*
Deux JNE primés par Nausicaa !
Par Marc Giraud
Le 8 juin à Boulogne-sur-Mer, à l'occasion de la journée mondiale de l'océan, Nausicaa remettait trois prix littéraires.
Le premier concernait la catégorie "roman/essai" et a été remis à Marc Giraud (JNE) pour son ouvrage Calme plat chez les soles ( éditions Robert Laffont).
Le second, dédié au livre jeunesse, est revenu à Emmanuelle Grundmann (JNE) pour Espèces en danger (éditions Fleurus).
Et le dernier, dans la catégorie "beau livre", a couronné le livre Océans (éditions Seuil), un ouvrage qui suit l'aventure du film de Jacques Perrin, auquel de nombreux JNE ont participé. Comme quoi les JNE, c’est de la qualité...
Buter les blaireaux jusque dans leurs chiottes (*)
par Fabrice Nicolino
Comme l’on sait peut-être, il y a blaireau et blaireau. Ne pas confondre notre prodigieux animal - un assez bon imitateur de l’ours, non ? - et ces innombrables imbéciles, vulgaires et souvent méchants, qui hantent les chemins du paradis. L’argot, que je vénère pourtant, a donné aux sombres connards le nom même du croqueur de lombrics et d’escargots. Bah, il faut bien s’en accommoder. En revanche, rien ne nous oblige à supporter l’arrêté que vient de m’envoyer Joelle, et qui me foudroie sur place. Je résume : le préfet de la Côte d’Or vient de faire un cadeau insupportable aux chasseurs du département. Lesquels ont le droit depuis le 4 mars, et jusqu’au troisième dimanche de septembre, de buter autant de blaireaux qu’ils le pourront dans une vaste zone du département incluant dix cantons, dont Pouilly-en-Auxois.
Quelle est la raison de cet arrêté ? Excellente. Il s’agit de limiter la propagation de la tuberculose bovine, dont les blaireaux seraient les vecteurs. Je ne me suis pas transformé en médecin-chef vétérinaire, pas encore, mais je peux en préambule vous dire une chose simple, m’appuyant sur un savoir reconnu. Ce qui suit est extrait d’un article indiscuté paru dans la revue Epidémiologie et santé animale (50, 127-143) en 2006, sous la signature de quatre spécialistes de l’Afssa et de l’École nationale vétérinaire d’Alfort. Voici : « Le plan de lutte collective contre la tuberculose bovine, véritablement commencée en 1954 après une phase infructueuse de prophylaxie libre et individuelle à partir de 1933, a abouti en 2001 à la reconnaissance de l’état indemne de la France par l’Union européenne : d’un taux d’environ 25 à 30% des élevages infectés au début, notre pays est passéà quelques (petites) dizaines de foyers résiduels aujourd’hui. Le succès est incontestable ».
Il est possible que le préfet de la Côte d’Or dispose d’autres informations, mais ce serait alors le moment de les rendre publiques, car pour les blaireaux - les beaux, les vrais -, le temps est désormais précieux. 2 000 auraient déjà été massacrés dans le cadre de ce qu’il faut bien appeler un plan d’éradication. Laissons de côté, par commodité, le débat sur la tuberculose bovine, que je ne saurais d’ailleurs mener sérieusement. Laissons, et concentrons-nous sur l’arrêté-scélérat. Oui, il y a des lois scélérates et des arrêtés-scélérats. Celui-là restera. Il restera, car sous couvert de prophylaxie, comme si souvent par le passé, il exprime à mes yeux une haine profonde de l’animal. Vous jugerez par vous-même, car j’ai placé l’intégralité de l’arrêté dans la partie Commentaires, où vous pourrez le lire.
Je n’ai pas le temps d’un traité, mais les considérants sont bel et bien de nature fantastique. Son auteur - gloire, gloire ! - ne sait pas très bien ce qu’il doit avancer. Le tout est d’une confusion rare. On ne sait pas si l’on veut parler de dépistage - évoqué pour les sangliers et les cerfs - ou d’abattage, ce qui n’est pas tout à fait la même chose lorsqu’on est un blaireau de la Côte d’Or. On ne donne presque aucun chiffre précis, qui aurait permis d’avoir une idée sur l’éventuelle progression d’une éventuelle épidémie. Exemple : combien de cas de tuberculose bovine depuis 2002 ? Mystère. Exemple : combien de cas de tuberculose découverts dans la faune sauvage depuis 2002 ? Mystère.
Malgré l’absence de toute mise en perspective, il apparaît pourtant indispensable de « prévenir la circulation de la tuberculose au sein de la population animale sauvage ». Et l’on termine en beauté par une vulgaire pétition de foi qui ne se peut déduire, logiquement, de ce qui précède : « Pour arriver à prévenir cette circulation, il convient de diminuer les populations de blaireaux ».
Roule ma poule, et prépare mon bazooka. Par un simple assemblage de phrases disjointes, comme le seraient les planches d’un meuble de guingois, une autorité administrative donne ainsi le droit de tuer des êtres vivants par milliers. Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais moi, je place très bas la signature d’un haut-fonctionnaire, capable de toutes les contorsions, de toutes les manipulations, même pis. Je préfère ne pas y insister. Quoi qu’il en soit, la fédération de chasse du département est donc à la noce depuis le 4 mars, et pour elle, rien de trop beau. Fromage et dessert. Carnage et fun. Mais voyons ensemble.
D’abord le ton, militaire et glacial : « Des opérations d’élimination de blaireaux sont ordonnées ». Ou encore : « Les animaux prélevés seront placés dans des sacs étiquetés et numérotés ». Ensuite, les armes. En dehors des missiles Exocet, je ne vois guère ce qui serait oublié. On a le droit, outre les barbares techniques de déterrage jusqu’au fond du terrier de la bête, d’utiliser des colliers à arrêtoir - « y compris en gueule de terrier » - que l’on placera dans les coulées où se faufile le blaireau. Les tirs de nuit, « y compris avec des sources lumineuses », sont aimablement offerts pour le même prix. Enfin, la rédaction follement laxiste dans la forme est comme un message subliminal adressé aux tueurs.
On n’est pas obligé de me suivre, mais je juge ce dernier point évident. On entend que les chasseurs tuent en masse, se défoulent et soient heureux de réduire en pâtée d’admirables animaux qui ne demandaient qu’à vivre. Je ne prendrai que deux derniers exemples. Le premier, qui vaut son pesant de cynisme : « Ces opérations devront prioritairement être mises en œuvre à proximité des parcelles où pâturent les bovins des cheptels infectés par la tuberculose bovine et des zones où ont été détectés des sangliers reconnus infectés par l’agent de cette maladie ». Vous remarquerez par vous-même le sens véritable de cette phrase. Pour la frime, on prétend donner une « priorité » à quelques parcelles, mais chacun sait, le rédacteur du texte en premier, que ce ne sera que mise en bouche meurtrière. Quand la lourde colonne des 4X4 et des bedaines sera lancée, elle poursuivra son chemin jusqu’au bout.
D’ailleurs, faut-il continuer d’argumenter ? Lisez avec moi ce laisser-passer, ce laisser-tuer en bonne et due forme : « La déclaration de piégeage en mairie ainsi que le compte rendu annuel des prises ne sont pas nécessaires ». Un seul mot d’ordre, car c’est en effet un ordre : mort au blaireau. On voudrait habiter ailleurs, avec d’autres que ceux-là.
(*) En 1999, Vladimir Poutine déclarait qu’il fallait « buter les Tchétchènes jusque dans les chiottes »
Article publié le 9 juin 2010 sur le blog de Fabrice Nicolino
http://fabrice-nicolino.com
Coup de théâtre dans le feuilleton du Jardin des Halles de Paris : les travaux sont suspendus !
Par Christiane Ruffier-Reynie
Ainsi en a décidé le Tribunal Administratif, suite à trois recours simultanés de l’Association Accomplir, d’un groupe de riverains et des représentants d’artistes ayant réalisé des œuvres menacées par le nouveau plan, à savoir Mme Lalanne, créatrice du jardin qui porte son nom, et Mme de Miller, veuve de l’auteur de la sculpture L’Ecoute, actuellement place René Cassin.
Certes, il s’agit d’une suspension et non pas d’une interdiction définitive, mais c’est un premier succès dans ce qui pouvait apparaître comme une lutte d’un pot de terre contre un pot de fer.
La juge a considéré d’emblée comme rédhibitoire le fait que l’utilité publique avait été accordée au permis de la Mairie de Paris sans que celle-ci ait demandé au préalable l’autorisation du Conseil de Paris. C’est si évident que la Mairie a renoncé à se pourvoir en cassation et a préféré présenter illico un nouveau permis, sans omettre cette fois de consulter préalablement le Conseil de Paris !
Mais ce premier argument, pour décisif qu’il soit, est loin d’être le seul à s’opposer au projet de la Mairie : budget très flou quant à la participation financière des divers partenaires - et de plus, dépassant le montant prévu avant même le début des travaux ! - graves problèmes d’architecture concernant l’immense Canopée, etc. Sans oublier la dernière nouvelle, assez savoureuse : après des années d’études techniques, on s’aperçoit que le remplacement de toutes les petites dénivellations par un espace absolument plat, base capitale de la conception de l’architecte Mangin, serait irréalisable en fonction de la structure du Forum souterrain !
Prise dans cet imbroglio, la Mairie a réagi par de nouvelles infractions… Lorsqu’on était encore dans l’attente de la décision du Tribunal, des travaux dits « de voirie » ont été mis en route pour permettre l’accès des engins de chantier. Puis, alors que la décision de suspension était officielle, travaux persistants, cette fois concernant directement la destruction du Jardin même, avec vaste espace interdit au public par des grillages, pelleteuses, bulldozers, creusements de trous et accumulations de gravats (constatés par huissier).
Devant de véhémentes protestations émanant, notamment, de certains maires d’arrondissement, la Mairie de Paris a enfin cessé ces travaux, devenus illégaux ! Pour l’instant donc, le Jardin reste en état, avec une partie dégradée mais déserte, et la guerre est déclarée. Les opposants ne désespèrent pas de la gagner. À suivre.
Infos et photos sur http://www.accomplir.asso.fr
Séminaire de présentation de la loi portant engagement national pour l'environnement (Grenelle II) à Limoges
Le jeudi 16 septembre 2010
À la Faculté de Droit et des Sciences Économiques de Limoges 32 rue Turgot – Amphi Sirey
PROGRAMME
Matin : 10h15 – 13h15
Accueil par Gérard Monédiaire, professeur à l’Université de Limoges, Directeur du CRIDEAU
10h15 – 10h30 : Du Grenelle de l’environnement à la loi portant engagement national pour l’environnement (Grenelle II) Présentation par Michel PRIEUR, professeur émérite de l'Université de Limoges
10h30 – 10h45 : Le rôle de France Nature Environnement (FNE) dans l’élaboration et l’adoption de la loi portant engagement national pour l’environnement (Grenelle II) par Raymond LEOST, juriste et administrateur de France Nature Environnement (FNE) et chargé d’enseignement à l’université de Brest
10h45 – 11h 00 : De la loi du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l'environnement à loi portant engagement national pour l’environnement (Grenelle II) par Philippe BILLET*, professeur des Universités, Université Jean-Moulin Lyon 3
11h00 – 11h30 : Bâtiment et urbanisme, eau et inondations par Bernard DROBENKO, professeur des Universités, Directeur du master « Droit des zones côtières, de l’environnement littoral et marin » au pôle universitaire Lille-Nord de France – ULCO, Faculté de droit de Boulogne sur Mer – LARJ, membre associé du CRIDEAU-OMIJ Limoges
11h30 – 12h00 : Les transports par Laurent FONBAUSTIER*, professeur des Universités, Université Paris XI – Sud
12h00 – 12h15 : Mer et milieu marin par Antidia CITORES, doctorante et chargée d'enseignement à l’Université de Provence Aix- Marseille et chargée des actions juridiques au sein de l’association Surfrider Foundation Europe.
12H15- 13H15 : DEBATS
Pause déjeuner – Buffet
Après midi : 14h15 – 18h00
14h15 – 14h45 : La protection de la nature par Chantal CANS, Maître de Conférences, Université du Maine,
14h45 – 15h15 : Nanoparticules – Déchets – Risques industriels par Philippe BILLET, professeur des Universités, Université Jean-Moulin Lyon 3
15h15 – 15h30 : La gouvernance relative aux entreprises et à la consommation par Marie-Pierre BLIN, Maître de conférences en droit, Université de Toulouse, Centre de droit des affaires, EJERIDD
15h30 – 15h45 : Nuisances lumineuses et sonores ; affichage et publicité par Raymond LEOST, juriste et administrateur de France Nature Environnement (FNE) et chargé d’enseignement à l’université de Brest
15h45 – 16h15 : Energie et climat par Christophe KROLIK, doctorant au CRIDEAU-OMIJ de Limoges, Lauréat du prix Alexandre KISS de l’IUCN
16h15 – 16h30 : La réforme de l’étude d’impact par Julien BÉTAILLE, ATER à l’Université de Limoges, CRIDEAU-OMIJ
16h30 – 17h00 : La gouvernance et la réforme des enquêtes publiques par Jean-Claude HÉLIN, professeur émérite, Université de Nantes
17h00 – 18h00 : DEBATS
* En attente de confirmation
18h00 : Clôture du séminaire
Contact :
Stéphanie BARTKOWIAK
CIDCE Faculté de Droit et des Sciences Économiques 32 rue Turgot 87031 Limoges Cedex 1
Tél : 05 55 34 97 25
E-mail : stephanie.bartkowiak@cidce.org
Site : www.cidce.org
Communiqué
L'âge de faire remporte le premier prix régional des prix et trophées du crédit coopératif
Décerné par le Crédit Coopératif, le premier prix de l'initiative en économie sociale en région PACA, a été décerné au journal l'âge de faire. Il a été remis, accompagné d'un chèque de 4 000 euros, au président fondateur de l'association, Alain Duez (JNE), le 5 mai, au Palais des Congrès d'Aix-en-Provence.
Le concours des « Prix et Trophée de l'Initiative en économie sociale » est ouvert à tous les organismes de l'économie sociale : associations, mutuelles, entreprises coopératives. Les initiatives primées s'expriment ainsi dans des domaines variés : insertion, handicap, logement, éducation, développement durable. Chacune est jugée selon son originalité, son intérêt général et son utilité sociale, son exemplarité, son ouverture sur le plan européen et sa pérennité.
Le jury est constitué des personnalités membres des comités de région du Crédit Coopératif, partenaires et acteurs de l'économie sociale. Chaque initiative primée au niveau régional, participe au concours national.
Pour mémoire, l'âge de faire est un mensuel national, indépendant, sans publicité, tirant à 40 000 exemplaires tout en s'autofinançant. Dédié à l'écologie, la citoyenneté et l'économie solidaire, son credo est de rendre ces thèmes accessibles au plus grand nombre. Le ton du journal est résolument positif, concret et porteur de solutions, privilégiant témoignages et reportages vivants sur des parcours différents et des initiatives locales peu mises en valeur et trouve écho auprès d'un lectorat en demande de perspectives crédibles.
Contacts Presse :
Alain Duez (JNE)
Direction / 04 92 61 60 28
Laura GUILLAUD-MARTINEZ
Communication - Relations Presse / 04 92 61 24 97
L'âge de faire
La Treille
04290 SALIGNAC
04 92 61 24 97
http://www.lagedefaire.org/
Grande campagne d'information sur les SCOP
http://www.lagedefaire.org/agir/-Special-Scop-
Communiqué
Aidez les scientifiques à mieux connaître les dauphins et les baleines de Méditerranée
27 mai 2010
Juillet et août 2010 : sept équipes d'éco-équipiers, encadrés par un guide naturaliste et un skipper, vont se relayer à bord du voilier de Participe Futur pour mieux connaître les dauphins et baleines du Golfe du Lion.
Comment se répartissent les grands dauphins en Méditerranée ? Où sont les rorquals et les cachalots ? À ces questions, les scientifiques d'EcoOcéan Institut ou du Groupement d'Etudes sur les Cétacés en Méditerranée (Gecem) commencent à mieux répondre grâce au travail de photo-identification réalisé depuis 2006 par l'association Participe Futur.
Les grands dauphins, de grands voyageurs
Où sont les baleines ?
Aidez les scientifiques en embarquant à bord d'Alcyon
Pour en savoir plus : communiqué de presse ci-joint
Inscriptions et renseignements Eco-équipiers : 06 09 10 65 51 ou info@participefutur.org
Communiqué
Les Amis de la Terre réclament la déclassification du rapport Roussely sur l'avenir de la filière nucléaire
Montreuil, le 26 mai 2010 – François Roussely, l'ancien président d'EDF qui, en 2003, enjoliva d'un coup de baguette magique les comptes de l'électricien national en portant arbitrairement de 30 à 40 ans la durée d'amortissement des réacteurs électronucléaires français, a remis à Nicolas Sarkozy le 11 mai son rapport sur l'organisation industrielle de la filière nucléaire civile française. La classification "secret défense" de ce rapport confirme, si besoin était, combien toute distinction entre nucléaire civil et militaire est illusoire.
Le rapport Roussely préconiserait la création d'un groupement d’intérêt économique incluant Areva, EDF, Alsthom, GDF-Suez et le Commissariat à l’énergie atomique, afin qu'une coordination des alliances et partenariats évite le renouvellement de l'échec essuyé en décembre 2009 lors de l'appel d'offres d'Abou Dabi pour la construction de 4 réacteurs.
Les Amis de la Terre sont scandalisés de voir les priorités énergétiques se concentrer à l'international sur l'exportation de technologies nucléaires quand chacun des 58 réacteurs de l'Hexagone produit déjà en moins de 15 jours les quelques kilos de plutonium requis pour fabriquer une bombe atomique comme celle qui détruisit Nagasaki. Et quand la radioactivité de quelques milligrammes à peine d'un cocktail de césium 137, strontium 90 et isotopes du plutonium déposés par km2 suffit pour atteindre le nombre de curies justifiant l'évacuation obligatoire et définitive des populations concernées.
Pour Marie-Christine Gamberini, référente sur le nucléaire aux Amis de la Terre : « Les Français ont le droit de connaître les vrais risques, croissants, que leur font courir les dirigeants qui prétendent protéger leurs intérêts. Nous demandons donc la déclassification du rapport Roussely, et un débat parlementaire transparent et approfondi sur toutes les questions énergétiques, stratégiques, sanitaires et géopolitiques que ce rapport aborde. »
En attendant ce débat, les Amis de la Terre réclament l'arrêt de la vente de réacteurs nucléaires à l'étranger, l'arrêt de la construction de nouveaux réacteurs en France, l'arrêt de l'extraction de plutonium à l'usine de La Hague, et l'arrêt des transports de combustibles radioactifs par route ou par chemin de fer.
Pour les Amis de la Terre, tout réacteur électronucléaire français ayant dépassé les 30 ans d'âge calculés suivant les critères de l'AIEA doit maintenant fermer, et être remplacé d'urgence par d'autres modes de production d'électricité. Par ailleurs, les encouragements à la surconsommation de courant et à la multiplication des usages de l'électricité dont les services commerciaux d'EDF se rendent coupables avec l'aval du gouvernement doivent immédiatement cesser.
Contact presse : Caroline Prak – 06 86 41 53 43 ; 01 48 51 18 96
Communiqué
Lancement du 6ème Forum Mondial de l’Eau
Chantal Jouanno lance un message fort en annonçant la prochaine adhésion française à la Convention des Nations unies sur les cours d’eau internationaux
Marseille, jeudi 3 juin 2010
Chantal Jouanno vient d’annoncer l’adhésion imminente de la France à la Convention des Nations unies sur les cours d’eau internationaux[1[1 ]. Le Sénat doit encore donner son feu vert au projet de loi autorisant la ratification, un texte déjà approuvé par l’Assemblée nationale le mois dernier.
Actuellement l’unique instrument juridique à vocation mondiale portant sur la gestion des eaux transfrontalières, la Convention des Nations unies définit des normes et des règles de coopération destinées aux Etats partageant les 276 cours d’eau internationaux que compte le monde – dont le fleuve Amazone, le Rio Grande, l’Indus, le Gange, le Mékong, l’Amour, le Nil, le Congo, le Rhin et le Danube. Elle établit les principes d’« utilisation et de participation équitables et raisonnables » des cours d’eau internationaux, codifie les droits et devoirs des Etats riverains, promeut le dialogue, le partage des données et l’adoption de traités régionaux. Adoptée à l’Assemblée générale des Nations unies en 1997, la Convention n’est pas encore entrée en vigueur faute d’avoir atteint le nombre d’adhésions nécessaires. Seuls 19 Etats y ont adhéré, il en faudrait 35.
L’annonce a été faite à un moment opportun, devant un ensemble de personnalités internationales réunies pour le lancement du 6ème Forum mondial de l’eau, qui se tiendra à Marseille en 2012. Les questions transfrontalières font l’objet d’intenses débats à chaque Forum tous les trois ans. « Le message de l’adhésion française est fort de la part du pays hôte du prochain Forum, et bel et bien tourné vers l’international, car elle n’engendre pas de nouvelles obligations pour les cours d’eau français déjà soumis à des règles plus contraignantes », commente Marie-Laure Vercambre, coordinatrice du Programme Eau de Green Cross International. « La France a eu le souci de promouvoir le droit international de l’eau, les principes de gestion intégrée des ressources (GIRE) portés par la Convention et, au final, une géopolitique de l’eau apaisée, comme le concluait le rapport de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale. » Chantal Jouanno a indiqué que la France ferait une promotion active de la ratification de la Convention.
