
SOMMAIRE DE CETTE SEMAINE :


Les îles fascinant de plus en plus les " continentaux ", même lorsqu'ils réclament
des ponts pour s'y rendre plus facilement, le Conservatoire du Littoral s'est
fixé pour tâche depuis plusieurs années de les sauver en achetant leurs parties
les plus sensibles. Ses responsables ont montré vendredi le travail qu'ils ont
entrepris sur la superbe île de Chausey, au large de Granville. Soixante-cinq
hectares à marée haute et cinq mille hectares de rochers et de bancs de sable
à marée basse. Un paradis pour les pêcheurs, les touristes et les habitants de
l'île qui s'accrochent, de plus en plus difficilement, à leur territoire depuis
des siècles. Il y a quelques années, une ferme produisait encore à Chausey, mais
les îliens n'ont pas encore trouvé de volontaire pour reprendre l'exploitation.
Pour le Conservatoire du Littoral, Chausey est un cas d'école : il faut faire
vivre en bonne intelligence les pêcheurs professionnels, les pêcheurs amateurs
qui ont tendance à se transformer en pillards, les îliens qui ne sont plus qu'une
dizaine en plein hiver, les résidents secondaires au statut parfois précaire,
les touristes et les bateaux de plaisance qui s'abattent sur les lieux comme des
sauterelles. Tout en maintenant des bonnes relations avec la mairie de Granville
dont Chausey est un " quartier maritime ". D'autant plus difficile que l'ensemble
de l'île a été classé territoire Natura 2000, c'est-à-dire sanctuaire européen
pour la richesse de la flore et surtout de la faune. Les oiseaux sont particulièrement
nombreux et faciles à observer sur l'île principale et les îlots. Tout comme les
phoques et, souvent, les grands dauphins.
Propriétaire de la partie publique
de Chausey, le Conservatoire a " apaisé " les contacts avec les propriétaires
privés qui ont ouvert leurs territoires aux touristes d'un jour ou à ceux qui
fréquent les gîtes ou le mini-hôtel de l'île. Ce ne fut pas simple, mais cela
assure d'autant plus un avenir pour l'île que le conservatoire a édicté une règle
pour tous ceux qui veulent y exercer une activité : le faire pendant au moins
huit mois par an pour que, l'hiver, Chausey ne soit pas un désert dans lequel
on ne trouve même pas une boîte d'allumettes. " Il n'est pas question, explique
Jean-Philippe Lacoste, le délégué normand du Conservatoire, de faire de cette
île une sorte de parc zoologique ou de musée. Donc, notre objectif est de relancer
des activités, pas seulement touristiques qui créent des emplois. C'est pour cette
raison que le travail scientifique que nous entreprenons se fait en coopération
avec les gens qui font des moules, des palourdes et des coques sur le territoire
de l'île ".
Ces pêcheurs vivent, pour la plupart dans le vieux fort militaire
qui vient d'être racheté par le Conservatoire et d'autres volontaires pour travailler
dans l'île, vivront bientôt dans l'ancien sémaphore. Avis aux amateurs, Chausey
cherche toujours un agriculteur pour produire des primeurs et des fruits sur place…
*
Pour en savoir plus, Chausey de Hervé Hillard,
Actes Sud/Conservatoire, 45
pages, 6 EUR
Par
Claude-Marie Vadrot


