
SOMMAIRE DE CETTE SEMAINE :

C'est plus de 300 millions de dollars par an que perdent les Etats-Unis en ne
pouvant pas exporter en Europe leur maïs transgénique. De leur côté, les ministres
européens de l'Agriculture sont tombés d'accord sur l'étiquetage et la traçabilité
des OGM. Mais les Etats-Unis, qui vont porter plainte devant l'Organisation mondiale
du commerce, ne veulent même pas parler d'étiquettes...
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Le 31 décembre 2003 vient à échéance la réglementation européenne sur les semences
de l'agriculture biologique. Par dérogation, les producteurs bio peuvent utiliser
des semences non bio. A condition qu'elles aient été traitées par des phytosanitaires
autorisés et qu'elles ne comprennent pas d'OGM. En revanche, la dérogation ne
s'appliquera pas s'il existe un nombre suffisant de semences biologiques.
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La filière avicole biologique existe-t-elle vraiment ? Le projet d'autoproduire
10 % de l'alimentation pour les volailles a été repoussé par les pouvoirs publics.
La Confédération paysanne estime que ce rapport favorise " l'industrialisation
de cette production ".
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Farre, organisme partisan d'une " agriculture raisonnée " (proche de la FNSEA)
a choisi des alliés fort encombrants. Non seulement l'Union des industries de
la protection des plantes, l'Unifa (engrais), Bayer Crops Sciences (phytosanitaires)
mais aussi McDonald's. Est-ce bien raisonnable ?
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A sa prochaine réunion, en septembre, l'Organisation mondiale du commerce débattra
de l'identification des produits agroalimentaires. En France, plus de 500 AOC
(appellation d'origine contrôlée) permettent de diversifier l'agriculture, de
connaître l'origine exacte des produits et de participer à l'aménagement du territoire.
Mais les Etats-Unis et le groupe de Cairns veulent un système de marques commerciales.
Attention, danger.
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Autrefois, les semences agricoles étaient produites par des entreprises familiales
ou des petites coopératives. Ce n'est plus le cas. Le commerce international des
semences a plus que quadruplé en vingt-cinq ans. Les cinq premiers pays exportateurs
sont les Etats-Unis, les Pays-Bas, la France, le Danemark et l'Allemagne. Et,
dans le même temps, la concentration des entreprises semencières a explosé : les
six plus importantes contrôlent un quart du marché mondial.
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Seize exploitations bretonnes se sont donné la main pour créer Aval-douar Beo.
Il s'agit du premier producteur de plants de pommes de terre bio en Europe.


A travers cette triste affaire, c'est une fois de plus la liberté de l'information
qui est remise en question. Si vous voulez avoir des nouvelles des deux reporters
emprisonnés et exprimer votre soutien à leur cause, connectez-vous sur
le
site
: www.free-falise-and-reynaud.com


Le durcissement des normes en 2005 sur les émissions de dioxines, pour lequel
les études de faisabilité étaient dues au 28 juin 2003, devrait conduire à une
division par 10 des émissions de dioxines entre 2002 et 2005.
Les règles européennes et françaises sur le traitement des fumées. Les objectifs
à respecter pour les traitements des fumées des usines d'incinération d'ordures
ménagères ont été fixées par deux directives européennes de 1989 et un arrêté
ministériel français du 25 janvier 1991. Ces règlements imposaient deux échéances
pour la mise en conformité des usines existantes : fin 1996 pour les plus grosses
et fin 2000 pour les autres.
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usines d'incinération continuaient à fonctionner en infraction avec la réglementation
mi 2002, le ministère de l'écologie et du développement durable a mobilisé les
élus et les préfets concernés pour mettre bon ordre à cette situation. Au 31 décembre
2002, toutes les usines étaient soit arrêtées, soit en conformité avec la réglementation.
Le
parc des usines d'incinération en France est ainsi passé de 300 unités en 1998
à 123 en début d'année 2003.
Une
forte baisse des émissions de dioxines. Cette mise en conformité s'est accompagnée
d'une très forte diminution des rejets à l'atmosphère de dioxines par les incinérateurs
d'ordures ménagères. Ils sont passés de 1 100 g en 1995 à 220 g en 2002.
Les
prévisions pour 2003 montrent une nouvelle diminution de ces émissions qui tomberaient
à 115 g, en raison des nombreuses fermetures opérées en 2002.
Une
division par 10 au cours des 5 prochaines années. En raison de l'application,
au 28 décembre 2005, des arrêtés du 20 septembre 2002, qui transcrit en droit
national la nouvelle directive européenne du 4 décembre 2000, les émissions de
dioxines des incinérateurs seront divisées, dès 2006, d'un facteur 10 par rapport
au niveau déjà réduit de l'année 2002.
Chaque
unité aura alors des émissions de dioxines inférieures à 0,1 ng/m3.
Pour
tenir l'échéance du 28 décembre 2005, l'arrêté du 20 septembre 2002 prévoit la
remise d'une étude de mise en conformité, au plus tard le 28 juin 2003. Le ministère
de l'écologie et du développement durable a rappelé à de nombreuses reprises,
l'importance qu'il attachait à ce que ces délais soient tenus.

Contact
presse
MEDD : Yasmina Lakhdar
01.42.19.15.08



Du Mercredi
9 juillet au samedi 30 Août 2003, exposition de photographies de Catherine et
Bernard Desjeux (JNE) "Afriques, tout partout partager",tirées du livre du même
nom aux éditions Grandvaux, dans le cadre du 2ème festival eurafricain : Olympic
Café-LMP, 20, rue Léon, 75018 Paris, dans le quartier coloré de la Goutte d'Or.
Vernissage festif ouvert à tous à l'Olympic-café-LMP le 9 juillet à partir de
19h : Repas dans la rue et spectacle au square Léon avec les B.G.A (braves garçons
d'Afrique). 20 rue Léon 75018 Paris, 01 42 52 29 93.

Tous
renseignements
: www.rueleon.com


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