25 août 2003

 
 
 

 

 


SOMMAIRE DE CETTE SEMAINE :

Le soleil : talon d'Achille d'EDF Par le WWF
Comment une sécheresse révèle les contradictions de nos politiques eau,
énergétique et économique
CAP LIGURES : le mystère des baleines de Méditerranée bientôt résolu
Lagune de Thau : la conchyliculture et la pêche en péril !
La légalisation du poison en milieu naturel : un désastre pour la faune sauvage
Oiseaux du bord de mer : Une exposition à la Médiathèque de la Cité des Sciences
- 3 nouveaux albums aux Éditions Hesse
Archives

 

Communiqués de presse

Le soleil : talon d'Achille d'EDF Par le WWF

Aujourd'hui, se tient au Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable, le premier Comité de suivi de l'application de la circulaire Fontaine visant à autoriser une élévation de température des eaux de refroidissement rejetées dans les cours d'eau par les centrales EDF.

Le WWF-France a décidé de s'y rendre, afin de préciser les raisons de son opposition à cette circulaire.

Alors que les conséquences de l'élévation "naturelle" de la température des cours d'eau concernés sont déjà inquiétantes, une telle autorisation de rejet d'une eau surchauffée contribue à fragiliser encore davantage des écosystèmes déjà durement éprouvés par la canicule et la sécheresse.

Cette circulaire a été signée sans que les incidences sur le milieu naturel n'aient été identifiées ni évaluées par EDF, en contradiction complète avec le principe de l'étude d'impact.

Est-il acceptable que l'on puisse contourner un dispositif légal, par simple dérogation ? A quoi servent, dans ces conditions, les normes et réglementations qui sont censées concourir à la protection de l'environnement ?

Au vu de l'accalmie sur le front de la canicule qui diminue les besoins énergétiques, le WWF demande une suspension immédiate de ces dérogations.

Pour l'avenir, le WWF demande à l'Etat et à EDF de prendre leurs responsabilités dans trois domaines :
- au titre de la protection de la ressource en eau, de mettre en place des suivis hydrobiologiques indispensables à la connaissance des écosystèmes fluviaux et à l'évaluation des conséquences de nouvelles dérogations ;
- de prévenir, par des scénarios appropriés laissant les milieux naturels indemnes, les effets de phénomènes météorologiques dont les experts en changements climatiques estiment la répétition prévisible ;
- enfin, de mettre en oeuvre une politique énergétique pour dépasser l'absurdité d'une situation où l'on a "trop de soleil et pas assez d'énergie". Il est urgent que le gouvernement lance un "plan énergie" intégrant le solaire et autres énergies renouvelables, les économies d'énergie et l'efficacité énergétique. Car à l'évidence l'exception française du choix nucléaire montre à nouveau ses limites.

Pour le WWF, cette crise estivale doit servir d'avertissement. Le développement durable ne s'instaure pas par circulaire ministérielle. Il vise à répondre aux grands enjeux : contribuer simultanément à satisfaire les besoins en eau, en énergie et à assurer la préservation des écosystèmes.


Contact presse :
Béatrice Jouenne, 01 55 25 84 70 - : bjouenne@wwf.fr
Pour plus d'informations : Jean-Stéphane Devisse,
coordinateur changements climatiques et développement durable -
06 72 84 79 31 -: jsdevisse@wwf.fr

 

Comment une sécheresse révèle les contradictions de nos politiques eau, énergétique et économique Par France Nature Environnement

France Nature Environnement a participé hier au premier Comité National de suivi des rejets exceptionnels d'eaux chaudes des centrales nucléaires d'EDF.
Le 12 août, en pleine sécheresse et sans aucune concertation avec les autres usagers, le gouvernement a autorisé EDF à augmenter la température de ses rejets pour maintenir sa production, au risque d'accentuer la dégradation de cours d'eau fortement pollués et déjà exsangues.