Les
plantes, dont les propriétés et les vertus sont connues depuis l'antiquité, bénéficient,
à l'heure actuelle, d'un regain d'intérêt avec des applications dans différents
domaines, notamment la phytothérapie, Pourtant, en France, herboristes et producteurs
de Simples doivent se battrent pour exercer leur métier à cause d'une loi votée
sous Vichy. Enquête !
A
Nantes, quand, Marie Soulard meurt à l'âge de 86 ans, ses petites filles, propriétaires
de la dernière herboristerie de la ville sont effondrées. Françoise et Sophie
qui l'ont secondée pendant quinze ans ne peuvent prétendre à la succession. Pourquoi
? Il faut revenir en arrière, sous Vichy précisément. En 1941, Pétain décide de
mettre fin à la délivrance du diplôme d'herboriste agréé. Après-guerre, on compte
encore 4500 herboristes sur tout l'Hexagone pour une vingtaine aujourd'hui. La
remise en état du diplôme n'étant pas prévue, le titre et la fonction s'y rattachant
sont en voie d'extinction au bénéfice de la pharmacie et de la parapharmacie."
Il avait pourtant été question après l'armistice de supprimer toutes les lois
de l'Etat français sous Vichy rappellent Françoise et Sophie qui malgré le soutien
de leur association SOS herboristerie ont dû elles aussi se résigner à mettre
la clef sous la porte.
Une
législation désuète
A Besançon, l'herboriste Christian Pinot
s'est retrouvé lui aussi au centre d'un incroyable imbroglio juridique. Les Pinot
sont herboristes de père en fils depuis 1936, plus connus dans la région sous
l'appellation herboristerie Francois. Mais contrairement à sa mère ou son grand-père,
Christian ne possède pas de diplôme. En janvier 1985 une lettre anonyme alerte
le parquet de la vente de plantes médicinales chez l'herboristerie François. Deux
ans plus tard, Christian est arrêté en plein travail dans sa boutique où l'on
découvre des gélules de ginseng, des plantes comme la sauge, des huiles essentielles
et des publicités vantant les mérites de certaines plantes curatives. L'ordre
des pharmaciens se constitue partie civile. Condamné en mai 1990 à 5000F d'amende
et 25000F de dommages et intérêts pour exercice illégal de la profession de pharmacien,
l'herboriste " faisait appel, et proteste de sa bonne fois. Certes il n'a pas
de diplôme d'herboriste puisqu'il n'existe plus, mais il a appris le métier avec
sa mère et son grand-père. On lui rétorque qu'il concurrence les pharmaciens Au
cours de ce procès kafkaïen, l'herboriste a reçu le soutien de l'avocate générale
chargée de l'accusation, qui s'est dite incapable de soutenir ce dossier sur la
forme tant cette affaire lui semblait dérisoire. Un dossier qui devrait faire
jurisprudence en la matière et ouvrir peut -être des perspectives nouvelles.
La France lanterne rouge de
l'Europe
" Aujourd'hui, la plupart des herboristes dénoncent
cette législation désuète qui aboutit à laisser vendre des plantes dites en vente
libre sans contrôle de qualité " explique Bernard Roth Président du Syndicat Inter-Massif
pour la production et l'économie des Simples. Ce syndicat créée en 1982, regroupe
170 producteurs de plantes aromatiques, condimentaires et médicinales, installés
exclusivement en zone de montagne Pyrénées, Massif-Central et Alpes de Haute-Provence.
"Nous sommes des jardiniers de la montagne engagés dans le respect de l'environnement
et sur la qualité des plantes médicinales. Depuis des années, Bernard Roth et
son syndicat des Simples souhaite un vrai débat sur le savoir traditionnel qui
a évolué. " Il ne s'agit pas de revenir en arrière , mais de moderniser la profession.
Devant l'augmentation des ventes de plantes et même si l'on s'en tient aux plantes
en vente libre, une formation de personnels compétent est nécessaire à tous les
niveaux de la filière des plantes de la production à la commercialisation ". Une
formation est nécessaire il n' y a pratiquement plus d'herboristes en exercice,
les derniers d'entre eux servent en général de prête-noms à des gérants pour leur
permettre d'exercer légalement. Enfin dans le cursus de formation des pharmaciens
il y a très peu de cours de phytothérapie et la plupart d'entre eux ne possèdent
pas les connaissances nécessaires pour conseiller les consommateurs. En revanche,
quand on s'élève contre l'ordre des pharmaciens, on se dresse contre un lobby
qui a peur de perdre ses prérogatives . " Pour réhabiliter le diplôme d'herboriste
et se faire entendre des pouvoirs publics, Bernard Roth travaille en partenariat
avec des associations ayant une sensibilité commune comme Nature et Progrès ou
l'ARH (association pour le renouveau de l'herboristerie) ou encore l'association
pour la sauvegarde des plantes médicinales. " Nous avons rédigé un texte en commun
pour la reconnaissance et l'encadrement de tous les acteurs de la filière avec
le soutien de personnalités scientifiques comme le professeur Jean-Marie Pelt.
Heureusement pour nous, la situation évolue en Europe, où la profession est reconnue
dans de nombreux pays. La France sera bien obligé de suivre. "
ARH
Créée
en 1982, agit pour obtenir le rétablissement du diplôme. Depuis 1985, elle organise
une formation en deux ans (cours par correspondances et stages pratiques) qui
débouche sur un certificat de phytologue-herboriste. Parmi les responsables, on
