
Notre investigation
montre que le tri des déchets qui vise le recyclage, est devenu un véritable enjeu
social et civique. Parallèlement, le stockage en décharge a pris des allures de
système profondément disqualifié. Notre population d'enquête adhère majoritairement
à l'idée de trier les déchets, mais l'intensité de leur pratique varie en fonction
du type des déchets : c'est le tri du verre qui est le plus diffusé (82 % des
enquêtés déclarent l'avoir pratiqué dont 72 % régulièrement), ensuite, vient le
tri des papiers effectué par 64 % de notre population dont 53 % avec régularité
et, enfin, c'est le tri des plastiques qui concerne 47 % des individus dont 40
% de " trieurs " réguliers. Parmi les trieurs réguliers, nous avons trouvé soit
des personnes qui ont un idéal écologique soit des individus qui ont un idéal
civique (propreté, économie face aux gaspillages…). Notre échantillon est globalement
constitué de trieurs très réguliers qui ont pour caractéristique d'être plutôt
des personnes inactives (femmes au foyer, retraités) âgées de plus de 40 ans et
bénéficiant d'une certaine aisance matérielle (logées en résidence pavillonnaire).
La part de la population qui ne trie rien n'est pas vraiment motivée par un idéal
prononcé mais ne marque pas non plus une opposition au principe du tri. Ceux qui
ne trient rien sont plus souvent de sexe masculin qui occupent des professions
intermédiaires, âgés de moins de 40 ans et habitant dans des appartements. La
part de la population qui se refuse catégoriquement au tri sont des personnes
âgées de moins de 25 ans. Elles justifient leur comportement de résistance pour
des raisons pratiques liées notamment au manque de place dans leur habitat ou
au manque de temps. Les conditions de logement jouent effectivement un rôle central
situé au carrefour de l'intériorisation des principes de tri sélectif et de leur
mise en pratique journalière. Ceux qui possèdent des maisons individuelles disposent
d'un espace plus vaste que ceux vivant en habitat collectif. Ce gain de place
(présence de dépendances aux zones de vie) favorise le stockage des déchets triés.
Le cycle de vie est également une variable apparemment déterminante dans la mise
en pratique régulière du tri des déchets car les jeunes adultes et les jeunes
couples se mobilisent moins pour cette activité que les personnes actives de plus
de 40 ans ou que les inactifs en retraite.
La
santé de l'homme est un domaine qui suscite une sensibilité peut-être moins sporadique
que celle qui touche directement à l'environnement. Par exemple, les comportements
écologiques touchent des indicateurs contingents à la santé, comme la consommation
de produits " verts " : l'attraction de ces produits concerne davantage les personnes
disposant de revenus assez élevés (puisque ceux-ci sont plus chers que ceux qui
n'ont pas ce label de référence), âgées entre 30 et 50 ans, tranche de la population
d'enquête se déclarant particulièrement soucieuse de la qualité de vie offerte
aux enfants. Ce souci des enfants participe de l'explication d'une plus grande
sensibilité féminine aux principes écologiques. Les femmes sont plus enclines
à opter pour une solution individuelle de gestion des déchets, par rapport aux
hommes qui lui préfère une réponse collective.
Les
conditions de vie, l'âge et l'appartenance sexuelle ne sont pas les seuls facteurs
explicatifs des comportements en matière de tri des déchets. Le système des représentations
semble également significatif car les personnes qui manifestent un intérêt général
pour les causes publiques (comme la protection des animaux par exemple), qui adoptent
des positions plus " altruistes " qu' " égoïstes ", semblent ouvertes aux attitudes
" écologiques ". La mobilisation individuelle est mise en parallèle avec l'attente
d'une gestion collective dirigée vers l'instauration d'une " économie plus éthique
" (le développement durable est considéré comme l'emblème de ce type de pensée).
