
Pour la 18e année consécutive, le Pavillon Bleu d'Europe distinguera les communes
et ports de plaisance qui présentent une bonne gestion de leur environnement (eaux
de baignade, déchets…). Suite à une mission d'inspection interministérielle, le
ministère de l'Ecologie a déclaré abandonner le principe de participation systématique
des services de l'Etat aux jurys d'examen des dossiers de candidature à l'obtention
du label. " L'année 2003 doit être une année de transition pour permettre à l'association
gestionnaire du Pavillon Bleu de préparer un nouveau partenariat avec l'Etat ",
a-t-il déclaré dans un communiqué.
Décerné par l'Office français de la Fondation
pour l'éducation à l'environnement en Europe, cet écolabel est attribué sur une
démarche volontaire selon une trentaine de critères de qualité. Sur 253 communes
candidates en 2003, 17 sont concernées par le Prestige. Parmi ces dernières, celles
qui obtiendront le label seront dotées d'une cellule de veille spécifique qui
transmettra les résultats des analyses afin de baisser temporairement le drapeau
si une pollution accidentelle venait à modifier l'un des critères d'attribution.
Rens.
: 01 45 49 40 50 ou
Site web : www.pavillonbleu.org
Catherine
Levesque.


Paris,
le 17 avril 2003
Réunion des ministres de l'environnement du G8 Paris
25, 26 et 27 avril
2003
Roselyne
Bachelot-Narquin, Ministre de l'Ecologie et du Développement Durable, présidera
la réunion des ministres de l'environnement du G8, qui se déroulera du 25 au 27
avril 2003 à Paris. Tokia Saïfi, Secrétaire d'Etat au Développement Durable, y
participera à ses côtés.
Cette réunion du G8 environnement doit contribuer
à la mise en oeuvre effective des résultats du Sommet mondial du développement
durable de Johannesbourg, puisque trois thèmes clés du Plan d'action de ce sommet
seront traités :
-
Afrique ;
- consommation et production durables ;
- gouvernance internationale
en matière d'environnement.
Pour
l'ensemble de ces sujets, une attention particulière sera apportée aux problèmes
liés à l'eau.
La société civile (ONG, secteur privé, universitaires*) prendra
également part au G8 environnement par le biais d'une rencontre avec les ministres,
le 25 avril. Fin mars, elle avait déjà été associée à la réflexion des représentants
des ministères à l'occasion du Forum du G8 sur l'Avenir et l'Environnement (FAE)
qui portait sur le thème de la responsabilité environnementale des entreprises.
Les
travaux du G8 environnement s'inscrivent dans la perspective de la réunion des
chefs d'Etat et de Gouvernement du G8 en juin 2003 à Evian. Cette réunion se situe
également dans la continuité des précédents G8 environnement. Ainsi, le sujet
" Santé et Environnement ", longuement traité lors du G8 environnement de Banff
(Canada) en 2002, devrait être abordé dans le cadre des travaux sur le thème "
consommation et production durables ".
Un dossier de presse sur la réunion des ministres de l'environnement du G8
sera prochainement disponible sur www.environnement.gouv.fr
Contact
presse :
Cabinet : Corinne MEUTEY
Christine GRANIER
Tél: 01.42.19.10.56
- fax: 01.42.19.11.31
20, avenue de Ségur - 75007 PARIS
corinne.meutey@environnement.gouv.fr
christine.granier@environnement.gouv.fr
Département de la Communication et de l'information :
Service de presse
:
Tél : 01.42.19.10.55 - fax : 01.42.19.10.39
20, avenue de Ségur - 75007
PARIS
Le
programme du G8 environnement de Paris
Dates : 25, 26 et 27 avril 2003
Lieu :Centre de Conférences Internationales (19, avenue Kléber - 75016 Paris)
Vendredi
25 avril :
- Accueil des délégations
- 15h30-17h30 : rencontre avec
la société civile
- 18h00 : Restitution pour la presse
Samedi
26 avril :
- 8h15 : session de travail " Afrique "
- 10h00 : session
de travail " consommation et production durables "
- Après-midi : Visite
environnementale
Dimanche
27 avril :
- 9h15 : session de travail " gouvernance internationale en matière
d'environnement "
- 10h45 : conférence de presse conjointe

Paris, le 17 avril
2003
Avis
de l'AFSSE sur la téléphonie mobile Lettre ouverte à Monsieur Matteï et Madame
Bachelot
Monsieur le Ministre, Madame la Ministre,
En
date du 17 avril , l'Agence française de Sécurité Sanitaire Environnementale a
rendu public son premier avis sur la téléphonie mobile.