peut noter la présence de plusieurs universitaires, de médecins, de pharmaciens
. L'association publie chaque trimestre un bulletin de liaison. L'ARH forme chaque
année une quarantaine d'élèves de tous horizons : producteurs de plantes médicinales,
commerçants en diététiques mais aussi pharmaciens et ethnopharmacologies. Association
pour le renouveau de l'herboristerie 92, rue Balard
75015 Paris
01 45 58 66
S.I.M.P.L.E.S
Depuis 1999 , le syndicat a créé une association Les Simples, qui regroupe les
producteurs et tous les acteurs de la filière (thérapeutes, chercheurs et consommateurs).
Fondation d'une chartre bio-éthique, partenariat avec ATTAC, Terre de Semence…
Missions aux Comores, Niger, Mauritanie, Vietnam, Mexique. Mise en place de stages
de formation : de la cueillette aux problèmes juridiques et commerciaux d'un commerce
de plantes en vrac et de leurs propriétés médicinales S.I.M.P.L.E.S Florence "
81470 Mouzens -
& Fax : 05 63 75 76 03
L'Europe pour la reconnaissance de médecines non conventionnelles
Le député européen Paul Lannoye, est l'auteur d'un rapport sur les médecines non
conventionnelles publié en décembre 1999. Dans ce texte, il critique les deux
conceptions totalement opposées qui coexistent aujourd'hui au sein de l'Union
européenne. La première considère que seul le corps médical peut pratiquer les
soins de santé, soigner les malades, exception faite pour certaines professions
auxquelles il est permis de pratiquer des actes médicaux ou paramédicaux déterminés,
soit sous leur propre responsabilité, soit sous celle d'un médecin (infirmiers,
dentistes, kinésithérapeutes, sages-femmes, pharmaciens). Hormis ces cas spécifiques,
il y a exercice illégal de la médecine. Cette vision est celle qui est imposée
dans la plupart des pays du sud, y compris la France et le Luxembourg. Pourtant,
la demande des patients et l'existence de certaines disciplines médicales ont
entraîné des seuils de tolérance dans certains pays. La vente des plantes médicinales
est libre dans les pays scandinaves. La profession est reconnue en Allemagne.
Il existe des diplômes officiels d'herboristerie en Suisse, en Grande-Bretagne,
en Italie et dans certaines régions espagnoles.
Une
législation communautaire incohérente
Ainsi en Espagne, le
décret du 12 avril 1991 autorise l'implantation sur le territoire national des
centres étrangers pour y délivrer une formation universitaire avec possibilité
de reconnaissance des diplômes. En France, seule l'acupuncture est reconnue par
l'Académie de médecine depuis 1950. Dans les pays du nord de l'Europe, Pays-Bas,
Grande-Bretagne, Irlande et pays nordique, l'approche est inverse : toute personne
qui le souhaite peut pratiquer les soins de santé, mais certains actes sont strictement
réservés aux médecins qui en outre, détiennent l'autorité et sont la référence
en matière d'organisation des soins et de politique de santé. En avril 1999, la
Belgique, a adopté une nouvelle législation, qui s'avère être aujourd'hui celle
la plus avancée en Europe en reconnaissant et réglementant les pratiques médicales
non conventionnelles comme l'herboristerie. Cette diversité d'approches et de
législations nationales est difficilement compatible avec la libre circulation
des citoyens européens, qui doit tôt ou tard se réaliser pleinement. En effet,
le traité européen prévoit explicitement la liberté de circulation et l'établissement
pour les praticiens. Comment justifier alors qu'un praticien de santé officiellement
agréé dans un Etat membre puisse se voir traduire en justice pour exercice illégal
de la médecine dans un autre ?
Légiférer
pour diminuer le risque
Le 29 mai 1997, le parlement européen
a voté à une courte majorité (152 pour 125 contre et 28 abstentions) le rapport
de la commission de l'environnement et de la santé sur le statut des médecines
non conventionnelles dans l'Union Européenne. Ce vote était l'aboutissement d'un
processus long de plusieurs années pour mettre en place une législation européenne
accordant un statut légal aux disciplines médicales non conventionnelles et garantissant
la libre circulation des thérapeutes au sein de l'Union Européenne. Pour le député
européen, ce résultat ouvre une brèche dans un mur d'opposition qui s'est révélé
indestructible depuis 15 ans. Néanmoins, il reste le plus difficile à faire, se
donner les moyens d'appliquer cette législation . Pour ce faire, le parlement
européen propose de mettre en place des commissions paritaires relatives à chaque
médecine non conventionnelles et chargées de définir à la fois les méthodes d'évaluation,
le champ de la responsabilité et les pratiques réservées. Parallèlement il faudra
réunir des commissions d'évaluation composée pour chaque type de médecine et pour
chaque état membre, de praticiens qualifiés des disciplines médicales non conventionnelles,
de chercheurs, de représentants des producteurs pharmaceutiques et des herboristes,
d'associations de consommateurs et d'associations d'usagers. " Tout plaide aujourd'hui,
souligne Paul Lannoye en faveur d'une initiative ambitieuse au plan européen.
La situation actuelle étant de toute manière juridiquement intenable et politiquement
en porte-à-faux avec l'opinion publique et l'évolution de l'Union Européenne.
"
Par
Myriam Goldminc


