
SOMMAIRE DE CETTE SEMAINE :


" Après avoir longuement réfléchi, après avoir lu tout ce qui
a été dit et publié sur ce thème, après avoir consulté les spécialistes,
nous avons considéré que la quasi-unanimité de la communauté scientifique
considérait comme acquis que le climat est vraiment en train de
changer. Le réchauffement climatique est inéluctable et quelles
que soient les décisions adoptées, nos modes de vie seront bouleversés
", explique Marie-Pierre Lahalle, responsable de l'exposition
" Climax " (*) qui s'est ouverte mardi à la Cité des Sciences.
" Partant de ce principe, de cette certitude, nous présentons
ce qui peut se passer en France et dans le monde selon que la
température moyenne augmente de deux à cinq degrés d'ici à la
fin du siècle". Le résultat de cette projection dans l'avenir,
un avenir parfois proche, de cette anticipation, est tour à tour
effrayant, surprenant, inquiétant même si les scientifiques après
s'être longuement querellés sur la réalité du réchauffement, ne
sont pas encore d'accord sur ce qui va se passer alors qu'au cours
des 8000 dernières années, jusqu'au début du XX siècle, le climat
de la terre ne s'est réchauffé que de 0, 7° alors que l'on annonce
plusieurs degrés pour les cinq prochaines décennies. Sans oublier
que lorsque l'habitant des Etats -Unis " produit " 20 tonnes de
gaz carbonique, principal responsable de l'effet de serre et du
réchauffement, l'Africain en produit une tonne et le Français
10. Ce qui pose évidemment problème quand on considère, fort logiquement,
que les Africains sont en droit d'espérer atteindre le même niveau
que les Européens. Perspective qui promet des années surprenantes
à Gaïa, notre planète…
Au
moment où Los Angeles et quelques villes de Californie sont en
train de connaître les flammes de l'enfer pour cause de saison
trop sèche, le film " d'anticipation " de l'exposition Climax
montre, avec des images de synthèse saisissantes, quelques grandes
villes du monde cernées par les flammes des incendies que provoqueront
les élévations de température autour des grandes citées. Des villes
au sein desquelles, les architectes y travaillent déjà, il faudra
bouleverser l'urbanisme pour y faire circuler un peu d'air frais,
tout en réduisant considérablement la grandeur des fenêtres. Car,
en ce temps-là, c'est-à-dire quand il fera de temps en temps aussi
chaud que l'été dernier, il ne sera plus le moins du monde question
d'avoir recours à la climatisation qui consomme trop d'énergie
et accélère la montée en puissance de l'effet de serre.
Pour les mêmes raisons, dans des pays comme la France, il sera
un jour, pas si lointain, interdit d'avoir la " clim " dans sa
voiture car ce genre d'installation augmente d'au moins 15% la
consommation en carburant des moteurs. En ce temps-là, contraints
et forcés, les constructeurs automobiles devront avoir accepté
de limiter la vitesse et donc la puissance de leurs voitures pour
qu'elles ne puissent plus dépasser 130 ou même 120 kilomètres
heure. Pour économiser la planète. Et des vies…De toutes façons,
les projections sont incontournables, la voiture individuelle
aura fortement régressé au profit de la bicyclette et des transports
collectifs.
Quand il fera bien chaud, c'est-à-dire quelques degrés de plus
en moyenne, les habitants de nombreuses îles du Pacifique, des
Maldives ou du Bangladesh, se transformeront en " réfugiés du
climat " obligés qu'ils seront de quitter leurs terres recouvertes
par la mer. Il n'est d'ailleurs pas exclu, dans cette logique
de la montée inéluctable des eaux, que Paris ressemble un jour
à Venise et qu'il y ait donc dans notre capitale plus de canaux
que de rues, ce qui réglerait définitivement la querelle sur les
couloirs de bus. A cette époque, la France sera probablement envahie
par des insectes venus d'ailleurs comme on a pu en discerner les
prémisses au cours de l'été dernier. Un été qui, aux yeux de nombreux
scientifiques, n'est qu'une répétition générale de ce qui nous
attend. Avec la perspective de ne plus trouver un seul champ de
neige français, suisse ou italien longuement skiable en dessous
de 2000 mètres.
Comme le sud de la France aura acquis le climat du Maroc, il faudra
y changer la plupart des cultures, développer notre production
d'oranges et adapter, l'INRA y travaille depuis plusieurs années,
de nouvelles variétés de vignes. La production d'oranges françaises,
beaucoup de pommiers et de cerisiers migrant au nord de la Loire,
compensera la production du sud de l'Espagne en proie à une sécheresse
permanente qui fera de l'Andalousie une zone de savane arbustive.
Mais il faudra, au nord comme au sud, que les arbres fruitiers
leurrés par les douceurs inhabituelles des automnes ou la précocité
des printemps, ne voient pas leurs floraisons régulièrement détruites
par les coups de froid ou les tempêtes. Puisque le bouleversement
du climat ce sera -c'est déjà- aussi, expliquent les scientifiques,
des brusques variations de température et des ouragans dans les
zones qu'il ne sera plus possible, comme on le fait encore à l'école,
de qualifier de " tempérées ". Ce qui ne compensera pas le relatif
réchauffement, par exemple, de la Sibérie où le Lac Baïkal a déjà
perdu plus d'un mois de glaciation au cours des 20 dernières années.
Dans de nombreux pays, les militaires et les services de Sécurité
civile préparent des " scénarios catastrophe " et l'adaptation
des villes à un nouveau climat. Ce qui laissera de nombreux pays
du sud, faute de moyens, à l'écart de cette nécessaire adaptation
pour éviter la souffrance des hommes et les calamités agricoles.
Ils pourront peut-être, au moins, accueillir les immenses champs
d'éoliennes et de capteurs solaires destinés à produire une énergie
non polluante en gaz carbonique que sont en train d'imaginer les
urbanistes et les électriciens du futur. Un futur redoutablement
proche.
*
L'exposition est ouverte 30 avenue Corentin Cariou, 75019 Paris
:
jusqu'au mois de juillet 2004, tous les jours de 10 à 18 h,
sauf le lundi. L'exposition offre notamment une salle de simulation
de l'évolution du climat ou d'un clic de souris chacun peut mesurer
les effets de son genre de vie, des dizaines d'explications de
scientifiques (réunies dans un livre vendu 30 euros) et un film
anticipant sur les dégâts du réchauffement. Tous les jours
à 14 h, introduction à la visite de Climax par les animateurs
de la Cité des Sciences. Le samedi et le dimanche sont organisés
des Ateliers d'une trentaine de minutes par les responsables de
l'exposition, par Jean-Louis Etienne sur sa " Mission banquise
", et par le WWW (Fonds mondial pour la nature) sur notre " empreinte
écologique ".
Pour en savoir plus :
01 40 05 80 00 et le site
www.cite-sciences.fr
Par Claude-Marie Vadrot
(article paru dans le Journal du Dimanche)


