05 mai 2003

 
 
 

 

 

 

Le tourisme équitable

Avec ces trente-cinq heures censées nous accorder plus de loisirs, il va falloir nous réapprendre à voyager mieux pour ne pas tomber dans la découverte trop balisée qui fait du voyageur un touriste préemballé … Face à ce constat, l'objectif principal du tourisme équitable invite le voyageur à se comporter en citoyen du monde, solidaire et respectueux et non plus en consommateur inconscient.

Les chemins de l'ailleurs ont parfois d'étranges apparences et masquent souvent de terribles réalités. Et dans la boîte à touristes, on trouve de tout ! Comme par exemple, les réality tours qui consacrent le succès d'un commerce touristique de la misère. Une association de San Francisco, s'est spécialisée dans l'organisation de voyages thématiques censés montrer au visiteur "l'envers du décor". Voici quelques voyages extraits de leur catalogue : la visite d'un centre de détention de mineurs en Californie ; la découverte des exploitations maraîchères des plaines du centre au cours de laquelle les voyageurs peuvent rencontrer des travailleurs qui assurent la cueillette dans un milieu pollué par les pesticides ; ou encore la visite des forêts menacées par la déforestation.
Cela dit ces agences proposent des voyages qui, s'ils restent discutables ont pour objectif de susciter la réflexion et la sensibilisation des voyageurs au risque de tomber dans le voyeurisme sordide.

Le tourisme au service du développement local

Le tourisme est devenu ces dernières années la première activité économique mondiale. Malheureusement cette manne trop souvent, ne profite pas à l'économie locale des pays du Sud, et aux opportunités de développement que l'on pourrait en espérer. En effet à l'heure actuelle ce sont surtout les multinationales du tourisme qui récoltent les fruits de nos voyages. Pourtant, il est possible de faire du tourisme un vecteur de développement durable et de le rendre profitable pour les populations d'accueil. Face à ce constat, l'objectif principal du tourisme équitable est de permettre aux communautés d'accueil, aux prestataires de services et au touristes de vivre leur dignité et leur autonomie dans l'activité touristique et de créer des ressources complémentaires et de nouveaux emplois tout en maîtrisant le sens des valeurs de leurs actes.

Voyager autrement

Cette nouvelle manière de voyager a déjà pris forme et substance en de nombreux endroits. L'association Djembé s'est ainsi fixé pour objectif avec ses partenaires africains de promouvoir des prestations touristiques différentes permettant la valorisation des cultures locales et favorisant les échanges inter culturels. C'est dans cette optique qu'elle prépare et coordonne deux programmes de séjours en Côte d'Ivoire, l'un de 8 jours et l'autre de 10 jours au cours des quels les visiteurs peuvent découvrir le pays en rencontrant ces habitants dans le cadre de conférences, de discussions et en s'initiant à ses savoirs traditionnels par la participation à des ateliers de d'activités artisanales et artistiques en lien avec les cultures locales ( danse africaine , sculpture, cuisine…). Les participants au voyage sont également incités à utiliser des prestations gérées localement (restaurants hébergements transports) et non implantées spécifiquement pour des besoins touristiques. Le budget des séjours bénéficie ainsi directement à l'économie locale. Autres exemples, en organisant des voyages au Sahara les associations * Croq'Nature et Amitié Franco Touareg, depuis 1995, et en partenariat avec des associations de développement locales, ont permis la création d'écoles (voir reportage photos de Bernard Desjeux www.jne-asso.org/photos/mali_desjeux.html), la construction de puits et de centres de santé dans le nord du Niger et du Mali, dans le Sud marocain. Elles participent notamment au financement du centre d'agro - écologie d'Arharous au Niger. L'histoire de l'association Croq'Nature a débuté en 1984 par l'organisation de voyages dans les Pyrénées et en Bretagne, des séjours de " vacances écolos " cuisine biologique et randonnées botaniques, des stages de Taï chi et de Yoga. C'est à la faveur d'un séjour dans le Sud marocain que Jean- Luc Gantheil rencontre une famille sahraouie dont l'accueil est exceptionnel. Au fils des contacts, le projet prend forme. Cette famille va devenir le maître d'œuvre d'une organisation touristique reposant sur des principes de solidarité et de convivialité. La famille gère l'accueil. Les salaires sont de 50% supérieurs aux salaires locaux et permettent de dégager des marges bénéficiaires dont une partie est réinvestie dans un fond collectif de développement géré l'association Amitié Franco- Touareg qui est destiné aux infrastructures locales : puits, écoles, dispensaires centres de formations … Bien appliqué ce principe évite les trop grandes distorsions de revenus entre ceux qui vivent du tourisme et les autres et permet une redistribution partagée de la manne touristique. L'association Voyages Solidaires propose également des voyages de ce type au Panama en proposant un accueil dans des villages amérindiens. Cet accueil géré par les populations locales leur permet de mettre en place des projets de développement durables, (pisciculture, installation d'eau potable, exploitation de la biodiversité …).
Dans un souci de transparence un rapport est adressé à chaque voyageur à la fin de chaque saison sur les actions et budgets. En effet, face à la surenchère verbale d'un marketing adroit, de nombreux opérateurs touristiques utilisent à tort et à travers les mots " éthique, solidarité développement …afin de capter ce nouveau marché. Pour éviter ce piège, les différents acteurs du tourisme équitable, associations, organisateurs locaux et vendeurs de prestations se sont organisés en partenariat autour d'un cahier des charges précis et rigoureux qui s'inspire de la plate- forme du commerce équitable lancée par des associations comme Artisans du monde, Max Havelaar ou Agir Ici . L'espoir d'un tourisme tant responsable qu'altruiste permet de donner un sens revitalisé au voyage : repenser le monde dans lequel on vit.

