
SOMMAIRE DE CETTE SEMAINE :

Politiques
- Le sondage du " Parisien ", le 27 septembre, relance les débats
chez les Verts d'Ile-de-France. Les partisans d'une autonomie
au premier tour des régionales sont satisfaits par le score prévu
pour les Verts : 10 %.
-
Les affaires de cumul de mandats s'amplifient chez les Verts.
Après Noël Mamère, député et maire de Bègles, c'est au tour de
deux députés européens, Danielle Auroi et Yves Pietrasanta, d'être
dans le collimateur du conseil statutaire du parti écologiste.
Agriculture
- La Confédération paysanne est assez satisfaite du rapport du
député Martial Saddier sur l'agriculture biologique. Elle reste
sceptique sur les moyens de la mise en œuvre.
- Les surfaces cultivées en agriculture biologique ont augmenté
en 2002. Elles sont supérieures à 500 000 hectares, en hausse
de 23 % en un an.
-
Un produit hautement toxique, le Régent-Ts, a été illégalement
mis sur le marché. La Confédération paysanne demande son retrait
immédiat.
- Selon les Amis de la terre et Greenpeace, les cultures transgéniques
en Espagne ont contaminé des cultures biologiques. Les OGM ont
un faible rendement. Les autorités espagnoles sont incapables
d'assurer le contrôle. L'Espagne est le seul pays de l'Union à
faire des cultures commerciales d'OGM.
-
3,4 millions de volailles ont été victimes de la canicule cet
été en Bretagne et dans les Pays de la Loire. Les bilans sont
terribles sur d'autres productions : truffes, huîtres, lapins,
porcs, miel, par exemple.
- La Cour européenne de justice a confirmé un droit pour l'Italie.
Celle-ci peut refuser l'importation et la culture du maïs Bt sur
son territoire. Ce produit génétiquement modifié est la propriété
de Monsanto.
-
La Pologne sera-t-elle le paradis de l'agriculture bio ? 27% des
exploitations sont familiales et autarciques. Une reconversion
en bio a été discutée lors des Rencontres européennes de Die (Drôme),
du 26 au 28 septembre.
Energie
- Non seulement les Etats-Unis n'ont pas ratifié le protocole
de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre,
mais le gouvernement Bush récidive. Il veut assouplir la loi américaine
sur la pollution de l'air pour permettre aux industries de se
moderniser.


L'Institut français de l'environnement (Ifen) rend public le
rapport annuel sur les pesticides dans les eaux, qui concerne
les résultats des analyses effectuées en 2001. Le réseau de surveillance
s'étoffe encore cette année avec 5 400 points d'observation (ils
étaient 3 000 en 1999/2000) mais il reste encore trop hétérogène
pour en tirer une image représentative et précise de la nature
de la contamination, en durée et en intensité. La variabilité
de ce réseau ne permet en outre pas de comparer encore les résultats
obtenus d'une année sur l'autre.
Depuis
1998, l'Ifen établit un bilan annuel de la contamination des eaux
par les pesticides, à la demande du ministère de l‚Ecologie et
du Développement durable. Le cinquième bilan, publié aujourd'hui,
synthétise les informations de l'année 2001, excepté celles concernant
le littoral (2000). La connaissance de la contamination s'améliore
d'année en année : les territoires couverts par les suivis s'étendent,
les méthodes d'échantillonnage s'homogénéisent. Depuis cinq ans,
se sont notamment déployés les réseaux des groupes régionaux "
phyto " et le réseau national de connaissance des eaux souterraines.
Cependant, les efforts sont à poursuivre afin d'améliorer la qualité
des données ou de réduire les temps de mise à disposition de l'information
au niveau national.
Des
pesticides présents sur la majorité des points observés
Les pesticides sont présents sur la majorité des stations échantillonnées
en 2001, plus souvent dans les eaux de surface (dans 73% des stations
concernées, on a retrouvé au moins une fois une des substances
actives recherchées) que dans les eaux souterraines (57%), dans
des proportions telles que les milieux aquatiques peuvent être
perturbés ou les seuils admissibles pour la production d'eau potable
sans traitement spécifique des pesticides dépassés. La seule surveillance
des captages d'alimentation en eau potable met cependant en évidence
des ressources bien protégées. Ces ressources permettent d'alimenter
sans traitement spécifique d'élimination de pesticides un grand
nombre de réseaux d'eau potable. Néanmoins, près de la moitié
du volume d'eau superficielle utilisé pour la production d'eau
potable ne permet pas leur distribution sans mesure appropriée.
Des résultats préoccupants en Martinique
et Guadeloupe
Dans les départements d'outre-mer, les réseaux de surveillance
des pesticides sont en cours de structuration. Les résultats du
contrôle sanitaire, des réseaux régionaux " phyto " ou d'études
particulières font état de niveaux de contamination très préoccupants
en Martinique et en Guadeloupe, notamment à cause de la présence
d'insecticides interdits depuis plus de 10 ans.
Une
évolution encore difficile à mesurer
En termes d'évolution, et bien que les moyens consacrés à l'observation
des pesticides dans les eaux continentales métropolitaines croissent
d'année en année, il est encore délicat de dresser des conclusions
générales. Des tendances peuvent être dégagées pour certains pesticides
largement recherchés, disposant de méthodes analytiques éprouvées
(comme pour le lindane, montrant une tendance à la baisse) mais,
généralement, une analyse très approfondie des données reste nécessaire.
Des interdictions et des contrôles renforcés Le programme de réduction
des pollutions par les produits phytosanitaires, lancé en août
2000, se poursuit. Des mesures de gestion du risque ont été prises
par le ministère chargé de l'Agriculture pour limiter la présence
de substances actives dans les eaux. C'est le cas par exemple
des triazines, interdites en 2003, et qui, en 2001, étaient toujours
les plus fréquemment retrouvées - avec leurs produits de dégradation
- dans les rivières et les nappes.
Les
pesticides dans les eaux - Cinquième bilan annuel - Données 2001
Etudes & Travaux n°37 : brochure-résumé 27 pages (gratuite)
ou résultats complets sur CD-Rom (15
euros + 3 euros de frais de port)
Résumé
en ligne :
www.ifen.fr/pestic/2003/pestic2003.htm
Diffusion : Ifen :
02
38 79 78 42 ou
:
diffusion@ifen.fr