Nous
tenons à vous faire part de notre plus totale réprobation à l'égard de la forme
qu'a pris la conférence de presse présentant cet avis. Les mises en cause personnelles,
les sous entendus implicites et menaces quasi explicites proférés à l'égard de
certains journalistes sont inacceptables.
Ces tensions, apparues à la suite de questions quant à l'indépendance contestée
du comité d'experts scientifiques, n'ont malheureusement pas connu d'explication
rassurante de la part de la Directrice de l'AFSSE et de son Directeur scientifique.
L'omniprésence de Messieurs Zmirou, Veyret et De Sèze dans la plupart des comités
scientifiques français (Rapport remis à la DGS en 2001, Rapport de l'OPECST en
mai 2002, Rapport ART/INERIS novembre 2002) frappent ce rapport de nullité. Bien
que vous ayant précédemment interpellé sur le manque de pluralisme scientifique
de ces comités scientifiques, nous ne sommes pas étonnés que les conclusions présentées
soient plus que rassurantes.
Nous
tenons enfin à vous exprimer notre profonde stupéfaction sur un point de ce rapport.
Ainsi, nous apprenons que la Direction Général de la Santé aurait intimé l'ordre
au conseil scientifique de l'AFSSE de recevoir les opérateurs de téléphonie mobile.
Les associations n'ont malheureusement pas connu cette attention de votre part.
Par
ailleurs, sur le fond, nous notons une disparité très étonnante entre le contenu
réel du rapport et ses conclusions.
Le
rapport indique en effet que " depuis la publication du rapport de 2001 [dit Zmirou],
il n'existe pas de nouvelle étude en population générale ". Le rapport ajoute
que " les études sont contradictoires " et qu'il " est donc encore trop tôt pour
conclure sur ce risque ". Enfin, les auteurs écrivent que " La conclusion à l'issue
de ce processus, portant séparément sur les téléphones mobiles et les stations
de base, est qu'il est actuellement impossible de quantifier le risque sanitaire,
ni pour le cancer ni pour les autres pathologies, car les dangers n'ont pas été
établis et car la relation dose réponse n'est pas connue pour les niveaux d'exposition
actuels situés au-dessous des seuils d'échauffement.
"
De telles assertions devraient normalement conduire à beaucoup plus de prudence.
Or, la principale conclusion de l'avis d'experts est de remettre en cause la seule
avancée du rapport Zmirou 2001, celle demandant aux pouvoirs publics de ne plus
implanter d'antennes relais à proximité des sites sensibles. La suppression de
la notion de sites sensibles est un non sens en situation d'incertitude.
Les
certitudes du comité d'experts, rejetant d'un revers de main toute controverse
scientifique, liés au manque flagrant d'indépendance de ces mêmes experts entraînent
un doute extrêmement préjudiciable.
Nous
tenions par la présente à vous exprimer notre sentiment à l'égard du premier avis
de l'AFSSE, avis partial et partiel.
Dans
l'attente de vous rencontrer pour faire le point sur cet avis et la façon d'enfin
réglementer efficacement les implantations des antennes relais, veuillez agréer,
Monsieur le Ministre, Madame la Ministre, l' expression de nos sentiments distingués.
Etienne
CENDRIER
Coordinateur national de Priartém
Tél. 0140180281
Stéphen KERCKHOVE
Coordinateur des campagnes d'Agir pour l'Environnement
Tél. 0140310299