
SOMMAIRE DE CETTE SEMAINE :


"Le nucléaire, nous ne sommes ni pour ni contre. Nous n'avons
pas à nous exprimer là-dessus" a expliqué Robert Ménard, secrétaire
général de Reporters sans frontières, lors de la conférence de
presse du jeudi 9 octobre. "En revanche, l'arrêté qui classe les
matières nucléaires secret-défense pose le problème de l'information
et de la liberté d'expression, et ça, ça nous concerne au premier
chef". C'est ce qu'auraient pu dire aussi les membres des JNE,
qui ont décidé de s'associer au recours déposé par Reporters sans
frontières devant le Conseil d'Etat, parallèlement à celui déposé
par les associations de défense de l'environnement. "Cet arrêté
pose le problème du statut du secret-défense et de son champ d'application"
a déclaré Robert Ménard. "La question est de savoir qu'est-ce
qui le définit, par qui il est défini et qui peut le contester.
On justifie le manquement à la liberté au nom de la lutte contre
le terrorisme, mais qui doit définir l'équilibre entre la lutte
nécessaire contre le terrorisme et le respect des libertés ? Est-ce
à un haut fonctionnaire de le faire ?
"
Toute la question est là. L'arrêté classant les matières nucléaires
secret-défense, a été pris par un haut fonctionnaire, Mr Lallemand,
pendant les vacances d'été. Or en France, ce sont les députés
et les sénateurs qui définissent ce qui est puni par la loi pénale,
c'est même l'un des principes fondamentaux de la constitution.
"On est ici dans la survivance de la raison d'état" a expliqué
Maître Alexandre Faro, avocat de Greenpeace. "Le problème, c'est
que l'arrêté n'est pas clair. Le citoyen doit savoir ce qu'il
risque s'il viole la loi pénale. Or, on ne sait pas exactement
ce que recouvre cet arrêté, qu'est-ce qu'il interdit de faire."
En attendant, théoriquement, ceux qui vont à l'encontre du secret
défense en divulguant de l'information s'exposent à 7 ans de prison
et les tiers (les personnes qui donnent l'information) à 5 ans.
Même les directeurs de publication pour la presse écrite et les
directeurs de chaînes de télévision peuvent être inquiétés par
la justice. De quoi justifier largement la mobilisation des journalistes
!
Par Carine Mayo.


C'est
bientôt Halloween. L'occasion de redécouvrir les chauves-souris.
La Fédération des clubs Connaître et Protéger la Nature (CPN)
vous proposent deux livrets pour apprendre à les connaître et
leur aménager un toit dans votre maison ou votre jardin.

Pour tout renseignement, contacter :
Marie-Aline Mulard :
:
FCPN.MAM@wanadoo.fr



Communiqué de presse du 08
octobre 2003
Agir
pour l'Environnement déplore la précipitation avec laquelle Nicole
Fontaine, Ministre de l'Industrie, vient d'annoncer la relance
du nucléaire français par l'intermédiaire de l'EPR. Alors qu'EDF
vient de décider d'allonger, comptablement, la durée de vie de
ses centrales - considérant ainsi qu'il n'y a absolument aucune
urgence au remplacement de la première génération de centrales
-, alors que l'été caniculaire a montré de façon flagrante les
faiblesses du programme électronucléaire français, la Ministre
de l'Industrie fait le choix inacceptable de satisfaire les intérêts
corporatistes du lobby nucléaire.
A
la veille de la présentation d'un projet de loi sur l'énergie
qui devait faire la part belle à la maîtrise de l'énergie, ce
Gouvernement vient une nouvelle fois de privilégier la production
d'électricité, accroissant encore et toujours la surproduction
française. Tout en préconisant le débat et la concertation, Nicole
Fontaine montre que cette concertation est purement formelle puisque
la décision de relance est d'ores et déjà prise. Alors que cette
décision implique une orientation énergétique française pour plusieurs
décennies, une fois encore, les parlementaires et les citoyens
français sont mis devant le fait accompli.