On commence à mesurer l'effet de la sécheresse et de la canicule
sur la production agricole. La perte est estimée à 13 milliards
d'euros (4,5 milliards pour l'Italie, 4 milliards pour la France,
1,5 milliard pour l'Allemagne, 800 000 pour l'Espagne.
-
Il faudra attendre début 2004 pour que les contrats d'agriculture
durable voient le jour. La FNAB (Fédération nationale d'agriculture
biologique) s'en alarme. "
Le développement de l'agriculture biologique est désormais compromis,
avec un blocage qui va atteindre deux ans pleins. L'absence d'un
soutien économique des conversion vers l'agriculture biologique
est en contradiction avec toutes les directives de l'Union européenne
", explique-t-elle.
- Ça va sentir bon ! Une société britannique de brumisateur vient
de lancer un produit destructeur des mauvaises odeurs dans l'élevage
industriel. Cela ne va rien changer dans la logique productiviste.
- La Direction générale de la concurrence, de la consommation
et de la répression des fraudes a découvert la présence d'OGM
dans 109 cas sur 447 prélèvements.

Le
sort du traité de Kyoto (sur les gaz à effet de serre) est entre
les mains de Vladimir Poutine. En effet, le président russe rechigne
toujours à le signer. C'est sa signature qui entraînerait la validité
du traité.

