
La Poste consacre
cette année sa série de timbres Nature de France à quatre oiseaux protégés des
départements d'outre-mer : le colibri à tête bleue (Martinique, 0,41 euro), le
toucan ariel (Guyane, 0,46 euro), le terpsiphone de Bourbon (Réunion, 0,69 euro)
et le colibri grenat (Guadeloupe, 0,46 euro). Ces très jolis timbres sont vendus
en bloc-feuillet (décor de forêt tropicale, 2,02 euros) ou séparément. La Poste
s'est associée à la Ligue pour la protection des oiseaux pour animer leur vente
anticipée, au Jardin des Plantes de Paris notamment.
(émission le 24 mars)


Alors que la chasse est légalement fermée en Ardèche, des commandos de l'extrême
chasse y braconnent en toute impunité avec la complaisance de l'Etat. L'ASPAS
écrit à la ministre de l'Écologie et au ministre de l'Intérieur, et alerte la
Commission Européenne de ce crime contre la nature..
Le droit est régulièrement bafoué depuis 12 ans, au Col de l'Escrinet, mais
cette année, avec la visite de monsieur Pipien, Directeur de cabinet de la ministre
de l'Écologie, et du préfet de l'Ardèche, toutes les bornes ont été dépassées
!
En clair,
deux hauts représentants de l'État viennent d'apporter leur bénédiction à ce que
la chasse compte de pire, en France, couvrant ainsi des actes de braconnage injustifiables
et donnant un signe d'encouragement appuyé à ceux qui méprisent la nature.
Alors
que le Col de l'Escrinet est classé en Zone d'Intérêt Communautaire pour la conservation
des oiseaux (ZICO), et que la population migratrice de pigeons ramiers est en
mauvais état de conservation, des milliers de coups de feu déciment aveuglement
de grandes quantités d'oiseaux migrateurs, dont certaines espèces protégées.
Les
naturalistes des associations FRAPNA et CORA présents sur place en sont réduits
à constater, impuissants, le massacre des oiseaux, alors que les forces de l'ordre
laissent faire, et que les gardes de l'Office National de la Chasse et de la Faune
Sauvage ont pour consigne de ne pas verbaliser. D'ailleurs, toutes les plaintes
déposées jusque-là par les associations sont classées sans suite. En définitive,
tout indique clairement qu'au Col de l'Escrinet, l'Etat sacrifie délibérément
le respect du droit à la loi des voyous de la chasse.
La
tolérance zéro du ministre de l'Intérieur et le développement durable de la ministre
de l'Écologie ne s'appliquent donc pas aux braconniers.
Par l'ASPAS
Contact
presse :
Olivier Rousseau
tél. 04 75 25 10 00


A
l'occasion de l'année internationale de l'eau, France Nature Environnement appelle
de ses voeux un plan d'action national ambitieux pour la protection des ressources
en eau et des milieux aquatiques.
La
Directive Cadre européenne sur l'eau, qui sera transposée cette année en droit
français, exige d'atteindre le bon état écologique des eaux en 2015. Le temps
nous est compté !
L'état
délabré de nos écosystèmes aquatiques, les retards accumulés dans l'application
des directives précédentes et le respect de cet objectif impliquent de mettre
en oeuvre dès maintenant des actions efficaces, sans attendre l'élaboration en
2009 des mesures prévues par la directive.
Le
plan d'action national proposé par la Ministre de l'Ecologie et du Développement
Durable devra puiser ses propositions dans les nombreux rapports qui ont égrené,
ces dernières années, la litanie des incohérences de notre gestion actuelle. Le
Commissariat Général du Plan, la Cour des Comptes et les Inspections Ministérielles
se sont en effet prononcés sans ambiguïté sur le sujet.
France
Nature Environnement souhaite que la construction de ce plan se fasse sans tabou
ni a priori, mais selon les principes de la future charte de l'environnement (prévention,
précaution, participation et pollueur-payeur).
Les
associations de protection de la nature et de l'environnement participeront aux
débats et feront en sorte que la concertation soit la plus ouverte possible. Elle
devra impliquer l'ensemble des citoyens et ne pas se réduire à une juxtaposition
de revendications catégorielles, au détriment d'une gestion équilibrée de la ressource.
Il
en va de l'avenir du patrimoine commun de la nation.
Contact
Presse :
Thomas Nicolay :
tél. 02.38.62.55.90
France
Nature Environnement, la fédération française des associations de protection de
la nature et de l'environnement
Source
: Info-Presse
http://www.info-presse.net/presse/