Myriam Goldminc (pour le magazine de la FMP).

 

Encadré :


Un cahier des charges pour un tourisme équitable

Les différents acteurs du tourisme équitable sont issus d'histoires et de pratiques différentes. Au-delà de leurs activités concurrentes, ils ont décidé de réunir leurs complémentarités pour promouvoir collectivement la notion de tourisme équitable qui peut se résumer de la façon suivante.

Le voyage est un moyen privilégié de lien et de compréhension entre les peuples il doit permettre l'épanouissement du voyageur et de l'accueillant sur les plans personnels, culturels et économiques. Ses ressources doivent pérenniser un développement durable des populations visitées. Les voyages équitables se situent principalement dans des zones dites " défavorisées " et s'inscrivent dans le cadre d'un développement durable. Ils permettent de contractualiser entre les partenaires des garanties portant sur plusieurs points. Tout d'abord, le prix des prestations doivent permettent :
- Une juste rémunération des acteurs économiques. Celle ci prend en compte leurs besoins et ceux des familles notamment en terme de formation, de santé, de protection sociale … Une marge bénéficiaire, définie à l'avance, doit permettre l'amélioration des structures de travail ou la diversification ainsi que le développement collectif à caractère économique écologique ou social ( y compris la formation) pour qu'un plus grand nombre bénéficie des retombées de l'activité touristique.
- Une information réaliste qui permette au touriste d'effectuer un achat fondé et responsable en toute transparence.
Accepter le contrôle intérieur ou extérieur sur le respect de ces principes à chaque étape du processus.


Pour en savoir plus sur le tourisme éthique :
Association Voyages Solidaires 2002 La route des Sens Mairie de Puéchabon 34150 Puéchabon
/fax /04 67 57 37 59 www.rtedsens.org

Association Djembé, 44 rue d'Orsel, 75018 Paris
06 79 18 00 36 www.globenet.org/djembe

Agir Ici
www. agirici.org

Croq ' Nature BP 12 65401 Argelès-Gazost,
05 62 97 01 00 Fax : 05 62 97 95 83 www.croqnature.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TEKNIVAL à Marigny Le Grand (Marne)

Le week-end du 1er mai s'est tenu une rave-party sur un site protégé dans la Marne. Nous avons reçu de nombreuses protestations des défenseurs de la nature. Nous livrons donc à votre réflexion un communiqué de presse ainsi que des remarques complémentaires qui expliquent de manière détaillée, les dégâts causés à l'environnement.

