
Sur l'échelle verte
de l'écologie, Renault est tombé dans la zone rouge. Prendre sa voiture pour sortir
la poubelle, prendre sa voiture pour promener son chien : ces deux publicités
pour des voitures diesel poussent clairement à la consommation. Un comble pour
la ministre de l'écologie. Depuis 4 ans , la France tente de relancer les économies
d'énergie et de sensibiliser l'opinion publique à la chasse au gaspi. Un comble
pour un constructeur automobile qui pendant des années a vanté sa politique de
protection de l'environnement. Alors c'est vrai en 25 ans , le moteur diésel a
fait des progrès considérables : il consomme deux litres de moins au cent kilomètres.
Mais ce n'est pas une raison pour inciter les automobilistes à prendre leur voiture
pour faire 20 mètres. Roselyne Bachelot a donc pris sa plume pour écrire au PDG
de Renault et lui conseiller de bien affûter ses arguments : comme les autres
industriels il viendra un jour passer un grand oral pour présenter la politique
de développement durable de son groupe. Ces deux publicités-là lui décernent à
l'avance le bonnet d'âne du mauvais élève

L'ANVL (Association des naturalistes de la vallée du Loing et du massif de Fontainebleau)
propose des sorties diverses tout au long de l'année à Fontainebleau, à une demi-heure
de train de Paris Gare de Lyon : ornithologie, botanique, mycologie, sorties nocturnes
batraciens, etc. Du 8 au 11 mai, l'association sera présente aux Naturiales (avec
expo et animations dans le parc du château). Le local de l'ANVL est lui-même au
bord de la forêt, à quelques mètres de la gare de Fontainebleau Avon.
ANVL,
laboratoire de biologie végétale, route de la tour Denecourt,
77 300 Fontainebleau,
tél. 01 64 22 61 17
Email : anvl@club-internet.fr
Site web : http://perso.club-internet.fr/anvl

Daniel
Béguin, président d'honneur d'Espaces naturels de France et membre des Verts,
estime que la France est un des plus mauvais élèves de la classe européenne en
ce qui concerne Natura 2000. Elle ne propose que 7 % de son territoire quand le
double serait plus sérieux.
Yves
Cochet n'est pas satisfait de la future loi Bachelot sur les risques industriels.
Copiée sur celle qu'il avait lui-même proposée, elle a été amputée de plusieurs
points clés. Le député (Verts) de Paris revient à la charge en proposant plusieurs
amendements (une quarantaine) : mise en conformité des installations anciennes,
concertation entre les exploitants, l'Etat et les riverains, information des locataires,
responsabilité des industriels, protection des salariés, etc.


Agriculture
Par Jean-Louis Peyroux Le Gaucho, un insecticide des semences, a été interdit
pour le tournesol mais autorisé pour le maïs. Ce qui provoque la colère des apiculteurs,
dont les abeilles meurent par essaims entiers. Pourtant, le Conseil d'Etat et
de nombreux scientifiques s'étaient opposés à cet insecticide. Mais la commission
ad hoc a jugé que le Gaucho n'était que " coresponsable " de la décimation des
abeilles. Un nouveau recours devant le Conseil d'Etat va être déposé par l'Union
nationale des apiculteurs, tandis que la Confédération paysanne met en cause la
composition de la commission ad hoc. Seule l'Association générale des producteurs
de maïs s'est félicitée de la décision.
Nestlé
et Danone ont été épinglés par deux études britanniques. Ils distribuent du matériel
publicitaire (stylos, briquets) pour imposer leur lait en poudre maternisé en
Afrique. Les études, qui ont été publiées par le British Medical Journal, ont
été réalisées à Lomé (capitale du Togo) et dans deux villes du Burkina Faso.
La
seule banane exportée est la Cavendish. Selon un article paru dans New Scientist,
il faudrait la modifier génétiquement afin de résister à la maladie de Panama.
Ce n'est pas l'avis du Cirad, qui estime que de nombreuses variétés sont déjà
naturellement résistantes.
Des petits malins veulent toujours imposer un tas
de lisiers pollueurs en Bretagne. Le projet de traitement industriels des déchets
de porcherie Val d'Ouest, retoqué par le préfet il y a quatre mois, a été divisé
en trois usines. Ceci afin de ne plus être classé Séveso.
Les cinq AOC (appellations
d'origine contrôlée) et les deux IGP (identifications géographiques protégées)
laitières de Savoie ont décidé d'un cahier des charges commun. Celui-ci exclut
que les aliments du bétail contiennent des OGM.
Les
Assises pour la charte de l'environnement ont peu satisfait leurs participants.
Au-delà des grands principes (précaution, prévention, pollueur-payeur…), elles
n'ont pas abordé les questions qui fâchent, telles que l'OGM ou le nouveau programme
d'énergie nucléaire.
Assoupli
en 2001, l'embargo sur la viande de bœuf portugais, n'aurait pas dû l'être. C'est
la décision que vient de prendre la Cour de justice européenne. Les conditions
requises n'étaient pas remplies. Le Portugal est un des pays européens les plus
touchés par l'ESB.
Le
plan de maîtrise des pollutions liées aux effluents d'élevage (PMPLEE), nouvelle
appellation du programme de maîtrise des pollutions d'origine animale a entraîné
100 000 inscriptions auprès des directions départementales agricoles). La FNSEA
juge l'administration incapable de traiter autant de dossiers. Mais pourquoi donc
le premier syndicat agricole a-t-il promu avant tant de vigueur l'agriculture
productiviste, principale cause des pollutions ?