Contact
presse :
Stéphen Kerckhove,
Coordinateur des campagnes Agir pour l'Environnement
01 40 31 02 99


Communiqué
de presse du 9 octobre 2003
Dix
ans après son lancement, le programme Eco-Emballages démontre
sa viabilité et sa pertinence. En mobilisant les acteurs de
la chaîne de l'emballage ménager au service de la lutte contre
la pollution et le gaspillage, il a initié le changement des comportements
des habitants et mis les Français au cœur du recyclage de leurs
emballages ménagers.
Depuis
1992, Eco-Emballages a accompagné les collectivités locales dans
la mise en place de la collecte sélective (53 millions d'habitants
sont aujourd'hui desservis par le tri), permis à la France
de se doter d'importantes capacités de tri et de recyclage,
et trouvé des débouchés pour des quantités de plus en plus
importantes de matériaux d'emballages triés.
Dans
79 départements, 75 à 100 % de la population peuvent trier leurs
emballages ménagers. La France est maintenant en mesure de
trier sur l'ensemble du territoire et dans tous les types d'habitat.
En 2003, 2,4 millions de tonnes de matériaux seront triés et recyclés,
soit un taux de recyclage de 58 %. Avec les autres emballages
(trop petits ou trop souillés pour être recyclés) transformés
en chaleur ou en électricité,
80 % des emballages ménagers sont désormais éliminés dans le respect
de l'environnement et en favorisant l'utilisation économe des
ressources naturelles.
LE " POINT VERT " :
LA SOLUTION ENVIRONNEMENTALE POUR LES EMBALLAGES MENAGERS
Le
" point vert " -expression tangible de la responsabilité des entreprises
vis-à-vis de la fin de vie de leurs emballages ménagers- a apporté
à Eco-Emballages 1,48 milliard de contributions depuis 1993. Il
a contribué à développer une prise de conscience environnementale,
tant chez les 10.000 entreprises adhérentes qu'auprès des acteurs
de la chaîne du recyclage de l'emballage ménager. En cohérence
avec leur adhésion à Eco-Emballages, la démarche de prévention
(l'éco-conception du packaging) devient une incontournable préoccupation
pour ces entreprises.
MAITRISER LES COUTS DE LA COLLECTE SELECTIVE
:
UN DEFI POUR TOUS !
L'utilité
environnementale de la collecte sélective est maintenant reconnue.
Reste à en confirmer la pertinence économique dans l'ensemble
des collectivités locales. " C'est le but que s'est fixé Eco-Emballages
pour les années à venir, en s'engageant avec ses partenaires dans
une démarche de maîtrise des coûts et d'optimisation des collectes
sélectives, explique BERNARD HERODIN, DIRECTEUR GENERAL D'ECO-EMBALLAGES.
Les soutiens financiers qu'Eco-Emballages apportera aux collectivités
(barèmes en cours de négociation dans le cadre du réagrément des
sociétés agréées) pourraient comprendre un soutien à l'optimisation
prenant en compte la volonté d'une collectivité d'améliorer ses
performances de collecte et de tri et de maîtriser ses coûts ".
Dans
les limites de son champ d'intervention, Eco-Emballages va participer
à la connaissance des coûts de la collecte, du tri et du recyclage,
en s'appuyant sur une quarantaine de sites-témoins. Le but est
d'identifier les leviers d'optimisation qui permettront de
confirmer la compétitivité économique de la collecte, du tri et
du recyclage des emballages ménagers, par rapport aux autres modes
d'élimination. L'optimisation des collectes sélectives doit
amener les élus à concilier la recherche d'une meilleure gestion
économique des déchets ménagers avec les légitimes préoccupations
du service public.
Cette
démarche de rationalisation et de maîtrise des coûts ne sera comprise
et acceptée par les habitants que si elle s'intègre dans une politique
nationale, dans laquelle chacun des acteurs jouera le jeu de la
transparence et de la simplification.
COHERENCE
ET TRANSPARENCE DANS LA GESTION DES DECHETS MENAGERS
Beaucoup
reste encore à faire pour conforter l'implication des trieurs
et pérenniser leur engagement éco-citoyen. Consommateur de produits
emballés contribuant au " point vert ", contribuable payant ses
impôts locaux, trieur de ses emballages ménagers (et prêt sans
doute à trier d'autres produits de grande consommation dans le
cadre de nouvelles filières)…, l'habitant aspire à une certaine
transparence dans la gestion des déchets ménagers, en particulier
dans les financements et la répartition des coûts.
Dans
sa commune, chacun entend être davantage informé sur les décisions
qui influent directement sur son cadre de vie et impactent
les finances locales : choix entre les différentes filières de
valorisation, implantation de centres de tri, fréquence des collectes,
tailles et couleurs des bacs, coût du service de gestion des ordures
ménagères. Des habitants, toujours plus nombreux, demandent à
participer aux décisions stratégiques dans ce domaine de
la vie municipale.
SIMPLIFIER
LA VIE QUOTIDIENNE DU TRIEUR
Avec le tri des emballages ménagers et le programme Eco-Emballages,
se sont développées la conscience environnementale des élus locaux
et territoriaux, et la préoccupation des consommateurs vis-à-vis
de la fin de vie des produits de grande consommation. Sans
le geste de millions d'individus désireux de prendre en mains
leur environnement de proximité, la collecte sélective n'aurait
pu s'implanter et réussir en moins de dix ans.
Avec
l'A.M.F
(Association des maires de France) et les collectivités locales,
Eco-Emballages s'efforce de trouver les solutions qui vont dans
le sens d'une simplification de la vie quotidienne du trieur.
Avec notamment à la clé, un seul message pour tous : le jaune
pour les emballages à recycler, et le verre à part !
******
Solution
de référence en matière de gestion environnementale des emballages
ménagers, Eco-Emballages entend mettre son expérience, acquise
sur le terrain au cours des dix années, au service des pays de
l'Europe élargie désireux de s'engager dans cette voie. Dans l'Hexagone,
le dispositif Eco-Emballages est actuellement au cœur des réflexions
menées par les acteurs concernés, à l'occasion de la création,
dans le circuit municipal, de nouvelles filières de valorisation
des produits de grande consommation.
******
Pour
ERIC GUILLON, PRESIDENT D'ECO-EMBALLAGES, " les dix dernières
années ont démontré la capacité de nos compatriotes à se mobiliser
pour la protection de leur environnement de proximité. Dès lors
qu'ils se sentent au cœur de l'action. C'est une leçon pour l'avenir
: la lutte contre la pollution et contre le gaspillage ne pourra
fédérer au long cours des millions de volontés individuelles que
si l'ensemble des acteurs savent en faire un vrai projet national
associant éco-citoyenneté et développement durable. A ce nouveau
défi, Eco-Emballages se tient prête, comme par le passé, à répondre
présent ".