Les dernières adhésions de l’Allemagne, de l’Ouzbékistan, de l’Espagne et de la Tunisie, et celle de la Guinée Bissau ce mois-ci, témoignent d’un regain d’intérêt pour la Convention malgré la ferme opposition de quelques Etats à son égard. « La France est à la pointe de la gestion par bassins nationaux ou transfrontaliers depuis la Loi sur l’eau de 1964 qui instaura les Comités de bassin et les Agences de l’Eau», ajoute Jean-François Donzier, Secrétaire Technique Permanent du Réseau International des Organismes de Bassin (RIOB). « Les règles établies par la Convention des Nations unies relaient ce modèle de gestion par bassin qui a maintenant été adopté par une soixantaine de pays dans le monde et notamment inspiré la Directive-cadre Européenne sur l’Eau. Celle-ci a elle-même institué l’obligation de créer des districts internationaux pour une gestion coordonnée des fleuves transfrontaliers européens entre les pays riverains, et impose une participation obligatoire de l’ensemble des parties prenantes, dont la société civile, dans cette gestion. La France encourage la mise en œuvre de ces principes de gouvernance dans le cadre de sa coopération internationale, en soutenant en particulier le Réseau International des Organismes de Bassin. »
Adhérer à la Convention revient, pour les Etats de l’Union européenne, à promouvoir ses principes à l’international car tous sont soumis à une Directive-cadre communautaire plus contraignante. Il s’agit donc d’un engagement vis à vis d’une gouvernance mondiale de l’eau ambitieuse et harmonisée ayant pour objectif de faciliter l’utilisation, la gestion et la protection durable des cours d’eau.
« La Convention aura un impact direct sur le développement économique et humain des pays qui la mettent en œuvre, conclut Marie-Laure Vercambre. C’est pourquoi le Conseil consultatif sur l’eau et l’assainissement auprès du Secrétaire général des Nations unies (UNSGAB) incite fortement les Etats à la ratifier. Je voudrais insister sur son intérêt pour la préservation des écosystèmes aquatiques et sa complémentarité avec les accords existants. La Convention a pour objectif de garantir l’intégrité environnementale des cours d’eau tout en permettant aux Etats d’utiliser conjointement ces ressources. Elle a le mérite d’inscrire cette approche écosystémique dans le droit et complète ainsi bien des accords conclus avant que les préceptes du développement durable n’établissent la préservation de l’environnement comme l’un de ses piliers.”
A ce jour, sept Etats européens ont adhéré à la Convention : l’Allemagne, l’Espagne, la Finlande, la Hongrie, les Pays-Bas, le Portugal et la Suède. La France fera office de 8ème Etat partie européen.
[1]. Convention sur le droit relatif aux utilisations des cours d’eau internationaux à des fins autres que la navigation (1997)
Contacts
Green Cross International
Marie-Laure Vercambre
Coordinatrice du Programme Eau
marie-laure.vercambre@gci.ch
+336 80 04 04 81
EURO-RIOB
Christiane Runel
presse-riob@wanadoo.fr ou service-de-presse@oieau.fr
Green Cross International
Green Cross International (GCI) fait partie des organisations phares en matière d’environnement. Fondée par Mikhaïl Gorbatchev en 1993, cette ONG à but non lucratif allie défense de l’environnement auprès des acteurs internationaux, campagnes environnementales, et gestion de projets locaux dans le but de répondre au défi suivant : maintenir la sécurité, réduire la pauvreté et limiter la dégradation de l’environnement, enjeux mondiaux et interdépendants les uns des autres. GCI est aujourd’hui présente dans plus de 30 pays et a son siège à Genève (Suisse). Informations supplémentaires disponibles sur le site suivant : www.gci.ch
EURO-RIOB
Le groupe “EURO – RIOB” des organismes de bassin européens pour l’application de la Directive – Cadre sur l’Eau a été crée en 2004 par les membres du Réseau International des Organismes de Bassin concernés, afin de pouvoir échanger sur leurs expériences de terrain et reporter à la Commission Européenne les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre pratique de la Directive. « EURO – RIOB » a présenté aux Directeurs de l’Eau de l’Union Européenne en Novembre 2008 un rapport d’étape sur la coopération transfrontalière organisée, en particulier au sein des Commissions Internationales crées par les Pays riverains des grands fleuves partagés européens.
Communiqué
A la mairie de Paris, débat autour du jour végétarien hebdomadaire
Une expérience déjà en place depuis un an et demi dans le 2e arrondissement
Depuis janvier 2009, les cantines scolaires du 2e arrondissement de Paris proposent avec succès un menu végétarien chaque mardi. Comme le souligne Jacques Boutault, maire du 2e arrondissement, le menu végé du mardi n'est pas plus imposé que les menus carnés des autres jours, et tout aussi équilibré.
Un menu laïc et républicain
Comme le souligne Jacques Boutault, maire du 2e arrondissement de Paris, le menu végé n'est pas plus imposé que les menus des autres jours. Il s'agit d'un menu comme les autres, équilibré, complet à base de protéines végétales.
« Les parents peuvent dire "j’inscris mon enfant le lundi mais pas le mardi…" Eh bien, le jour où il y a le plus d’enfants inscrits à la cantine, c’est le mardi, c’est le jour où il n’y a pas de viande, parce qu’il y a non seulement les parents […] qui sont végétariens qui veulent inscrire leur enfant, mais on a aussi le renfort inattendu de tous les parents qui souhaitent que leur enfant mange halal ou casher, [...] qui ce jour-là mangent à la cantine parce qu’il n’y a pas de viande donc il n’y a pas besoin d’avoir ce label sur les viandes. Après tout pourquoi pas, je veux dire par là que le végétarisme, c’est aussi très très laïc parce que ça permet de rassembler autour d’une même assiette des communautés et des croyances tout à fait différentes. C’est aussi une démarche très républicaine en ce sens. » (Jacques Boutault, 19 mai, Questure de l'Assemblée nationale)
Pourquoi un menu végétarien hebdomadaire ?
Pour contribuer à alléger des problèmes que François Grosdidier, député UMP de Moselle, résume en ces termes dans une intervention orale :
« On bouffe trop de viande, c'est vrai et ça nous fait du mal, c'est une question d'environnement, parce que pour bouffer trop de viande, eh bien effectivement on surproduit, à la fois des gaz à effet de serre, on utilise de trop des intrants de l'agriculture intensive nécessairement et puis, alors qu'on pense que l'humanité progresse plutôt vers une plus grande sensibilité, y compris à l'égard des animaux, et bien on traite pour des raisons de productivisme, de plus en plus mal les animaux dans un marché de plus en plus mondialisé. » (François Grosdidier, 19 mai, Questure de l'Assemblée nationale)
Constat partagé par l’ensemble des personnalités qui se sont relayées le 19 mai à la Questure de l'Assemblée nationale pour dénoncer la surproduction et la surconsommation de produits d'origine animale en France : Yann Arthus Bertrand, Yves Cochet (Verts), Jacques Müller (Verts), Gérard Bapt (PS), Muriel Marland Militello (UMP)...
Le rapport publié par le PNUE (Programme des Nations Unies pour l’environnement) le 1er juin 2010 appuie ce même constat et met clairement en cause les modes de consommation des pays de l'OCDE. Le rapport préconise de végétaliser notre alimentation pour espérer pouvoir nourrir les 9 milliards d'êtres humains qui peupleront la Terre dans quelques décennies, et pour préserver une planète viable pour tous.
Lire la communication du PNUE :
Liste des priorités principales en matière d'énergie et d'agriculture du Comité des Ressources pour un 21e siècle durable, juin 2010.
Dossier complet sur
http://www.viande.info/ Contacts presse :
Brigitte Gothière
06 20 03 32 66
Connaître pour agir avec l'Agence régionale de l'environnement de Haute-Normandie
L'AREHN (Agence régionale de l'environnement de Haute-Normandie) publie sous le titre « Connaître pour agir » une série d'utiles documents d'information sur l'environnement. Parmi les parutions récentes, citons : « J'emménage : les gestes écocitoyens », « Corridors écologiques : une trame verte et bleue », « Les isolants naturels », « Pompes à chaleur et géothermie ».
Ces documents sont téléchargeables gratuitement sur le site de l'AREHN;
Contact
Agence régionale de l'environnement de Haute-Normandie (AREHN)
Cloître des Pénitents
8, allée Daniel-Lavallée (48, rue Saint-Hilaire)
76000 Rouen
tél. : 02.35.15.78.00
fax : 02.35.15.78.20
mail : info@arehn.asso.fr
http://www.arehn.asso.fr
Le film de Coline Serreau : une mine au service d’une révolution enfin verte
par Françoise Nowak - Le 15 Avril 2010
Le documentaire de Coline Serreau sur l’agriculture mondiale est d’une richesse inouïe, qui en fait une arme explosive, au service de la vie. L’œuvre est carrément salutaire ! De quoi lui pardonner ses insuffisances et maladresses.
« Solutions locales pour un désordre global » est une mine ! Analyse des fondements historiques de l’agriculture industrielle. Démonstration que cette « révolution verte » génère la disparition massive des paysans par faillite et menace l’humanité tout entière. Piste pour un décryptage de liens entre l’évolution de la condition féminine et la dépossession de la maîtrise des semences opérée sur les peuples, par les multinationales agrochimiques. Mise en relief du rôle fondamental que jouent les circuits courts entre les sites d’où proviennent notre pitance, et ceux où nous nous restaurons…
Le champ couvert par ce documentaire de Coline Serreau sur la problématique de l’agriculture est immense, et les propos des quelque 25 personnes interviewées, décapants ! De plus, loin de se borner à des constats désespérants, ce long métrage foisonne d’exemples et de témoignages porteurs d’espoir, pour certains hauts en couleur, recueillis en Ukraine, au Brésil, en Inde et en France.
Voilà de quoi faire passer le message qu’il est possible de produire une nourriture de qualité avec des méthodes saines, simples, économiques et respectueuses de l’environnement, tout en honorant les besoins de l’ensemble des êtres humains. Une perspective dont l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a elle-même souligné la faisabilité, dans un rapport daté de 2007.
A lui seul, le volet historique vaut déjà le déplacement, car il démolit avec brio le mythe selon lequel les fertilisants synthétiques, les pesticides et les tracteurs auraient été proposés aux agriculteurs pour rendre leur vie plus facile, tout en leur permettant de mieux faire face à la demande alimentaire.
Suspendus dans le vide
Les explications claires et convergentes proposées, qui plus est émaillées d’un rapprochement d’images pour le moins parlant, prouvent que l’avènement de ces « outils » repose sur tout autre chose : il résulte avant tout de la volonté farouche des fabricants de tanks, de gaz de combat et de bombes à base de nitrates, de recycler leurs usines, au sortir des deux guerres mondiales. En outre, comme l’affirme à un moment le docteur en sciences de l’environnement et expert-consultant en agriculture auprès de l’Union européenne Philippe Desbrosses, les famines antérieures, évoquées à tort pour promouvoir cette « agriculture de guerre », ont chacune été « provoquées », dans les pays concernés.
Quel dommage toutefois que certains chiffres édifiants, affirmations ou théories innovantes avancés dans ce film restent un peu « suspendus dans le vide », faute de précisions ou de compléments que la réalisatrice aurait pu apporter, notamment sous la forme d’insertions en voix off, ou d’interviews supplémentaires.
C’est par exemple le cas, concernant l’intervention ci-dessus, de Philippe Desbrosses. En effet, au-delà de souligner le côté non « naturel » des famines en question, il eût été judicieux d’ajouter, exemples à l’appui, qu’à l’époque comme aujourd’hui, c’est à des stratégies de spéculation sur le cours des denrées ou de domination politique que des millions de gens doivent de crever de faim, qu’ils soient ou non agriculteurs, avec un « score » dépassant le milliard, en 2009.
Promesses non tenues
Ce résultat n’a donc rien à voir avec une insuffisance éventuelle des techniques traditionnelles, dont le documentaire montre qu’elles ont au contraire une efficacité très enviable. Mentionner au spectateur depuis quand plus de 4 millions des producteurs français ont mis la clef sous la porte, faute de pouvoir survivre, au regard des dépenses que la « modernisation » de leurs pratiques les a amenés à engager (soit les années 1950), aurait aussi été utile. Le constat que cette hémorragie se poursuit actuellement, au rythme de 30 à 35 000 exploitants par an, n’en aurait été que plus marquant.
Il aurait de même été éclairant d’expliquer en détail pourquoi, depuis 10 ans, plus de 200 000 paysans indiens se sont suicidés, suite à un dépôt de bilan. Cela aurait établi que loin d’être de mauvais gestionnaires, ces derniers ont été victimes de promesses non tenues. En effet, ils n’ont pu rembourser les lourds prêts contractés pour acheter les engrais chimiques, les pesticides et les semences de type « hybride F1 » ou OGM dont les multinationales leur avaient vanté la rentabilité, pour deux raisons : non seulement les forts rendements annoncés par ces fournisseurs n’ont pas été au rendez-vous, mais ces types de semences sont, sauf exception, dégénérescentes, de par leur mode de fabrication. En d’autres termes, les plantes correspondantes perdent les caractéristiques rendant leur culture attractive, dès la deuxième génération, d’où la nécessité d’un réapprovisionnement annuel et coûteux de ces graines.
On éprouve la même sorte de « frustration », vis à vis de la théorie esquissée par Coline Serreau, relativement à la guerre des sexes dont témoigne, selon elle, le développement de cette agriculture où bêtes et végétaux ne sont plus que marchandise.
Sous dépendance
Certes, l’ingénieur agronome Claude Bourguignon dépeint avec maestria comment ce paradigme a flatté l’aspiration masculine des paysans à dominer la nature, emblème féminin par excellence, en faisant notamment miroiter à ces messieurs qu’ils pourraient avoir la plus grosse… production à l’hectare, et labourer… la terre…. toujours plus profondément. « Solutions locales pour un désordre global » illustre également très bien qu’en Afrique et en Inde, la « révolution verte » a dépossédé les femmes du rôle fondamental de gardiennes des semences. Une activité qui garantissait un libre accès à ces ressources vitales et la souveraineté alimentaire des populations concernées, ce qui n’est absolument plus le cas aujourd’hui.
La généralisation plus ou moins sous-entendue de ce processus au monde entier est en revanche peu convaincante, déjà parce que la place des femmes est de longue date différente en Europe, histoire oblige. Il serait néanmoins intéressant de creuser ce sujet, car une telle étude serait certainement porteuse de vérités insoupçonnées et ahurissantes, dans le prolongement de celles que dévoile le récent documentaire de Patric Jean, intitulé « La Domination masculine », lui aussi à voir « toutes affaires cessantes » !
Quoi qu’il en soit, à travers son approche féministe, la réalisatrice nous alerte fort à propos sur un problème crucial et particulièrement dangereux pour notre espèce : nous vivons deux phénomènes conjoints et très inquiétants, au niveau planétaire. D’un côté, un nombre vertigineux de variétés anciennes, qui étaient parfaitement adaptées aux conditions environnementales de « leur » région, ont disparu. Il est du reste regrettable, là encore, que ce film n’ait pas rappelé qu’en 1997, la FAO estimait que 75 % des variétés comestibles cultivées au début du XXème siècle ne l’étaient plus, 9 décennies plus tard *. De l’autre côté, la commercialisation d’un petit nombre d’hybrides F1 et d’OGM dégénérescents se propagent de plus en plus partout, ce qui met littéralement les agriculteurs et, au-delà, le genre humain « sous dépendance » par rapport aux semenciers concernés.
Urgents et salvateurs
En outre, actuellement, 5 multinationales, le tristement célèbre Monsanto en tête, se partagent, selon les sources, la vente de 70 % ** ou 75 % *** des graines potagères monnayées sur le globe. Ces sociétés ont donc un pouvoir colossal sur notre devenir. Il s’agit d’ailleurs d’un pouvoir de vie et de mort, réalité qui saute aux yeux si l’on prend en compte, selon le descriptif des spécialistes interrogés, les problèmes de santé, de qualité d’eau, ainsi que d’épuisement des sols générés par l’arsenal chimique devenu indispensable pour faire pousser ces catégories de semences… sans parler des risques que nous encourons à consommer les « plantes à pesticides » que sont les OGM.
Tous les faits méconnus pointés par ce long métrage en font un monument, malgré ses défauts, parmi lesquels on peut encore recenser que son titre contredit curieusement son contenu, que ses images peuvent parfois donner le tournis, tant la caméra est « instable », et que certaines des initiatives « curatives » saluées ici sont valorisées par leurs responsables, au lieu de l’être par leurs bénéficiaires, ce qui les rendraient alors irréfutables.
Non seulement cette œuvre ouvre des pistes de réflexion nouvelles et confirme qu’il existe des remèdes simples à nos maux, mais son existence même suscite le débat, appelle à un réveil des consciences et à un passage à l’action, urgents et salvateurs. C’est à une vraie révolution contre un système mortifère qu’elle nous invite, à l’échelon individuel comme au niveau collectif. Il s’agit donc bien d’une mine, à tous les sens du terme !
* Voir à l’adresse : http://www.fao.org/docrep/x0228f/x0228f04.htm
** Chiffre fourni, pour 2007, par le Groupement interprofessionnel des semences (GNIS), homologué par le ministère chargé de l’agriculture.
** Pourcentage donné dans le film par Dominique Guillet, fondateur et président de l’association Kokopelli.
La marée noire des financiers
par Pierre Arnault
La bourse de Poitiers existe depuis la seconde moitié de la décennie 1940. Centrée au départ sur les peaux, elle a évolué, en particulier, vers les métaux. Les professionnels se retrouvaient avenue Carnot, puis dans un parking. Les téléphones mobiles sont arrivés, le métier a évolué, mais deux fois par an, des professionnels du recyclage du quart sud-ouest de la France continuent à se retrouver. Le nom est resté, même si, effectivement, il n’y a plus d’échanges commerciaux. En revanche, ce qui perdure, ce sont les relations humaines, la volonté de maintenir l’humanité dans les relations professionnelles. Des rencontres sans ordre du jour, mais des conversations sur le contexte professionnel du moment, un peu de souvenirs professionnels, des nouvelles des uns et des autres. Les cours des matières premières restent omniprésents.
Les traders s’attaquent aux matières premières
Lors de la dernière rencontre, en mars 2010, une nouveauté a été relevée. Les métaux sont devenus un produit financer comme un autre. Des traders se positionnent sur les matières premières comme sur les actions ou autres produits financiers, de façon purement spéculative, sans tenir compte ni des entreprises, ni des marchés. Certes, les marchés de matières premières ont traditionnellement un côté spéculatif, mais fondé sur des besoins, sur une demande forte ou faible dans un pays ou un autre, sur une disponibilité de marchandises ou non. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Une situation très dangereuse pour le développement industriel, qui a besoin d’une certaine inertie.
La crise financière l’a montré : les banques ont été touchées en premier, mais il a fallu quelques mois pour que les répercussions apparaissent dans l’industrie, induisant un calme plat, comme par exemple dans les chantiers de déconstruction. Cette évolution induit une véritable menace pour l’industrie du recyclage. les traders jouent sur l’instant, au mieux à quelques jours, les chefs d’entreprises s’inscrivent dans un temps plus long, que ce soit pour investir ou pour organiser la production. De plus, le monde financier est celui des “bruits”, des rumeurs sans fondement, de l’irresponsabilité. Cette évolution constitue une véritable menace pour le développement durable. La marée noire provoquée par la plate-forme pétrolière BP, au large de la côte des Etats-Unis, illustre parfaitement la démarche financière : pour gagner quelques dollars de plus, la sécurité la plus élémentaire dans une activité à haut risque pour l’environnement n’est manifestement pas sérieusement prise en compte, ni à court terme, ni à long terme.
La menace
Jusqu’à la chute du mur de Berlin en 1989, le capitalisme était présenté comme indissociable de la démocratie… en oubliant qu’il avait fait bon ménage avec quelques dictatures comme sous Franco en Espagne et Pinochet au Chili, notamment. C’était encore le capitalisme originel, celui où quelqu’un qui dispose d’un capital l’investit dans une activité, avec le risque de la perdre si l’activité faillit. Aujourd’hui, les financiers jouent avec un capital qui n’est autre que les économies d’une population. Economies placées dans un fonds de pension ou dans une banque que les spéculateurs appellent “investisseurs sophistiqués”, sophistiqués peut-être, mais qui jouent avec l’argent de leurs clients, sans risques puisque les Etats ont renfloué ceux qui étaient en difficulté… avec l’argent des impôts versés par la même population… qui perd à coup sûr !
Un jeu qui s’appuie sur les notes distribuées sans qu’on sache sur quels critères par trois agences de notation. Il est curieux de constater que la crise de la Grèce, provoquée par les agences de notations, touche en premier le pays où est née la démocratie, à l’heure où les gouvernements démocratiques sont dans l’incapacité de contrôler ces agences et les financiers, agences et financiers qui constituent une véritable menace pour la démocratie.
Et le développement durable ? Il est, lui aussi, gravement menacé car la spéculation financière est incapable de se projeter dans l’avenir, même à court terme, comme en témoignent les réactions chaotiques des marchés. Selon la légende, “l’herbe ne repousse pas là où mon cheval passe”, disait Attila. Aujourd’hui, l’humanité et son environnement trépassent là où les financiers passent.
Orties Folies 2010
par Florence Faucompré
Enfin, cette année j'ai pu me rendre les 24 et 25 avril à la fête de l'ortie, qui n'avait pas lieu en Normandie, mais pour la première fois ... au potager du roi à Versailles ! ( En 2011, elle se tiendra à Melles, dans les Deux-Sèvres).
Les passionnés de l'ortie s'y retrouvaient tous dans une ambiance chaleureuse, à commencer bien sûr par Bernard Bertrand, auteur de « Purin d'ortie et Cie » et Alain Baraton, et les Amis de l'Ortie, pour ne citer qu'eux.
