis dans la Lagune au titre du 2ème Contrat de Baie et malgré
l'importance cruciale de ce point de référence dans les résultats
IFREMER, force est de constater que la pollution émanant du point
10 n'a pas été traitée comme elle aurait dû l'être malgré une
nette amélioration. D'après Monsieur Sauvagnargues de l'IFREMER,
"certaines investigations auraient pu être menées dans le cadre
du 2ème Contrat de Baie".
Face à l'absence de solutions efficaces, les conchyliculteurs
envisagent des alternatives radicales tel que le zonage particulier
déjà pratiqué ou l'arrachage des tables.
75 % des fermetures de la Lagune de Thau
sont dus à des crises phytoplanctoniques !
Depuis
1998, 3 arrêts de commercialisation sur 4 concernent des problèmes
de planctons toxiques contre lesquels la purification des coquillages
imposée par un déclassement en B ne peut rien. Les arguments tendant
à affirmer qu'il n'y aurait plus de crises conchylicoles, que
l'image des produits et leurs prix seraient valorisés ne sont
donc pas valables.
Bien au contraire, ce déclassement officialiserait les retrempages
de coquillages provenant d'autres bassins classés en B, emmenant
avec eux algues nouvelles et parasites. Autant dire que les efforts
passés et à venir pour préserver le milieu seraient anéantis !
Un
milieu naturel sain,
le meilleur garant de la sécurité alimentaire
L'argument
" sécurité alimentaire ", brandi de façon précipitée par certains
acteurs locaux, a bon dos ! Chacun sait que la purification imposée
par un déclassement en B ne résoudrait pas les problèmes viraux
à l'origine de la plupart des intoxications. L'unique solution
efficace est de ne pas apporter de virus dans les milieux de production.
Les exigences des normes sanitaires du classement en A, avec 90
% des résultats en dessous de 230 Ecoli, constituent la meilleure
garantie de sécurité du consommateur. En définitive, le déclassement
en B, avec 90 % des résultats en dessous de 4 600 Ecoli, polluerait
le milieu 20 fois plus qu'aujourd'hui, ce qui n'irait absolument
pas dans le sens de la sécurité du consommateur.
Pour Monsieur Sauvagnargues (IFREMER), "le plus gros des travaux
est fait, et si on arrête la vigilance, c'est la catastrophe qui
attend les professionnels. On connaît les remèdes en microbiologie,
ce n'est pas le moment de mollir".
Par ailleurs, les observations faites dans les pays qui ont choisi
l'option de la pollution du milieu, suivie d'une purification
des produits en bassins équipés d'UV, montrent que les incidents
sanitaires y sont bien plus nombreux qu'en France, pays qui a
toujours opté pour la défense de la qualité des milieux d'élevage.
Fini l'élevage, vive le commerce en gros
?
Un déclassement en B serait la porte ouverte à toutes les dérives
et notamment à l'importation de produits étrangers qui pénaliserait
la production locale. Le passage systématique en bassin rendrait
difficile la vente au jour le jour qui permet, aujourd'hui, à
la conchyliculture familiale et aux petites exploitations de vivre.
Ainsi, 200 à 300 petites disparaîtraient rapidement sans compter
les emplois induits.
Quant au Schéma des Structures, qui réglemente les pratiques de
production et les conditions de réimmersion des coquillages adultes,
il serait invalidé par un déclassement en B, selon l'arrêté ministériel
de mai 99 qui fait force de loi et permet ces retrempages venant
de bassins B.
L'exceptionnelle
qualité du milieu et le retour de " l'arselière "
D'année
en année, la qualité du milieu s'améliore de façon indéniable.
L'absence de malaïgue dans la Lagune de Thau malgré la forte
canicule de ces deux derniers mois est une preuve irréfutable
de la bonne qualité du milieu. Le témoignage du Prud'homme
Major de la Prud'homie de Thau, Prud'homie majoritaire en nombre
de pêcheurs en Languedoc-Roussillon, confirme une grande biodiversité
lagunaire. "Depuis le début de l'année, une trentaine de pêcheurs
travaillent à l'arselière (clovissière). Ce petit métier avait
disparu depuis 10 ans ! L'escargot de mer, l'huître plate et la
pichiline reviennent aussi. L'oursin se porte très bien malgré
une pêche importante. La présence d'une espèce comme l'hippocampe
ne trompe pas sur la qualité du milieu. Pareil pour les herbiers
de zostères et de posidonies, plutôt clairsemés en 1999, ils sont
devenus très denses grâce à une eau claire qui laisse filtrer
le soleil."