Rave-party : les milieux naturels utilisés à contre-emploi
Les associations de protection de la nature de Champagne-Ardenne protestent contre le déroulement des rave-party sur des espaces naturels remarquables.
Une fois de plus, le savart de Marigny-le-Grand (Marne) sera le théâtre ce week-end d'une rave-party, l'une des plus importantes jamais organisées en France avec plus de 20000 personnes attendues. Une manifestation du même genre avait déjà été organisée sur ce site en 2001. La seule différence: cette fois elle est autorisée par le Ministère de l'Intérieur, au mépris des différentes lois de protection de la nature.
Propriété du Ministère de la Défense, ce site est classé en Zone Naturelle d'Intérêts Ecologique, Floristique et Faunistique (ZNIEFF) et désignée Zone d'Importance pour la Conservation des Oiseaux (ZICO), dans laquelle il est préconisé d'éviter la sur-fréquentation et les activités bruyantes de loisirs pour préserver leur tranquillité… Il est également proposé au réseau Natura 2000.
En 2001, la précédente rave avait provoqué des dégâts considérables et irrémédiables sur la flore et la faune qui avaient trouvé refuge sur cette belle pelouse sèche perdue au milieu de la plaine céréalière. En effet, la quasi totalité des oiseaux avaient déserté les lieux pendant plusieurs semaines, abandonnant leurs couvées, parmi lesquelles des espèces protégées en France et en Europe comme l'outarde canepetière, l'oedicnème criard, l'engoulevent d'Europe… Le terrain piétiné avait vu la destruction de nombreuses plantes rares et protégées comme les orchidées, la gentiane d'Allemagne, le lin de Léon… Sans oublier le coût pour nettoyer le site qui atteignait les 300 000 euros.
Doit-on sacrifier autant d'espèces déjà menacées de disparition sur l'autel du divertissement ? Les associations de protection de la nature de la région s'insurgent contre la tenue de ce genre de manifestation sur des espaces naturels sensibles. D'autres lieux, beaucoup plus appropriés pour le déroulement de ces festivals de grande envergure, devraient être proposés aux organisateurs lors de leur demande d'autorisation.

Les associations de protection de la nature signataires de ce communiqué de presse : Conservatoire du patrimoine naturel de Champagne-Ardenne, LPO Champagne-Ardenne, Association Nature du Nogentais, Nature et Avenir, Regroupement des Naturalistes Ardennais, Champagne-Ardenne Nature Environnement, Marne Nature Environnement, Nature Haute-Marne, Association des Jardins Botaniques de Marnay sur Seine, Société Auboise de Botanique, Comité de Liaison Environnement Champagne-Ardenne, Société d'Etudes des Sciences Naturelles de Reims, Société de Sciences Naturelles et d'Archéologie de la Haute-Marne, Société d'Histoire Naturelle des Ardennes, Association Chapelaine de Sciences Naturelles, CPIE du Pays de Soulaines,…


CONTACTS PRESSE :
Conservatoire du patrimoine naturel de Champagne-Ardenne
- Roger GONY : roger.gony@wanadoo.fr
- Jean-François CART
: j-f.cart@wanadoo.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Remarques complémentaires
Le dérangement est aggravé par le fait que le festival se déroule en période de reproduction des oiseaux, les nids vont être abandonnés, et les espèces concernées sont toutes en fort déclin.

Le déclin de ces oiseaux s'explique par le fait que ce sont des oiseaux dont la reproduction est liée aux savarts, pelouses rases typiques de la Champagne crayeuse, et que ce type de milieu a pratiquement disparu, par la mise en culture intensive. Ces oiseaux nichent au sol, eux-mêmes et leurs poussins se nourrissent d'insectes, criquets... Les adultes migrent, arrivent au printemps et tout de suite pondent et couvent, les poussins sortent de l'oeuf au moment où les insectes se mettent à pulluler, ils ont donc de quoi se nourrir et grossir pour migrer à leur tour.

Actuellement le Savart de Marigny est un écosystème isolé comme une oasis au milieu du désert céréalier, les oiseaux qui ont déserté les lieux ne trouveront aucun lieu de refuge, les couvées en cours seront détruites par le froid, ou les poussins récemment éclos mourront de faim.

Enfin, tout autour, à plusieurs km, les oiseaux qui défendent leur territoire en chantant ne pourront plus s'entendre, et déserteront à leur tour. Ce fait à été particulièrement étudié sur la chouette chevèche qui ne niche pas à moins de 2km d'une autoroute, à cause du bruit.

La même manifestation au même endroit programmée en octobre ou novembre aurait un impact bien moindre,la reproduction des oiseaux étant terminée, et les oiseaux les plus rares (outarde, engoulevent...) auraient quitté les lieux. De même, si le site était beaucoup plus grand (quelques milliers d'hectares, l'impact serait proportionellement moindre car les animaux pourraient trouver refuge un peu plus loin (à condition que le relief puissent faire obstacle au bruit), à Marigny, le dérangement s'étend sur tout le site de 280 hectares, sans solution de replis.

Le site est chassé en hiver, l'impact de la chasse n'est certes pas favorable, mais pas en terme de coup de fusil, puisque les oiseaux les plus intéressants sont partis en Afrique, ou sont trop petits pour être tirés. C'est plutôt en terme de gestion qu'il peut y avoir divergence de vues, en effet les chasseurs cherchent plutôt un paysage couvert ou semi couvert pour les faisans et les chevreuils, alors que l'intérêt du site réside dans les pelouses sèches, leur flore, et leurs insectes (nombreux criquets..) qui servent de nourriture aux oiseaux. En dehors de cela, l'impact de la chasse sur Marigny serait donc tout à fait minime si l'ensemble des pelouses sèches étaient entretenues sans broussailles.