Pour les associations de protection de la nature et de l'environnement, cette situation est révélatrice de la vulnérabilité d'une société construite sur une augmentation permanente de ses consommations et de ses gaspillages :
- consommations d'eau, en particulier pour l'irrigation, promues par une politique agricole vouée à produire et exporter toujours plus ;
- consommations d'énergie et d'électricité, promues par les publicités d'EDF qui, dérogations aidant, peut continuer à vendre et exporter sa production, dans des conditions commerciales des plus obscures et au travers d'un réseau de distribution devenu tellement complexe qu'il se fragilise.
Elle illustre également les limites des solutions technologiques que l'on prétend y apporter, du nucléaire aux barrages. Réponses inadaptées à l'ampleur de la crise sociétale dans laquelle nous nous enfonçons.
Alors, à quand une politique ambitieuse de maîtrise de la demande en énergie qui ne se contente pas d'une leçon timide et éphémère aux français ? Et avec quels moyens ?
(Il est utile de rappeler que l'ADEME a vu son budget amputé massivement en 2003.) Quel bilan tirer du soi-disant débat national sur les énergies, que les associations ont dû quitter faute de pouvoir débattre de ces questions essentielles ?

Quel devenir pour le débat national sur l'eau, jusqu'ici très convenu ? Suivra-t-il le même cours ou le gouvernement trouvera-t-il enfin le courage d'un changement de cap ? Il est dit du Développement Durable qu'il doit permettre de subvenir aux besoins actuels sans compromettre la capacité des générations futures à subvenir aux leurs. Lourde tâche en perspective pour une société de gaspillage et de pillage, incapable déjà de satisfaire ses besoins essentiels.
Sur le chemin du développement durable, le gouvernement est, a priori, encore très loin du compte.


Contact presse :
Bernard Rousseau : 02 38 62 55 90
France Nature Environnement, la fédération française des associations
de protection de la nature et de l'environnement
Source
: www.info-presse.net/presse

 

 

CAP LIGURES : le mystère des baleines de Méditerranée bientôt résolu Par le WWF

Initié à l'automne 1999 grâce au soutien de la Fondation NATURE et Découvertes, le programme CAP LIGURES du WWF consacré à la protection des cétacés dans le sanctuaire pour la protection des mammifères marins de Méditerranée se conclue cette année par deux campagnes de marquage des rorquals communs au large des côtes provençale et corse .
1 rorqual commun vient d'être équipé de balises ARGOS dont les premières émissions pourraient bientôt donner de plus amples informations sur leurs déplacements et leur mode d'existence.

Lors de deux campagnes distinctes, du 2 au 9 août et du 13 septembre au 4 octobre, les équipes scientifiques du WWF se consacrent de nouveau au suivi du rorqual commun en Méditerranée, espèce particulièrement menacée sur le plan mondial et dont un millier d'individus environ fréquente la zone du sanctuaire en été.

Menée avec la collaboration de Richard Sears, directeur de la station de recherche de Mingans (Canada, Estuaire du St Laurent) et spécialiste des baleines bleues, ces travaux visent à déployer des balises Argos (système de localisation par satellite) sur un certain nombre d'animaux afin de suivre leurs déplacements.

Cette technique de marquage a très rarement été expérimentée sur les rorquals de Méditerranée.
Le 3 août 2003 à 11h 17, une balise a été mise en place sur un rorqual commun dans le sud des îles d'Hyères. Jusqu'au 4 août au soir, la baleine est restée dans la même zone et s'est dirigée ensuite vers l'ouest, en sortant du sanctuaire pour la protection des mammifères marins. Elle se trouve actuellement au sud de Marseille après avoir parcouru 120 miles en quatre jours.

Progressivement, au cours des jours prochains nous pourrons mieux connaître les déplacements des rorquals durant l'été, et mieux comprendre comment ils utilisent les ressources alimentaires et l'espace du sanctuaire. La mission d'automne, où autres balises seront déployées, devrait permettre quant à elle de lever le voile sur les routes migratoires et les zones d'hivernage de ces rorquals dont on sait que les 5/6 du petit millier qui fréquente la zone en été, la quittent à l'automne pour une destination encore inconnue.

A terme, ces résultats devraient permettre d'améliorer la protection des rorquals communs au sein du sanctuaire et d'envisager d'éventuelles mesures de protection sur une échelle plus large.


Pour plus d'informations :
Anne-Isabelle PERRIN, chargée de communication,
: AIPerrin@wwf.fr - 01 55 25 84 64

+d'informations sur CAP LIGURES
www.wwf.fr dans la rubrique " océans et côtes "


 

Lagune de Thau : la conchyliculture et la pêche en péril !