Ces comportements correspondent dans une large mesure aux actions associatives
de protection, qui assurent une forme d'éducation tout en contestant les actions
publiques en matière de dégradation de l'environnement. Plus les individus sont
" intégrés " socialement c'est-à-dire plus ils participent à la vie collective,
plus ils montrent une sensibilité accrue envers les enjeux environnementaux.
Pour
conclure, nous pouvons nous demander si la représentation étudiée est en train
de connaître une évolution même si celle-ci n'est encore qu'embryonnaire. En effet,
il peut paraître évident d'affirmer que cet objet est inscrit dans une historicité
et que nous l'avons étudié à un moment donné de cette histoire. De ce fait, la
représentation peut être située sur un axe allant de l'émergence, la stabilité
à la transformation. Pour notre enquête, il est vrai que nous avons retrouvé des
points d'ancrage qui traduisent plutôt des indicateurs consensuels et quelques
opinions connexes. Les résultats ne sont pas vraiment diversifiés ou juxtaposés.
Toutefois, certains éléments peuvent nous laisser penser que notre représentation
est au début d'un changement. Certes, les individus utilisent des savoirs qu'ils
ont déjà élaborés, mais ceux-ci peuvent-ils encore leur servir de régulateur des
interactions ? C'est la tendance à la recherche d'information sur le sujet en
question qui peut traduire une forme de métamorphose, même légère, et/ou des mécanismes
de défense. Ces derniers sont le fruit de l'apparition d'événements inédits qui
touchent par exemple aux risques écologiques nouveaux. Les changements technologiques,
écologiques, économiques, politiques, etc. qui caractérisent notre environnement
social, sont autant d'éléments qui viennent se confronter aux représentations
déjà stabilisées. Pour faire face à des informations qui se " butent " aux représentations
" anciennes ", les acteurs sociaux adoptent des stratégies pouvant être définies
comme des mécanismes de défense. Nous le savons, la dynamique " naturelle " des
représentations sociales est une lente évolution qui suit des opérations de réajustement
permanent. Même si une innovation se produit dans l'environnement social, cela
ne signifie pas pour autant que les représentations déjà existantes seront totalement
balayées et remises en question : les transformations sociales peuvent simplement
avoir une action sur des éléments de la représentation et donner lieu à des processus
d'adaptation. Dans ces termes, l'observation chronologique des représentations
de l'environnement et des pratiques qui en découlent est à mettre au centre de
l'observation des possibles mutations. Il serait donc intéressant de continuer
à suivre cette étude dans le temps, afin de constater l'efficience d'une transformation
ou celle d'une forme de stabilisation de la représentation sociale de l'environnement
et des déchets ménagers.



Par le WWF, association mondiale de protection de la nature et de l'environnement
Paris - La secrétaire du développement durable Tokia Saïfi est à Toulon aujourd'hui
pour présenter le projet du gouvernement de création d'une zone de protection
écologique en Méditerranée. "Ce n'est pas une loi qui permettra d'éviter les dégazages
sauvages en mer" s'exclame Laurent Debas, responsable de la mission Océans et
Côtes du WWF. Pour l'organisation mondiale de protection de la nature et de l'environnement,
le "seul système viable est celui où l'armateur aura intérêt à débarquer à terre
de manière légale ses résidus d'hydrocarbures, plutôt que de risquer à dégazer
en mer".
Pour
le WWF, la création d'une zone de protection écologique en Méditerranée, est une
bonne chose, puisqu'elle donnera aux autorités maritimes le moyen d'interpeller
les navires au-delà de la zone des 12 miles (23 km). Mais "pour être efficace,
elle doit être accompagnée d'un renforcement des contrôles, et surtout de l'intégration
de 100% du coût de déchargements des résidus dans la taxe portuaire, obligatoires
pour l'ensemble des navires: pour que l'armateur paye, dès l'affrètement du navire,
un forfait de déchargement de ses résidus.