Historiquement, cet entretien se faisait par les moutons et les lapins.

Ce terrain est un terrain très pauvre en nutriments pour les plantes, cela sélectionne les espèces qui y poussent, ce sera des orchidées et des plantes qui sont adaptées à ces terrains oligotrophes. Paradoxalement si le terrain est enrichi, ces plantes vont disparaître soit par une intoxication par les nitrates, soit par la concurrence d'autres espèces végétales plus gourmandes en engrais et qui trouveront la possibilité de se développer. Si le terrain devient très riche en matières organiques et nitrates, ce sont les orties qui vont prospérer.
Les feux qui vont être allumés, vont brûler plusieurs heures (jours), stériliser le terrain, et concentrer une grande quantité de cendres très riches en nutriments minéraux. A terme cela va favoriser la croissance des ronces qui vont courir autour et faire de l'ombre au reste de la flore, elle empêcheront les oiseaux d'attraper les insectes, et seront très difficile à éradiquer. Quand il y a un feu d'herbes et de broussailles, l'apport de cendre est minime car ce ne sont que les cendres des plantes qui avaient prélevé les éléments minéraux du sol sous jacent, il n'y a pas enrichissement, ni concentration au même endroit, et le feu ne dure pas plus de quelques dizaines de minutes.

Enfin, considération triviale, que deviennent les mètres cubes d'urine et les tonnes d'excréments produits par 25000 raveurs? Cela constitue une belle fumure qui n'est pas évacuée, et un enrichissement du terrain à partir d'éléments exogènes. Du temps des moutons, il y avait un cycle, l'herbe nourrissait le mouton qui nourrissait l'herbe, en fin de compte la laine et la viande étaient exportés. Mais dans notre teuf, le raveur importe sa nourriture et sa boisson, il ne mange pas l'herbe, ses rejets, enrichissent le terrain sans rien lui reprendre. Vous imaginez la taille du troupeau équivalent ?

Pour en savoir plus www.lpochampagneardenne.com

 

 

Une Charte ambitieuse à la mesure des dégradations environnementales

Le mercredi 23 avril à 16h, le Président de la République a reçu, en présence de Madame Roselyne Bachelot-Narquin, Ministre de l'Ecologie et du Développement Durable, les membres de la Commission Coppens, chargée de l'élaboration de la Charte de l'environnement.

Rappelons que plusieurs tendances se sont manifestées au sein de la Commission Coppens, parfois alimentées par des a priori sur les environnementalistes. S'y ajoutait le clivage entre ceux qui constatent la dégradation de l'environnement, l'érosion de la biodiversité, la destruction des écosystèmes, la disparition des ressources naturelles et ceux qui s'en accommodent au nom de la liberté d'entreprendre, au nom de l'innovation, au nom d‚une idéologie technicienne qui, à chaque problème qu'elle génère, inventerait une solution : ce que, le plus souvent, les indicateurs environnementaux démentent!

Le mardi 8 avril, sous l'impulsion du Président Coppens, juste avant la remise du rapport à Madame la Ministre, une avancée importante a été obtenue puisque, dans un ultime effort, seul l'article sur le principe de précaution n'a pas fait l'unanimité de la Commission et une double rédaction a donc été nécessaire.

C'est dans ce contexte que le Président de la République a reçu la Commission et qu'après avoir entendu ses membres, il a tranché sur deux points fondamentaux : l'un en faveur de l'inscription dans la charte du principe de précaution et l'autre pour que le droit à la santé de chacun y figure. Il a clairement signifié son choix à deux reprises.

Par ailleurs, dans un communiqué le Président de la République a indiqué : " Cette Charte affirmera des droits et des devoirs ainsi que des principes : la responsabilité écologique, la prévention, la réparation, la précaution, l'information, la participation aux décisions. Il s'agit de concilier les exigences de l'économie, de l'évolution sociale, de la technologie, de la science et les exigences de l'écologie, c'est-à-dire le respect du monde dans lequel nos enfants sont appelés à vivre. "

France Nature Environnement qui avait milité dès l'origine pour que la Charte de l'environnement soit un texte fort de portée constitutionnelle, se réjouit des orientations qui ont été prises par le chef de l'Etat et indique qu'elle restera vigilante, tout en soulignant que les restrictions budgétaires drastiques appliquées aux associations de protection de la nature et de l'environnement augurent, par ailleurs, bien mal de l'avenir.