Le 3 juillet 2003, Monsieur Francis Idrac, Préfet de la Région Languedoc-Roussillon, annonçait qu'il déclasserait la Lagune de Thau en catégorie sanitaire B dès septembre 2003. Depuis, une rencontre en Préfecture a permis l'ouverture d'une concertation jusqu'à la mi-septembre 2003. Le 25 juillet, loin des enjeux politiques et touristiques, les conchyliculteurs et pêcheurs de la Lagune de Thau ont exprimé leurs craintes tant en matière d'emplois et de sécurité alimentaire qu'en matière de préservation d'un site naturel exceptionnel dont ils sont les premiers gardiens.
Le soir même de la conférence de presse, Monsieur Jacques Blanc, Président du Conseil Régional LR, demandait à Monsieur le Préfet de " reporter " sa décision…

2 méthodes de calculs pour des résultats différents

Classée en catégorie sanitaire A1 depuis 1995, la Lagune de Thau, "site de 1er ordre pour l'élevage conchylicole" (extrait du bilan Réseau de Suivi Lagunaire/IFREMER - avril 2003), est l'objet de suivis réguliers de la part des services de l'IFREMER.
- Basant ses calculs sur un document de prescription émanant du Laboratoire de l'Environnement et de l'Aménagement du Territoire de l'IFREMER et imposant la prise en compte des prélèvements sur 3 ans, l'IFREMER annonce 86,7 % de résultats conformes à la norme exigée2.
- La Section Régionale de Conchyliculture en Méditerranée (SRCM), de son côté, base ses calculs sur les 26 mois d'analyses régulières de l'IFREMER comme le prévoit l'arrêté du 21 mai 1999 relatif au classement de salubrité et à la surveillance des zones de production et de reparcage des coquillages vivants. Cette période de 26 mois permet de prendre en compte les acquis obtenus dans le cadre du 2ème Contrat de Baie qui n'a débuté qu'en 1998 pour s'achever en 2002. Remonter jusqu'à l'année 1997, comme le fait le Préfet, revient à nier l'efficacité des tout derniers investissements réalisés au titre des 2 Contrats de Baie (74 millions d'euros / 1990-2002).

Selon la méthode de calculs basée sur l'arrêté ministériel (avril 2001 - mai 2003), la SRCM trouve comme résultat 91,9 % de valeurs inférieures à 230 Ecoli et 4 points au-dessus de 1000 Ecoli (tous situés au point 10) . Ces résultats supérieurs à 1000 Ecoli proviennent du point 10 considéré par la SRCM et la Prud'homie comme non représentatif de la "qualité de la zone" selon l'arrêt ministériel de mai 1999. Le Préfet a d'ailleurs reconnu par le passé le caractère atypique du point 10 (arrêté préfectoral du 6/04/99).

Un point litigieux : le point 10 !

Excentré à l'extrémité ouest-large de la lagune, ce point 10 est alimenté par une résurgence d'eau douce très localisée et légèrement polluée ne concernant que 16 tables conchylicoles. Des fuites de station d'épuration ou de lagunage, loin en amont de cette résurgence, pourraient expliquer ce phénomène (selon l'étude du BRGM rendue en octobre 2000).
Pourquoi les hypothèses soulevées par l'étude du BRGM n'ont-elles pas été suivies des recherches empiriques nécessaires ? Raison invoquée : "Ces recherches coûtaient cher, mieux valait traiter la station d'épuration en amont". Malgré les 38 millions d'euros investis dans la Lagune au titre du 2ème Contrat de Baie et malgré l'importance cruciale de ce point de référence dans les résultats IFREMER, force est de constater que la pollution émanant du point 10 n'a pas été traitée comme elle aurait dû l'être malgré une nette amélioration. D'après Monsieur Sauvagnargues de l'IFREMER, "certaines investigations auraient pu être menées dans le cadre du 2ème Contrat de Baie".
Face à l'absence de solutions efficaces, les conchyliculteurs envisagent des alternatives radicales tel que le zonage particulier déjà pratiqué ou l'arrachage des tables.

75 % des fermetures de la Lagune de Thau
sont dus à des crises phytoplanctoniques !

Depuis 1998, 3 arrêts de commercialisation sur 4 concernent des problèmes de planctons toxiques contre lesquels la purification des coquillages imposée par un déclassement en B ne peut rien. Les arguments tendant à affirmer qu'il n'y aurait plus de crises conchylicoles, que l'image des produits et leurs prix seraient valorisés ne sont donc pas valables.
Bien au contraire, ce déclassement officialiserait les retrempages de coquillages provenant d'autres bassins classés en B, emmenant avec eux algues nouvelles et parasites. Autant dire que les efforts passés et à venir pour préserver le milieu seraient anéantis !