Le nombre de 296 pêcheurs professionnels sur la Lagune pour 506
sur toutes les autres lagunes du Languedoc-Roussillon prouve la
richesse du milieu : 5 860 tonnes (CA : 9 millions 500 000 euros)
de poissons, crevettes et coquillages pour 8370 tonnes au total
dans la région (CA : 14 ME). Par contre, sur la Lagune de Leucate
classée en catégorie B, il ne reste que 20 pêcheurs. Ce denier
chiffre illustre bien ce qui arrive lorsque l'on relâche les efforts.
Le
déclassement en B, annonciateur
de projets urbains et touristiques ? Le SMVM veille…
Quelles sont donc les véritables raisons du déclassement de la
Lagune de Thau ? Ce sujet semble dépasser les seuls secteurs de
la conchyliculture et de la pêche pour devenir un enjeu national
qui oppose préservation de l'environnement et bétonnage du littoral.
L'article paru dans le Monde, daté du 10 juillet 2003 en page
11, sur le rapport du Conseil National d'Aménagement et de Développement
du Territoire lève toutes ambiguïtés sur la question. De la même
façon, la réduction de 30 % des crédits 2003 de l'IFREMER contredit
le voeu pieux du bien disant "développement durable".
Nombreux
sont les projets d'urbanisation et de tourisme autour de la Lagune
de Thau. Il n'est que de lire les Actes des Assises du Bassin
de Thau, document élaboré par l'ex-Association de Développement
et d'Aménagement présidé par Jacques Adge (Maire de Poussan) pour
s'en rendre compte : " Songez que sur la seule aire urbaine de
Sète-Balaruc-Frontignan, d'ici à 2010, l'enjeu n'est pas moins
d'accueillir 2500 nouveaux habitants, de créer plus de 1000 emplois,
de construire plus de 3500 résidences et d'urbaniser quelques
250 hectares.
" Heureusement, les conchyliculteurs et pêcheurs bénéficient
d'un Schéma de Mise en Valeur de la Mer (SMVM), unique en France
et signé en 1995, qui garantit la priorité des activités de pêche
et de cultures marines sur les autres usages maritimes et terrestres
du Bassin de Thau… Ce contrat ne peut être remis en cause que
par décret ministériel.
Propositions
des organisations professionnelles
Dans le cadre du 3ème Contrat de Baie actuellement en discussion
pour la pérennité de la qualité des eaux de Thau et leur classement
en A
Aujourd'hui,
la SRCM et la Prud'homie de Thau travaillent sur le dossier qu'ils
doivent déposer en Préfecture à la mi-septembre pour défendre
le maintien du classement sanitaire A de la Lagune de Thau. Une
expertise des analyses de l'Ifremer sera très prochainement confiée
à un institut indépendant du type CNRS ou autre organisme reconnu
compétent afin que celui-ci se penche sur les résultats sanitaires
Ifremer, sa méthode de calculs et les conclusions à en tirer.
Professionnels
responsables, les conchyliculteurs et pêcheurs de la Lagune de
Thau souhaitent poursuivre dans la voie de l'excellence écologique
grâce :
-
au traitement des eaux pluviales afin d'améliorer la gestion des
perturbations climatiques,
-
au règlement de la pollution du point 10 en développant une étude
de zone et en renforçant les contrôles autour de ce point pour
décider de mesures administratives adaptées,
-
au développement accéléré des installations de purification et
de finition dans les établissements conchylicoles afin de faire
face aux aléas climatiques,
-
à une gestion plus stricte des importations et une limitation
du nombre de cordes par table grâce à la signature du Schéma des
Structures, obligatoire pour toute zone de production conchylicole,
en souffrance depuis 1 an en Préfecture,
- à la mise en place d'une Charte de Qualité par les conchyliculteurs
et pêcheurs.

Vos
Contacts presse :
Françoise Boissy, attachée de presse -
O'Sources RP
06 15 74 76 20 -
04 67 02 89 52
Dossier
de Presse complet sur la conchyliculture en Méditerranée
sur demande Photos d'illustrations libres de droits sur
www.srcm.fr/presse



Par un arrêté du 8 juillet 2003, les ministères de l'Agriculture,
de l'Ecologie et de la Santé viennent de légaliser l'usage dans
la nature de deux anticoagulants : la bromadiolone et la chlorophacinone,
dans la lutte contre le ragondin et le rat musqué. La lutte chimique
contre le ragondin avait été supprimée en 2002. Son rétablissement
est contraire à la directive européenne Habitats, qui condamne
les poisons comme moyens non sélectifs . Le Gouvernement, par
cette décision incompréhensible, passe outre l'opposition unanime
de deux instances consultatives majeures : le Conseil National
de Protection de la Nature et le Conseil National de la Chasse
et de la Faune Sauvage. Considérant que la protection de la biodiversité
est d'intérêt général et qu'elle devrait primer sur les intérêts
privés des firmes chimiques, la fédération France Nature Environnement
est consternée par ce retour du poison. Elle préconise, lorsque
les dégâts provoqués justifient la lutte contre les rongeurs,
l'emploi des méthodes alternatives basées sur le piégeage. Ces
solutions sont parfaitement sélectives et ont largement prouvé
leur efficacité dans les régions où elles sont pratiquées.