Contact presse : service communication
02 38 62 49 25 ou 06 75 02 53 12

France Nature Environnement, la Fédération française
des associations de protection de la nature et de l'environnement
Source : Info presse www.info-presse.net/presse

 

Antennes relais : Mise au... POINT

Agir pour l'Environnement - Priartém
Communiqué de presse du 24 avril 2003

Dans son édition du 24 avril 2003, le Point rapporte des écrits d'un rapport " confidentiel " dont les auteurs restent méconnus et dans lequel les associations œuvrant pour une réglementation des implantations des antennes relais sont directement mises en cause.

Ce rapport pourrait prêter à sourire par son manque de rigueur. Ainsi, la Présidente de Priartém découvre un mystérieux frère avocat qui n'existe pas. Le Conseiller technique d'Yves Contassot (Adjoint à la Mairie de Paris) se retrouve Président de la secte Gaïa, alors que celui n'est que le Président d'une association éponyme " Le Monde de Gaïa ", association oeuvrant pour la protection des dauphins. Ce type de mensonges tente de jeter le discrédit sur la plupart des " opposants " aux antennes relais, ou considérés comme tels ! Les dits " opposants " réaffirment qu'ils ne sont pas hostiles à la téléphonie mobile mais luttent pour que celle-ci soit compatible avec la santé.

Au delà des attaques personnelles erronées contenues dans ce rapport, Agir pour l'Environnement et Priartém s'inquiètent ouvertement de ces dérives barbousardes. Ces allégations extrêmement graves connaîtront une suite judiciaire de la part des personnes et structures mises en cause.

Les associations viennent de faire parvenir à Bouygues Telecom, Orange et SFR par télécopie et courrier électronique la missive suivante :

" Suite à l'article du Point édité en date du 24 avril 2003 faisant référence à un rapport " confidentiel " mettant en cause certains opposants " aux antennes relais, nous vous serions gré de bien vouloir exprimer publiquement votre plus total soutien aux personnes mises en cause tout en dénonçant ce type de méthodes inacceptables qui ne peuvent avoir cours dans notre démocratie.

Bien que nous soyons totalement persuadés que votre société n'ait aucun lien direct ou indirect avec les auteurs dudit rapport, nous serions heureux d' obtenir une confirmation écrite de votre part.

Dans l'attente de cette confirmation, veuillez accepter, Monsieur, notre cordiale salutation.

Janine LE CALVEZ, Présidente de Priartém ; Stéphen KERCKHOVE, Coordinateur des campagnes d'Agir pour l'Environnement ; Etienne CENDRIER, Coordinateur national de Priartém "

Les enjeux financiers considérables qui sous-tendent ce dossier entraînent des dérives inacceptables et apportent la preuve que certains acteurs de la téléphonie mobile sont prêts à tout pour éviter des répondre aux questions légitimes des associations. La question est : " Qui a intérêt à occulter le débat ? "

Ceci étant, ce rapport ne détournera pas les associations de leur lutte en faveur d'une réglementation des implantations et de l'obtention d'une baisse des valeurs d'exposition du public à un seuil qui respecte la santé des riverains (0,6 v/m avec des valeurs pics à 1 v/m) et le lancement d'une véritable enquête sanitaire aux abords des antennes relais.


Contact presse
: Agir pour l'Environnement
Stéphen Kerckhove -
01 40 31 02 99
Janine Le Calvez - Priartem
01 42 47 81 54
Etienne Cendrier - Priartem -
01 40 18 02 81

 

Programme de "Caméras des champs 2003"

Le Festival international du film documentaire sur la ruralité " Caméras des champs " qui se tiendra à Ville-sur-Yron (Meurthe-et-Moselle) du 15 au 18 mai 2003. Toutes les séances sont gratuites.

De nombreux débats seront organisés entre les films en présence des réalisateurs. Un atelier de lecture à l'image, accessible sur inscription préalable, sera également mis en place sur le thème "Les mutations du monde rural : les nouveaux modes d'habiter la campagne".

La grille complète de programmation avec les horaires est disponible à cette adresse :
http://perso.wanadoo.fr/villesuryron/Dossier_Presse_Festival.pdf



Pour plus d'informations
:
Luc Delmas
: luc.delmas@free.fr
http://perso.wanadoo.fr/villesuryron/

Contact Presse :
Anthony Humbertclaude SG Organisation - 51 rue Isabey 54 000 NANCY

03 83 28 58 05 - Fax 03 83 28 08 08 : ahumbertclaude@sg-organisation.com

 

 

 


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