Or, alors que la récente directive
européenne (27 décembre 2002) prévoyait cette mesure, ce sont les pays du Sud,
dont la France, qui ont fait pression sur la Commission Européenne pour qu'elle
révise son projet !" Ce n'est pas une opération de communication qui suffira à
diminuer la pollution maritime. Si le gouvernement veut vraiment agir, il le fera
en établissant les règles du jeu, et non en se laissant faire par les lobbies
du transport maritime " conclue Laurent Debas.
Selon
l'étude publiée jeudi par le WWF, la pollution marine par hydrocarbures représente
l'équivalent de 20 Prestige par an : 0,5 millions de tonnes issus des déballastages
des pétroliers, et 1 million produit par dégazages de l'ensemble des navires civils:
transport de marchandises (tankers, vraquiers, porte-containers) transport de
passagers (bateaux de croisières, ferry) et bateaux de pêche. Laurent Debas: "
Cette pollution est totalement calculable et évitable, à l'instar de la consommation
d'une voiture: si elle fait 10 litres au cent, elle consommera tant de carburant
et nécessitera une vidange tous les 5000 kilomètres. Pour un navire, c'est globalement
équivalent, sauf que la vidange, il la fait en mer!" L'étude du WWF a la particularité
de croiser les estimations produites par trois études officielles, en arrivant
à la même fourchette: entre 0,7 et 1,5 millions de tonnes de résidus de fioul
et d'huiles sont déversées en Méditerranée chaque année, représentant 280 rejets
illicites par jour, soit l'équivalent de 20 Prestige par an et d'un Erika par
semaine!
Déballastage*:
une fois sa cargaison déchargée, un pétrolier doit "ballaster" c'est-à-dire remplir
ses cuves d'eau de mer pour assurer la stabilité du navire lorsqu'il est en route.
Avant de charger sa nouvelle cargaison, il doit donc vider ses cuves de l'eau
de mer : or celle-ci est désormais contaminée par le pétrole tapissant les parois
des citernes. Cette pollution a tendance à diminuer grâce à la convention Marpol
(73/78)qui impose aux navires une citerne de ballast séparée". Dégazages*: une
petite partie du fioul utilisée par les moteurs n'est pas brûlée, compte tenu
de l'utilisation d'un fioul brut de bas de gamme pour la propulsion du navire
2% du volume total de fuel embarqué est donc stocké dans les fonds de cales. Outre
ces résidus de fuel, s'ajoutent une importante quantité d'huiles de graissage
issues des machineries. Ce type de pollution augmente, en revanche, en même temps
que le trafic maritime, étant donné que ces "sludges" sont produits par l'ensemble
des navires!
Rapport
disponible sur www.wwf.fr
Contact,
pour plus d'informations
Carine Parant, chargée de communication de
la mission Océans et Côtes du WWF
France, tel: 01 55 25 84 72.
Eléonore
Petitet
Attachée de presse WWF France
Mail: epetitet@wwf.fr


Paris,
17 janvier 2002 Il n'y a pas de rapport de l'académie de médecine sur les OGM,
affirment dans un communiqué l'Observatoire de vigilance et d'alerte écologique
(OVALE)et le CRII-GEN, diffusé vendredi. L'Observatoire, qui voulait analyser
le prétendu rapport, a cherché à se le procurer auprès de l'Académie. Corinne
Lepage, co-fondatrice d'OVALE avec Michèle Rivasi, s'est vue répondre que le rapport
n'existait pas et que seul un communiqué avait été diffusé en décembre dernier.
OVALE et le CRII-GEN s'étonnent d'un tel fonctionnement et considèrent qu'il s'agit
là d'une supercherie qui n'est pas digne d'une institution aussi prestigieuse
que l'Académie de médecine. Du coup, le communiqué, déjà critiquable sur le fond,
perd toute crédibilité. Dans ce communiqué, l'Académie de médecine ne mettait
en avant que les avantages économiques escomptés, au détriment de l'impact sanitaire.
On peut donc s'interroger sur les visées réelles d'un tel "avis", sachant qu'aucune
étude sanitaire n'a pu confirmer ou infirmer une telle conclusion, qui donne le
feu vert à "une introduction et une production raisonnée" des OGM, selon cet avis
qui n'en est pas un !