Un milieu naturel sain,
le meilleur garant de la sécurité alimentaire

L'argument " sécurité alimentaire ", brandi de façon précipitée par certains acteurs locaux, a bon dos ! Chacun sait que la purification imposée par un déclassement en B ne résoudrait pas les problèmes viraux à l'origine de la plupart des intoxications. L'unique solution efficace est de ne pas apporter de virus dans les milieux de production.
Les exigences des normes sanitaires du classement en A, avec 90 % des résultats en dessous de 230 Ecoli, constituent la meilleure garantie de sécurité du consommateur. En définitive, le déclassement en B, avec 90 % des résultats en dessous de 4 600 Ecoli, polluerait le milieu 20 fois plus qu'aujourd'hui, ce qui n'irait absolument pas dans le sens de la sécurité du consommateur.
Pour Monsieur Sauvagnargues (IFREMER), "le plus gros des travaux est fait, et si on arrête la vigilance, c'est la catastrophe qui attend les professionnels. On connaît les remèdes en microbiologie, ce n'est pas le moment de mollir".
Par ailleurs, les observations faites dans les pays qui ont choisi l'option de la pollution du milieu, suivie d'une purification des produits en bassins équipés d'UV, montrent que les incidents sanitaires y sont bien plus nombreux qu'en France, pays qui a toujours opté pour la défense de la qualité des milieux d'élevage.

Fini l'élevage, vive le commerce en gros ?

Un déclassement en B serait la porte ouverte à toutes les dérives et notamment à l'importation de produits étrangers qui pénaliserait la production locale. Le passage systématique en bassin rendrait difficile la vente au jour le jour qui permet, aujourd'hui, à la conchyliculture familiale et aux petites exploitations de vivre. Ainsi, 200 à 300 petites disparaîtraient rapidement sans compter les emplois induits.
Quant au Schéma des Structures, qui réglemente les pratiques de production et les conditions de réimmersion des coquillages adultes, il serait invalidé par un déclassement en B, selon l'arrêté ministériel de mai 99 qui fait force de loi et permet ces retrempages venant de bassins B.

L'exceptionnelle qualité du milieu et le retour de " l'arselière "

D'année en année, la qualité du milieu s'améliore de façon indéniable. L'absence de malaïgue dans la Lagune de Thau malgré la forte canicule de ces deux derniers mois est une preuve irréfutable de la bonne qualité du milieu. Le témoignage du Prud'homme Major de la Prud'homie de Thau, Prud'homie majoritaire en nombre de pêcheurs en Languedoc-Roussillon, confirme une grande biodiversité lagunaire. "Depuis le début de l'année, une trentaine de pêcheurs travaillent à l'arselière (clovissière). Ce petit métier avait disparu depuis 10 ans ! L'escargot de mer, l'huître plate et la pichiline reviennent aussi. L'oursin se porte très bien malgré une pêche importante. La présence d'une espèce comme l'hippocampe ne trompe pas sur la qualité du milieu. Pareil pour les herbiers de zostères et de posidonies, plutôt clairsemés en 1999, ils sont devenus très denses grâce à une eau claire qui laisse filtrer le soleil."
Le nombre de 296 pêcheurs professionnels sur la Lagune pour 506 sur toutes les autres lagunes du Languedoc-Roussillon prouve la richesse du milieu : 5 860 tonnes (CA : 9 millions 500 000 euros) de poissons, crevettes et coquillages pour 8370 tonnes au total dans la région (CA : 14 ME). Par contre, sur la Lagune de Leucate classée en catégorie B, il ne reste que 20 pêcheurs. Ce denier chiffre illustre bien ce qui arrive lorsque l'on relâche les efforts.

Le déclassement en B, annonciateur
de projets urbains et touristiques ? Le SMVM veille…

Quelles sont donc les véritables raisons du déclassement de la Lagune de Thau ? Ce sujet semble dépasser les seuls secteurs de la conchyliculture et de la pêche pour devenir un enjeu national qui oppose préservation de l'environnement et bétonnage du littoral. L'article paru dans le Monde, daté du 10 juillet 2003 en page 11, sur le rapport du Conseil National d'Aménagement et de Développement du Territoire lève toutes ambiguïtés sur la question. De la même façon, la réduction de 30 % des crédits 2003 de l'IFREMER contredit le voeu pieux du bien disant "développement durable".

