10 janvier 2003

 
 
 

 

 

 

Pesticides : sortir de l'impasse

Comment faire pour restreindre l'emploi des pesticides ?
L'association PAN Europe suggère un texte "pour une directive sur les mesures à prendre pour la réduction de l'utilisation et des impacts sur la santé et sur l'environnement des pesticides". Sa proposition est basée sur le principe de la prévention de la pollution par la réduction à la source. Une proposition ambitieuse qui prône une réduction d'utilisation des pesticides de 25% en 5 ans et de 50% en 10 ans et une expansion de l'agriculture biologique (+ 15% en 5 ans, + 30% en 10 ans). Sont également proposées la formation et la certification des revendeurs et des agriculteurs, ainsi que la participation du public à l'élaboration des règlements concernant l'usage des pesticides. Si vous voulez soutenir ce texte, contactez François Veillerette, auteur de "Pesticides, le piège se referme", aux éditions Terre Vivante : e-mail : fv@mdrgf.org

 

Toute l'équipe de Greenpeace vous souhaite une bonne et heureuse année 2003


. 2003 sera une année cruciale pour obtenir de nouveaux engagements pour l'avenir de notre planète et pour les générations futures. Ce sera, ne le cachons pas, une année difficile en France. Les élections ont, il faut le dire, changé la donne. D'une part, nous sommes inquiets de la volonté du pouvoir politique de criminaliser les mouvements sociaux : peines de prison pour les uns, étranglement financier par l'industrie nucléaire qui réclame à Greenpeace un montant total invraisemblable de 3.7 millions d'Euros ! D'autre part, nous devons être encore plus vigilants et intransigeants face à un gouvernement dont les déclarations sur l'environnement sont plus que préoccupantes. Il est essentiel de dénoncer la contradiction entre les beaux discours de M. Chirac et l'absence d'actes concrets.

2003 sera une année clé pour le nucléaire en France. Faire entendre notre voix dans le débat public sur l'énergie sera déterminant pour influencer la loi d'orientation sur l'énergie qui traitera, entre autre, du renouvellement du parc nucléaire. En parallèle, nous continuerons aussi à analyser les finances d'EDF pour révéler où part l'argent théoriquement provisionné pour le démantèlement et la gestion des déchets nucléaires. La campagne climat suivra l'application du protocole de Kyoto et poussera les gouvernements à travailler sur l'après-Kyoto, au-delà de 2012. Nous poursuivrons notre campagne contre les industries qui veulent exporter leurs technologies sales vers l'Est et le Sud en bénéficiant de crédits à l'exportation.

2003 verra enfin la disparition d'un des toxiques majeurs de nos oceans : le TBT, biocide ajouté à la peinture des bateaux, désormais interdit suite aux campagnes de Greenpeace entre autres.
Notre campagne "toxique" initiée en 2001 mettra l'accent sur les risques et les crimes industriels, l'incinération et la production de PVC.

Nous interpellerons également les entreprises responsable du saccage des forets anciennes pour qu'elles modifient leurs approvisionnements, comme nous l'avons déjà fait pour Lapeyre, Castorama et Leroy Merlin. Nous veillerons également à ce que les engagements du gouvernement français et des collectivités locales se concrétisent au plus vite.

En 2003, nous poursuivrons également notre travail sur les OGM. L'industrie des biotechnologies a souffert de la pression des consommateurs dans toute l'Europe. Il nous faut renforcer ce rejet notamment dans l'alimentation animale.

Pour en savoir plus sur ces sujets et suivre nos campagnes : www.greenpeace.fr
Greenpeace France 22, rue des Rasselins 75020 Paris

 

11% des enfants, sur le site industriel de Bourg Fidèle, Ardennes, sont toujours saturniques

Depuis 1998, la DDASS a mené plusieurs enquêtes sanitaires, sur les enfants du site de Bourg Fidèle. Dans ce charmant village ardennais, l'usine Métal Blanc recycle des batteries majoritairement importées, et des métaux non ferreux, parfois " non spécifiés ", selon la douane. La DDASS a reconnu la responsabilité de l'entreprise polluante, au moins pour le plomb.

En 1998, le taux de plomb dans le sang de 21% des enfants de notre site dépassait le seuil critique de 100 µg/l . La justice parisienne vient de reconnaître ce seuil préoccupant, " à partir duquel des effets graves et durables sur la santé peuvent se produire ".