Scandalisée
par des survols incessants à basse altitude d'hélicoptères dans le cadre du G8
à Evian, au-dessus de la Réserve Naturelle de la Haute-Chaîne du Jura, et en pleine
période de nidification, la Cpepesc (commission de protection des eaux) a décidé
de saisir le Président de la République. En effet, ces unités militaires ne respectaient
pas le Décret de la RN (Art 8 : "interdiction de troubler la tranquillité des
lieux en utilisant tout instrument sonore"), alléguant une raison d'État !!
:
cpepesc.franche-comte@wanadoo.fr
La
lettre d'Action pour la Nature du mois de mai nous apprend que de nouveaux travaux
de drainage sont prévus dans le Marais Poitevin, que les buses pourraient bientôt
être chassées, et que le ministère de l'agriculture fait pression sur le 1er ministre,
Jean-Pierre Raffarin, pour que le bromadiolone et autres poisons, soient de nouveau
utilisés dans la lutte contre les ragondins et rats musqués.
Pour en savoir
plus :
:
actionnature@tiscali.fr


- Le PS et les Verts sont tombés d'accord sur une partie du programme nucléaire.
Pas question, pour le parti de François Hollande, de construire des centrales
nucléaires EPR. Sur ce point, le Parti socialiste se distingue de leur député
Christian Bataille. Les deux formations se " concerteront " pour participer au
débat national sur l'énergie au dernier trimestre 2003.
-
L'ancien secrétaire d'Etat belge à l'Energie et au Développement durable, Olivier
Deleuze, et trois ex-ministres français (Corinne Lepage, Dominique Voynet et Yves
Cochet), ainsi que 50 personnalités ont lancé un appel pour une Organisation mondiale
de l'environnement. Une telle OME, expliquent-ils, " procéderait d'une réorganisation
de compétences environnementales actuellement dispersées au sein d'une douzaine
d'organisations internationales et de nombreux secrétariats d'accords multilatéraux
sur l'environnement ".
-
Hervé Gaymard, le ministre de l'Agriculture, a modifié, par décret, les règles
de financement des syndicats agricoles. Désormais, le syndicat majoritaire, la
FNSEA, se verra allouer d'emblée la plus grande part des fonds destiné au fonctionnement
et à la formation des syndicalistes. Jusqu'ici, 75 % des fonds étaient basés sur
le pourcentage de voix obtenues aux élections chambre d'agriculture, 25 % selon
le nombre d'élus. La nouvelle répartition serait de 50-50. Or, la liste arrivée
en tête obtient automatiquement au moins la moitié des sièges. Ce qui avantage
financièrement la FNSEA. La Confédération paysanne proteste.
Par
Jean-Louis Peyroux