Le numéro 80 des Données de l‚environnement publié aujour'‚hui par l'Institut
français de l'environnement (Ifen) analyse des résultats 2000 issus de l'enquête
annuelle Teruti que le service statistique du ministère de l'Agriculture réalise
depuis 1969. Les bâtiments, jardins et pelouses, routes et parkings s'étendent
sur près de 8% du sol métropolitain, une emprise artificielle qui croît rapidement
depuis 1992.
Avec
8% des 549 192 km2 que compte la France métropolitaine, les espaces artificiels
apparaissent a priori assez peu importants, comparés aux forêts (27%), aux sols
cultivés (30%) ou aux prairies (20%). Mais l'incidence environnementale de ces
habitats et espaces verts associés, infrastructures, équipements sportifs ou de
loisirs et autres bâtiments divers est très importante et leur proportion en croissance
rapide : +1,6% depuis 1992 (contre 1,2% sur la période 1981/1990).
Trois grands types d'utilisation caractérisent cette artificialisation des terres
: le bâti (25%), les infrastructures routières ou ferroviaires (39%) et les infrastructures
non bâties (jardins, pelouses, chantiers, terrains vagues, décharges, carrières),
qui en couvrent 36% et ont connu l'évolution la plus rapide depuis 8 ans.
Les
5 000 km2 de zones artificielles supplémentaires ont été pris essentiellement
sur des zones " naturelles " telles que les prairies permanentes (1 520 km2, soit
30%), les landes (420 km2, soit 8%) ou les forêts de feuillus (360 km2 / 7%),
mais aussi sur des friches (630 km2 / 13%), des chemins de terre ou enherbés provisoirement
(590 km2 / 12%), des surfaces en blé (430 km2 / 9%) ou en maïs (340 km2 / 7%).
Artificialisation
et évolution démographique ne vont pas forcément de pair
Depuis 1992,
tous les départements ont accru leurs surfaces artificielles, sauf les Alpes-de-Haute-Provence.
La Dordogne, l'Ille-et-Vilaine, la Vendée, l'Hérault, le Morbihan, le Finistère
et le Loiret sont en tête de liste avec chacun plus de 120 km2 d'augmentation.
Ces départements ont certes parfois connu une forte croissance démographique (comme
l'Hérault ou l'Ille-et-Vilaine), mais le lien entre artificialisation et démographie
n'est pas significatif. Ainsi, les infrastructures autoroutières ou ferroviaires,
qui représentent près du tiers de la superficie des zones artificielles, ne sont
pas toutes liées à l'habitat et ne traversent pas uniquement des régions en croissance
démographique ou économique.
L'artificialisation progresse, même dans le rural
Le document de l'Ifen
fait également un zoom sur les deux régions les plus opposées en termes de population
et d'urbanisation : l'Ile-de-France - un espace essentiellement urbain à 21% artificiel
- et le Limousin où les surfaces artificielles couvrent seulement 6% du territoire.
Dans les deux régions, l'artificialisation progresse au détriment de la plupart
des aires de culture ou de nature : +15% en Limousin et +6% en Ile-de-France.
Mais en Ile-de-France, contrairement au Limousin, les mouvements au sein des sols
déjà artificiels sont importants : ainsi, les sols nouvellement bâtis ont été
en grande partie alimentés par des anciens espaces verts artificiels.
Les
données de l‚environnement n° 80 - janvier-février 2003
Diffusion : Institut
français de l'environnement (Ifen) : 02 38 79 78 78 ou http://www.ifen.fr
Contact presse : Christel Leca : 01 40 20 44 05