Les ingénieurs d'une Mission d'Inspection, mandatés par le Ministère de l'environnement, avaient recommandé , selon leur rapport du 15 février 1999, de vérifier si les travaux à effectuer par Métal Blanc seraient efficaces, notamment pour les " rejets diffus " , polluant davantage encore que les rejets " canalisés " des cheminées. De ce fait, ils ont prôné une nouvelle campagne de dépistage , en 2002, pour les enfants de Bourg Fidèle, et les enfants des salariés de l'usine. Ces derniers peuvent contaminer leurs enfants et leurs épouses avec leurs effets personnels, ou même avec leur véhicule de travail.

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BURE disqualifié pour l'enfouissement des déchets nucléaires

par les Collectifs BURE-Stop (52, 54, 55 et 88)

Les collectifs démontrent que le site ne répond pas à la réglementation. Pourquoi L'ANDRA n'a-t-elle jamais pris en compte cette non-conformité ?

Les installations de stockage nucléaire souterrain sont soumises à une réglementation détaillée, et ce "dès les phases d'études". Il s'agit de la Règle Fondamentale de Sûreté (RFS III.2.f), publiée le 1er juin 1991 par la Direction de la Sûreté des Installations Nucléaires (Ministère de l'Industrie). Basé sur les recommandations de nombreux organismes internationaux et nationaux, ce texte réglementaire a pour but de "définir les objectifs pour permettre d'assurer la sûreté après la période d'exploitation" (ou remplissage).

Selon cette réglementation, il est interdit de réaliser un dépôt de déchets nucléaires en grande profondeur si les terrains recèlent, par exemple, charbon, pétrole, cuivre, géothermie... En clair, il faut éviter toutes les zones qui pourraient être exploitées par les populations locales, aujourd'hui ou à l'avenir, et qui auraient, de surcroît, oublié l'existence d'un tel stockage.

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Premières rencontres nationales de l'éco-pastoralisme

La cohabitation pastoralisme/grands prédateurs est une réalité pas toujours facilement acceptée dans chacun des massifs concernés : les Alpes avec le loup et le lynx, le Jura et les Vosges avec le lynx et les Pyrénées avec l'ours.
Pourtant, dans chacune de ces régions, des initiatives sont nées.

C'est pourquoi, France Nature Environnement - en collaboration avec l'ACP (Association pour une Cohabitation Ecopastorale, association de bergers et éleveurs des Pyrénées centrales) - organise les premières rencontres nationales de l'éco-pastoralisme qui se tiendront les 18 et 19 janvier 2003.

Nous avons le plaisir de vous inviter au point presse - et au déjeuner qui suivra - qui aura lieu le :

Dimanche 19 janvier à 11 h 30 à la Ferme de Paillac à Lavelanet-de-Comminges (à 50 km de Toulouse, direction St Gaudens)

Cette initiative, née du rapprochement de naturalistes et d'éleveurs et bergers, se veut un lieu d'échange et de rencontre entre les protagonistes d'une agriculture respectueuse de la biodiversité et des protecteurs de la nature soucieux de l'avenir du pastoralisme.

Nous avons choisi d'organiser cette première rencontre en région Pyrénéenne car la cohabitation avec l'ours y est, bien entendu, très ancienne et même immémoriale. Mais également, et surtout, parce que dans cette région se sont développées diverses initiatives tout à fait intéressantes, nées de la détermination des bergers et éleveurs entre eux ou de leur union avec les naturalistes, voire de la volonté de communes pyrénéennes attachées à leur patrimoine naturel, culturel et humain.

Nous espérons que vous pourrez nous y rejoindre et vous remercions de bien vouloir nous confirmer votre participation.

Avec nos cordiales salutations,
Florence Englebert


CONTACTS :
- jusqu'au jeudi 16 janvier : Florence Englebert
Tel : 04 92 84 37 81
e-mail : loup@fne.asso.fr
- les 18 et 19 janvier : Pierre Athanaze
Tel. 06 08 18 54 55
Christophe Aubel
Tel. 06 71 76 83 77

France Nature Environnement Mission Loup
- Réseau Nature 8 rue Adèle Riton
- 67000 Strasbourg
Tel : 03 88 32 91 14
Fax : 03 88 22 31 74
Site Web : www.fne.asso.fr
Email : loup@fne.asso.fr