Contacts
presse :
Christel Leca :
01 40 20 44 05



Sous
le titre "Réformer la pêche de loisir" la Fondation Ligue française
des droits de l'animal publie un dossier argumenté dans lequel
elle dénonce la cruauté de certaines pratiques et de certaines
méthodes de pêche en eau douce.
Par exemple, l'utilisation des hameçons à ardillon pour capturer
des poissons qui doivent être relâchés s'ils sont de trop petite
taille compromet la survie de ces poissons, blessés parfois gravement
lors de leur décrochage. Par exemple, la pêche au vif qui consiste
à embrocher sur un hameçon un poisson vivant pour servir d'appât.
Ce poisson finira par mourir dans des souffrances qui auront duré
souvent plus d'une demi-heure.
Le dossier dénonce également l'usage des hameçons doubles ou triples,
et celui de la gaffe, un crochet qui sert à transpercer le poisson
capturé pour le hisser hors de l'eau. La Ligue des droits de l'animal
demande une nouvelle réglementation de la pêche de loisir : obligation
d'utiliser un hameçon sans ardillon, interdiction d'utiliser comme
appâts des vertébrés vivants, interdiction d'utiliser la gaffe.
La Ligue recommande aussi aux pêcheurs d'adopter une série de
règles de conduite, comme décrocher l'hameçon avec précaution,
ne pas laisser agoniser le poisson, privilégier les parcours "no
kill", ne pas participer à des concours de pêche, limiter le nombre
de ses prises, respecter le lieu de pêche, etc…

Contact
presse :
01
47 07 98 99
:
LFDA@league-animal-rights.org
Le dossier "Réformer la pêche de loisir"
est remis à la presse sur simple demande.


Les 13 et 14 novembre 2003, L'association Sport et Loisirs
de Malissard organise à destination des scolaires et du grand
public deux journées consacrées à la découverte du loup d'Europe.
L'exposition
" Loup es-tu ? " animée par un guide naturaliste l'association
Mille-Traces permettra à tous de découvrir la biologie de cet
animal et les raisons de son retour en France en 1992.
En
journée, les classes pourront découvrir :
Une tanière taille réelle qui permet à chaque enfant de rentrer
dans la cellule familiale et de découvrir la biologie particulière
des loups.
Un grand jeu sur carte d'Europe pour mieux connaître nos amis
par des contes traditionnels sur l'animal.
Des masques et queues de loups seront l'occasion de jeux de rôles
pour comprendre la société des loups.
Le
14 novembre en soirée, une projection-conférence vous informera
précisément sur la situation des loups en France et les solutions
pour partager les espaces sauvages de nos montagnes en harmonie.
Connaisseur
ou non des loups d'Europe, venez partager un moment nature avec
Mille-Traces.

Contact
presse :
Mille-Traces Le Casque.
26 420 Saint Agnan en Vercors
:
04 75 48 13 77 / Fax: 04 75 48 14 29
:
contact@mille-traces.org
www.mille-traces.org


- Agriculture et développement durable
En partenariat avec les ministères de l'agriculture et de l'Ecologie,
la LPO souhaite ouvrir le débat sur l'évolution des politiques
publiques en matière d'agriculture. Ce colloque aura lieu le 15
octobre prochain de 9 h à 17 h 45 au MEDD. Rens. : Philippe Dubois
: 01 53 58 58 38
-
Anthropomorphisme
Quelles sont les frontières entre l'Humanité et l'animalité ?
L'animal a-t-il une conscience? Vaste domaine où les scientifiques,
à travers les âges, ont tenté de donner une réponse. L'Institut
de France lance un pari : répondre à la question. Colloque Humanité,
Animalité, à l'Institut de France 23 quai de Conti, Paris 6ème
de 9 h 30 à 17 h 30. Tél : 01 47 07 98 99
-
"Comprendre la chasse, c'est changer son regard sur la nature"
Rien de moins! C'est en effet le titre du colloque qui aura lieu
les 15 et 16 novembre à Larrazet (82), près de Tarbes. On nous
dit même que la chasse "nourrit la pensée" (défense de rire !).
:
davidbrunel18@hotmail.com

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et précédente des JNE, classées par ordre chronologique. | |