Alors que jusque-là les Etats-Unis n'avaient jamais utilisé de plutonium dans
le nucléaire civil, ils ont décidé de transformer en MOX (combustible nucléaire
contenant non seulement de l'uranium mais aussi du plutonium) leur stock de plutonium
militaire excédentaire. Pour cela, le producteur de MOX français (Areva) est sur
le point de construire une usine aux Etats-Unis, mais les autorités américaines
exigent qu'au préalable un essai soit fait sur quatre assemblages de combustible.
Parmi les usines de MOX existantes, c'est celle de Cadarache qui devrait être
choisie pour cet essai. En effet, le gouvernement Belge n'a pas donné son autorisation
pour l'usine de Dessel, et en France, terre d'accueil des produits radioactifs
du monde entier, l'usine de Marcoule n'est habilitée à traiter que du plutonium
civil.
Ainsi, pour la première fois, du plutonium militaire serait conditionné
à Cadarache. Après le retraitement et le stockage de combustibles étrangers, cette
opération confirme le rôle de plaque tournante que joue la France pour le nucléaire
de la planète, avec tous les risques et les problèmes d'accumulation de déchets
radioactifs que cela implique.
Enfin,
va-t-on pour cela retarder une fois de plus la fermeture de la dangereuse usine
MOX de Cadarache, fermeture fixée à la fin du mois de juin 2003 ?
Contacts
presse : - Jean-Pierre Morichaud (*) pour le Forum-Plutonium Tel 06
83 18 16 00 -
Pierre Péguin (*) pour le Collectif Rhodanien Déchets Radioactifs
Tel 04 66 85 04 35 (*)
Administrateurs du Réseau "Sortir du nucléaire" (Fédération
de 650 associations)

Par l'association Mille Traces Depuis des années, au printemps, des centaines
de crapauds se font écraser sur la route à proximité du village de Saint Agnan
en Vercors. L'association Mille-Traces a décidé de réagir en menant une action
très simple : permettre aux crapauds durant les deux mois de leur période de reproduction
(avril/mai) de traverser la route en sécurité.
L'objectif
prioritaire de cette action "Crapauds sur la route : ralentissons !", est de participer
au maintien de la population de crapauds commun (espèce protégé) sur ce site du
Vercors. C'est aussi l'occasion de permettre à des jeunes de s'impliquer dans
une action éco-citoyenne.
L'opération
est programmée comme suit :
Durant trois printemps, des filets sont posés
de part et d'autre de la route, pour guider les crapauds en migration en direction
de seaux enterrés dans le sol. Ces seaux sont relevés et analysés tous les matins,
et les animaux sont acheminés de l'autre côté de la route. La quatrième année
sera consacrée à la mise en place d'une solution permanente adaptée à la sauvegarde
de ces amphibiens (mise en place de crapauducs, réalisation de mares artificielles
ou autre...).
Conjointement
à cette action action de sauvegarde, Mille-Traces souhaite développer une approche
éco-citoyenne : une participation des scolaires sur le chantier pour le relevé
des seaux en matinée ; un chantier d'éco-volontaires durant les vacances scolaires
de Pâques, une action locale de participation de la population.
Venez
nombreux participer à cette action !
Du 14 au
20 avril pour le chantier
Tous les matins d'avril et mai de 8h30 à 10h


Solerieux,
le 1er février 2003
Lettre
ouverte à Monsieur Jacques CHIRAC, Président de la République, À Monsieur Jean-Pierre
RAFFARIN, Premier ministre, À Madame Nicole FONTAINE, Ministre de l'industrie,
À Monsieur François FILLON, Ministre des Affaires Sociales À Monsieur Jean-François
MATTEI, Ministre de la Santé, À Madame Roselyne BACHELOT, Ministre de l'Écologie
et du développement durable.
Au
Comité des Sages relatif au débat national sur l'énergie.
LE
SERMENT DU SECRET EN MATIERE D'INFORMATIONS RELATIVES
AUX POLLUTIONS CAUSEES
PAR DES SUBSTANCES RADIOACTIVES.
Le décret n° 66-405 du 15 juin 1966 (JO du
26/06/66, page 5067)
Lire
la lettre ouverte 