Sous un soleil d'été, les amoureux de l'ortie découvraient les simples au potager avec Thierry Thevenin,l'extrait d'ortie, le purin d'ortie.
L'ortillette, boisson pétillante, n'était pas au rendez-vous, mais Kokopelli, les faucheurs volontaires, l'horticulteur et le fabricant de savons à l'ortie ou à l'anis étoilé, les pains à l'ortie délicieux et vraiment verts de plantes cuits par Victor Renaud, des écharpes en rami (ortie en Inde) de toute beauté...
La conférence de Gilles Clément sur les vagabondes a fait salle comble, de même que le film en avant, « L'Ortie, vers un jardin sauvage » de François Vives. malgré la chaleur étouffante de la salle de projection.
A midi, ceux qui avaient réservé ont pu manger en plein air un repas enchanteur tout en ortie de l'entrée au dessert ! Il y avait même de la tomme de vache creusoise aux orties et un ch'ocortie !
Le dimanche, projection du film « L'Ortie fait de la résistance » de Perrine Bertrand. Une animation écologique de musique par le chanteur Jacques Watman, avec des matériaux recyclés telle une bouteille en plastique, des bouts de bois et de la ferraille pour faire le son d'un trombone, a recueilli les applaudissements enthousiastes des petits et des grands
J'ai également découvert la nouvelle association A.S.P.R.O ( Association pour la Promotion des Produits Naturels Peu Préoccupants - idéal contre les migraines de l'égoïsme !) regroupant un panel impressionnant d'associations autour des plantes en France, d'entreprises et de collectivités publiques (site : www.aspro-pnpp.org)
J'ai dégusté de la berce spondyle et des beignets de fleurs de pissenlits, de la gelée d'ortie à la table du traiteur spécialisé en plantes sauvages comestibles, et au stand des Herbes de Vie, le livre sur les plantes médicinales fraîchement paru de Thierry Thevenin, comprenant des photos rares des racines de plantes très difficiles à déterrer. (Conférence sur l'ortie avec Bernard Bertrand)
Des visites guidées du potager avaient été prévues. D'autres prenaient des cours sur la consoude au jardin avec Vincent Mazière, spécialiste en la matière.
La confrérie portugaise à la belle allure des Amis de l'ortie était présente, et, le dimanche après-midi, on pouvait assister à un défilé d'humains en robes verte ... l'intronisation de nouveaux membres de la Confrérie de l'ortie !
Deux journées très réussies, ou l'on peut rencontrer des fous de nature et de plantes.
Une expérience joyeuse et sympathique à renouveler au potager !
Soutien au Pr Séralini et à ses collaborateurs
Pour une science indépendante et contradictoire !
Communiqué
Plus de 300 scientifiques, chercheurs et médecins, provenant de 29 pays, soutiennent le Pr. Gilles-Eric SERALINI, ses collaborateurs, le CRIIGEN et ses travaux, pour une science indépendante et contradictoire. La Fondation Sciences Citoyennes et le Réseau de Scientifiques Européens engagés pour une responsabilité Sociale et Environnementale (Réseau ENSSER) le défendent sur leur site Internet en recueillant chaque jour des soutiens. Il a été vivement attaqué par la Société Monsanto ainsi que par des agences réglementaires ayant donné des avis en faveur de l'autorisation des OGM et des scientifiques appartenant ou ayant appartenu à ces agences. Il vient de citer en diffamation le Pr. Marc Fellous et l'Association Française des Biotechnologies Végétales. Les recherches et expertises du Pr. Séralini sur la toxicité des OGM et de pesticides dont le Roundup ont un retentissement international notamment en Inde où elles ont aidé au moratoire sur l'aubergine OGM, au Canada, en Europe, aux Etats-Unis.
Voici le lien de la PETITION DE SOUTIEN que nous vous invitons à rejoindre : http://sciencescitoyennes.org:80/spip.php?rubrique129
Un grand MERCI pour l'accueil que vous réserverez à cette communication et n'hésitez pas à diffuser cette information.
CRIIGEN
Bureau Administratif
Université de Caen
Laboratoire de Biochimie - EA 2608
Esplanade de la Paix
14032 Caen cedex F
Tél : 02 31 56 56 84
Fax : 02 31 56 53 20
www.criigen.org
Lorsque les solutions de l’État sont pires que les dégâts !
Tuer un loup est inutile, désastreux et dangereux
Communiqué
Encore une autorisation de destruction de loup accordée par les pouvoirs publics ! Combien de temps encore l’État se servira du loup comme bouc émissaire de la crise de la filière ovine ? Combien de temps pour qu’enfin les affirmations et propositions des spécialistes du loup soient reconnues et mises en place par les services de l’État ? L’Association pour La Protection des Animaux Sauvages condamne fermement la politique anti-loup relayée par le gouvernement.
Le préfet des Hautes-Alpes vient d’autoriser des « tirs de défense » à l’encontre des loups sur la commune d’Esparron. Ce qui constitue une très grave erreur. À l’encontre des loups, bien sûr, mais également à l’encontre des éleveurs et de leurs troupeaux !
Il est bien connu, et reconnu par tous les spécialistes de cette espèce, que de tuer un ou des loups d’une meute ne peut que conduire à la désorganisation de cette dernière. Cela a été vérifié de maintes fois !
Sur cette même commune, en décembre dernier, un chasseur a cru bon de rajouter cette espèce protégée à son tableau de chasse. Grand mal lui en a pris. Il a été condamné par la justice. Les attaques récentes sur les troupeaux de moutons ne sont que le résultat de l’éclatement de la meute, imputable à ce braconnage. La destruction d’un nouveau loup de cette meute ne pourra qu’augmenter la prédation sur les troupeaux.
Si cette nouvelle autorisation de destruction d’un loup est un grave déni de la réalité biologique [grotesque en cette « année de la biodiversité » chère à notre ministère de l’Écologie] il constitue une très grave « erreur » vis-à-vis des éleveurs locaux. Ces derniers sont instrumentalisés par les pouvoirs publics qui agitent régulièrement le chiffon rouge du retour du loup, mais restent sans réponse face au désarroi du monde agricole en général. À celui de la filière ovine en particulier.
Le loup ne saurait cacher l’inaction des pouvoirs publics face à la crise agricole. La destruction d’un loup, censée calmer pour quelque temps des éleveurs excédés par la crise, aura des effets contraires.
L’ASPAS rappelle, s’il en est encore besoin, qu’il existe des mesures de protection de troupeaux, et qu’elles se montrent efficaces dans les autres pays.
Combien de loups devront payer encore ce jeu de dupes ? Combien de temps les responsables de la filière ovine feront-ils semblant d’être dupes ?
Contact presse : Pierre Athanaze
Président de l’ASPAS
Tél. 06 08 18 54 55
Association pour la Protection des Animaux Sauvages - www.aspas-nature.org
Membre du Bureau Européen de l’Environnement - Bruxelles
B.P. 505 - 26401 CREST Cedex - France Tel. 04 75 25 10 00 - Fax. 04 75 76 77 58 - info@aspas-nature.org
Association reconnue d’utilité publique par arrêté préfectoral du 11 décembre 2008 (JORF n°0067 du 20/03/09)
Radio Terra One
Communiqué
Radio Terra One est une jeune radio associative montpelliéraine
consacrée à l'environnement.
Après neuf mois de diffusion sur les ondes locales, elle poursuit sa
mission d'information et d'éducation via sa webRadio.
Ses objectifs sont :
- Accompagner le changement vers une société plus responsable,
soucieuse d'un développement plus durable de ses activités.
- Faire connaître les initiatives publiques et privées et les
favoriser, notamment celles ayant un caractère social et/ou scolaire.
- Donner la parole aux auditeurs, aux associations environnementales
et globalement à tous les acteurs qui font le développement durable.
- Apporter des éléments d'informations compréhensibles et exempts de
tout conflit d'intérêt, pour une meilleure compréhension des enjeux.
Si ce projet vous interpelle, que vous souhaitez en savoir plus et
pourquoi pas y contribuer, vous pouvez prendre contact avec Cris,
coordinatrice cris@terraone.fr tél : 04.30.60.23.26 / 06.98.57.03.67 ou Jean Marc Collache, président contact@terraone.fr
www.terraone.fr
Les reptiles et amphibiens à l’honneur en Île De France
par Françoise Serre Collet
En 2006, la SHF (Société herpétologique de France), via le Professeur Jean Lescure, lançait un programme d’inventaires des reptiles et amphibiens en Île de France. En 2008, l’association Philofauna, est sollicitée pour mener à bien ce projet, coordonnant l’inventaire de ces animaux dans le département de la Seine-et-Marne et le poursuit actuellement dans le département des Yvelines.
Cet inventaire servira de base à la publication d’un atlas sur les reptiles et amphibiens d’Ile de France.
Comment réaliser un tel projet?
Par la mobilisation de différents acteurs tels que les associations de protection de la nature, comme la SHF, le CORIF, l'ANVL, l'association Renard, ou les organismes d'État et territoriaux, comme les conseils généraux, l’Office de la chasse et de la faune sauvage, la Fédération de la pêche et le Muséum national d’histoire naturelle, l’association Philofauna a réussi à mettre en place un véritable réseau de collectes de témoignages, fondé sur la science participative. En effet, des cycles de formation, à la fois sous forme de cours théoriques et de formations sur le terrain, ont été organisés et réalisés par Olivier Grosselet (Philofauna/SHF) afin de donner aux différentes personnes intéressées, les bases d’identification nécessaires à la collecte de données. Ces formations ont inclus les méthodes d’inventaire, les techniques et astuces pour trouver les animaux sur le terrain et bien sûr les critères d’identification des espèces suivants leurs différents stades de développement.
Pourquoi un tel inventaire
Tout d’abord, il s’agit de connaître les répartitions géographiques des populations de reptiles et d’amphibiens à un temps donné. Puis, l’inventaire permettra d’analyser leur évolution en comparant les données du passé avec celles obtenues aujourd'hui et celles qui seront collectées dans le futur.
Pour l’instant, on peut d’ores et déjà tirer quelques conclusions issues de l’expérience en Seine-et-Marne. Grâce à cette dynamique participative, nous sommes passés de 1869 témoignages collectés de façon spontanée en 30 ans à 4786 témoignages en 2 ans d’inventaire dirigé, soit une augmentation de 156 % d’informations sur les reptiles et amphibiens sur un département en un laps de temps très court !
La méthodologie liée à la réalisation d'un inventaire intense sur le court terme permet de dresser rapidement un point zéro sur l’état de la faune, en ce début du XXIe siècle. Des changements dans la répartition des espèces sont déjà notées, comme malheureusement la disparition de stations connues par nos prédécesseurs batrachologues et herpétologues.
Par exemple en Seine-et-Marne, des stations de reproduction du ce petit crapaud discret, dit sonneur à ventre jaune (Bombina variegata), n’ont pas pu être retrouvées malgré de nombreuses recherches. D’autres stations ont vu leur niveau de population tellement réduit qu’on peut se poser la question quant à l’avenir de la pérennité de cette espèce à court terme ! L’hypothèse actuelle la plus vraisemblable expliquant la disparition du sonneur est le remblaiement systématique des ornières et le curage des fossés.
Une autre situation alarmante détectée grâce à cet inventaire est celle de l’état extrêmement réduit des populations d’une petite grenouille verte, la grenouille de Lessona (Pelophylax lessonae). En effet, seulement cinq stations de cette grenouille ont été identifiées.
Cette espèce qui fréquente les milieux forestiers, était certainement présente dans toute la Seine-et-Marne autrefois. La cause de sa disparition est en grande partie liée à l’introduction de la grenouille rieuse (Pelophylax ridibundus) qui la supplante par assimilation génétique. C'est un cas particulier et significatif de l'impact d'une introduction d'espèces exotiques.
Concernant les reptiles, l’exemple le plus frappant est celui de la couleuvre vipérine (Natrix maura). Cette espèce semble uniquement cantonnée au bassin de la Seine. Très rare en Seine-et-Marne, on l’appelle malheureusement aspic d’eau, car pour un néophyte elle peut ressembler à une vipère alors qu’elle est inoffensive. Elle fait donc les frais d’un manque de connaissances mais subit également l’impact de la disparition de son habitat.
Par contre, nous guettons avec attention l'arrivée probable de la couleuvre verte-et-jaune, dans le sud-ouest du département. En effet, signalée dans le Loiret, à Malesherbes, il ne serait pas étonnant de la voir apparaître, étant donné que son aire de répartition s'élargit vers le nord, au bénéfice du réchauffement climatique.
Un autre fait à noter au sujet de cet inventaire, c’est la concertation entre agriculteurs et naturalistes. En effet, l’inventaire a permis de nombreux contacts avec les acteurs locaux, notamment les agriculteurs. Tous les témoignages révèlent la disparition des espèces de leur enfance.
En conclusion, il est possible d’affirmer que cet inventaire rend compte d’une diminution de la distribution géographique et de la densité de la plupart des espèces sur le département 77.
Espérons que l’inventaire actuellement mené dans le 78 n’aboutisse pas aux mêmes conclusions.
*****
Interview d'Olivier Grosselet, coordinateur Île de France de l'inventaire Amphibiens et Reptiles, par Françoise Serre Collet, Muséum national d'histoire naturelle, le 14 mars 2010, Versailles (78).
Françoise SERRE COLLET
Muséum national d’histoire naturelle
Département Milieux et Peuplements Aquatiques
43, rue Buffon bat Géologie - 75005 PARIS
Tel: 01 40 79 53 62 E-Mail: serrecollet@mnhn.fr
Olivier GROSSELET
Responsable De l’Inventaire Ile De France
Association PHILOFAUNA
11, rue du Foch - 44240 LA CHAPELLE-SUR-ERDRE
Tél: 06 76 00 14 19 E-Mail: philofauna@free.fr
Nettoyer, balayer, astiquer: est-ce dangereux pour la santé?
Faire le ménage peut rendre malade. Alors que tout le monde s'apprête à faire son ménage de printemps, l'Association Santé Environnement France, qui réunit près de 2 500 professionnels de santé, et l'association Bbvert, qui travaille sur l'environnement des touts-petits, publient aujourd'hui un "petit guide vert du bio-ménage!" qui donne quelques conseils simples, tous basés sur des études scientifiques récentes, pour nettoyer en préservant sa santé.
Produits ménagers trop agressifs, trop concentrés, mauvaises pratiques, tout cela contribue à vous exposer, vous et votre famille, à de nombreuses molécules chimiques dont les effets sur la santé sont encore inconnus. Certaines sont même reconnues comme dangereuses, mais toujours commercialisées. Ainsi les cancérigènes ou allergisants que sont le benzène, le formaldéhyde et les éthers de glycols se trouvent toujours dans de nombreux produits ménagers. Or, selon le type de produits utilisés, l'âge, le sexe, la fréquence ou la durée d'exposition, on observe des irritations des bronches, de la peau, des yeux et du système digestifs mais aussi des allergies ou des cas d'asthme. Alors comment se protéger? Doit-on arrêter de faire le ménage pour éviter de se polluer?
L'objectif de ce "petit guide vert du bio-ménage!" est de montrer qu'il est possible de faire autrement en se préservant, d'utiliser des produits moins toxiques et sans pour autant revenir à l'âge de pierre. "Avec ce livret, nous voulons sensibiliser les gens aux risques potentiels des produits ménagers sur leur santé et celle de leurs enfants. Par exemple, lorsqu'on nettoie le sol avec un nettoyant chimique, on doit avoir à l'esprit que l'exposition d'un enfant qui se déplace à 4 pattes n'est pas la même que celle d'un adulte qui marche" explique Sylvie Riboulet, Présidente de l'Association Bbvert.
Utiliser des produits concentrés et agressifs, qui sont aussi les plus toxiques, nous donne l'illusion de tuer un maximum de microbes et donc de préserver notre santé. C'est pourtant l'inverse! En réalité, il n'est pas nécessaire de désinfecter à la maison - à l'exception de cas infectieux avérés (salmonellose, hépatites, staphylocoques). Des études récentes ont même montré que certaines allergies seraient favorisées par une hygiène trop parfaite! Nous n'avons donc rien à craindre en décidant de nous passer de javel, de désinfectants en tout genre, etc. C'est en tout cas ce que préconise l'ASEF par l'intermédiaire du Dr Patrice Halimi, Secrétaire Général de l'ASEF: "En tant qu'association de médecins, nous nous sommes particulièrement intéressés au cours des dernières années à la qualité de l'air intérieur - qui nous semble être un facteur déterminant notamment pour la santé des enfants. Aussi avec ce livret, nous avons voulu donner des réponses simples et des conseils pratiques pour préserver sa santé des polluants ménagers ".
Le "Petit guide vert du bio ménage" est téléchargeable gratuitement sur www.asef-asso.fr ou sur www.bbvert.fr .
Contact presse: Ludivine Ferrer 04 88 05 36 15 - ludivine.ferrer@asef-asso.fr
L'Association Santé Environnement France, qui rassemble aujourd'hui près de 2 500 médecins en France, est devenue incontournable sur les questions de santé-environnement. L'association travaille beaucoup sur l’univers de bébé et a notamment réalisé en 2009 une étude nationale sur la qualité de l'air intérieur des crèches ainsi qu’une étude sur la toxicité des lits pour bébés. En janvier dernier, l'ASEF a publié "Le Petit Guide des Bio-bébés" en partenariat avec Bbvert.
"BBvert" est une association de parents qui se propose de valoriser les produits à faible impact environnemental et d'améliorer la qualité de l'air des espaces de garde des jeunes enfants. "BBvert" a vocation à travailler en concertation avec les associations de référence de ce domaine. En janvier dernier, Bbvert a publié "Le Petit Guide des Bio-bébés" en partenariat avec l'ASEF.
Des contes toute l'année
Faucon, auteur et conteuse, raconte ses histoires toute l'année, y compris l'été.
Contes des jardins
le jardin planétaire (à partir de 6 ans)
pour la défense de la Terre et de ses habitants (taupes, vers, hérissons...) et changer le comportement des jardiniers (pesticides).
Dit au Festival Pestacles à Paris
Conte des 4 éléments
dit au Théâtre de La Motte Beuvron, maison des associations à la fête de Noël en maison de retraite
Contes sur les arbres
à partir de mes tableaux originaux
Dits à la fête de l'arbre, Mairie de Survilliers
Contes à la demande
sur des thèmes précis
exemple : ai inventé un conte sur la prairie calcicole pour le conservatoire des sites naturels du Nord -Pas-de-Calais,
dits sur la pâture en mai à Auxy-le-Château
Contes et poèmes-médecine sur les plantes médicinales
La grande princesse Bardane
dits dans les jardins d'Auteuil pour la Mairie de Paris
Autres lieux : médiathèques (Noisy-le-Grand), fêtes des plantes (Jardiniers de France), soirées, écoles...
Réservations et modalités :
tél au 06 14 47 67 57
ou O1 53 61 04 73
ou par mail
flomoineau@gmail.com
Recensement des hérissons à Voiron (38)
L’association de protection de la nature Le Pic Vert, la maison des jeunes et de la culture et la mairie de Voiron en Isère lancent une enquête sur la répartition des hérissons dans la commune. Tous les habitants, les écoles et les associations locales peuvent participer. Il s’agit de localiser précisément les observations de ce sympathique animal et de mieux connaître les menaces qui pèsent sur lui. Une réunion d’information avec projection d’un film est organisée le jeudi 29 avril à 18 h 30 à la MJC de Voiron 93 avenue J. Jaurès.
Pour tous renseignements : le Pic Vert 24 place de la Mairie 38140 Réaumont tél. 04 76 91 34 33 ou contact@lepicvert.asso.fr
Le printemps de François Couplan
Voici enfin l’ail des ours revenu, les pousses d’ortie prêtes à être cueillies, l’égopode qui envahit à nouveau les plates-bandes… La vie foisonne !
Nous démarrons une nouvelle session de notre formation sur trois ans qui débutera en septembre 2010. Si vous êtes intéressé(e), vous trouverez toutes les informations sur notre site. Les inscriptions sont maintenant ouvertes.
La collection « Les plantes et leurs vertus » que nous avons démarrée en septembre 2009 aux Éditions du Sang de la Terre compte maintenant 12 titres. Plusieurs autres vont sortir dans les mois qui viennent.
À propos de livres, La Cuisine sauvage va revoir le jour, 26 ans après sa première parution, toute nouvelle toute belle : 300 recettes à base de plantes, illustrées de nombreuses photos. Dans très peu de temps…
Comme chaque année, nous proposons de nombreux stages de découverte des plantes sauvages comestibles et médicinales ainsi que des randonnées « survie douce ». Plusieurs sont déjà complets, mais il reste encore des places. Profitez-en. ;;
Nous organisons cette année un atelier de « gastronomie sauvage » en Belgique les 1er et 2 mai 2010. Si vous êtes intéressé(e), ne tardez pas.
Et puis, allez faire un tour sur notre site : www.couplan.com
J’y ai ajouté une liste de nouvelles régulièrement mises à jour, en page d’accueil, ainsi que des albums photos sur les cueillettes et la cuisine sauvage.
Je vous souhaite un très beau printemps.
Avec mes salutations cordiales.
François Couplan
Comment mobiliser 8 millions de copropriétaires vers le bâtiment
durable ? Colloque européen « La copropriété et le développement
durable en Europe »
1er et 2 juillet 2010, Paris
Sous le terme de "bâtiments existants", figurent en bonne place 8 millions de logements en copropriété, répartis en 560 000 immeubles en France. Le Grenelle de l'environnement a fixé comme objectif de réduire la consommation d'énergie primaire dans ces bâtiments existants de 38 % d'ici à 2020, souhaitant que 400 000 logements soient rénovés chaque année à compter de 2013. Comment sensibiliser ces 8 millions de copropriétaires et leurs syndics à la rénovation de leurs immeubles ?