Contact
presse :
Catherine Thenes
01 40 89 92 33 -
:
thenes@eco-emballages.fr


Communiqué de presse du
mercredi 8 octobre
ACCIDENTS
DE CHASSE : TROP C'EST TROP
Après
le tragique accident de chasse survenu dimanche blessant grièvement
une habitante d'Ardentes, dans l'Indre, l'ASPAS demande l'arrêt
de la chasse le dimanche, seule mesure efficace pour mettre fin
à l'hécatombe programmée des accidents de chasse.
Depuis
6 ans, la chasse a causé 1137 accidents et tué 204 personnes en
France, y compris des non-chasseurs (d'après chiffres ONCFS).
La tragédie de dimanche nous rappelle que la chasse est un sport
extrêmement dangereux, pour les chasseurs bien sûr qui choisissent
ce risque, mais aussi pour tous les usagers de la nature qui en
sont également victimes.
Chaque
année, le même scénario catastrophe se répète, et aucune mesure
concrète n'est prise pour protéger les citoyens.
En 2002, c'est un homme circulant à mobylette sur un chemin qui
a été tué par un chasseur.
En 2001, un homme au volant de sa voiture avec ses deux jeunes
enfants est tué sur le coup d'une balle de chasse, alors qu'il
roulait sur une route de campagne.
Les
mesures de sécurité, qui ne concernent d'ailleurs que les chasseurs,
n'y changent rien. Les gilets fluorescents portés par les chasseurs
ne protègent en rien les promeneurs de la puissance d'armes à
feu, dont les balles peuvent porter à plusieurs kilomètres. Il
est purement scandaleux qu'une activité aussi dangereuse se déroule
dans la nature avec aussi peu de règles, au détriment des usagers
de la nature (randonneurs, cyclistes, cavaliers…)
Il devient urgent de permettre à tous les amoureux de la nature
de s'y promener en toute tranquillité, et en totale sécurité.
Avec un collectif de plus de 100 associations, l'ASPAS demande
au ministère de l'Intérieur l'arrêt de la chasse le dimanche,
mesure approuvée par 58 % des français (sondage BVA-ASPAS),
et diffuse une pétition déjà signée par 160 000 personnes.
Cette
trêve des fusils est la seule manière de faire baisser significativement
le nombre d'accidents de chasse, qui se produisent à plus de 50
% le dimanche.

Contact
presse :
Olivier Rousseau au
04
75 25 10 00


A l 'occasion de la parution de l 'ouvrage photographique de Georges
Bartoli
LA CONFÉDÉRATION PAYSANNE (textes
de José Bové et Yves Manguy)
les Éditions Eden, la Confédération Paysanne et la librairie Folies
d 'Encre de Montreuil ont le plaisir de vous convier
le mercredi 15 octobre 2003
à une présentation presse suivie d'une séance de dédicace avec
Georges Bartoli et José
Bové.
17 heures : présentation presse
18 heures : dédicace

Librairie
Folies d 'Encre
9, avenue de la Résistance
93100 Montreuil (nouvelle adresse)
01
49 20 80 00 - (M ° Croix--de-Chavaux)

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