Nombreux sont les projets d'urbanisation et de tourisme autour de la Lagune de Thau. Il n'est que de lire les Actes des Assises du Bassin de Thau, document élaboré par l'ex-Association de Développement et d'Aménagement présidé par Jacques Adge (Maire de Poussan) pour s'en rendre compte : " Songez que sur la seule aire urbaine de Sète-Balaruc-Frontignan, d'ici à 2010, l'enjeu n'est pas moins d'accueillir 2500 nouveaux habitants, de créer plus de 1000 emplois, de construire plus de 3500 résidences et d'urbaniser quelques 250 hectares.
" Heureusement, les conchyliculteurs et pêcheurs bénéficient d'un Schéma de Mise en Valeur de la Mer (SMVM), unique en France et signé en 1995, qui garantit la priorité des activités de pêche et de cultures marines sur les autres usages maritimes et terrestres du Bassin de Thau… Ce contrat ne peut être remis en cause que par décret ministériel.

Propositions des organisations professionnelles
Dans le cadre du 3ème Contrat de Baie actuellement en discussion
pour la pérennité de la qualité des eaux de Thau et leur classement en A

Aujourd'hui, la SRCM et la Prud'homie de Thau travaillent sur le dossier qu'ils doivent déposer en Préfecture à la mi-septembre pour défendre le maintien du classement sanitaire A de la Lagune de Thau. Une expertise des analyses de l'Ifremer sera très prochainement confiée à un institut indépendant du type CNRS ou autre organisme reconnu compétent afin que celui-ci se penche sur les résultats sanitaires Ifremer, sa méthode de calculs et les conclusions à en tirer.

Professionnels responsables, les conchyliculteurs et pêcheurs de la Lagune de Thau souhaitent poursuivre dans la voie de l'excellence écologique grâce :
- au traitement des eaux pluviales afin d'améliorer la gestion des perturbations climatiques,
- au règlement de la pollution du point 10 en développant une étude de zone et en renforçant les contrôles autour de ce point pour décider de mesures administratives adaptées,
- au développement accéléré des installations de purification et de finition dans les établissements conchylicoles afin de faire face aux aléas climatiques,
- à une gestion plus stricte des importations et une limitation du nombre de cordes par table grâce à la signature du Schéma des Structures, obligatoire pour toute zone de production conchylicole, en souffrance depuis 1 an en Préfecture,
- à la mise en place d'une Charte de Qualité par les conchyliculteurs et pêcheurs.


Vos Contacts presse :
Françoise Boissy, attachée de presse -
O'Sources RP 06 15 74 76 20 - 04 67 02 89 52

Dossier de Presse complet sur la conchyliculture en Méditerranée
sur demande Photos d'illustrations libres de droits sur
www.srcm.fr/presse

 

La légalisation du poison en milieu naturel : un désastre pour la faune sauvage Par France Nature Environnement

Par un arrêté du 8 juillet 2003, les ministères de l'Agriculture, de l'Ecologie et de la Santé viennent de légaliser l'usage dans la nature de deux anticoagulants : la bromadiolone et la chlorophacinone, dans la lutte contre le ragondin et le rat musqué. La lutte chimique contre le ragondin avait été supprimée en 2002. Son rétablissement est contraire à la directive européenne Habitats, qui condamne les poisons comme moyens non sélectifs . Le Gouvernement, par cette décision incompréhensible, passe outre l'opposition unanime de deux instances consultatives majeures : le Conseil National de Protection de la Nature et le Conseil National de la Chasse et de la Faune Sauvage. Considérant que la protection de la biodiversité est d'intérêt général et qu'elle devrait primer sur les intérêts privés des firmes chimiques, la fédération France Nature Environnement est consternée par ce retour du poison. Elle préconise, lorsque les dégâts provoqués justifient la lutte contre les rongeurs, l'emploi des méthodes alternatives basées sur le piégeage. Ces solutions sont parfaitement sélectives et ont largement prouvé leur efficacité dans les régions où elles sont pratiquées.