La
France possède un patrimoine forestier extrêmement riche et diversifié abritant
plusieurs dizaines de milliers d'espèces animales ou végétales. Mais l'extraordinaire
biodiversité de ses forêts est-elle pour autant véritablement protégée ?
C'est
un bilan plutôt mitigé que dresse le Livre blanc sur la protection des forêts
naturelles en France - Forêts métropolitaines, ouvrage collectif de 288 pages
(chercheurs, gestionnaires, artistes ou associatifs), conçu et coordonné par le
WWF, sorti aujourd'hui aux Éditions Tec & Doc (Lavoisier). Il sera disponible
en librairie le 20 mars au prix de 30 euros.
La
France se situe parmi les mauvais élèves de l'Europe avec à peine plus de 1 %
de forêts bien protégées, chiffre bien en deçà de la moyenne européenne située
à 6,3 %. Ce pourcentage est bien insuffisant pour garantir la protection de la
biodiversité. Ainsi, près d'une centaine d'espèces forestières animales ou végétales
sont menacées d'extinction : l'ours des Pyrénées, le lynx, certaines chauve-souris,
des espèces de pics et de chouettes, le grand tétras dans les Vosges, de très
nombreux insectes, des orchidées comme le sabot de Vénus…
Outre la faible
part de forêts bien protégées, c'est la qualité de la gestion et de la protection
des forêts dans les 20 % de forêts bénéficiant d'un statut de protection (hors
Natura 2000) qui est dénoncée. L'exemple de la forêt de Fontainebleau, pourtant
couverte par une panoplie complexe de statuts (7 statuts de protection), est révélateur
de la frilosité des gouvernements à mettre en place une politique de protection
durable du massif. En Vanoise, au cœur du parc national, la volonté d'exploiter
en zone centrale mettrait en péril des arbres très anciens, comme le pin Cembro.
En
réponse à l'appel des scientifiques pour la protection des forêts d'octobre 2001,
le WWF a rassemblé dans ce Livre blanc des données inédites sur la forêt et sa
protection, intégrant les aspects scientifiques, culturels, économiques et sociaux
des forêts. Ce livre fournit des analyses par département des taux de protection
et des différents statuts de protection sous forme de cartes, ainsi qu'une nouvelle
analyse de la biodiversité des forêts.
Enfin, pour améliorer la protection
forestière, un panel de scientifiques et d'associations font des propositions.
Elles visent principalement à créer un réseau fonctionnel de 10 % de forêts bien
protégées, c'est-à-dire de vraies forêts naturelles, et à gérer durablement le
reste des forêts. Grand enjeu pour la biodiversité, la forêt méditerranéenne souffre
d'un grand retard de protection et constitue donc une écorégion prioritaire pour
le WWF qui initie des actions de protection, en particulier dans le massif des
Maures (Var).
Pour
plus d'informations :
Dépliant de présentation sur le site www.wwf.fr
Contact
presse : WWF : Béatrice Jouenne, tél. : 01 55 25 84 70,
bjouenne@wwf.fr | Contact
presse : Éditions Tec & Doc : Ana Ars, tél. : 01 47 40 67
63, ars@tec-et-doc.com |