Disparu depuis plus de deux ans, Théodore Monod, qui serait aujourd'hui centenaire
sera évoqué : le 6 mai 2003 à 20h.30 à l'Antenne scientifique universitaire
de Chartres 21, rue de Loigny-la-Bataille par une conférence à deux voix de
Jean CARLIER, vice-président d'honneur des J.N.E et Ambroise MONOD fils de Théodore,
plasticien inventeur du "RECUP'ART"
Entrée
libre dans la limite des places disponibles
Renseignements au Muséum : 02
37 28 36 09

Mardi
25 Mars 2003 Cloître des Récollets 1, rue des Récollets - METZ
Accueil
par Jean-Marie Pelt, président de l'Institut Européen d'Ecologie, avec Gilles-Eric
Séralini, Paul Lannoye, Corinne Lepage, Lucien Abenhaïm…


Presqu'un
an après le Sommet de la Terre, à Johannesbourg, des Assises ouvertes à tous,
mariant découvertes, débats, constructions et engagements !
Plus
que toute autre région, le Nord-Pas-de-Calais a dû faire preuve d'initiatives
et d'imagination pour gérer les séquelles environnementales, sociales et économiques
engendrées par plus de deux siècles de croissance prédatrice. Fort de cet engagement
et des nombreux acteurs régionaux investis dans ce domaine (chercheurs, universitaires,
collectivités, entreprises et un mouvement associatif hors du commun), le Nord-Pas-de-Calais
sera donc le lieu des deuxièmes Assises Nationales du Développement Durable, grand
temps fort national d'échanges, de bilan, de mobilisations nouvelles en faveur
du développement durable, du 25 au 28 juin 2003. Elles s'inscrivent dans la continuité
de la première édition, lancée l'an dernier par la Région Midi-Pyrénées. Ces Assises
Nationales constituent l'un des principaux événements de référence du développement
durable en 2003, bénéficiant à ce titre du haut parrainage du Ministère de l'Ecologie
et du Développement Durable et du Secrétariat d'Etat au développement durable.
Outre le Conseil régional qui en a pris l'initiative, les premiers partenaires
de cet événement sont Lille Métropole Communauté Urbaine, la Ville de Lille, Gaz
de France et le groupe Caisse d'Epargne.
Les
objectifs de ces Assises :
*
Ouvrir le développement durable à tous en sortant du cercle d'initiés, en conjuguant
durable et désirable
*
Créer les conditions d'avancées décisives et du passage aux actes par :
-
la création de partenariats entre acteurs de tous les secteurs, y compris entre
pouvoirs publics et société civile ;
- la recherche de leviers d'action efficaces
tant juridiques et organisationnels que financiers. L'organisation d'un processus
préparatoire spécifique, fonctionnant sur la base de 10 groupes de travail thématiques
permettra d'identifier collectivement les objectifs d'avancées et d'engagements
dans des domaines fondamentaux du développement durable et de proposer les moyens
à leur affecter.
* Décloisonner les initiatives et les acteurs grâce à :
-
la richesse des formes d'expression proposée aux participants ;
- la transversalité
des " grands sujets " au programme des Assises ;
- l'établissement de nouvelles
convergences en vue de la mise en oeuvre de politiques durables (articulations
entre échelles territoriales, association du grand public, relations entre acteurs)
;
- l'ouverture à la Francophonie.
Les cibles des Assises :
Toutes
les catégories d'acteurs : élus, institutions, entreprises, associations, syndicats,
chambres consulaires, organismes para-publics et plus spécifiquement le grand
public et les jeunes. Leur participation est l'une des conditions de réussite
du développement durable.
Le
déroulement . Les Assises seront articulées autour de deux lieux d'échanges, mais
d'une seule dynamique * Les Evénements du Palais du Nouveau Siècle accueilleront
plus de 1500 participants, pour échanger et construire pendant quatre jours de
nouveaux horizons concrets du développement durable.
Ils
s'organiseront autour : - du Forum global des connaissances et des acteurs (plénières,
ateliers en tous genres) ; - de la Conférence de consensus "La participation,
au centre des décisions ", dont l'objet consiste à identifier les principales
clés de réussite de la participation des citoyens, condition incontournable de
réussite du développement durable. * Le festival durable et désirable sensibilisera
plusieurs milliers de personnes . Dédié à la découverte et à la fête, le festival
" Durable et désirable " a pour ambition d'offrir au grand public, avec le concours
d‚artistes et d‚inventeurs, des lieux, des visions, des propositions à la fois
imaginaires, ludiques et participatives. Il n'impose pas un parcours balisé dans
des sites fermés, mais installe au cœur de la ville, un ensemble de pôles ouverts,
à partir desquels s'improvisent rencontres et découverte du développement durable
par une démarche attirante et porteuse d‚avenir.
Où
se renseigner ?
Il
suffit de contacter le Centre ressource du développement durable 16, Place Cormontaigne
59000 Lille
Tél : 03 20 17 95 42.
assises-cerdd@cerdd.org