Les conséquences de ce retour en arrière promettent d'être dramatiques. En effet, la lutte chimique se fait à l'aide d'appâts empoisonnés déposés dans le milieu naturel. Avant 2002, alors que le rat musqué n'était pas concerné, c'étaient déjà plusieurs dizaines de tonnes d'appâts qui étaient ainsi dispersées chaque année dans certains départements ! Dans de telles conditions, des espèces non cibles sont inévitablement touchées, soit par ingestion directe d'appâts, soit par consommation de proies intoxiquées.

S'agissant d'espèces déjà fortement menacées, cette mortalité peut être critique : en Aquitaine, une étude vient de démontrer que 10% des mustélidés aquatiques, en particulier visons d'Europe et loutres, capturés pour étude ou retrouvés morts présentaient une intoxication à la bromadiolone ou à la chlorophacinone. La consommation d'animaux intoxiqués (gibier) n'est pas non plus sans risque pour la santé humaine, tout comme la décomposition dans la nature des cadavres non ramassés. Cette décision relève-t-elle bien du " développement durable " ?

Contact presse : Dominique Py : 06 88 20 34 21

France Nature Environnement, la fédération française des associations de protection de la nature et de l'environnement
Source : http://www.info-presse.net/presse/



 


Agenda

Oiseaux du bord de mer : Une exposition à la Médiathèque de la Cité des Sciences - 3 nouveaux albums aux Éditions Hesse / Dexia Éditions Par le Conservatoire du littoral

Du 1er octobre au 5 novembre 2003, le pôle Enfance de la Médiathèque de la Cité des Sciences et de l'Industrie organise une série d'animations centrées sur la découverte et la protection des oiseaux du littoral et de leur environnement.

Expositions, conférences - débats, projections de films, parcours pédagogiques, se succéderont en partenariat avec le Conservatoire du littoral, les Éditions Hesse, la Fondation Dexia et la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO), avec des moments forts pendant la Semaine de la Science du 13 au 18 octobre.

Les animations se tiendront autour de l'exposition " Les oiseaux de bord de mer ", installée au sein de la médiathèque. L'exposition est tirée d'une collection d'ouvrages publiée aux éditions Hesse : près de 80 aquarelles et pastels de Jean Chevallier, réalisés pour les albums de la collection jeunesse Oiseaux du bord de mer publiés aux Éditions Hesse.

Trois nouveaux albums jeunesse
La collection comprend désormais 9 ouvrages avec les toutes dernières parutions de " Balbuzard ", " Tadorne " et " Aigrette ", qui rejoignent " Avocette ", " Cormoran ", " Flamant ", " Fou de Bassan ", " Goéland " et " Macareux ". Tous ces oiseaux vivent à la frontière incertaine de la terre et des eaux, au rythme des marées, au contact permanent du sel et du vent. Dunes et marais, falaises, criques et îlots, landes, maquis et pré-salés leur offrent nourriture et tranquillité.
Collection Oiseaux du bord de mer dirigée par Dominique Legrain, Éditions Hesse / Dexia Éditions / Conservatoire du littoral. Aquarelles de Jean Chevallier, textes de Philippe Huet. Albums jeunesse (à partir de 7 ans), format 20 x 20 cm, 32 pages, 10,60 EUR.
Avec le concours de la Fondation Dexia Crédit Local. Ouvrages recommandés par la Ligue pour la Protection des Oiseaux.

Au programme des animations

-
4 octobre : inauguration de l'exposition " Les oiseaux du bord de mer "
-
4, 5, 12, 19, 23, 25, 26, 28, 30 octobre, 1er et 2 novembre : projections de films documentaires et d'animation pour les enfants sur les oiseaux de mer
-
8, 11 et 18 octobre : jeux pédagogiques sur la connaissance des oiseaux
-
4 et 22 octobre : atelier Internet " Les oiseaux de la Mangrove "
(jeu-concours) avec le Conservatoire du littoral
-
15 octobre : projection-rencontre autour du film " Le fou de bassan "
-
16 octobre : journée Missions locales avec la Fondation Dexia
-
du 10 au 20 octobre : exposition " Les oiseaux de la marée noire " par la LPO
-
29 octobre : découverte de l'avifaune du Parc de La Villette avec la LPO

 

 

 

 

 

 

 

Programme complet disponible en septembre :
01 40 05 75 64 ou www.cite-sciences.fr, page médiathèque.

Contacts presse :
Christel Leca :
01 40 20 44 05
Éditions Hesse : Jacques Hesse :
02 54 20 58 80

 

 


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