Le colloque "La copropriété et le développement durable" des 1er et 2 juillet est organisé par l'association Planète Copropriété, créée en décembre 2009 par les acteurs de la copropriété en France (copropriétaires, syndics, maîtres d'oeuvre...).
Programme et inscriptions : www.planetecopropriete.com
Contact presse : Christel Leca : 04 78 45 75 49 • christel@leca.fr
Solutions locales pour un désordre global
Le film de Colne Serreau, Solutions locales pour un désordre global, qui sort en salles le 7 avril 2010, a fait réagir plusieurs journalistes membres des JNE.
Voici leurs réactions, suivies d'un entretien avec Coline Serreau par Christine Kristof.
Un message simple et universel
Par Christine Kristof
Salle comble pour la projection en avant-première du film de Coline Serreau « Solutions locales pour un désordre globale », le vendredi 19 mars à Marseille . Soit ! Au moins la moitié de la salle a levé la main pour signifier qu’elle était en AMAP (système de paniers bio qu’il n’est plus besoin de présenter). C’était donc acquis, mais de là à se mettre debout et ovationner, cela a été pour moi une surprise de taille. Je ne savais pas Marseille aussi écolo. J’ai des futurs potes en perspective !
Pourtant, ce n’est pas un film racoleur ; un documentaire avec des gens qui parlent, des gens qui parlent, des gens qui parlent…, à quelques coins du monde, en France, en Inde, au Brésil, en Ukraine, au Maroc… et quelques images d’illustration, quelques plans de coupes, quelques séquences filmées à la sauvage caméra au poing, rendant le défilement quasi onirique de bouts de vie, plus suggestif qu’illustratif.
L’essentiel n’est pas là.
L’essentiel est dans cette parole qui rebondit d’interview en interview et qui, par un méticuleux montage, construit le film de part en part. On aurait cru se lasser, mais à la fin, on en voudrait encore. Enfin, c’est mon avis. Le ton est vif, pertinent, humoristique parfois, coloré, polémique et radical - au sens racinaire du terme. Pas de voix off, ou si peu, pas de commentaires : « Moi, je n’ai pas besoin parler dans ce film, je donne la parole aux gens qui ont quelque chose d’essentiel à dire », répond Coline à un interlocuteur dans la salle.
Mais la parole seule peut-elle suffire à faire un film, et un bon film ? Oui, mais à condition d’être vivante, créative – et poétique, en plus d’être décapante. Les témoignages se répondent comme en écho les uns aux autres et consolident le film au fur et à mesure. Cela sonne juste et résonne à chaque fois.
On retrouve quelques piliers du combat pour la Terre : Pierre Rabhi (terre et humanisme), Philippe Desbrosses (ferme de Sainte-marthe), Dominique Guillet (Kokopelli), Vandana Shiva (semences et paysans de l’Inde), Joao Pedro Stedile (les sans-terre du Brésil), l’Indien Devinder Sharma, ingénieur agronome intelligent… ,mais aussi une douce figure parmi tous ces militants, celle de Ana Primavesis, pionnière du bio au brésil, ou le couple Bourguignon, Claude et Lydia, les stars insolites, macro-biologistes des sols – les derniers au monde paraît-il, qui dissèquent le système par les mots aussi précisément qu’ils dissèquent les sols qu’ils analysent.
A ces grandes figures qui encadrent le film répondent quelques voix moins connues, telle celle de ces paysans sans terre du Brésil qui cultivent la terre et l’espoir avec conviction, celle des artisans de Kokopelli en Inde, qui nous donnent une généreuse leçon d’agriculture, ou encore celle, étonnante, de cet agriculteur ukrainien, Antoniets Semen Sviridonovitch, ancien directeur de kolkhoze, qui cultive pas moins de 8000 hectares en bio et n’en est pas peu fier.
On croyait tout savoir ou presque. Mais les informations contenues dans le film nous amènent graduellement à une compréhension synthétique de la situation actuelle de l’agriculture dans le monde. L’état des lieux est désastreux ; on s’en serait douté. Le film s’ouvre sur des images de guerre qui donnent le ton : « notre agriculture est une agriculture de guerre ! »
Partout, la même histoire. L’agriculture industrielle et ses lobbies, tel un rouleau compresseur – est en passe de tout anéantir : la terre, les paysans, les semences … et de faire main basse sur le monde en l’affamant. Rien moins que ça ! Le film ne s’attarde pas sur l’horreur, quelques phrases suffisent, quelques visages… « Il faut vraiment être au bout du rouleau pour arriver à se suicider en avalant des pesticides ! », entend-on à propos des paysans indiens qui se suicident en nombre.
On ne s’appesantit pas non plus sur le dénuement absolu et la souffrance des sans terres du Brésil, ni sur la barbarie infligée en permanence aux animaux d’élevage, ni aux milliers de paysans qui ont dû quitter leur terre pour s’installer dans les bidonvilles en périphérie des grandes métropoles ….
Le film évoque tout cela de façon suggestive –il ne se veut ni accablant, ni moralisateur, et c’est encore plus fort. Ca joue sur l’inconscient, et au dedans ça bouillonne. Ce tour d’horizon - ce n’est pas tout à fait un tour du monde - donne le vertige, car il dévoile l’ampleur et l’aspect systématique du désastre.
En même temps, comme en contrepoint à l’horreur, finement réparties dans le film, Coline présente les ressources que des hommes et des femmes de cœur ont su mobiliser pour répondre aux maux. Les solutions sont on ne peut plus locales ; ainsi, par exemple la fabrication de pesticides dans ce jardin en Inde, à l’aide de piments et d’ail, ou d’engrais à base de yaourt, de coco et de bouse (pardon, je n’ai pas la recette exacte).
C’est de l’intelligence enracinée, du bon sens, de l’expérience, de l’amour, de la mémoire et de la créativité. Coline elle-même le dit : « Ce film est un outil d*fanalyse qui propose plein de solutions. Mais il y a des solutions que l*fon n*fa pas encore inventées. Il faut faire confiance à la créativité des gens. Les inventions naissent en grand nombre. Nous sommes dans une période de flux, d*fexpansion formidable ».
Le film est une heureuse alternance entre les « flashs d’information » qui percutent notre conscience et le chant des résistants qui s’élève comme une douce et puissante lame de fond. Des résistants, c’est bien ainsi qu’il convient de nommer ces personnes, qui, parfois, au péril de leur vie, comme ce paysan sans terre du Brésil qui a été torturé pour son choix, osent affronter et tenir tête au système.
Le message porté par le film est simple et universel : le retour immédiat et inconditionnel à la terre. Le retour à notre terre mère, dans tout le respect qu’on lui doit, et à la terre, humus, source de notre pain quotidien, afin que nous puissions revendiquer notre autonomie alimentaire et notre liberté. Sans semences libres et sans terre fertile, il n’y a pas de vie possible.
PS : Résultat des courses, je suis entrée en résistance : j’ai acheté 2 crocs fumiers et je me suis mise, sans autre recours que la force de mes bras à retourner la terre caillouteuse et sèche autour de l’école de ma fille, dans une zone d’activité où persistent encore quelques champs. Le but : m’y frotter plutôt que d’en parler, et tenter de ramener la terre triste à la vie, et cultiver un potager bio pour les enfants et les parents de l’école. Pas si facile : entre les crampes aux reins, les ampoules, le gel et l’avoine qui ne pousse pas… je réalise que planter, même si c’est naturel, ne s’improvise pas et que je n’y connais fichtrement rien. Donc, en vue, bientôt, une formation en agro-écologie avec Terre et Humanisme ou d’autres, pour savoir un peu de quoi je parle, la prochaine fois.
Les infos complémentaires sur le site du film :
http://www.solutionslocales-lefilm.com
Coline Serreau à Marseille
A l’initiative de Vincent Lukas et Dany Bruet, animateurs du repère marseillais de « Là-bas si j’y suis », Coline était invitée à Marseille, à la fois pour la projection de son film en avant-première au Cinéma Le Prado - film suivi d’un long débat, mais aussi pour une réunion de travail avec une quinzaine d’acteurs locaux engagés dans des réseaux alternatifs.
La rencontre s’est déroulée au Point de bascule, un des hauts lieux marseillais de la culture et du militantisme, créé par François Pecqueur, pour « expérimenter la zone de frottement entre les personnes engagées et les personnes créatives ».
Une interview de Coline, ainsi que le débat qui ont suivi le film, sont en ligne sur le site du Village des facteurs d’images. Le Village des facteurs d’images, créé par Vincent Lukas, est un village virtuel qui rassemble des photographes, des écrivains, des dessinateurs… qui ont comme point commun une certaine forme de langage contestataire. Chacun a sa maison, ou son bar, ou son phare dans le village (moi, c’est « la cabane de l’arbre » !).
Entretiens informels croisés avec Coline Serreau
Face aux problèmes du foncier, en particulier autour des villes, que faire ?
CS. Face à l’insécurité alimentaire actuelle, et pas seulement en Afrique, je parle bien de chez nous aussi, il y a des solutions possibles. Le concept d’éco-région, tel que développé par exemple par Emmanuel Bailly, est une réponse ; il faut viser à l’autonomie alimentaire des régions !
L’adjointe au Maire de Toulouse est en train de mettre en place une ceinture maraîchère autour de la ville et d’installer des « légumeries » ! C’est une initiative formidable et ça donne du travail aux gens. Il faut exiger de récupérer les terres, s’il le faut, par un système d’insurrection. Les terres autour des villes doivent pouvoir nourrir les habitants. Il va falloir exiger des périmètres de sécurité.
A quel type d*finsurrection faites-vous référence ?
Mes parents étaient dans la résistance…. Nos ennemis sont intelligents, et s’ils ont le pouvoir, ils ne vont pas le lâcher comme cela. Il me semble important d’apprendre à s’organiser… à entrer en clandestinité.
Pourrait-on réitérer une insurrection du type Gandhi ?
Non, je ne crois pas, car le lien social est détruit. Il y a trop d’individuation. Il faut apprendre à recréer du lien. La question est comment créer du lien, y compris avec nos ennemis.
Comment chacun de nous peut-il prendre le pouvoir ?
Le problème est que nous sommes dans un système et nous fonctionnons avec les données de ce système. L’un des gros points noirs est encore la prédominance du système patriarcal. Tant que nous serons là dedans, la femme, la mère, la terre nourricière ne seront pas respectées.
Qu'est ce qui a changé depuis votre film La Belle verte ? Etes- vous la même ?
Le cinéaste est le miroir de son temps. Je suis toujours la même militante, mais la forme d’expression a changée. La forme documentaire est plus appropriée pour certaines urgences. Au début, je n’avais pas pris la décision de faire un grand film. Je voulais faire le portrait de personnes engagées dans l’alternative.
J’ai commencé par Pierre Rabhi qui m’a présenté à d’autres personnes, qui elles-mêmes m’ont présenté à d’autres et ainsi de suite… Je suis allée au Maroc, au Burkina Faso, en Inde, au Brésil, en Ukraine… J’ai 170 heures de rushes, qu’il fallait monter, organiser, structurer. Au départ, le film était ouvert, c’est au montage qu’il s’est fait. 1 h 50 de film au final, ce n’est pas beaucoup. Il y a beaucoup de gens passionnants que je n’ai pas pu faire parler, comme Yunus, par exemple (l’inventeur du micro-crédit au Bangladesh). Mais les entretiens au complet seront édités chez Actes Sud. J’avais de quoi faire 6 films. Peut-être que j’en ferai d’autres.
Vous commencez le film en évoquant la guerre, c'est très fort.
Oui, notre agriculture est une agriculture qui vient de la guerre – on a forcé les agriculteurs à acheter des pesticides pour liquider les stocks qui n’avaient pas été utilisés pendant la guerre. Tout ce qui sert à faire de l’agriculture industrielle aujourd’hui, c’est du pétrole. La Terre ne produit plus qu’à force d’être matraquée.
Quelle attitude face aux politiques ?
Il faut demander aux maires de donner bien à manger à nos enfants ! Nous avons des leviers à disposition : les élections, le boycott, etc. Le combat pour les cantines bio est important. Il y a aussi les AMAP (Aide au maintien de l‘Agriculture Paysanne) ou encore Terre de Lien, créé par la NEF pour acheter des terres pour les paysans.
Comment le film œuvre-t-il auprès des protagonistes ?
Ce qui était important pour les personnes présentées dans le film, c’est de voir qu’ils partageaient des solutions semblables dans le monde. Ce film est un outil d’analyse qui propose plein de solutions. Mais il y a des solutions que l’on n’a pas encore inventées. Il donne des idées et donne confiance sur la capacité de chacun à innover. Les inventions naissent de toutes parts. Nous sommes dans une période de flux, d’expansion. Il faut en profiter.
Ce qui se passe pour ces gens qui soignent la Terre, c’est comme pour des parents qui ont un enfant malade. Il le soigne, c’est tout. Il ne se pose pas forcément des tas de questions.
Par rapport aux politiques, il faut se dire, qu’ils ne sont que l’émanation de ce que nous sommes. Il est important d’être prudent et compatissant et de ne pas culpabiliser les autres. On est tous embarqués dans le même bateau. Nous devons trouver des solutions ensemble. Les gens savent ce qu’ils ont à faire. L’important, c’est de redonner sa noblesse au mot paysan. Ce sont les paysans qui nous nourrissent.
Les salles qui projettent votre film sont souvent pleines. Par rapport à La Belle verte, les consciences ont-elles changé ?
Oui, je pense. La Belle Verte est arrivée trop tôt. Mais ce film trouve aujourd’hui un circuit de diffusion qui lui est propre et qui marche bien. Les choses mûrissent. Ce modèle de société va s’écrouler. C’est un mouvement mondial. Ce qui est important aujourd’hui, c’est de faire le lien entre la ville et la campagne, « par-dessus la sphère affairiste », comme le dit si bien Pierre Rabhi.
Le débat qui devait avoir lieu à Lorgues, à la suite de la projection de votre film, est interdit. Comment prenez-vous cela ?
Il y a plusieurs choses. On sait que c’est une commune Front national, mais il ne suffit pas de dire cela. Il est intéressant de se demander pourquoi les gens ont peur de ce débat ou du film. En posant la question, j’ai appris qu’il y avait une crainte des petits commerçants face aux succès des AMAP. Il faut aussi savoir entendre cela. Cela permet de discuter. Les petits commerçants ont peur de se voir détruits. En cela, ils n’ont pas tort. Mais c’est plutôt à cause des supermarchés que des AMAP. Il faut leur parler, maintenir le débat ouvert. Si tant de gens votent pour Le Pen, c’est que l’on a pas écouté leurs problèmes.
Il faudrait que des politiques voient ce film !
Nous avons une projection prévues pour les élus, le 1er avril. On verra. C’est pas une blague !
Comment faire connaître ce film ?
Déjà, en parler autour de vous – le bouche à oreille, ça marche très bien, et organiser des projections. Colibri (le mouvement de Pierre Rabhi), qui est un de nos partenaires (nous en avons très peu), propose des formules de soutien et d’actions, comme par exemple le ciné-action, ainsi que des mises en relation avec des réseaux qui agissent en local. Toutes les infos se trouvent sur Solutions locales.
Bravos et sifflets sur la Coline (Serreau)
par Laurent Samuel
Le nouveau documentaire de Coline Serreau, Solutions locales pour un désordre global, délivre un message puissant et salutaire : face à la crise écologique planétaire, des solutions existent.
Ces alternatives, ce sont avant tout l'agriculture biologique et la relocalisation de l'économie.
Réalisatrice de talent, Coline Serreau appuie sa démonstration sur une série d'exemples qui nous emmènent du Brésil à l'Inde, sans oublier la France avec les AMAP (Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne).
Sa thèse est étayée par des interviews de "sages" comme Pierre Rabhi ou Philippe Desbrosses, que l'on écoute toujours avec intérêt et plaisir.
Hélas, ce film globalement excellent est "pollué" par quelques propos outranciers qui risquent de diminuer sa crédibilité d'ensemble. Dès le début, Dominique Guillet, de l'association Kokopelli (qui mène au demeurant une action d'intérêt public pour la diffusion des semences de variétés anciennes de végétaux), nous explique gravement que les deux guerres mondiales ont été organisées pour éradiquer la paysannerie européenne et assurer l'essor des industries des engrais et des pesticides, dont les produits sont dérivés des gaz de combat et autres technologies militaires.
On retrouve le même type de vision complotiste plus tard dans le film, lorsqu'on nous serine sans rire que les agro-carburants auraient été développés dans le seul but de "tuer les pauvres".
Tout au long de son film, et notamment à travers les interventions de l'écologiste indienne Vandana Shiva, Coline Serreau développe aussi une mise en accusation du "patriarcat" comme responsable de la crise actuelle. Les femmes sont ainsi célébrées comme les inventrices de l'agriculture, avant que les hommes ne viennent tout gâcher avec leur goût coupable pour la technique et l'industrie. Aucun élément précis ne vient étayer cette thèse "éco-féministe profonde".
Sans se prononcer sur le fond, on peut s'étonner en tout cas que Coline Serreau, féministe historique, dénonce à juste titre les atteintes que la société industrielle fait porter à la liberté des femmes, sans jamais dire un mot contre les intégrismes religieux, qui les cloîtrent, les voilent et les lapident...
En dépit de ces réserves, Solutions locales pour un désordre global est un film à aller voir sans hésiter... et après lequel on peut aller plus loin dans l'action sur le site internet qui le prolonge
http://www.solutionslocales-lefilm.com/accueil
Article mis en ligne le 21 mars 2010 sur le blog ciné-planète de Laurent Samuel
http://blogplanete.wordpress.com/2010/03/21/%C2%AB-solutions-locales-pour-un-desordre-global-%C2%BB-bravos-et-sifflets-sur-la-coline-serreau/
La cause du chômage ? Le grand hamster !
Par Marc Giraud
Alsace nature et quatre autres associations ont déposé deux recours contre le préfet de la région Alsace sur des projets d’urbanisme programmés près de Brumath (67), dans les dernières zones de survie du grand hamster (Cricetus cricetus).
Elles dénoncent une gestion catastrophique du problème. Il ne resterait que 400 de ces rongeurs, soit 0,1 terrier à l’hectare, alors que le seuil de viabilité est estimé à deux terriers à l’hectare. Malgré sa protection officielle sur le papier, qui date de 1993, la France n’a rien fait pour enrayer la raréfaction du grand hamster, ce qui lui vaut une plainte de Bruxelles devant la Cour européenne de justice.
Selon L’Est Républicain du 19 mars 2010, « le maire (UMP) de Brumath a fait part de sa colère face au recours des associations. « Je suis très remonté », s’est élevé Etienne Wolf. « Alors qu’aujourd’hui tout le monde parle de la crise, que nous avons la possibilité de créer 2.000 à 3.000 emplois ! ». C’est sûr, la destruction des derniers hamsters devrait enrayer le chômage.
Les chasseurs dans les écoles
Par Marc Giraud
Le Grenelle de l’Environnement n’en finit pas de nous étonner. Parmi les initiatives récentes les plus surréalistes, ce partenariat signé le 4 mars entre la Fédération nationale des chasseurs (FNC), la Fédération nationale de la pêche en France (FNPF) et les ministres de l’éducation et de l’écologie, Luc Chatel et Jean-Louis Borloo. Le but affiché de cette « Convention de partenariat pour l’éducation au développement durable » : éduquer les enfants à la nature.
Des campagnes d’affichage sont déjà en cours, mais elles provoquent un tollé. Nombre de professionnels de l’éducation et d’associations de protection de la nature, qui ne parviennent même pas à rencontrer les ministres, ne décolèrent pas. Pour eux, les chasseurs ne sont pas des biologistes et n’ont aucune compétence pour enseigner un écosystème dans sa globalité. De plus, le goût des armes, avoué ou non, n’a pas sa place dans un milieu scolaire où la violence pose de plus en plus de problèmes.
Enfin, l’opposition de la corporation des chasseurs à l’ours, au loup et aux mesures de protection de la biodiversité en général, ne rend pas leur discours « écologique » très crédible.
Un collectif « Non aux chasseurs dans les écoles ! » s’est créé autour de l’ASPAS.
Renseignements :
Pierre de Boisguilbert pdeboisguilbert@chasseurdefrance.com pour les chasseurs,
Madline Reynaud animaux@aspas-nature.org pour les opposants.
Le Chefresne, première commune cliente d'Enercoop !
Engagée depuis 2001 dans la pratique du développement soutenable et de l'économie sociale, Le Chefresne, située dans la Manche (50), mène sur sa commune diverses actions concrètes, telles que le désherbage alternatif, la signature d'arrêtés municipaux contre les OGM ou des chantiers humanitaires au Togo.
Le Maire, Jean-Claude Bossard, explique son choix pour Enercoop.
"C'est pour nous une simple démarche de cohérence et d'éthique. La commune avait pris position il y a 5 ans contre le projet EPR à Flamanville et sa dangereuse ligne très haute tension (THT). Dans le même temps, par cohérence, nous avons pris la décision d'aller vers une consommation électrique propre, sans danger pour nous et nos enfants.
A la fin de notre contrat avec EDF, nous avons publié un appel d'offres, auquel nous avons intégré une clause éthique et environnementale ; c'est naturellement Enercoop qui l'a remporté. L'église, la mairie, la salle des fêtes et l'éclairage public sont à présent fournis par Enercoop.
Question prix, nous avons relevé le défi de ne pas dépenser plus pour notre électricité, en réalisant un diagnostic qui nous a permis de sérieuses économies.