Par Agir pour l'Environnement en partenariat avec Attac, Greenpeace,
le RAC, Paysages de France, RAP, la Fnaut, les Amis de la Terre,
Casseurs de pub, la Ligue de l'enseignement, Action Consommation,
Mountain Wilderness, ARSMB, A l'écoute de la nature, Le Publiphobe,
EKWO
Lancement
de la campagne
" La pub véhicule un message polluant.! "
www.anti4x4.net
Paris, le 04 novembre 2003 : A l'occasion du lancement de la campagne
" La publicité véhicule un message polluant. ! ", Agir pour l'Environnement
en partenariat avec Attac, Greenpeace, le RAC, Paysages de France,
RAP, la Fnaut, les Amis de la Terre, Casseurs de pub, la Ligue
de l'enseignement, Action Consommation… a interpellé les ministres
des Transports, de l' Ecologie et le secrétaire d'état à la Consommation
afin qu'ils s'attachent à rapidement interdire les publicités
au contenu délibérément anti-écologique.
Alors
que le dérèglement climatique fait déjà ressentir ses effets catastrophiques
partout sur la planète, la publicité prolonge cette spirale infernale
en vantant les mérites de 4x4 à usage urbain, surpuissants et
climatisés, dont la consommation croît aussi vite que le nombre
de panneaux publicitaires affectés à leur promotion.
Afin
de lutter efficacement contre le dérèglement climatique, une information
claire relative aux consommations et aux émissions de CO2 et fluides
frigorigènes hydrofluorocarbones par le biais d'un étiquetage
précis (de A à G) doit être apposée sur tous les véhicules et
publicités afférentes. Ces informations doivent intégrer les consommations
moyennes en milieu urbain, climatisation en fonctionnement, de
façon à ne pas minorer l'impact de telle ou telle option énergétivore.
A partir de cet étiquetage, une taxe dissuasive proportionnelle
aux émissions de gaz à effet de serre, type vignette, devra frapper
les véhicules classés dans les catégories D, E, F et G.
L'ensemble
des véhicules à quatre roues motrices doivent immédiatement être
surtaxés et interdits des centres urbains. Les dix 4x4 les plus
vendus en France émettent en moyenne 350g de CO2 par kilomètre.
En fin de vie, les 75.000 véhicules à quatre roues motrices vendus
en 2003 auront rejeté plus de 5 millions de tonnes de CO2 dans
notre atmosphère ! La climatisation, qui équipe d'ores et déjà
3 véhicules sur 4, risque d'induire une augmentation supplémentaire
de 35% de la consommation en zone urbaine. Le laisser faire actuel
du Gouvernement est inconséquent et reflète un véritable double
langage que les associations dénoncent ! Quand la maison brûle,
il est irresponsable de jeter de l'essence sur les flammes en
espérant éteindre l'incendie.
Les
partenaires de la campagne " La pub véhicule un message polluant.
! " réclament la publication immédiate du décret (prévu à l'article
L.224-1 du Code de l'Environnement) prévoyant " les conditions
de limitation de la publicité ou des campagnes d'informations
commerciales relatives à l'énergie ou à des biens consommateurs
d'énergie lorsqu'elles sont de nature à favoriser la consommation
d'énergie". Ce décret devrait être publié depuis plus de 8 ans
! ! !
Cette
campagne est constituée d'un quatre pages et de cartes postales
à envoyer aux Ministres des Transports, de l'Ecologie et au Secrétaire
d'Etat à la Consommation. Elle est éditée à 60.000 exemplaires
qui seront diffués dans les réseaux associatifs d'ici la fin de
l'année.

Contact
presse :
Stéphen
Kerckhove,
Coordinateur des campagnes d'Agir pour l'Environnement
0140310299
Plus d'infos :
www.agirpourlenvironnement.org/campagnes/c17.htm