Les désordres climatiques nous préoccupent de plus en plus : sécheresse, tempêtes,
inondations… A partir du samedi 12 avril 2003, dans une nouvelle exposition thématique,
NAUSICAA emmène les visiteurs pour un tour du monde des climats afin de comprendre
les inquiétantes émissions de gaz à effet de serre et d'imaginer des solutions
et de nouvelles habitudes à prendre dans notre vie de consommateurs de tous les
jours. Dans un parcours semé d'embûches (eaux stagnantes, crocodiles, piranhas…),
le visiteur traversera la tempête dans le couloir des sensations, le désert aride,
les glaciers de la zone polaire, la forêt tropicale… et assistera à un spectacle
décoiffant en 3D.
Les
bouleversements climatiques
Recul
des glaciers alpins de 30 % en un siècle, progression de la savane et du désert
en Afrique sahélienne, avancement en Europe de la floraison de certaines plantes
de près de 15 jours, remontée vers le nord d'un certain nombre d'insectes, élévation
du niveau de l'océan de 10 à 20 cm en un siècle. Déjà, devant faire face à la
montée continue des eaux, les habitants du petit village de Shismaref, en Alaska,
ont décidé en juillet 2002 par référendum d'abandonner leur île… A chaque phénomène
climatique extrême, tempêtes, pluies diluviennes et inondations, sécheresse ou
températures hors de saison on ne manque pas de s'interroger. Si l'on ne peut
attribuer avec certitude certains de ces événements à un réchauffement climatique,
l'on ne peut s'empêcher de s'interroger et de faire des constats.
Dans son
dernier rapport, en 2001, le G.I.E.C (Groupement Intergouvernemental sur l'Evolution
du Climat) confirme le réchauffement de la planète. La température globale de
la planète a augmenté de 0,6 °C en un siècle et, d'ici 2100 elle augmentera encore
de 1,4° C à 5,8 ° C. Le réchauffement est en route, il va se poursuivre. Il peut
être attribué pour l'essentiel aux activités humaines.
Coup de chaud sur
la planète ? La planète est-elle devenue folle ? Jusqu'où ira le climat ? Comment
en sommes-nous arrivés là ?
Face
à ce constat - exposé notamment au Sommet Mondial pour le développement durable
de Johannesburg en Afrique du Sud - il est important que les comportements changent
véritablement et NAUSICAA souhaite être acteur de cette révolution.
A partir
de Pâques 2003, en collaboration avec l'UNESCO, IFREMER, METEO FRANCE et le CNRS,
NAUSICAA présentera aux visiteurs sa nouvelle thématique "Bouleversements climatiques"
à travers des conférences, des ateliers, une nouvelle exposition thématique et
un nouveau spectacle audiovisuel. Ils pourront ainsi mieux comprendre les changements
climatiques, les Océans et leurs écosystèmes, ainsi que l'importance et le rôle
de l'Homme pour les évolutions futures et l'avenir de la planète. Ce projet découle
directement de la volonté de NAUSICAA de sensibiliser au développement durable
et s'inscrit dans la continuité du Sommet Mondial de Johannesburg car il évoque
le principe que : "Pour l'avenir de la Planète Bleue, chacun de nos gestes compte
et 6 milliards de petits gestes peuvent devenir un grand mouvement".
"Sale
temps sur la Planète !"
Véritable
parcours semé d'embûches, l'exposition "Sale temps sur la planète !" emmène le
visiteur pour un tour du monde des climats pour comprendre les inquiétantes émissions
de gaz à effet de serre et envisager des solutions et de nouvelles habitudes à
prendre dans notre vie de consommateurs de tous les jours.
Dès le hall de
NAUSICAA, un écran envoie, en temps réel, les prévisions météorologiques de Météo
France. Juste après, le couloir des sensations plonge le visiteur dans l'obscurité
face aux éclairs, au vent, à la foudre…. S'ensuit une série d'impressions extrêmes
: chaud, froid, sécheresse, inondations, sol craquelé, vol de milliers de criquets,
banquise, serre tropicale… La mise en scène surprenante permet de constater les
phénomènes climatiques qui bouleversent notre planète - comme l'effet de serre
- et de comprendre l'évolution des climats à travers les siècles.
Puis l'Océan
entre en scène. Immergé dans un tourbillon d'images, le visiteur observe l'Océan,
régulateur du climat. Dans ces espaces, le visiteur pourra découvrir et comprendre
l'environnement marin au travers de plusieurs films réalisés par Jean-Michel COUSTEAU.
Dans l'eau, dans l'air, sur le sol ou dans la terre, des millions d'espèces vivantes
ne cessent de s'adapter aux conditions climatiques. Végétaux et animaux sont présents
tout au long du parcours mais dans l'espace qui suit, c'est une exubérante forêt
tropicale qui attend le visiteur. Pour recréer l'atmosphère des forêts luxuriantes,
NAUSICAA a fait appel à Patrick BLANC, botaniste, chercheur au CNRS et inventeur
des murs végétaux. Une profusion d'espèces vivantes végétales et animales évoque
une biosphère en perpétuelle évolution : les espèces doivent faire face au changement
climatique en évoluant, en se déplaçant ou en disparaissant …
Enfin,
après avoir imaginé les scénarios des climats de demain sur un mur d'ordinateurs,
le visiteur est embarqué par une tornade, avec les enfants de la Terre, pour un
voyage à travers le temps et l'espace autour de la planète. Dans ce conte - un
spectacle de 7 minutes en images de synthèse - un vieux sage explique aux petits
et aux plus grands les changements climatiques et que "Pour l'avenir de la Planète
Bleue, chacun de nos gestes compte et 6 milliards de petits gestes peuvent devenir
un grand mouvement". En fin de parcours, NAUSICAA propose des actions à la mesure
de chacun…
Pour
plus de renseignements presse contacter le Service
Communication/Presse
Tél. : 03.21.30.99.99
Fax : 03.21.30.93.94
e-mail : communication@nausicaa.fr



Jeudi 15 mai 2003 à partir de 20 h à Ivry sur seine (94)
Riccardo
Petrella, professeur à l'Université catholique de Louvain, conseiller auprès
de la commission européenne, promoteur du contrat mondial pour l'eau, sera interrogé
par le journaliste Daniel Mermet (sous réserve).
En
présence de Christian Favier, Président du Conseil Général du Val de Marne.
En
partenariat avec le Monde Diplomatique.
A
l'occasion de l'année internationale de l'eau et dans la perspective du prochain
Forum Social Européen dont le pôle eau sera également accueilli à Ivry, cette
soirée tout public de l'Université de l'eau du Conseil général du Val de Marne
permettra de découvrir les questions économiques, sociales, écologiques, qui sont
posées avec l'eau et qui concernent tous les êtres humains et les êtres vivants
de la planète. On pourra discuter des solutions pour qu'enfin chacun dispose d'eau
potable dans le monde et rencontrer quelques-uns des principaux acteurs de ce
combat vital.
Pathé Quai d'Ivry,
2 quai Marcel
Boyer à Ivry sur Seine.
Bus PC1 ou PC2, arrêt Masséna ;
métro François
Mitterrand (15 minutes à pied).