Nous communiquons notre démarche aux habitants de la commune, que nous nous efforçons de sensibiliser aux notions de consom'action et d'éco-responsabilité. Car il est de notre devoir à nous, collectivités, de faire figure d'exemple et d'expliquer aux citoyens l'intérêt général de cette décision pour le mieux vivre, la santé, l'économie locale et l'emploi.
Un autre monde est possible, basé sur le respect des hommes et de notre environnement. Enercoop fait partie des solutions mises à notre portée pour le construire."
Le code des marchés publics précise les procédures à adopter par les collectivités dans le cadre de leurs achats. Le code avait été assoupli par décret le 19 décembre 2008 et en particulier, le seuil en deçà duquel il n'est pas obligatoire de passer un marché public selon une procédure contraignante avait été relevé de 4 000 euros à 20 000 euros HT, permettant des démarches simplifiées entre collectivités et entreprises. Le 10 février dernier, le Conseil d'État a ramené ce seuil à 4 000 euros HT, pour application à partir du 1er mai 2010.
Enercoop est un fournisseur d'électricité d'origine renouvelable créé à l'initiative de 22 acteurs, parmi lesquels Greenpeace, les Amis de la Terre, Biocoop, le Comité de Liaison Energies Renouvelables et la Nef, pour développer les énergies renouvelables et promouvoir la maîtrise de la consommation.
Enercoop s'approvisionne auprès de producteurs d'énergie photovoltaïque, éolienne, hydraulique et biogaz. Société Coopérative d'Intérêt Collectif, ses bénéfices sont statutairement réinvestis dans des coopératives régionales de production renouvelable et de maîtrise de la consommation d'énergie. Enercoop compte aujourd'hui 5 500 consommateurs, parmi lesquels 700 professionnels et 4 800 particuliers.
Contact presse Enercoop
Stéphanie Lacomblez
01 78 94 83 93
presse@enercoop.fr
Contact presse Mairie Le Chefresne
Stéphane Carré
02 33 61 17 10
mairie@lechefresne.fr
Appel pour sauver le Palais de la Découverte
Le Palais de la Découverte, qui se retrouve englobé par la Cité des Sciences et de ll'Industrie, est en danger.
Philippe Lazar, de la Société des Amis du Palais de la Découverte (Sapade), signale la mise en ligne d'une pétition pour la sauvegarde du Palais. Le site fournit également des informations sur le dossier.
www.sapade.org
Idées neuves sur l’eau
ideesneuvessurleau.net est la première plateforme destinée à promouvoir un espace d’expression libre et de créativité autour de l’avenir de l’eau.
Depuis le 9 février 2010, elle invite les simples consommateurs, les citoyens autant que et les experts du sujet à proposer des idées neuves ou à enrichir celles déjà proposées, et pourquoi pas les deux.
Chaque mois, durant l’année 2010, les trois idées les plus pertinentes et innovantes seront sélectionnées et étudiées par des experts, afin que celles-ci nourrissent la réflexion collective. Vous y trouverez également des informations utiles sur l'eau, des vidéos, des avis d'experts.
Si vous souhaitez plus d’infos sur le sujet, n’hésitez pas à nous contacter et si vous souhaitez participer, inscrivez vous dès à présent sur www.ideesneuvessurleau.net
Libre opinion
Vus de mon jardin, la tempête Xynthia et Allègre le scandaleux
par Claude-Marie Vadrot
Ce matin, alors que le vent souffle encore à plus de 130 kilomètres heure sur le Loiret, je fais mes comptes : avec les dégâts d’aujourd’hui, depuis la fin des années 90 j’ai perdu la majorité de mes arbres fruitiers pour cause de vents déments. De tous les arbres fruitiers légués par le grand père de ma femme, des arbres qui avaient entre 50 et 80 ans, il en reste trois : les autres, une trentaine ont été cisaillés ou déracinés ; il ne reste qu’un tilleul de 90 ans, une moitié d’un grand cerisier et deux pommiers dont l’un a tant perdu de branches pendant les tempêtes de la dernière décennie, qu’il a résisté au vent de cette nuit. Je le soigne comme un grand malade qui m’en remercie en me donnant encore quelques pommes d’une variété très ancienne se conservant tout l’hiver. Un lilas vénérable déjà blessé a encore perdu une grosse branche cette nuit.
Il faut ajouter à ces vieillards qui étaient encore bien verts et conservaient quelques unes des 5000 variétés de pommes françaises aujourd’hui perdues, ceux plantés depuis que je m’occupe de ce jardin et fauchés par les épisodes venteux. Un cerisier ce matin, cisaillé net l’année de ses trente ans. Mes serres, pourtant solidement arrimées samedi soir, se sont envolées pour une destination inconnue. Le vent est tellement tourbillonnant, ce n’est pas la première fois que je le constate et que je compare nos tempêtes avec des événements tropicaux dont j’ai pu être témoin, qu’il a réussi à arracher des salades repiquées il y a une semaine. Le vent maraud de Georges Brassens « qui semble une brute raffolant de nuire à tout l’monde ».
J’avais l’intention, comme souvent le dimanche, d’évoquer ici ce jardin, les travaux printaniers, les menus et intenses plaisirs qu’il offre, les crocus bleus ou blancs qui ont enfin rattrapés les jaunes ou les pêchers et mes brugnons sauvages dont certains arborent des pointes roses ; la mâche douce et délicieuses, les oignons à repiquer en rusant avec les merles et les étourneaux qui les guignent : tellement malins qu’ils sont capables, même si on ne laisse pas de trace, de se faire une « ligne » d’oignons en quelques heures, ce qui m’oblige, à malin, malin et demi, à tracer ensuite de fausses lignes.
Il y a aussi les bourgeons des pivoines arbustives en train d’éclore, l’estragon qui resurgit discrètement de la terre où il a dormi, les narcisses et les jonquilles sur le point de s’épanouir, les feuilles de l’oseille qui ourlent la terre humide de vert-violet, le coeur des primevères surgies des dernières feuilles mortes. Sans oublier les bonnes résolutions qui saisissent régulièrement le jardinier que je suis : mettre enfin de l’ordre dans mes plantations de petits fruits et de légumes. Résolutions dont je sais qu’elles ne résisteront pas à mon amour de la nature sauvage et de la paresse écologique qui me conduit à ne plus désherber des pommes de terre ou des haricots verts ou de oignons à partir du moment ou les plants sont plus haut que l’herbe.
Et puis aussi ce doute récurrent : soigner ou non des arbres avec de la bouillie bordelaise qui, même utilisable en bio, poserait des problèmes d’accumulation de cuivre dans la terre. Avec en prime le début de rédaction d’une lettre d’engueulade au maire de Gien qui s’obstine à faire arroser les rues rurales de la ville avec des désherbants nocifs. Histoire de lui donner l’adresse du Maire de Murs-Erigny, 6000 habitants, près d’Angers, qui a supprimé ce genre de traitement, a convaincu ses concitoyens d’en faire autant et d’accepter, comme mesure d’économie (d’énergie et d’argent du contribuable), que la plupart des lampadaires de rue soient éteint entre minuit et six heures du matin. Voilà sur quels sujets je voulais inviter au rêve et à la réflexion, mais, il y a eu ce vent tellement surprenant qu’il a arraché du lierre et couché des crocus.
Alors je veux dire à quel point je suis en colère contre cette pauvre épave médiatique qu’est devenu Claude Allègre, l’homme qui vient encore de réfuter le changement climatique, ses conséquences et ses origines dans un nouveau livre. La seule façon qui lui reste d’exister au moment où des milieux américains, qu’il connaît d’ailleurs fort bien, et des pays pétroliers dont l’Arabie Saoudite financent une campagne destinée à ruiner la réputation des scientifiques qui accumulent depuis 25 ans des chiffres et des statistiques qui ne laissent pourtant guère de doute sur les modifications climatiques en cours et sur notre responsabilité.
Je suis en colère non pas pour mes arbres, même si ce genre de perte est douloureuse et laisse toujours un goût amer, mais parce qu’un fois de plus le dérèglement climatique a tué des gens et blessent des régions entières : de Madère dont on oublie facilement la centaine de morts aux départements de l’Ouest de la France où les dégâts sont considérables, alors qu’en ce dimanche matin, on ne sait pas encore tout, en passant par les récents événements climatiques américains ou la saison des pluies qui a malheureusement un mois d’avance à Haïti.
J’entends déjà les « docteur tant mieux » m’expliquer en paraphrasant Allègre et ses quelques tristes imitateurs qu’il y a toujours eu des tempêtes : c’est sans doute pour cela que les grandes compagnies d’assurance, épuisées par les remboursements de catastrophes naturelles, hantent les couloirs des conférences climatiques pour supplier les pays de réduire leurs émissions de gaz carbonique et de trouver rapidement des solutions. J’entends déjà les mêmes « docteur tant mieux » en quête de notoriété douteuse expliquer qu’il y a toujours eu des variations climatiques, quitte à tordre les statistiques ; à moins qu’il nous raconte, entendu à la radio, que le dernier hiver est la « preuve » que le climat ne se réchauffe pas. A croire que, contrairement à ce que je fais, ils ne consultent jamais les statistiques, locales, européennes ou mondiales : on y trouve les éléments de preuve nécessaires ; et suffisants. Les éléments que nous oublions car il n’y a rien de plus éphémère que la mémoire météo et la mémoire politique. Hélas.
Ces gens font preuve de comportements criminels car ils s’appuient sur leur pseudo-science et sur une partie de la presse toujours satisfaite d’expliquer que, finalement, ouf, tout va bien, pour tenter de persuader la population que nous pouvons conserver le même rythme de consommation tandis qu’un milliard de terriens souffre encore de la faim.
La motivation de ces gens, outre la culture de leur ego, c’est de convaincre les gens que nous pouvons continuer à polluer, qu’il n’est pas encore temps de modifier nos comportements. Je l’ai constaté vendredi soir lors d'un conférence organisée à Chalette, près de Montargis, beaucoup de gens ont peur que les arguments faisandés des climato-sceptiques, finissent par dérouter la partie de la population la plus blessée par le chômage et la déroute économique.
Alors ce matin, en regardant mon jardin, en écoutant les informations sur l’état de la côte atlantique, du Centre et de l’Auvergne, je hais profondément et durablement ces sceptiques professionnels, ces hérauts d’une société qui va dans le mur. Je leur en veux d’utiliser leurs noms pourtant déjà dévalués pour semer le doute dans une population, tellement déboussolée par d’autres catastrophes sociales et économiques qu’elle est évidemment tentée de se raccrocher aux faux espoirs de ceux qui lui répètent sans la moindre preuve : « il y a toujours une solution apportée par la science ». Le refrain censé rassurer.
La tempête Xynthia vient de nous rappeler les risques des changements climatiques, risques qui entraînent des morts et qui, également, frappent et frapperont de plus en plus durement une société de plus en plus sophistiquée pour ses communications et son approvisionnement en énergie.
Alors ce matin je le répète : monsieur Allègre, vous nous emmerdez, vous et vos semblables devenez une menace. Réservez désormais vos éruptions médiatiques à vos volcans, cela vous permettra de réfléchir à vos erreurs passées.
Article mis en ligne le 28 février 2010 sur le blog Médiapart de Claude-Marie Vadrot
http://www.mediapart.fr/club/blog/claude-marie-vadrot/280210/vus-de-mon-jardin-printanier-la-tempete-xynthia-et-allegre-le-s
Témoignage
Comment on est confronté de plein fouet à ses convictions
par Christine Kristof
Un matin tranquille dans un gîte en montagne et les bêlements de moutons, je regarde par la fenêtre. Un mouton que l'on traîne par les pattes, les chiens qui aboient, je me dis "on les sort dehors", mais le camion qui attend me fait comprendre: c'est l'abattoir; et je sais que là, quelque part en moi, ça me regarde. Je sors en pyjama dans la neige, sans idée de quoi- qu'est-ce-que-je- vais- faire. Ils sont deux gars. Les moutons résistent, les mecs pestent, les moutons ne veulent pas entrer dans le camion, ils partent dans tous les sens. Je sens le sang me monter à la tête et mon impuissance grandir; je prie pour de l'aide; je sais que je dois faire quelque chose, mais quoi?
C'est la cohue dehors, et dans mon coeur. Pitié, une idée! Les moutons sont poussés dans le camion, je les regarde un par un, je leur dit adieu, les caresse, leur dit que je ne suis pas d'accord, que tout le monde n'est pas d'accord, qu'un jour viendra, que je suis désolée, que je leur demande pardon, je leur souhaite la paix en leur disant adieu dans leurs yeux. la neige, le camion, le troupeau, la révolte... Cela résonne dans ma mémoire comme une tragédie déjà connue; je suis là, et je ne peux pas, je ne veux pas laisser faire cela.
Dans la cohue, j'avais crié à l'éleveur, je vous en achète un, s'il vous plaît, gardez en un. Je réitère ma proposition. Concrètement pour qu'il m'entende. « Combien vous le vendez? Je suis sérieuse. Ne faites pas ça, laissez en un vivre! » « 100 € » il me dit, je dis « oui, oui ». Cela aurait été 3 milliards, j'aurais dit oui à l'instant même. « Lequel vous voulez ». Il en restait trois, je pointe du doigt dans la direction. Il en attrape un par les pattes, pousse les autres dans le camion, claque la porte, salue son pote qui démarre. C'est fini! Le camion cahute dans la neige avec sa cargaison de mort. Adieu! Mais il y a celui-là. Le rescapé. l'invraisemblable rescapé qui court et se cogne partout. Il la remonte dans son hangar. La met à part, ferme la porte et me dit ce n'est pas la meilleure, elle est sauvage! Je lui dis que je tiendrai parole et que je trouverai une solution. Que je reviens le voir plus tard.
... J'ai donc acheté le mouton, je lui ai dessiné un coeur à la bombe de peinture bleue au lieu du trait désignant l'abattage. Pour l'instant, l'éleveur le garde chez lui et m'a promis de lui laisser finir ses jours tranquille. Il me donnera de ses nouvelles et moi je paye les frais véto si besoin est. Elle s'appelle Jolie coeur, et je crois que c'est le début de quelque chose que je ne maîtrise pas bien encore. Donc pour l'instant, je choisis de faire confiance.
Tout le monde au village est au courant de cette dingue qui a sauvé un mouton, mais l'éleveur m'a autorisé à la faire sans me maltraiter ou être impoli. Il est tout ce contre quoi je me bats (c'est un chasseur et le premier à avoir abattu un loup en France, arghh!!!...). Mais je me suis assise dans sa cuisine et nous avons pu parler ensemble. C'est peut-être là, le miracle.
A voir pour la suite.
Quoi de neuf au Muséum ?
Par Annick Mouraret
Dans le sillage des requins
Des spécimens vivants, naturalisés ou fossilisés, sont réunis dans les bacs et les salles de l’aquarium de la Porte Dorée. Fossiles et dents racontent l’histoire longue de 400 millions d’années de 550 espèces de requins, 650 de raies, 35 de chimères, sans compter celles à découvrir. Aujourd’hui, les requins sont en danger.
Aquarium de la Porte Dorée, exposition jusqu’au 6 mars 2011.
Dans l’ombre des dinosaures
Que s’est-il passé il y 85 millions d’années ? Comment était la vie sur terre ? Les bouleversements durant l’histoire, les conséquences sur l’environnement, le bel essor des mammifères, enfin le rôle de l’homme, une espèce parmi des millions d’autres : c’est le contenu de l’exposition dans la Grande Galerie de l’Evolution, du 14 avril au 14 février 2011.
www.mnhn.fr/dinos
Réouverture des serres
Depuis 2005, les grandes structures de verre et d’acier des serres étaient un grand chantier, à l’extérieur comme à l’intérieur, nécessitant le déménagement des plantes.
La réouverture est prévue fin avril. Tout en gardant la magie de ces structures historiques classées et son potentiel de dépaysement, la rénovation assortie d’une muséographie repensée, permet d’y diffuser les connaissances les plus actuelles sur les plantes, et de sensibiliser tous les publics à la fragilité des lieux et aux enjeux actuels de leur préservation.
En avril : exposition « Les serres » au Cabinet d’Histoire du Muséum.
La serre de l’histoire des plantes
Cette serre est une des grandes nouveautés. Un parcours chronologique montre que les plantes ont aussi leur histoire évolutive, celle d’une adaptation à des milieux changeants, depuis la sortie des eaux jusqu’à l’apparition des fleurs. Les plantes existant il y a des millions d’années ne sont plus, si ce n’est parfois sous forme de fossiles. Leurs représentants modernes, fossiles et reconstitutions, illustrent les conquêtes majeures des plantes.
La grande serre
Les végétaux plantés présentent tous les types de toutes les zones du globe à climats équatorial et tropical humide : arbres, grands sujets comme le palmier des Bermudes, bananiers, grands ficus (certains ont plus de 30 ans), arbrisseaux, plantes herbacées de sous-bois comme le poivre, fougères, lianes… dans leur course à la lumière sous la canopée.
La serre des zones arides
Entièrement démontée et revitrée, elle est attenante à la grande serre. Les plantes des milieux arides sont présentées selon leur stratégie pour résister au manque ou à la rareté de l’eau. Certaines stockent l’eau (plantes dites succulentes ou à tronc renflé comme les cactées) ; d’autres l’économisent en limitant l’évaporation par la taille réduite des feuilles ou un épiderme cireux, ou réduisent leur cycle de vie (graines qui attendent l’eau et apparaissent durant un temps très court).
La serre de la Nouvelle-Calédonie
La Nouvelle-Calédonie est riche de 3700 espèces végétales (dont 75 % sont endémiques), bien connues des botanistes car un grand nombre sont des représentantes des branches de base de l’arbre généalogique des plantes. Quatre milieux naturels sont évoqués : forêts humides et sèches, maquis minier et prairie sèche.
Festival Effet de C.E.R. (Cinéma, Ecologie, Résistances)
Vendredi 5, samedi 6 et dimanche 7 mars 2010
Centre culturel Jean Vilar, 3 rue Lénine, 93450 L’Île-Saint-Denis
RER D, gare de Saint-Denis
Pass 3 € / 3 jours (gratuit pour les moins de 15 ans)
Vendredi 5 mars 2010
19h00 : Ouverture du festival en présence de Denis Cheissoux et Cyril Dion
20h30 : Solutions locales pour un désordre global, documentaire de Coline Serreau, 2010 (1h53)
Samedi 6 mars 2010
10h30 : Gerboise bleue, documentaire de Djamel Ouahab, 2008 (1h30)
12h00 : Débat en présence du réalisateur, de Jean-Pierre Masson (AVEN) et Roland Desbordes (CRIIRAD)
14h00 : Une Vérité qui dérange, documentaire d’Al Gore, 2006 (1h38)
15h45 : Débat en présence d’Hélène Gassin, ancienne responsable Energie de Greenpeace, Sandrine Mathy, Réseau Action Climat, Michel Bourgain, Maire de L’Île-Saint-Denis
17h00 : Notre Pain quotidien, documentaire de Nikolaus GEYRHALTER, 2005 (1h32)
18h40 : Débat en présence de Pascal Canfin, député européen, Jérôme Gleizes, Ecorev’, Pascal Michel, IDEMU
20h30 : Le Syndrome du Titanic, documentaire de Nicolas Hulot et Jean-Albert Lièvre, 2009 (1h33)
Dimanche 7 mars 2010
10h00 : The Age of stupid, documentaire de Franny Armstrong, 2009 (1h29)
11h30: Débat en présence de Danielle Mitterrand, Fondation France-Libertés, Patrick Braouezec, Député, Aurélie Trouvé, ATTAC
13h00 : La Légende de la terre dorée, documentaire de Stéphane Brasey, 2007 (55’)
14h00 : Débat en présence du réalisateur, de Mireille Fanon-Mendès-France, Fondation Franz-Fanon, et Patrick Farbiaz
15h00 : Les Yes Men refont le monde, film d’Andy Bichlbaum et Mike Bonanno, 2009 (1h30)
16h30 : Débat en présence de Karima Delli, députée européenne, Pierre Kalfa, union syndicale Solidaires, Xavier Renou, collectif des désobéissants
17h30 : Nos enfants nous accuseront, documentaire de Jean-Paul Jaud, 2008 (1h47)
19h20 : Débat en présence du réalisateur, de Laurent Cartier, Confédération paysanne, Garlonn Kergourlay, AMAP Île de France, Stéphane Banchereau et Michel Léger, Mairie de L’Île-Saint-Denis
Bon anniversaire l’ASPAS !
Si le loup est aujourd’hui protégé en France, si l’on peut interdire aux chasseurs d’entrer dans sa propriété, si les coccinelles sont utilisées par les jardiniers, c’est en grande partie grâce à l’ASPAS, l’Association pour la protection des animaux sauvages. L’aventure incroyable de cette ONG pas comme les autres nous est relatée dans son magazine Goupil …
30 ans d’actions
L’ASPAS a été créée en 1980 par un pilote d’hélicoptère et une championne de natation, Alain Clément et Mireille Gendrier. Des personnalités aussi diverses qu’Haroun Tazieff, Laurent Baffie, Brigitte Bardot ou Bernard Clavel ont soutenu l’ASPAS. Elle est devenue l’une des associations de protection de la nature les plus efficaces de France, notamment au niveau juridique. Aujourd’hui, les Facultés enseignent le droit de l’environnement sur les très nombreuses jurisprudences initiées par l’ASPAS !
La totale indépendance financière de l’ASPAS lui a toujours permis une totale liberté de ton et d’action vis-à-vis des politiques, des industries et des lobbies. 30 ans d’initiatives courageuses et originales nous sont racontées dans un hors série plein de rebondissements : une roulotte jetée dans un ravin au col de l’Escrinet, un énorme navire appelé à la rescousse contre des braconniers en Méditerranée, des manifestations pacifiques et joyeuses, des bras de fer avec des ministres, un élevage de coccinelles, etc. Le hors série spécial anniversaire de l’ASPAS décrit également le fonctionnement des associations à but non lucratif en France, qui constituent un vaste réseau d’actions citoyennes.