Par le Festival International du
Film Nature et Environnement
"
L'eau, source de vie "
Cette année encore, le Festival International du Film Nature et
Environnement, organisé par la Fédération Rhône-Alpes pour la
Protection de la Nature en Isère, fait parler de lui.
Du
11 au 16 novembre, le Festival investira les murs d'Alpes Congrès
à Grenoble pour aborder plus particulièrement cette année la thématique
de l'eau. Un sujet qui fait écho à l'année internationale de l'eau
douce déclarée par l'UNESCO.
Sous
la présidence d'honneur d'Hubert Reeves, astrophysicien et philosophe
humaniste de renom, le Festival se positionne comme un des grands
rendez-vous environnementalistes de l'année. Documentaires,
reportages, fictions, films d'animation. Le Festival privilégie
avant tout le rapport imaginaire, poétique, affectif, voire contemplatif
qu'entretient la majorité de nos contemporains avec la nature.En
tout, plus de 27 films, français et étrangers, seront projetés
et primés par un jury de professionnels. Pour ne pas oublier tous
les amoureux de la nature cinéphiles, l'événement est en tournée
du 31 octobre au 7 décembre dans l'agglomération grenobloise,
en Isère et en région Rhône-Alpes. Le festival ce sont des projections,
mais aussi des tables rondes, des conférences, des expositions,
des ateliers pour enfants, des jeux, des contes, des rencontres
inattendues, de la musique, un concours CD Rom, une médiathèque
nature et environnement, une restauration biologique, un forum
associatif et commercial.
Du
11 au 16 novembre 2003, la FRAPNA Isère vous propose de découvrir
toute la richesse des milieux humides et les enjeux de la préservation
de la ressource en eau. Un programme où chacun, quel que soit
son âge, peut venir alimenter sa soif d'apprendre et de découvrir,
s'amuser, débattre, s'émerveiller, rêver, et agir pour un développement
durable.
Pour clôturer le festival en beauté, INISHOWEN, le groupe de musique
celte, nous fera le plaisir de jouer à Alpes Congrès le samedi
15 novembre à 20h, suite à la remise des prix.
Soulignons
qu'une partie des bénéfices sera reversée à l'association SEPNB-Bretagne
Vivante au profit du démazoutage des oiseaux.
Rejoignez-nous
vite à Alpes Congrès, la FRAPNA vous mettra l'eau à la bouche
!

Contact presse :
Amélie Clergeau
04 76
42 98 49
: presse-isere@frapna.org
Source : Info Presse
http://www.info-presse.net/presse/


Par
Global Chance et 4 D
Vendredi
21 novembre 2003
Mairie de Paris, 5 rue de Lobau ( Paris IV)
A la suite des manifestations organisées dans le cadre de l'initiative
" Energies :
le
Vrai Débat "
Les
associations Global Chance et 4D
vous
invitent à une journée d'études et de débats sur les enjeux et
les risques de politiques nucléaires nationales et mondiales à
court et moyen terme justifiées par la lutte contre le changement
climatique.
Programme
:
|
| 9h.00 |
Accueil
et remise du dossier du participant. |
| 9h30 |
Contribution
actuelle et prospective du nucléaire mondial et français à
la lutte contre le renforcement de l'effet de serre. Benjamin
Dessus (association Global Chance) |
| 10h.00
|
Discussion
avec la salle |
| 10h
30 |
Les
risques inhérents aux politiques nucléaires actuelles et à
moyen terme (monde et France) : accidents, prolifération militaire,
déchets, usines de retraitement , faibles doses etc.. Raymond
Sené (GSIEN, CSSIN) |
| 11h.00 |
Discussion
avec la salle |
| 11h
30 |
Nature,
distribution géographique et intensité des risques climatiques
engendrés par le renforcement des émissions de gaz à effet
de serre. Michel Petit ( GIEC, Académie des sciences) |
| 12h.00
|
Discussion
avec la salle |
| 12h.30 |
Clôture
de la matinée |
| 14h.
30 |
Y
a t'il ou non eu un débat sur les politiques énergétiques,
au Nord et au Sud sous tendues par les engagements de la Convention
Climat et le protocole de Kyoto ?
(Tahar Hadj - Sadok, ancien secrétaire exécutif adjoint de
la Convention Climat) |
| 15h.00
|
Nucléaire
,maîtrise de l'énergie et énergies renouvelables en France
: complémentarités ou antinomies ? Yves Marignac(association
Global Chance, Wise) |
| 15h
30 |
Pause |
| 16h.00
|
Table
ronde animée par Bernard Laponche : Quel Intérêt et quelle
faisabilité économique et sociale d'une politique de relance
du nucléaire pour lutter contre le changement climatique ?
Yves Marignac, (Global Chance), Michel Mousel, (4D), Gus Massiah
, (Aitec, Attac) Michel Petit (Giec), |
| 17h.00 |
Conclusion
de la journée. |
Inscription avant le 10 novembre à : adebouci@association4d.org
Association
4D 7
impasse Charles Petit
75011 PARIS
Tél : 01 44 64 74 94
Fax : 01 44 64 72 76
Attention
: compte-tenu du lieu de cette réunion, l'entrée ne pourra
se faire que sur inscription préalable

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