- Le dernier rapport européen sur les résidus de pesticides dans les aliments
est alarmant. Sur 46 000 échantillons analysés, 41 % comportent des traces de
pesticides dont 3,9 % vont au-delà des normes réglementaires. La France, premier
utilisateur européen de pesticides, est un mauvais élève. Dans les fruits et légumes,
le seuil maximal de résidus est dépassé dans 6,1 % des cas.
- Le FARRE (Forum de l'agriculture raisonnée respectueuse de l'environnement),
qui regroupe, entre autres, la FNSEA, aimerait être classé parmi les associations
environnementales. France Nature Environnement a trouvé deux vices dans leur démarche.
Un vice de forme car le FARRE ne respecterait pas l'impartialité requise par le
code de l'environnement. Un vice de fond, parce que le programme Ferti-mieux ("
fertilisation raisonnée ") ne respecte pas un arrêté de 1993 sur les bonnes pratiques
agricoles pour restaurer la qualité de l'eau.
-
L'agriculture raisonnée (AR) a été très vite labellisée par ses amis au gouvernement.
Pour bénéficier du logo AR, il suffira d'utiliser " raisonnablement " d'engrais
minéraux. Aucune limite pour l'emploi de produits phytosanitaires et d'OGM n'est
notifiée. Curieusement, l'UFC-Que choisir ? a décidé de soutenir cette démarche.
On est loin du boycott du veau aux hormones...
- Le lobby pro-OGM avance à pas de loup dans l'enceinte de l'Europe.
Le commissaire
européen à l'Agriculture, Franz Fischler, penche pour l'application du principe
de subsidiarité en la matière. Les semenciers s'activent pour faire leurs propositions.
Syngenta (fusion de Novartis et d'Astra Zaneca) veut voir l'exemple espagnol (seul
pays à pratiquer la culture d'OGM à fins commerciales) se généraliser. Le groupe
français Limagrain est favorable à un seuil de contamination de 3 à 5 % contre
0,9 % aujourd'hui.
-
De leur côté, les anti-OGM n'ont pas baissé les bras. Syngenta a renoncé à des
essais de blé transgénique en Allemagne, car la parcelle utilisée a été semée
par du blé conventionnel et donc polluée. Le ministre belge de la Santé a interdit
des essais de pommiers transgéniques, susceptibles de s'affranchir de la pollinisation
par les insectes. Par crainte de perdre des marchés, des fermiers américains se
sont opposés à l'introduction du blé de printemps de la firme Monsanto, qui a
immédiatement fait la culbute à la Bourse.
Par Jean-Louis Peyroux