100 magazines d’information
Adressé à tous les adhérents de l’ASPAS quatre fois par an, le magazine Goupil dresse l’inventaire des actions en cours, notamment un récapitulatif des recours juridiques.
Au menu de ce Goupil n°100 : le bilan désastreux du Grenelle de l’Environnement en matière de biodiversité, un meilleur bilan pour l’ASPAS qui vient de sauver quelque 50 000 animaux, une cyber-action contre la promotion de la chasse dans les écoles, des conseils pour protéger les amphibiens, et la remise annuelle de nos trophées : trophée de plomb (négatif) pour le député Pierre Lang à cause de son rapport anti-scientifique sur les animaux dits « nuisibles », et trophée de plumes (positif) pour le Comité écologique Ariégeois, qui a fait suspendre la chasse au grand tétras (oiseau rarissime) et les battues dans les zones à ours dans les Pyrénées. Goupil propose également des actualités : sur les tentatives de censure de la Fédération nationale des producteurs de raisins de table, sur la mascarade des « tables rondes chasse » du Gouvernement, sur un projet absurde de ligne TGV entre Poitiers et Limoges, etc.
130 notes d’espoir
Ces 30 ans d’actions citoyennes, par un petit groupe de salariés compétents et de nombreux bénévoles dévoués, ont toujours joué un rôle de contre-pouvoir face aux abus de lobbies tout puissants. Les victoires passées et présentes de l’ASPAS sonnent comme autant de notes d’optimisme et d’espoir pour ses 10 000 membres et pour tous les défenseurs de l’environnement. Depuis sa création, l’association garde le cap de l’exigence, avec ce slogan clin d’œil : « à l’ASPAS, nous sommes des extrémistes : nous demandons le respect des lois ».
ASPAS, directrice Madline Reynaud, 04 75 25 62 14,
www.aspas-nature.orgwww.aspas-nature.org
animaux@aspas-nature.organimaux@aspas-nature.org
Le hors série spécial 30 ans de l’ASPAS et le Goupil n°100, numéros collectors, sont envoyés sur simple demande aux journalistes qui le désirent, par courrier ou par mail en format Pdf.
Une lettre de la Coordination EAU Île-de-France aux candidats aux régionales
La Coordination EAU Île-de-France a écrit aux têtes de listes dans chaque département de notre région.
http://eauidf.blogspot.com/2010/02/vous-etes-candidat-e-tete-de-liste.html
Bonjour
Vous êtes candidat-e, tête de liste départementale pour les élections régionales de 2010 en Ile-de-France.
L’association Eau IDF fédère les usagers de l'eau en Ile-de-France et leurs associations.
L'eau est un bien commun à préserver et les usagers ont un rôle à jouer. Dans ce cadre, nous avons organisé plusieurs dizaines de réunions publiques, le plus souvent possible en présence d’élus.
Nous avons également échangé avec l’ensemble des maires d’Ile-de-France dont la commune est membre du Syndicat des Eaux d’Ile-de-France (SEDIF), au moment de l’arrivée à terme du contrat de délégation de service public de l’eau confiée à l’entreprise Veolia.
Dans le cadre de cette campagne des Régionales, nous nous penchons sur la place des thématiques de l'Eau dans les programmes. A ce titre, plusieurs points nous tiennent à cœur.
C'est pourquoi nous souhaitons connaître votre position sur :
1) les grands axes de la gestion de l’eau au niveau régional que vous pourriez favoriser selon les outils et les moyens dont dispose le Conseil Régional, ou selon les outils et les moyens qu’il pourrait créer, aux plans techniques, financiers, organisationnels et de la participation des usagers.
2) la gestion publique directe ou la gestion privée de l’eau?
3) la mise en œuvre du droit humain à l’eau, selon quelles modalités ?
4) la tarification de l’eau, selon quelles modalités ? (gratuité partielle, progressivité, niveau des tarifs, liée ou non au volume consommé, etc.)
Avec nos respectueuses salutations.
Jean-Claude OLIVA (JNE)
Président
Henri SAUDECERRE
Secrétaire
Pour des banques et mutuelles éthiques
L'association AP2E, Agir pour une économie équitable , propose
aux candidats aux élections régionales dix propositions concrètes, immédiatement applicables, pour des banques et mutuelles éthiques, équitables , fondées sur une gouvernance à démocratie participative.
http://sites.google.com/site/agirpouruneeconomieequitable/liste-des-outils/banques-mutuelles-d-assurances-ou-de-sante
Contacts Sylvie Mayer (JNE)
Jean Pierre Caldier
ap2e@orange.fr
Projets de LVG : à qui la FNAUT ?
Dans un courrier adressé au journal Sud Ouest, Jean Sivardière, le président de la FNAUT (Fédération nationale des associations d’usagers des transports, www.fnaut.asso.fr), a déclaré que l’extension du réseau des Lignes à grande vitesse était, selon lui, nécessaire « sur les grands axes radiaux et internationaux ». Jean Sivardière demande aux associations des opposants du Sud Ouest « quel désastre écologique, sociologique et humain » cela pourrait bien engendrer… Il rappelle que les LGV peuvent éviter des lignes aériennes, et que « les économies de nuisances, de pétrole et de CO2 compensent largement l’impact local des TGV ». Toujours selon lui, il ne faut donc « pas craindre de surinvestir sur le rail ». Toutefois, dans un autre message adressé à l’ASPAS, le président de la FNAUT prend clairement position contre le projet de barreau Poitiers-Limoges, qu’il juge « stupide du point de vue économie et aménagement du territoire car la modernisation de la ligne classique Paris-Limoges serait bien moins coûteuse et presque aussi efficace » (voir http://www.brivemag.fr/?p=24209). Le problème, c’est que les opposants à cette ligne au lourd impact environnemental ne (se) manifestent pas assez.
Alerte sur les amphibiens
Aujourd’hui, le champignon Batrachochytrium dendrobatidis, très contagieux, est en train de menacer les amphibiens du monde, y compris en France, et principalement dans le Sud-Ouest. Ce champignon provoque une maladie infectieuse nommée Chytridiomycose encore mal connue. Tous les herpétologistes doivent se tenir au courant et respecter un protocole de manipulation. Il leur est déconseillé de transporter les animaux sans précautions (gants, désinfection, pédilure) d’une région à l’autre ou d’une espèce à l’autre. Si vous constatez la mortalité d’amphibiens sans cause apparente dans votre région, prévenez immédiatement la Société herpétologique de France. Le protocole d’hygiène lors des sorties nature et tous les renseignements sont sur le site
www.societeherpetologiquedefrance.asso.fr rubrique « alerte maladie des amphibiens ».
Voir également la plaquette de l’ASPAS « sauvons les amphibiens », qui donne des conseils pratiques d’actions, disponible en format pdf, rubrique « campagnes » du site www.aspas-nature.org/ :
http://www.aspas-nature.org/index.php?option=com_content&task=view&id=257&Itemid=130
info@aspas-nature.org
Une journaliste JNE médaille d'argent à la Coupe de l'info
Cécile Gladel, membre des JNE, a remporté la 2e place de la Coupe de l'info 2010 dans la catégorie développement durable.
http://cecilegladel.wordpress.com/
Le gagnant est le blog Collectif Passage à l'acte de Rue 89
http://www.rue89.com/passage-a-lacte
Le blog planète de Laurent Samuel (JNE) figurait aussi parmi les nominés
http://cecilegladel.wordpress.com/
Les résultats complets sont ici avec des vidéos des participants
http://www.lacoupedelinfo.com/resultats10.html
SOS pour le Jardin des Halles à Paris
Par Christiane Ruffier-Reynie
Peu après le début du XXIe siècle, la Mairie de Paris s’avise qu’il faut absolument transformer la totalité de l’Esplanade des Halles, ce qui donne lieu pendant plusieurs années à de nombreux concours d’architectes projets, débats… La nécessité d’une telle restructuration de ce site avait été imposée il y a une trentaine d’années par le transfert des Halles à Rungis. Mais à présent ? Interrogé à ce sujet, M. Delanoë met aussitôt en avant l’amélioration de l’échangeur RER et certains aménagements de sécurité pour le Forum : arguments censés être sans réplique, personne ne pouvant contester que ces travaux sont en effet indispensables. Mais, souterrains et très localisés, en quoi justifient-ils la destruction de tout l’actuel Jardin en surface ? Et comment se fait-il que, d’après le calendrier officiel de la Mairie, ces travaux d’utilité publique soient programmés en 2013 et 2016, alors que ceux qui bouleversent le Jardin doivent commencer au début de 2010 ?
La priorité des priorités, pour le Maire de Paris, semble bien être la construction de la Canopée – un bien joli nom pour un énorme bâtiment de quelque sept étages en forme de coquille, abritant en grande majorité des commerces. Son rôle est défini dans un document de la Mairie : ouverte sur le Jardin, elle sera « un accès magistral au Forum ». Mais couvrant tout l’espace entre la porte Lescot à l’est et l’allée Berger à l’ouest, ne va-t-elle pas amputer d’un quart de sa surface le Jardin ? Que non pas ! Car par la grâce d’un trait de plume sur un plan, cet espace actuellement composé de massifs fleuris et arborés n’est pas un jardin… À la motivation commerciale évidente, ne peut-on pas être tenté d’en ajouter une autre plus secrète ? L’ambition de marquer de façon spectaculaire le paysage parisien, s’égalant ainsi à des Présidents de la République tels que, entre autres, Georges Pompidou avec Beaubourg, François Mitterrand avec la Très Grande Bibliothèque ?
Laissant de côté ces fantasmes psychologiques et à l’opposé, le problème du financement qui mériterait une investigation approfondie, que penser des conséquences écologiques de ce gigantesque chantier ? Le moins qu’on puisse dire, c’est que le Maire de Paris semble les prendre très peu en considération. Ainsi, la Station centrale d’Airparif, recueillant les observations de toute la capitale sur la pollution de l’air et donc déterminant les mesures à prendre pour la diminuer, avait toujours été installée au cœur du Jardin des Halles. Elle doit déménager. Or, fin 2009, la Mairie de Paris ne serait pas arrivée à lui trouver un lieu d’accueil ! Merci pour la qualité de l’air à Paris…
Et la biodiversité ? Car, contrairement à ce qu’on pourrait penser, elle existe bel et bien dans cette enclave de quatre hectares entourés d’un quartier urbanisé ! Depuis une vingtaine d’années, Dame Nature, qui demande seulement « qu’on lui fiche la paix », n’a pas manqué de conquérir, patiemment et discrètement, ce jardin créé par l’homme. Des fleurs très variées, de belles rangées d’arbres, des enclos en contrebas protégeant un petit ruisseau, une mare, des rochers, des bambous… Comment cela n’aurait-il pas convenu à des insectes pollinisateurs, de nombreux oiseaux, des petits rongeurs et, en vedette, une colonie de chauves-souris (toutes les chauves-souris sont des espèces protégées) ! Il y a aussi des chats qui, grâce à l’Association Chadhal, ne sont plus « errants » mais « libres ». Elle les fait en effet stériliser, si nécessaire soigner, puis tatouer, avant de les relâcher sur le lieu de leur capture. De telle sorte qu’ils constituent une population stable d’une soixantaine d’individus inscrits au fichier félin et donc protégés par la loi. Avec la cohabitation de tous ces animaux et végétaux, un équilibre écologique durable s’est établi. Qu’en est-il de l’étude d’impact que la Mairie a dû forcément être obligée de réaliser ? On appréciera certainement ce qu’on y trouve comme seule mention de la biodiversité : « végétaux communs, oiseaux communs, rats et quelques chats »… !
Devant toutes les protestations fortement argumentées, le Maire de Paris, pourvu qu’on le laisse construire sa Canopée, pourrait peut-être abandonner le projet de bouleverser le reste du Jardin, un Jardin qui, tel quel, est plébiscité à 88 % par les usagers (résidents proches mais aussi lointains, sondage IPSOS 2006). Cependant, à présent, les grands médias ne s’intéressent pas à ce quartier « où il ne se passe rien ». Sans doute accourront-ils pour des reportages « sensationnels » quand les bulldozers défonceront les massifs floraux et que les tronçonneuses feront tomber les 279 arbres promis à l’abattage.
Mais alors, il sera trop tard.
La liberté d'expression encouragée !
par Christel Leca
Dans l'affaire qui opposait la Fédération nationale des producteurs de raisins de table (FNPRT) au MDRGF (Mouvement pour le respect des générations futures) (voir notre communiqué de presse du 30 décembre), le TGI de Paris a tranché le 10 février 2010 en faveur du MRDGF et a même condamné la FNPRT à lui verser 1 euro de dommages et intérêts (en plus des dépens) pour procédure abusive.
Pour en savoir plus : Nadine Lauverjat : 01 45 79 07 59 ou mdrgf2@wanadoo.f
Terre du ciel
par Christine Kristof
Le 7 janvier dernier, Terre du Ciel a été victime d'une perquisition sauvage dans ses locaux au Domaine de Chardenoux. http://www.terre-du-ciel.fr/perquisition.htm. Comme vous pourrez le lire , tout le matériel de travail a été saisi, rendant quasi impossible la poursuite des activités de l'entreprise.
Le chef d'accusation est bidon et l'entreprise est ainsi condamnée (à cesser ses activités) avant d'avoir été jugée - tant est qu'elle ait à l'être. Une sanction est ainsi appliquée de façon péremptoire, sans raison et sans jugement; ce qui est en contradiction avec les lois françaises et toute éthique.
J'ai choisi de travailler avec Terre du Ciel (revue Sources et Alliance) pour toutes les qualités humaines et philosophiques dont ils sont porteurs et pour leur excellence à oeuvrer à la rencontre des peuples et des traditions et pour la paix. Je sens cette perquisition comme une atteinte personnelle et globale à la liberté de penser et de s'exprimer.
Diffuser cette information au plus grand nombre et apporter notre soutien permettra de consolider le réseau de solidarité.
Alain De Swarte, quarante ans de combat pour la nature
par Pierre Villot
Alain de Swarte s'est éteint le 26 décembre 2009, à Trélissac (Dordogne) près de Périgueux. Il avait 83 ans. Quarante ans de sa vie furent consacrés à la défense de l'environnement, à la sauvegarde et à l'étude de l'architecture rurale, et à la lutte contre les agressions à l'encontre des milieux naturels.
Dès 1968, en effet, il créait l'association Sauvegarde du Périgord"qui rejoignait la fédération Maisons Paysannes de France alors présidée par le docteur Cayla. En 1971, Alain de Swarte fondait en Dordogne, son département de résidence, la Fédération Nationale de Sauvegarde des Maisons et Paysages de France, qui deviendra par la suite Fédération de Défense de l'Environnement et de la Nature (FEDEN), représentée dans plus de quarante départements. Cette fédération fut le support de la revue "Maisons et Paysages" qui fusionna en 1974 avec le mensuel « Mieux Vivre », animé par Marc Ambroise-Rendu, pour donner "Combat Nature". Alain de Swarte pris la direction de ce nouveau trimestriel et l'édita durant 30 années, jusqu'en novembre 2004, où, faute de soutiens financiers et d'un nombre d'abonnés suffisant, il boucla le dernier numéro, le 147.
Président fondateur de l'association Sauvegarde du Périgord, il ne cessa d'oeuvrer et de militer pour défendre les richesses naturelles de son cher département, la Dordogne, son architecture rurale et bourgeoise, ainsi que ses paysages.
En 1969 Alain de Swarte lança des promenades annuelles permettant de découvrir les «merveilles et misères de l'architecture rurale en Périgord ». Il organisa durant près de quinze années, en différents lieux du département et avec un grand succès, des circuits de découverte de ces richesses rurales bien souvent inconnues des Périgourdins eux-mêmes, avec des restaurations exemplaires d'anciens bâtiments ruraux.
Il réalisa la première notice de conseils « Restaurer, construire en Périgord », participa à la rédaction de la brochure « N'abîmons plus le Périgord », fut l'instigateur de la « Charte pour la nature et l'environnement en Périgord », et également à l'initiative d'un recensement par communes, de l'architecture rurale du département, avec plusieurs centaines de fiches accompagnées de photographies.
Ses compétences étaient également reconnues au plan national. Alain de Swarte siégea dans de nombreuses commissions locales ou nationales et divers organismes, au titre de la protection des sites, de l'environnement ou de l'architecture rurale. Il fut durant des années administrateur de la fédération nationale France Nature Environnement.
Précurseur de nombreuses actions, bien avant la mode écologiste, son immense travail d'alerte et de sensibilisation aux multiples agressions s'exerçant sur notre planète ne trouvait pas toujours l'écho qu'il aurait mérité auprès des relais institutionnels, industriels ou politiques. Les effets négatifs de ces absences de prise de conscience, se mesurent aujourd'hui par les cris d'alarme des scientifiques, et l'incapacité des pouvoirs politiques de notre planète à trouver des accords durables au niveau mondial.
Dans un article de "Maisons et Paysages" (mars 1973, n° 8), sous le titre: « Un combat global pour l'homme et son environnement», Alain de Swarte écrivait : "La réflexion et l'action nous ont amenés à constater qu'il était impossible de limiter nos préoccupations aux seules "pollutions esthétiques" qui détruisent chaque jour notre environnement. La pollution de l'eau et de l'air, la destruction des sites naturels, de forêts et de certaines espèces animales, constituent une atteinte grave et peut-être mortelle portée à notre équilibre écologique, c'est-à-dire à tout ce qui permet à l'homme de vivre..."
Alain de Swarte visionnaire ? Non, tout simplement réaliste. D'où son rôle de fédérateur de très nombreuses associations soucieuses de ne pas gaspiller et ruiner nos richesses naturelles, de ne pas détruire la beauté de nos paysages et de notre environnement, de sauvegarder les caractéristiques d'une architecture vieille de plusieurs siècles.
Près de quarante ans de combat d'un militant du terrain, notamment en Périgord, laisseront le souvenir d'un homme généreux, épris de justice pour une nature protégée, et un monde humain non agressé.
Alain de Swarte avait fait partie durant longtemps de l'Association des journalistes et écrivains pour la nature et l'écologie. Il était officier de la Légion d'honneur au titre du ministère de l'Environnement.
Pierre Villot, ancien vice-président (1969-2004) de la Fédération de défense de l'environnement et de Sauvegarde du Périgord.
Ancien président fondateur de Corrèze Ecologie et de la Fédération des Ecologistes du Limousin (1980-1985).
Président des associations Conservatoire des anciens métiers, arts lettres et traditions en Périgord et Hautefort, notre patrimoine.
Hommage à Alain de Swarte
par Laurent Samuel
Pendant une trentaine d'années, jusqu'en 2004, Alain de Swarte a tenu à bout de bras, contre vents et marées, la revue Combat Nature.
Ce magazine qu'il avait fondé avec Marc Ambroise-Rendu, autre pionnier (toujours bien vivant !) du journalisme environnemental en France, a puisamment contribué à faire connaître l'action des associations de défense de la nature à travers la France. Mais il offrait aussi des tribunes à des penseurs de l'écologie comme, par exemple, Jacques Ellul et Bernard Charbonneau.
Homme entier, passionné, perfectionniste, voire ombrageux, Alain de Swarte considérait Combat Nature comme son "bébé" et en gérait la rédaction de A jusqu'à Z. Lorsqu'il avait dû prendre du champ pour raisons de santé, il avait ainsi repoussé toute solution de "reprise" du titre.
Alain de Swarte avait été un membre actif et respecté des JNE (Association des journalistes et écrivains pour la nature et l'écologie) et de FNE (France Nature Environnement).
Texte paru sur le blog planète de Laurent Samuel
http://laurent-samuel.over-blog.com
Vu de la Terre (Quand la Terre parle à l’humain)
par Nathalie Tordjman
C’est un spectacle destiné à un jeune public (à partir de 7 ans), mais qui gagne à être vu en famille ou en classe, car il peut éveiller les consciences et être le point de départ à de discussions.
C’est la Terre qui nous parle. Cette bonne vielle Terre qui vit sa vie depuis plus de 4 milliards d’années, et qui nous prend à témoin, nous spectateurs humains qui l’occupons depuis moins de 200 000 ans, et la préoccupons depuis moins d’un siècle. Elle nous raconte ses soucis, sans nous accuser. Elle nous explique ce qu’elle ressent sans nous culpabiliser. Car bien évidemment bon nombre de ses maux sont dus à notre colonisation humaine et au désir galopant de certains de tout posséder. Pourtant, le spectacle n’est pas démoralisant, la Terre n’est pas déprimée. Au contraire, grâce à un savant dosage de poésie, d’humour, de chant, de mime, la créatrice et comédienne Nahalie Théret-Grauss nous communique sa joie de vivre et nous donne de l’espoir.
Spectacle en tournée : voir dates sur http://grauss.blog4ever.com/blog
Site : http://www.theretgrauss.com/
LGV, La Grande Vacherie
Par Marc Giraud
Labellisé « Grenelle de l’Environnement », un projet lourd de ligne à grande vitesse est en cours de concrétisation. Cette LGV prévue pour 2017 relierait Poitiers à Limoges, traversant les magnifiques terroirs du Haut Limousin encore préservés . Des dizaines d’associations locales très remontées contre ce projet se sont créées (réunies dans le collectif www.non-lgv-poitiers-limoges.com/), cristallisant une opposition très vive de la majorité des habitants. Ils se sentent manipulés, et ils craignent fort la disparition de leur douceur de vie. Car ici, il existe encore des vaches avec des cornes, qui mangent de l’herbe et qui vivent heureuses avec leur veau, et des petits villages de maisons de pierre encore intacts. Les rivières sauvages courant entre des rochers moussus et des châtaigniers multi-centenaires semblent surgis de tableaux de Corot, comme voués à une éternelle sérénité. Ici, luxe suprême, le silence n’est troublé que par le chant des oiseaux. Mais quelques bétonneurs puissants ont décidé de casser l’ambiance.