Les conséquences de ce retour en arrière promettent d'être dramatiques.
En effet, la lutte chimique se fait à l'aide d'appâts empoisonnés
déposés dans le milieu naturel. Avant 2002, alors que le rat musqué
n'était pas concerné, c'étaient déjà plusieurs dizaines de tonnes
d'appâts qui étaient ainsi dispersées chaque année dans certains
départements ! Dans de telles conditions, des espèces non cibles
sont inévitablement touchées, soit par ingestion directe d'appâts,
soit par consommation de proies intoxiquées.
S'agissant
d'espèces déjà fortement menacées, cette mortalité peut être critique
: en Aquitaine, une étude vient de démontrer que 10% des mustélidés
aquatiques, en particulier visons d'Europe et loutres, capturés
pour étude ou retrouvés morts présentaient une intoxication à
la bromadiolone ou à la chlorophacinone. La consommation d'animaux
intoxiqués (gibier) n'est pas non plus sans risque pour la santé
humaine, tout comme la décomposition dans la nature des cadavres
non ramassés. Cette décision relève-t-elle bien du " développement
durable " ?
Contact
presse : Dominique Py : 06 88 20 34 21
France
Nature Environnement, la fédération française des associations
de protection de la nature et de l'environnement
Source : http://www.info-presse.net/presse/


Du
1er octobre au 5 novembre 2003, le pôle Enfance de la Médiathèque
de la Cité des Sciences et de l'Industrie organise une série d'animations
centrées sur la découverte et la protection des oiseaux du littoral
et de leur environnement.
Expositions, conférences - débats, projections de films, parcours
pédagogiques, se succéderont en partenariat avec le Conservatoire
du littoral, les Éditions Hesse, la Fondation Dexia et la Ligue
pour la Protection des Oiseaux (LPO), avec des moments forts pendant
la Semaine de la Science du 13 au 18 octobre.
Les
animations se tiendront autour de l'exposition " Les oiseaux de
bord de mer ", installée au sein de la médiathèque. L'exposition
est tirée d'une collection d'ouvrages publiée aux éditions Hesse
: près de 80 aquarelles et pastels de Jean Chevallier, réalisés
pour les albums de la collection jeunesse Oiseaux du bord de mer
publiés aux Éditions Hesse.
Trois
nouveaux albums jeunesse
La collection comprend désormais 9 ouvrages avec les toutes dernières
parutions de " Balbuzard ", " Tadorne " et " Aigrette ", qui rejoignent
" Avocette ", " Cormoran ", " Flamant ", " Fou de Bassan ", "
Goéland " et " Macareux ". Tous ces oiseaux vivent à la frontière
incertaine de la terre et des eaux, au rythme des marées, au contact
permanent du sel et du vent. Dunes et marais, falaises, criques
et îlots, landes, maquis et pré-salés leur offrent nourriture
et tranquillité.
Collection Oiseaux du bord de mer dirigée par Dominique Legrain,
Éditions Hesse / Dexia Éditions / Conservatoire du littoral. Aquarelles
de Jean Chevallier, textes de Philippe Huet. Albums jeunesse (à
partir de 7 ans), format 20 x 20 cm, 32 pages, 10,60
EUR.
Avec le concours de la Fondation Dexia Crédit Local. Ouvrages
recommandés par la Ligue pour la Protection des Oiseaux.
Au
programme des animations
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-
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4
octobre : inauguration de l'exposition " Les oiseaux du bord
de mer " |
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-
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4,
5, 12, 19, 23, 25, 26, 28, 30 octobre, 1er et 2 novembre :
projections de films documentaires et d'animation pour les
enfants sur les oiseaux de mer |
|
-
|
8,
11 et 18 octobre : jeux pédagogiques sur la connaissance des
oiseaux |
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4
et 22 octobre : atelier Internet " Les oiseaux de la Mangrove
"
(jeu-concours) avec le Conservatoire du littoral |
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-
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15
octobre : projection-rencontre autour du film " Le fou de
bassan " |
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-
|
16
octobre : journée Missions locales avec la Fondation Dexia
|
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du
10 au 20 octobre : exposition " Les oiseaux de la marée noire
" par la LPO |
|
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|
29
octobre : découverte de l'avifaune du Parc de La Villette
avec la LPO |
Programme
complet disponible en septembre :
01
40 05 75 64 ou
www.cite-sciences.fr,
page médiathèque.
Contacts
presse :
Christel Leca :
01
40 20 44 05
Éditions Hesse : Jacques Hesse :
02
54 20 58 80

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et précédente des JNE, classées par ordre chronologique. | |