26 mai 2003
Par décret du Président de la République en date du 22 mai 2003, Bruno Trégouët
est nommé directeur de l'Institut français de l'environnement (Ifen) à compter
du 1er juin 2003, en remplacement de Vincent Jacques le Seigneur, qui occupait
ce poste depuis juin 2000.
Bruno
Trégouët, 54 ans, administrateur hors classe de l'Insee, était directeur régional
de l'Insee des Pays de la Loire depuis septembre 1998. Il a effectué la majeure
partie de sa carrière à l'Insee : responsable de la section "Industries agricoles
et alimentaires" au sein de la division "agriculture" à la Direction générale
de 1974 à 1976, adjoint au chef du service des études puis chef du service des
études à la direction régionale de Bretagne de 1976 à 1987, chef de la division
"agriculture" à la Direction générale de 1987 à 1992 et enfin directeur régional
d'Aquitaine de 1992 à 1998. Il a également travaillé en 1981 à la Cour des comptes
européenne à Luxembourg.
Rappelons
que l'Ifen est un établissement public sous la tutelle du ministère chargé de
l'environnement créé en 1991 pour élaborer et diffuser la documentation et l'information
à caractère scientifique et statistique sur l'environnement. Rappelons également
que le directeur général de l'Insee est membre de droit du conseil d'administration
de l'Ifen depuis sa création.

Contact
presse :
Christel Leca
01 40 20 44 05



Au sommaire de ce neuvième numéro d'Echos des Régions :
- Convention de partenariat
avec Saur France
- Lacs du Grand Est : 47 hectares de plus au Der
- Côtes
d'Armor : réhabilitation des falaises de Plouha
- Var : Un nouveau sentier
piétonnier sur l'Etang de Villepey
- Eure : convention avec le conseil général
- Jérôme Bignon : nouveau président de Rivages de France
- Archipel de
Riou : une nouvelle monographie chez Actes Sud
- Normandie : Invitation aux
rivages
- Bouches de Bonifacio et Lac de Vassivière : nouveaux carnets Gallimard
- Normandie : 1er Atelier régional sur les zones humides les 14 et 15 octobre
- Paris : les gardes du littoral toujours à l'honneur sur les berges de la
Seine



Exposition
de photos de Aude Boissaye (JNE)
Vernissage
le 11 juin 2003, à 19h,
au Café Barourcq 68, quai de la Loire 75019 Paris

Conférence-Débat
" La qualité du journalisme en France, comment l'améliorer ? "
Lundi 16 juin 2003 A 19h Espace Paul Ricard
9 rue Royale, 75008 PARIS
M° Concorde

L'A.Q.I.T
(acuité),
Association pour la Qualité de l'Information et de sa Transmission,
vous invite à débattre sur la presse française, ses qualités, ses défauts, les
moyens de l'améliorer. En présence de :
Philippe Cohen,
journaliste,
co-auteur avec Pierre Péan de La Face cachée du Monde
Jean-Pierre Tailleur
journaliste, auteur de Bévues de Presse
Daniel Carton
journaliste,
auteur de Bien entendu, c'est Off !
Michel Legris
journaliste retraité,
auteur de Le Monde tel qu'il est (1976)
Débat
animé par Alberto Toscano journaliste, correspondant à Paris du quotidien
Il Giornale de Milan
ENTREE
LIBRE
La conférence sera suivie d'un coktail - Attention
: le nombre de place est limité!
RESERVATION
:
:
aqit@noos.fr
06 85 94 82 82
A.Q.I.T
(acuité) est une association qui rassemble des citoyens, journalistes ou non,
animés par une volonté d'améliorer la qualité de l'information et de sa transmission,
dans un esprit d'ouverture et afin de servir la démocratie.
Expo

Du
04 juin au 12 Juillet 03, quatre peintures du peintre animalier Christophe Drochon
sont à découvrir dans le cadre de l'exposition "Les Nocturnes de la Rive Droite",
Galerie Caplain-Matignon, 29 avenue Matignon 75008 Paris.
Pour en savoir plus
www.drochon.com

Retrouver
dans cette rubrique toutes
les actualités nationales de l'année 2003
et précédente des JNE, classées par ordre chronologique. | |