Comment réagissent les médias ? Au niveau national, c’est l’indifférence. Dans la PQR, une très riche Association de promotion Poitiers Limoges Brive (voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Ligne_à_grande_vitesse_Poitiers-Limoges) se paye régulièrement des pages entières de pub pro-TGV, avec un logo classieux et de beaux schémas couleurs, vantant le « modernisme » et dénigrant au passage les opposants. Ça masque habilement la brutalité des faits, et ça pue la propagande. Dans la même PQR, ce sont surtout des questions et des contestations, sinon des cris de désespoir, qui émanent des reportages sur le terrain. Les réunions locales houleuses sur le futur tracé succèdent aux opérations escargot ou aux rallyes touristiques des sites promis à la destruction. Dans les prés, les vaches limousines voient pousser des pancartes anti-LGV.
Petit résumé des arguments des opposants : cette ligne TGV ne permettrait de gagner que… un quart d’heure aux voyageurs allant de Paris à Limoges (en faisant un détour à l’ouest par Poitiers !). Coût du massacre : environ deux milliards d’euros . « Massacre » n’est pas un vain mot dans ce relief extrêmement vallonné. La beauté du paysage, la nature authentique, les activités agricoles encore traditionnelles, l’attrait touristique, tout ça serait remis en question pour faire gagner un peu de temps à quelques nantis. En effet, le prix du billet pourrait atteindre les 130 euros, ce qui pénaliserait une fois de plus les moins favorisés. Au même titre que l’avion, le TGV n’est pas vraiment un emblème d’équité sociale…
Et les politiques ? En dehors des Verts, des Jeunes Socialistes, de NPA et de nombreux maires locaux, presque tous les gros calibres s’affichent en faveur de la LGV : Fillon, Raffarin, Royal ou Denanot (président de la région Limousin), ironisant sur Bové qui n’a qu’à venir du Larzac à Strasbourg à vélo . Ah ah ah. Ségolène Royal a d’abord signé la convention de financement en tordant le nez, car l’état impose qu’elle participe aux frais. Elle, ou plutôt les contribuables locaux, à qui on n’a que moyennement demandé leur avis. Ils ont eu le choix entre plusieurs tracés, mais pas celui de s’opposer aux travaux, ce qui limite fortement l’espace de dialogue et de démocratie. Les représentants de RFF (Réseau ferré de France) ont souvent dû quitter les réunions dites de concertation, car ils refusaient net d’entendre parler d’une telle éventualité. Les paysans et les habitants qui font vivre ce terroir auront donc l’obligation de payer pour un saccage qui les révolte. Le Poitou-Charentes devra débourser 110 millions d’euros et le Limousin 220. Ouille. Justement, c’est peut-être l’argent qui pourrait faire dérailler l’étincelant projet.
Royal a déjà fait un quart de tour en arrière par une lettre ouverte du 20 octobre 2009. Elle y rappelle que ce projet de LGV manque de transparence, qu’il n’a pas démontré de pertinence sur le plan de sa rentabilité économique, et qu’il met en danger la concurrence avec le TER Poitiers/Limoges actuellement en cours de rénovation. De plus, l’alternative avec le train pendulaire du POLT (Paris Orléans Limoges Toulouse, soutenue par les élus, mais stoppée net en 2003 par le gouvernement Raffarin) n’a pas été sérieusement étudiée.
Malgré le coup de frein de Royal et les fortes oppositions locales, les réunions de financeurs, de bétonneurs et de politiques vont bon train, c’est le cas de le dire. Le 25 novembre, cinq députés du Limousin et de Poitou-Charentes tenaient une conférence de presse à l’Assemblée nationale pour clamer leur soutien indéfectible au « désenclavement », oubliant le manque de consensus sur la question, négligeant l’environnement, et méprisant la détresse de ceux qui les ont élus. Ils ont fourni à la presse des analyses écosystémiques d’une lumineuse modernité : « L’avenir des jeunes passe avant celui des coléoptères ! ».
Les jeunes agriculteurs dont les terres vont être réquisitionnées de force apprécieront. Quant aux coléoptères, indispensables au fonctionnement des écosystèmes dont les députés - organismes biologiques comme les autres - font partie, ils n’ont pas à être stupidement mis en balance avec les drames humains : ce n’est pas en écrasant les coccinelles que l’on va arrêter le chômage… En attendant, parcelle après parcelle, c’est tout le charme de nos campagnes « normales » qui disparaît. Un par un, chaque bout de terroir encore tranquille finit par être touché par une route ou une voie ferrée, qui agissent comme autant de tentacules puants et bruyants préparant l’urbanisation générale. Au nom du Grenelle et de l’écologie, on est en train de pourrir notre paradis.
Le réveil des hérissons
Par Marc Giraud
Bientôt le redoux, et le réveil des hibernants ! Une enquête visant à recenser les hérissons écrasés sur les routes a été lancée par le Sanctuaire des hérissons. Cette information a été diffusée dans le dernier bulletin de la SFEPM. La carte pour le recensement est disponible sur http://recens-herisson.hostonet.org/index.html
Océans, le film de Jacques Perrin bientôt sur les écrans
Par Danièle Boone
On l’attendait depuis des années. Le perfectionniste Jacques Perrin voulait de la belle image. Le résultat est à la hauteur. Magnifique. Certaines séquences sont même carrément époustouflantes. Océans sublime, océans gigantesque réservoir pour l’humanité, océans poubelle, océans surexploités, océans en danger, tout est abordé mais… sans commentaire. Et c’est là que le bât blesse. Comment le spectateur néophyte va pouvoir se repérer ? Comprendra-t-il cette image bouleversante du requin privé de ses ailerons qui coule et agonit au fond de l’océan s’il ne sait pas ce qu’est le sharkfining ? N’aura-t-il pas envie de comprendre ce qui a provoqué le rassemblement de ces milliers d’araignées de mer ? Jacques Perrin a voulu rester dans le symbolique. Transmission et protection sont au cœur de sa problématique. Il tient la main de son petit-fils. La séquence au muséum face aux espèces disparues est très émouvante. Mais le public reste sur sa faim. Dommage !
Pathé Distribution. En salle le 27 janvier. www.oceans-lefilm.com
Contact presse : Eva Simonet. Tél. : 01 44 29 25 98 – eva.simonet@wanadoo.fr
Dessous des cartes énergie/environnement
Par Christel Leca
L'équipe de Jean-Christophe Victor a rassemblé 25 émissions inédites pour la plupart sur le climat et l'énergie à l'occasion du sommet de Copenhague. On retrouve le sérieux du présentateur sur l'avenir du charbon, les risques politiques liés à l'énergie, les agrocarburants, les négociations climatiques (Kyoto et Copenhague), les espèces menacées, l'accès à l'eau... Appuyé par une cartographie toujours aussi intéressante.
2 DVD, Arte Editions, 2009, 25 euros. Contact presse : Louise Pierga : 01 55 00 70 85 - st-comdev@artefrance.fr
Le GR 2 traverse Samois
Par Annick et Serge Mouraret
Un nouveau balisage du GR2 traverse maintenant Samois-sur-Seine au lieu de longer la Seine. Ainsi, depuis la Maison forestière de Petit Barbeau, on randonne entre les arbres et les champs pour entrer dans Samois, traverser ses ruelles et passer devant la maison de Django Reinhardt. La Seine retrouvée, le GR2 passe dans l’Ile du Berceau (interdite aux voitures) et poursuit par l’ancien itinéraire. Le long de la Seine le tracé est donc débalisé entre la Maison forestière du Petit Barbeau et Samois. Le GR2 est décrit dans le topo réf. D077 La Seine et Marne à pied.
(Article à paraître dans la revue Paris-Chamonix du Club Alpin Ile de France)
Nouveau : les TopoGuides mobiles
Par Annick et Serge Mouraret
En collaboration avec Latitude Sedona, producteur d’applications mobiles tourisme & culture, la FFR lance la collection TopoGuides mobiles avec deux randonnées citadines à succès, les traversées de Paris, extraites du topo Paris à pied ®.
Si vous avez un Smartphone (le téléphone intelligent) et de préférence le Iphone ou le Ipod Touch d’Apple (seuls pour l’instant à supporter l’application), téléchargez pour un prix modique les itinéraires dans la rubrique « Voyage » ou « Style de vie » de App Store. Vous pourrez randonner en toute légèreté.
Pour les deux traversées de 20 km, une d’ouest en est, l’autre du nord au sud, les itinéraires sont découpés en 7 ou 8 tronçons et toutes les étapes sont soigneusement décrites avec accès métro et arrêts bus bien renseignés. Le Iphone géolocalise le randonneur (sur carte Google) qui peut rejoindre le point d’étape le plus proche. De très nombreux encarts historiques et culturels illustrent la randonnée.
Indépendamment de cette opération, deux autres parcours sont disponibles et téléchargeables : la vallée de Clisson (Loire-Atlantique) et le chemin du Petit Bonheur (Bramans-Bessans, Savoie).
Information et achat : www.ffrandonnee.fr/topo-guides-mobiles.aspx
(Article à paraître dans la revue Paris-Chamonix du Club Alpin Ile de France)
Prix « Eco-reportages » 2009
Un prix pour récompenser les meilleurs reportages – articles ou émissions - témoignant de ce que peut être un développement « soutenable » est lancé pour la première fois en 2009 par le Club de la presse Drôme-Ardèche. En créant ce prix, le Club de la presse Drôme-Ardèche veut inciter lesjournalistes à s’intéresser à des réalisations, évolutions et événements qui témoignent de la mise en oeuvre d’un développement plus soutenable pour la planète. Autrement dit, à montrer comment l’économie, la politique, la société intègrent… ou pas l’écologie et la dignité humaine, en jetant des ponts entre les niveaux local et global. Il souhaite stimuler la représentation du terme complexe de « développement durable » de façon accessible et vivante dans les media et encourager une information de qualité sur cette thématique.
La dotation sera attribuée sous la forme de 3 prix, qui seront remis dans les trois mois suivant la date butoir pour l'envoi des dossiers des candidats. Date limite des candidatures : 10 janvier 2010. Les reportages - articles ou émissions - doivent avoir été publiés ou diffusés entre le 1er septembre 2008 et le 31 décembre 2009.
Règlement du prix « Eco-reportages » 2009
Le prix « Eco-reportages » récompense les journalistes auteurs de reportages (articles ou émissions) illustrant et expliquant comment des initiatives apportent des améliorations sociales, environnementales et économiques s'inscrivant dans ce que l'on appelle communément le développement durable. Les sujets concernant des entreprises de la région Rhône-Alpes concourent pour un prix spécifique.
Qui peut participer ?
Le prix est réservé aux journalistes (de la presse française et francophone), détenteurs d’une carte de presse officielle dans leur pays ou attestés comme journalistes par le club de la presse organisateur (pour les correspondants de la presse quotidienne seulement). Chaque candidat ne peut présenter qu'une seule contribution, écrite ou émission.
Oeuvres concernées
Le prix porte sur des reportages écrits dans les media « papier » et des travaux rédigés spécifiquement pour le Web sans faire l’objet d’une publication papier, ainsi que des émissions diffusées par une station radio ou une chaîne de télévision (reportage de 2 à 8 mn ). Les articles et émissions devront avoir été publiés ou diffusés entre le 1er septembre 2008 et le 10 janvier 2010 et correspondre à l'objet du concours.
Le jury
Le jury des prix « Eco-reportages » 2009 est constitué au maximum de 11 membres désignés par le conseil d'administration du club de la presse Drôme-Ardèche, dont :
- deux journalistes membres du club 26-07 ; un membre du club de la presse de l'Isère
- un journaliste membre du conseil d'administration de l'association JNE
- A titre d'experts : Michèle Rivasi (députée européenne), Guy Fabre, directeur délégation Rhône-Alpes de l'Ademe
- Un élu et/ou représentant du conseil général de la Drôme, et du conseil général de l'Ardèche et un représentant de la CCI de la Drôme (partenaires)
Les trois prix sont attribués par vote à la majorité simple.
Déposer sa candidature
Les candidatures doivent être adressées au siège du Club de la presse Drôme-Ardèche - CCI 26 – 74 rue Barthélémy de Laffemas BP 1023 – F-26010 Valence cedex ;
Le dossier comprend le formulaire d'inscription complété lisiblement et signé par le candidat à télécharger sur le site du Club de la presse Drôme-Ardèche www.clubdelapresse-2607.info
et un CD contenant soit le fichier Pdf de l'article publié ou de la
page Internet, soit le fichier des documents son ou video ; ou à défaut pour les publications écrites, 11 copies papier de l'article concerné.
L'envoi parallèle par courriel des fichiers reportages (texte et son ou video) à l'adresse du club de la presse clubdelapresse.2607@laposte.net
est vivement recommandée.
La date limite d'envoi des dossiers est fixée au 10 janvier 2010 inclus, le cachet de la poste faisant foi. Tout dossier incomplet ne sera pas pris en compte.
La dotation des trois prix
- Le prix « Eco-reportages » 2009 est doté d'un montant de 1000 €
Il récompensera le meilleur reportage pour sa qualité journalistique et la démonstration de ce qu'est une démarche favorisant un développement soutenable - hors la catégorie entreprises en Rhône-Alpes.
- Le deuxième prix « entreprises éco-responsables » est doté de 1000 €
Il récompensera un reportage ou une émission, dont le sujet concernera plus particulièrement une ou des entreprises de la région Rhône-Alpes.
- Le troisième prix « Eco-reportages » récompensera un(e) jeune journaliste (jusqu'à 35 ans) et/ou un(e) pigiste afin de les encourager dans le traitement de cette thématique complexe. La dotation consistera en un séjour « éco-touristique » dans l'Ardèche et la Drôme.
Les trois prix sont attribués à des candidats uniques, il n'y aura pas d'ex-aequo. Le jury se réserve le droit de ne pas attribuer les prix si l'insuffisance des oeuvres présentées l'exige. Le montant des prix pourra alors être reporté sur un concours ultérieur.
Remise des prix
Dans un délai de trois mois après la clôture du dépôt des candidatures, les résultats seront notifiés aux lauréats ;
Une remise des prix sera organisée à Valence dans la Drôme (bâtiment de l'INEED) à laquelle participeront les lauréats *.
* Aucun frais ne sera pris en charge par le club de la presse 26-07
Un journaliste de l’âge de faire reçoit le prix Jacques Moreau du « meilleur reportage en économie sociale »
Le prix Jacques Moreau 2009, qui récompense le « meilleur reportage en économie sociale », a été décerné à Didier Bieuvelet, journaliste à L’âge de faire, pour son article Les arts de la laine en coopérative. Le jury était présidé, cette année, par Philippe Frémeaux, directeur de la rédaction d’Alternatives économiques.
Le prix Moreau, qui s’adresse aux journalistes professionnels de presse écrite, a été créé par la Fondation Crédit Coopératif en 2004, en hommage à Jacques Moreau, ancien président du Crédit Coopératif. Il a été remis le 1er décembre à l’occasion du vingt-cinquième anniversaire de la Fondation, en présence de nombreuses personnalités de l’économie sociale. Le prix Charles Gide a récompensé, le même jour, des étudiants de dernière année d’écoles de journalisme.
Publié dans le numéro de juillet-août 2008 de L’âge de faire, le reportage primé décrit l’histoire et les activités de la Scop Ardelaine, une entreprise de l’économie sociale et solidaire qui a relancé en 1982 la filière laine en Ardèche et ne cesse de contribuer depuis au développement local.
L’économie sociale occupe une place de plus en plus importante dans la société. Son rôle et son dynamisme sont de plus en plus reconnus au niveau des institutions tant communautaires que mondiales et cet article s’inscrit totalement dans la ligne éditoriale de L’âge de faire : porter à la connaissance du grand public l’existence d’un système économique où le facteur humain prime sur le capital.
L’âge de faire, mensuel national, indépendant et sans publicité, vient de fêter ses 4 ans. Dédié à l’écologie, la citoyenneté et l’économie solidaire, son credo est de rendre ces thèmes accessibles au plus grand nombre afin de gagner l’opinion publique. Le ton du journal est résolument positif, concret et porteur de solutions, privilégiant témoignages et reportages vivants sur des parcours différents et des initiatives locales peu mises en valeur.
Vous pouvez lire l’article Les arts de la laine en coopérative en cliquant sur le lien suivant : http://www.lagedefaire.org/agir/Ardelaine-Les-arts-de-la-laine-en
Contacts Presse :
Alain Duez
Direction / 04 92 61 60 28
Laura Guillaud-Martinez
Communication – Relations Presse / 04 92 61 24 97
L'âge de faire
La Treille
04290 Salignac
04 92 61 24 97
www.lagedefaire.org
Grande campagne d'information sur les SCOP
http://www.lagedefaire.org/agir/-Special-Scop-
Dossier de presse
http://www.lagedefaire.org/net/index.php?dossier-de-presse-4-ans-
D’autres projets sont en cours, comme les LGV Tours Bordeaux, Bordeaux Espagne et Bordeaux Toulouse, grand axe atlantique sur lequel se greffe cette ligne. Voir la Coordination Associative Vigilance LGV, 05 56 62 99 57, coordination-asso-vigilance-lgv@orange.fr
L’association de soutien au TGV annonce évidemment un chiffre moindre pour ce projet. À titre de comparaison, les travaux pharaoniques pour désensabler le Mont Saint Michel ne coûteront « que » 200 millions d’euros. De son côté, la SNCF affichait 500 millions de pertes au premier semestre 2009.
Le Populaire du Centre, 17 08 09.
Monique Boulestin, Catherine Coutelle, Philippe Nauche, Alain Rodet et Alain Clayes.
Véridique ! C’est cité dans Le Populaire du Centre du 26 11 09.
La Fête de la Nature 2010
Elle aura lieu du 19 au 23 mai prochains.
Ci-dessous le lien vers le communiqué : FDLN 2010 - Communiqué de presse
https://www.eudonet.com/01-CP_LANCEMENT.DOC
Chantal Théolas, 01 74 31 58 09.
L’ethnobotanique en stages et en livres avec François Couplan
Voici la fin des beaux jours et le début des frimas.
Et nous sommes presque en 2010…
Tous nos stages pour l’année à venir figurent maintenant sur notre site :
http://www.couplan.com/fr/stages/stages.php
Les inscriptions sont ouvertes :
Ne tardez pas…
Je voudrais vous signaler la nouvelle collection « Les plantes et leurs vertus » que je viens de démarrer aux Éditions du Sang de la Terre.
Elle comporte déjà huit titres et s’enrichira au fil des mois :
http://www.couplan.com/fr/boutique/livres-type.php?type=vertus
Par ailleurs, je viens de publier le « Petit Larousse des plantes médicinales », superbement illustré, et « La Boîte à secret des plantes médicinales », une bonne occasion d’apprendre de façon ludique les vertus des végétaux :
http://www.couplan.com/fr/boutique/livres-type.php?type=medicinales
Plusieurs de mes ouvrages sont épuisés et j’ai pu en racheter les stocks. Je peux donc vous les proposer à moitié prix. Découvrez-les ici :
http://www.couplan.com/fr/boutique/livres-type2.php?type=solde
Nous lancerons en début d’année les inscriptions à la nouvelle session de la formation sur trois ans du Collège Pratique d’Ethnobotanique. Si vous êtes intéressés, prenez contact avec nous.
http://www.couplan.com/fr/formations/cpe.php
Nos projets au Togo prennent forme. Nous aidons Gérôme, un jeune guérisseur, à créer sa plantation d’arbres médicinaux. Pour cela, nous avons besoin de quelques fonds, pour le matériel, et d’un appareil photographique pour suivre ses progrès. Si vous désirez apporter votre contribution, contactez-nous.
http://www.couplan.com/fr/projets/togo_acteurs.php
François Couplan (JNE) - www.couplan.com
Non au prosélytisme des chasseurs en milieu scolaire
Une cinquantaine d’associations s’insurge contre le prosélytisme des chasseurs dans les établissements scolaires, par le biais d’une lettre cosignée adressée à Monsieur Luc Chatel, Ministre de l’Education Nationale.
Usant du prétexte de « découverte de la faune et de la nature », les fédérations de chasse organisent de plus en plus d’actions auprès des écoles. Un accord entre ministères aurait été conclu sur une labellisation des fédérations des chasseurs en vue d’actions de découverte de l’environnement pour les scolaires.
Récemment, deux articles de presse relatant ces rencontres sont parus. Dans le premier, concernant une école maternelle, intitulé « En Sologne, la chasse… en classe ! » et publié le mardi 13 octobre 2009 dans le quotidien Le Parisien, un président de fédération de chasse explique : « Il faut que les jeunes possèdent une autre image de la chasse. Chasser, ce n’est pas uniquement tuer des animaux, c’est aussi s’intéresser à la gestion de la nature et à la régulation du monde animal ». Selon l’intervenante « Les enfants ont une image négative de la chasse. Je leur explique qu’il est pourtant utile de tirer sur les animaux ». Elle
aurait également indiqué comment « repérer les différentes techniques de piégeage » et conclu en dévoilant que « expliquée simplement, la chasse sera mieux tolérée. ».