Afin de réduire les nuisances environnementales (qualité de l'air, retour de l'espace
au public) et d'optimiser l'organisation des déplacements, la SAGEP a conclu un
accord d'entreprise avec l'ensemble de ses partenaires sociaux (CGT, CGC, FO).
Cet accord réduit d'un quart le parc des berlines (soit 27 véhicules) et favorise
le recours aux transports en commun grâce au remboursement intégral de la carte
orange. L'ensemble des véhicules, bien évidemment réservé à l'usage professionnel,
est désormais organisé en " pool ". Le renouvellement du parc s'effectuera systématiquement
avec des véhicules les moins polluants possible et des cylindrées réduites. La
qualité et la permanence du service public de l'eau ne sont en rien affectées
par ces mesures, les véhicules étant prioritairement destinés aux personnels d'astreinte.
Anne Le Strat, Présidente de la SAGEP et élue Verte au Conseil de Paris, se félicite
de ce dispositif qui " n'a pu être instauré qu'avec l'implication profonde de
l'ensemble du personnel et de ses représentants dans le cadre de la citoyenneté
de l'entreprise et participe à la promotion du développement soutenable au sein
de la SAGEP qui est l'une des orientations qui guident notre action. De plus,
il s'inscrit dans la politique globale définie par la Ville de Paris ". La SAGEP
est une société d'économie mixte de la Ville de Paris. La Société Anonyme de Gestion
des Eaux de Paris a pour mission de produire et transporter les 680 millions de
litres d'eau consommés chaque jour par les Parisiens. Elle est garante de la qualité
de cette eau.
Contact
:
Franck Finance-Madureira
Responsable des Relations Presse
Mail : finance@sagep.fr


Mission : Développer et coordonner l'activité éditoriale des photographes
de Magnum.
-
Susciter des idées et réagir sur les projets de production des photographes,
stimuler des commandes possibles pour les magazines, obtenir des publications
du travail des photographes dans la presse française et européenne, accroitre
les ventes à la presse de photos issues des archives de Magnum via notre site
Web (250.000 photos en ligne sur le site web : www.magnumphotos.com
Qualités
:
* Excellente culture photographique et qualité de "regard"
* Expérience
et contacts dans la presse française et européenne
* Sens commercial
*
Capable de diriger une équipe éditoriale de 4-5 personnes, en liaison avec les
autres bureaux de Magnum (New York et Londres) et un réseau de 11 agents en Europe
* Bilingue anglais
* De préférence 35-40 ans
OFFRE D'EMPLOI : RESPONSABLE DE CAMPAGNE
L'objectif du CNIID est d'informer le public sur la problématique des déchets
et d'agir afin de réduire ? la source la production de déchets.
Dans ce cadre, le poste offert concerne le développement d'une campagne
de sensibilisation et de lobbying. Connaissances appréciées dans
les domaines suivants : militantisme, éco-conception, écologie,
toxicologie, journalisme, anglais.
Description
:
- définition des éléments tactiques qui sous-tendront
la stratégie générale de la campagne, tout en assurant le
maximum de cohérence avec les autres campagnes du CNIID ;
- rédaction
de documents explicitant les enjeux de la campagne ;
- mise en place, développement
et/ou participation à des coalitions nationales et internationales afin
de décupler le travail entrepris, soutien aux personnes et aux diverses
entités luttant sur le terrain, y compris via des conférences publiques
;
- information et pression via les médias : interviews, communiqués
de presse, etc.;
- actions juridiques avec notre avocat ;
- réalisation
d'actions non-violentes.
Caractéristiques
: contrat Emploi-Jeune à Paris ; horaire hebdomadaire : 35 h ; salaire
net mensuel : embauche à 1100 euros, passage progressif à 1400 euros
en 24 mois ; envoyer CV et lettre de motivation par mail à : pierre@cniid.org