La cinquième édition du Festival international du film documentaire sur la ruralité
" Caméras des champs " se tiendra à Ville-sur-Yron du 15 au 18 mai 2003. Elle
est organisée par la commune et le foyer rural de Ville-sur-Yron, avec le concours
du Parc naturel régional de Lorraine. Le festival est soutenu par le Conseil Régional
de Lorraine, le Conseil Général de Meurthe-et-Moselle, la Direction Régionale
des Affaires Culturelles de Lorraine et la Communauté Européenne.
"
Caméras des champs " c'est avant tout une compétition regroupant une quinzaine
de documentaires courts et moyens métrages autour desquels sont organisés des
débats en présence des réalisateurs. Lieux de discussions et d'échanges, le Festival
met également en place le samedi après-midi, une table ronde. Intitulée cette
année " Désirs de campagne ", elle abordera le thème des néo-ruraux et de l'engouement
pour une campagne idéalisée. Durant le festival, le public aura également la possibilité
de visiter une exposition de photos sur les agricultrices et de s'inscrire à un
atelier de " lecture à l'image " consacré aux mutations du monde rural et aux
nouveaux modes d'habiter la campagne. A noter enfin que des projections de longs
métrages hors compétition auront lieu tous les soirs et qu'une journée de rencontre
consacrée aux scolaires se tiendra le jeudi 15 mai.
" Caméras des champs
" a pour but de montrer les mutations des mondes ruraux. Aussi, loin d'un regard
passéiste sur les campagnes, l'objectif du festival tourne autour d'un double
axe :
-
susciter un échange sur les évolutions des paysages, sur les pratiques sociales
des ruraux et néo-ruraux, sur l'impact des techniques, sur les villages et les
habitats,
-
voir comment changent aussi les représentations que chacun peut avoir du monde
rural, habitants des villes, artistes, créateurs, décideurs divers et ruraux eux-mêmes.
Ce
regard et ces évolutions ne se limitent pas aux horizons proches, aux paysages
et modes de vie régionaux, et s'étendent au-delà des clichés identitaires trop
souvent réducteurs. Bien au contraire, la diversité des mondes ruraux doit donner
l'occasion à chacun de comparer, de remettre en cause, de changer l'échelle de
ses propres perceptions. Seule l'image, l'image multiple, permet cet échange,
cette vision singulière, cette composition en mosaïque des espaces ruraux.
Et
la vidéo, support de création souple et accessible à tous, permet aux amateurs
comme aux professionnels de saisir et de reproduire une vision plurielle du monde.
Un festival est l'occasion d'une rencontre. Il permet par la diffusion d'images
autour du thème central, ici le monde rural, de provoquer une réflexion riche
en donnant aux spectateurs comme aux créateurs l'occasion de briser la routine
du flux ininterrompu d'images télévisuelles trop souvent reçues passivement.
Il
permet aux créateurs indépendants de trouver dans la compétition organisée une
motivation supplémentaire et surtout de rencontrer ensuite le public de manière
critique. Il permet aussi d'offrir aux réalisateurs une occasion de voir leur
œuvre diffusée et reconnue. A l'issue de la compétition trois prix sont attribués
par les membres du jury en plus du prix des habitants de Ville-sur-Yron. Toutes
les projections, libres et gratuites, se déroulent à la salle René Bertin de Ville-sur-Yron