Le second article, nommé « Faire l'école buissonnière dans une palombière », paru le lendemain, soit le mercredi 14 octobre, dans le journal La Dépêche, est tout aussi révélateur. Il débute en expliquant que « les élèves de l'école de Roquetaillade sont partis à la découverte de la palombière ». Selon le journaliste « les élèves ont écouté avec beaucoup d'attention comment se pratiquait la chasse à la palombe ». Des explications sur « les différentes méthodes de chasse » ont été données, et la classe aurait « eu droit aussi à la simulation de la capture [d’oiseaux] au filet ».
Ainsi, le rôle de ces rencontres est clairement indiqué : faire découvrir et accepter la chasse aux enfants.
Les associations cosignataires de la lettre condamnent fermement ce prosélytisme et requièrent, auprès du Ministre de l’Education Nationale, de faire abroger la labellisation et de veiller à une stricte application du principe de laïcité dont l’une des composantes est la neutralité ; ceci, en mettant un terme immédiat à ces immixtions du lobby chasse dans les établissements scolaires.
La lettre est téléchargeable ici :
http://www.antichasse.com/lettre_luc_chatel.pdf
Cette cyber @ction est signable en ligne
http://www.cyberacteurs.org/actions/action.php?id=457
Les associations cosignataires : ADEO Animalis, ANDPNC, A Pas de Loup, APIE, ASPAS, Association IDAE, Association MELES, Association UPLA, Association Végétarienne France, Autun Morvan Ecologie, AVES France, BORTA, CAPEN 71, Centre ATHENAS, C.H.E.N.E, Coloca Terre, CPN Brabant, CORA Rhône, CPEPESC Nationale, CPEPESC Franche-Comté, CROC BLANC, CVN,
Dignité Animale, Dole Environnement, Droits Des Animaux, Franche-Comté Nature Environnement, FRAPNA Archèche, GPOV, L214, La Forêt de Léa, Le Clan, LFDA, Loire Vivante Nièvre Allier Cher, Loiret Nature Environnement, LPA de Calais, LPO Drôme, Meuse Nature Environnement,
Mille Traces, Nature Centre, One Voice, Perche Nature, Pôle Grands Prédateurs, Rassemblement Anti Chasse, SEPANSO Béarn, Serre Vivante, SFEPM, SNDA, SOS Rivières Environnement, Veg Asso.
Hulot, les journalistes et la Lune
Par Marc Giraud
Montrez la Lune à un imbécile, il regarde le doigt. Montrez les périls écologiques à certains journalistes, et c’est de vous qu’ils ont peur. Avec son film Le Syndrome du Titanic, Nicolas Hulot a copieusement subi ce réflexe stupide. On focalise sur lui-même et sur la qualité du film, et on fuit l’essentiel. On lui reproche d’être radical, alarmiste, même pas drôle, alors qu’il se tue à montrer l’iceberg qui arrive.
« Alarmiste », quel mot détestable. Plutôt que de faire l’effort d’étudier les raisons de l’alarme, on fusille d’emblée le lanceur d’alerte. Ce mot « alarmiste » témoigne d’une certaine pensée unique où les réflexions sur l’état de la planète n’ont pas cours. Il y en a d’autres : progrès, désenclavement, développement, etc., si répandus dans les médias qu’on ne pense même plus à remettre en question ce qu’ils véhiculent. On préfère éloigner d’une pichenette agacée ces trouble-fêtes d’écolos, et continuer de danser avec l’orchestre. Comme sur le Titanic.
Le syndrome du Titanic
Par Danièle Boone
Nicolas Hulot n’a pas peur pour la planète ; il a peur pour l’homme. Et il a bien raison ! Son film, sur les écrans depuis le 7 octobre, est entièrement dédié à cette peur. Il veut faire prendre conscience à l’humanité entière de l’iceberg qui se dresse là, devant nous. C’est une obsession, une bonne obsession tout comme la symbolique du Titanic est une bonne symbolique. Le syndrome du Titanic, c’était déjà le titre de son livre publié en 2004. Pour faire cette nouvelle démonstration, il a produit avec Jean-Albert Lièvre, des kilomètres d’images à travers le monde, de la bonne image, souvent de la belle image. Le montage est dynamique. La bande son excellente. Ça marche. Les images se catapultent et font sens. Exemple : nous sommes sur un escalator. Accélération. Chute de poussins sur un tapis roulant. Elevage de poulets suivi de monoculture de salades. Autre exemple : défilé de mode au Japon. Un bar à oxygène pour chien toujours au Japon. Et puis des vieillards chinois contraints de vivre dans des cages grillagées. Ça percute et puis au bout d’un moment, ça ne percute plus. La folie du lancement mondial de l’Iphone fait sourire. La télé qui hurle en kaléidoscope dans des barres d’immeubles la nuit, c’est banal. Même la misère à Lagos s’aseptise sur la pellicule. Pourtant c’est sans doute la ville la plus violente au monde. Mais c’est si facile de s’abstraire, lorsqu’on ne sent pas dans son corps cette menace latente qui transforme sa vie en enfer. C’est là où le bâts blesse. Et puis, le commentaire off guide trop le spectateur. « On ne doit rien admettre car c’est tout simplement inadmissible ». « La misère plus l’humiliation font le lit de la haine ».
Il eût été préférable de laisser les images faire sens en chacun de nous en fonction de notre propre avancement, de notre propre engagement. Rappelez-vous le film Notre pain quotidien. Pas un mot, mais quelle force ! Et si la parole était vraiment nécessaire, celle, un instant empruntée à Hubert Reeves, Théodore Monod, Salvador Dali, Pierre Rabhi, dans de courtes séquences judicieusement choisies, aurait été suffisante. C’est dommage. J’aime le parti pris d’avoir fait un film sur l’homme, de nous avoir tendu ce miroir qui montre nos incohérences, notre agitation. Mais j’aurais aimé aussi qu’on se reconnaisse davantage. « Même les séquences tournées en Europe ne ressemblent pas à l’Europe », a dit Hulot dans une interview. Moi, j’ai eu l’impression que tout se passait ailleurs. N’est-ce pas là, une manière de caresser le spectateur dans le sens du poil à moins que ce ne soit une méconnaissance ou bien une peur de Hulot, le voyageur qui connaît peut-être mieux la planète que nos petites vies quotidiennes. Chacun a ses paradoxes. Plutôt que de voir les sans abri devant le grand magasin Macy’s à New York, j’aurais préféré reconnaître les nôtres, ceux qui, à Paris et dans les grandes villes de France, forment ce que, pudiquement, on appelle le quart monde !
En fait, si j’en veux un peu à Nicolas Hulot, c’est que j’espérais qu’il fasse ce film à succès, qui aurait été vu par des milliers de spectateurs venus grâce au bouche à oreille, et qui aurait peut-être fait changer quelques-uns d’entre eux, ce qui aurait déjà été une grande victoire. Oui, je sais bien, rêver à ce film là, est utopique. Mais je veux toujours croire que rien n’est impossible. Pourtant, l’iceberg est là. Je le vois se rapprocher et, moi aussi, j’observe avec ahurissement, les gens continuer à danser.
Texte paru sur le blog de Danièle Boone : www.daniele-boone.com
Deux belles plantes contre un gros port
Par Marc Giraud
 |
| Althenia filiformis Petit |
Les naturalistes de l’association Nature et Citoyenneté Crau Camargue Alpilles viennent de retrouver deux espèces rares de plantes aquatiques que l’on croyait disparues en Camargue. La première, l’Althénie filiforme, n’existe que sur quelques sites du sud de la France et de l’Italie.
La seconde, Tolypella salina, encore présente en Espagne, était considérée comme disparue en France.
Hélas, elles sont déjà menacées de disparition par les projets de développement du Grand Port Maritime de Marseille, un monstre de 1600 hectares qui s’installerait dans des milieux naturels classés, y compris des zones Natura 2000. Les beaux principes du Grenelle de l’Environnement vont-ils les sauver ? Hum…
www.nacicca.org
Photographies disponibles sur demande.
Contacts : Cyril Girard : 06 71 64 17 38 ou girardcyril3335@neuf.fr
Anthony Olivier : 04 90 97 24 35 ou anthonyolivier@hotmail.com
Jean-Baptiste Mouronval : 04 66 88 43 15 (après 18h00) ou mouronval.jean-baptiste@neuf.fr
A vos vélos ! Le futur (tout) proche se conjugue...
au Salon du Cycle porte de Versailles
Par Florence Faucompré
Si vous devez acheter un vélo, et habitez à Paris, vous aurez une ristourne sur le salon, et entre 250 à 400 euros de remboursement de la ville de Paris.
J'y ai découvert le vélo nouveau, ultra léger, pliable, revu de A à Z !Il ne faut plus être un athlète poids et haltères pour soulever un vélo pliable !
Dans les surprises : des vélos sans chaînes, des éclairages à énergie solaire, des antivols dotés d' alarmes, des caddys pour vélos, des rétroviseurs variés, dont l'un, le velocchio, de toutes les couleurs,s'adapte sur la main gauche (miroir incassable, échappant ainsi aux dégradations et vols) puis des sonnettes avec boussoles , des numéros d'identification de vélos gravés sur le cadre (comme en Allemagne, enfin !), des mini pompes !
Au printemps 2010 sortira le solex électrique pliable (photo) au design italien.

La 3ème Semaine européenne pour les requins
Par Nicole Aussedat
Shark Alliance, une coalition européenne de 75 ONG, dont 8 françaises, qui agit pour la protection des requins, lance la troisième Semaine européenne pour les requins. Du 10 au 18 octobre 2009, aquariums, clubs de plongée et organisations de conservation de 13 pays d’Europe organisent des événements pour demander le soutien du public pour une protection des requins, et notamment une interdiction plus ferme de l’UE sur le « finning » (pratique qui consiste à couper les ailerons d’un requin et à rejeter sa carcasse à la mer).
Les requins et les raies ont une croissance lente, une maturité tardive et un faible taux de reproduction, ce qui les rend très vulnérables à la surpêche. La plupart des populations européennes de requins en sont victimes, et un tiers est menacé d’extinction. En dépit de ces données inquiétantes, les pêcheries continuent d’être peu encadrées et les avis scientifiques de restrictions de pêche sont rarement suivis. De plus, l’interdiction européenne du finning est parmi les plus laxistes au monde.
En 2009, la pétition demande au Premier ministre espagnol de soutenir les nécessaires révisions urgentes à l’interdiction de la pratique du finning. L’Espagne est la nation qui pêche le plus de requins en Europe. Or elle use de toute son influence lors de la détermination des politiques européennes de pêche au requin.
En France, s’associant à la démarche de Shark Alliance, le réalisateur du Grand Bleu et d’Atlantis, Luc Besson, est l’un des premiers signataires de la pétition, dans la vague de la sortie du film « The Cove ».
Des actions dans plus d’une douzaine d’aquariums, dans de nombreux clubs de plongée, sur les sites de surf sont organisées un peu partout sur le territoire français, mais aussi en Guinée-Bissau, en Nouvelle-Calédonie ou en Guadeloupe: conférences, projections de film, expositions, concours de dessins, dans le but de récolter un maximum de signatures à la pétition.
Le lancement de la Semaine se passe cette année au Seaquarium du Grau du Roi le dimanche 11 octobre, avec une conférence de Bernard Séret, requinologue, à 15 h, des expositions dont celle d’Ondine Eliot, des projections de film s et diverses animations qui se prolongeront toute la Semaine.
Pour toutes les informations sur cette Semaine et sur Shark Alliance:
Nicole Aussedat, nicole.aussedat@wanadoo.fr
01 45 25 27 39 - 06 74 87 75 43
www.semaineeuropeennedesrequins.fr
Shark Alliance a été créée et est coordonnée par le Pew Environment Group, la section dévolue à la conservation de Pew Charitable Trusts, une ONG dont le but est de mettre un terme à la surpêche dans les océans du monde.
Save Our Seas Foundation, sponsor de la Semaine, est une ONG qui établit et soutient la recherche scientifique et des projets pédagogiques sur la nécessité de protéger les écosystèmes océaniques.
ONG françaises de Shark Alliance : Ailerons, Bloom, Fédération Française d’Etudes et de Sports Sous-Marins (FFESSM), Ligue Roc, Longitude 181, Megaptera, Noé Conservation, SOS Grand Blanc
Pierre Samuel, la force d’être
Par Alain Hervé
Lorsque Pierre est arrivé aux « Amis de la Terre », quai Voltaire à Paris, en compagnie d’Alexandre Grothendieck au début des années 70, nous avons été très heureux et très stupéfaits de voir des scientifiques, deux grands mathématiciens de réputation mondiale, partager nos préoccupations. Ils venaient de créer un petit groupe de réflexion intitulé « Survivre et vivre ». Il faut dire que Pierre avait été aux mêmes sources que nous aux Etats-Unis, où la prise de conscience du drame écologique s’était pour la première fois manifestée. Il s’entendit très bien avec l’avocat américain Edwin Matthews, cofondateur avec moi des « Amis ». Nous étions stupéfaits car les scientifiques en totalité méprisaient nos propos, n’accordaient aucun soutien à nos analyses, ne répondaient pas aux demandes de soutien que nous attendions d’eux. Si l’on excepte la timide adhésion de Levi-Strauss à notre comité de parrainage.
Pierre Samuel arrivait au milieu des hurluberlus, que nous craignions d’être, avec tout le prestige de ses titres universitaires et surtout un esprit remarquablement organisé. Il commença à mettre de l’ordre aussi bien dans le fonctionnement de l’association que dans nos propos et nos publications, le « Courrier de la Baleine » en particulier. Il quitta « Survivre et vivre » devenu trop radical, pour se consacrer aux « Amis ». Avec Brice Lalonde qui venait de prendre ma succession à la présidence de l’association, ils formèrent un tandem idéal. Brice se chargeait du militantisme et des relations extérieures, Pierre du fonctionnement interne. Pierre a consacré plus de 25 années aux « Amis », dont il devint ultérieurement le président, puis, en ma compagnie, président d’honneur. Pierre était persévérant, fidèle, jamais il n’a reculé dans ses prises de position, en particulier à propos du nucléaire. Pierre était solide, amical, accueillant, pédagogique avec le flot renouvelé des jeunes militants. Il calmait les querelles et modérait les emballements idéologiques.
Je vois encore Pierre démonter ses vieux paquets de Gitanes maïs pour les utiliser comme bloc notes au cours de nos réunions. Déjà recyclage oblige. Pierre avait une force d’être exceptionnelle. Je me souviens en 1973 au cours de la première crise de l’énergie, à l’invitation de Teddy Goldsmith, nous participions à un congrès à Bournemouth en Angleterre. Les Anglais, se croyant revenus au temps du blitz, avaient décidé d’éclairer l’hôtel aux bougies et de supprimer le breakfast. Pierre descendit dans le lobby et se coucha par terre sur la moquette au milieu du passage et refusa de se relever tant qu’on ne lui aurait pas servi son petit déjeuner. Il l’eut.
Parmi toutes les qualités de Pierre - ses défauts nous les avons oubliés - rappelons son engagement auprès des féministes , qu’il soutint par ses écrits, en particulier « Amazones guerrières et gaillardes ».
Lorsqu’en décembre 2008 nous avons célébré avec quelques anciens les 40 ans de l’association, Pierre, qui n’avait pu venir, me téléphona pour me dire qu’il était en esprit avec nous.
En 2009, Pierre et Teddy se sont donnés le mot pour nous quitter presque le même jour. Mais ils restent avec nous parce que nous les admirons et les aimons.
Edward Goldsmith : un féroce amoureux de la vie
Par Alain HERVE
C’était un grand croyant. En la vie. Il s’appelait Edward Goldsmith. On ne l’appelait que Teddy. Il n’aurait pas pu s’appeler autrement. Il se saisissait la barbe à pleine main pour raconter des épisodes de sa vie d’enfant gâté, qu’il tournait en dérision. Une campagne électorale dans le Suffolk, en 1969, avec des chameaux, pour annoncer le réchauffement climatique. Au cours d’une réunion d’Ecoropa, j’ai vu Denis de Rougemont tomber de rire de sa chaise en l’écoutant. Denis était un sérieux à cœur. Teddy avait la réputation d’être millénariste. Il l’était. Tout ce qu’il a annoncé dès la fin des années 60 finit de se réaliser aujourd’hui : la pollution généralisée des eaux, des terres, de l’air, la surpopulation, la destruction de l’agriculture vivrière, la fonte des glaciers et de la banquise, l’extension de la famine dans le tiers monde… On attend l’accident nucléaire ou la rupture d’un grand barrage.
Teddy, selon l’humeur, était franco par sa mère originaire du Bourbonnais ou anglo par son père, membre du parlement anglais. Il a d’abord publié en anglais, puis, avec l’aide de Jean-Marie Chevalier, en français chez Fayard. Un seul de ses titres résume tous les autres : « Changer ou disparaître ». Il a lancé en 1969 le premier magazine écologique au monde : The Ecologist. Il a participé au numéro exceptionnel du Nouvel Observateur « La Dernière chance de la Terre » en 1972. Il a contribué au lancement du Sauvage un an plus tard. Il y a régulièrement collaboré. En 2000 il a lancé, avec Thierry Jaccaud, l’Ecologiste en français. C’était un insoumis, c’était un visionnaire. Ca n’a pas plu au cœur des vierges amoureuses de la technologie qui n’en finissent pas d’annoncer un avenir glorieux grâce à des solutions miracles. Le jury du Prix Nobel l’ayant loupé, on lui a décerné en 1991 le Right Livelihood Award, le prix Nobel alternatif, à l’instigation de tous ses amis indiens de la Gandhi Peace foundation. Il peut se vanter de n’avoir pas été compris, ni par les hommes politiques, ni par les universitaires à la solde du pouvoir économique.
Il eut le tort de ne pas se déclarer de gauche ou de droite. Même si dans sa jeunesse il avait été conservateur et si ses idées étaient révolutionnaires. Anthropologue de formation, il pensait que l’histoire de l’animal humain avait déraillé dès le néolithique. Il pensait que l’adoption de l’agriculture avait été à l’origine de la guerre. On ne risque pas d’entrer dans les Académies avec ce genre de préalable. Même si l’on se passionne pour le modèle de « La Cité antique » de Fustel de Coulanges ou si l’on plaide pour le communautarisme, la convivialité, l’échange…
On lui a reproché d’avoir été le frère de Jimmy Goldsmith le milliardaire. Il ne s’en est jamais prévalu, sinon pour le solliciter pour le financement d’entreprises écologiques. Il a publié en 2002 une synthèse de ses réflexions sous le titre « le Tao de l’écologie, une vision écologique du monde » (Le Rocher ed.). Puissent ceux qui s’intitulent écologistes de nos jours, le lire, même si l’on ne se rallie pas à tous les détails de sa démonstration.
Il était amoureux de l’Italie. Il y vivait la moitié de l’année. De sa fenêtre il voyait les remparts de la ville de Sienne dont il avait étudié l’étonnant système de gestion municipale, des « contradas » qu’il admirait sans réserves. Il y est mort le 21 août 2009 à dix heures trente, au milieu de ses cyprès. Il avait quatre-vingts ans. Nous avons partagé son enthousiasme, sa drôlerie, sa simplicité. Nous avons côtoyé un prophète. Il n’a pas été compris par un establishment politique et économique aveugle et sourd. C’était un grand homme. C’était un ami.
Ce texte paraître dans le prochain numéro de l’Ecologiste - www.ecologiste.org
Dominique Truco « Les artistes ont une action poétique et politique
sur le monde qui peut nous éclairer… »
D. Truco sur le "Chemin de bois"
créé par Tadashi Kawamata |
|
| copyright A-G. Truong |
Depuis deux saisons, la directrice artistique de la biennale internationale d’art contemporain de Melle, Dominique Truco, fait appel à des plasticiens qui s’expriment sur des thèmes écologiques. Son engagement et sa méthodologie font la preuve de l’efficacité de l’art pour déclencher des prises de conscience décisives.
Françoise NOWAK : Dominique Truco, depuis deux saisons, la manifestation internationale d’art contemporain, dont vous assurez la direction artistique à Melle (4000 habitants) dans les Deux-Sèvres, est axée sur des thèmes environnementaux : l’eau, l’air et la terre, en 2007, puis l’arbre, en 2009. Est-ce à dire que vous avez vous-même une fibre écologique ?
Dominique TRUCO : Oui ! Son origine est un geste simple et emblématique de René Dumont, en 1974, lors de la campagne présidentielle. Il montrait son verre d’eau, et expliquait que le véritable enjeu de notre futur était là ! A l’époque, j’avais 18 ans. Cela m’a définitivement marquée, et j’ai aujourd’hui tout à fait conscience de l’urgence de modifier nos comportements vis-à-vis de la nature. La strate écologique est fondamentale. S’y intéresser est une nécessité bien plus qu’une thématique ! Cette année, le choix de l’arbre est emblématique d’un modèle à suivre, comme le souligne le paysagiste-artiste Gilles Clément, présent à la biennale précédente comme à celle en cours jusqu’au 30 août 2009. En effet, au-delà de tous les bienfaits qu’il nous procure, ce végétal restitue à la terre tout ce qu’il lui emprunte !
Françoise NOWAK : Comment votre manifestation aborde-t-elle les sujets environnementaux?
Dominique TRUCO : Son principe directeur est de rapprocher l’univers des quelque 25 plasticiens invités, ainsi que leurs productions, de la vie quotidienne et de la population locale, en valorisant le patrimoine à disposition sous toutes ses formes. Ici, aucune création n’est parachutée. Elle résulte d’une recherche d’adéquation que je mène, projet par projet, entre un artiste que j’ai choisi et des partenaires mellois susceptibles de coopérer avec lui dans la durée.
création de JP Ganem, Melle 2009 |
|
| copyright J.-P. Ganem |
Concrètement, j’ai par exemple sollicité Jean-Paul Ganem, dont une des spécialités est de réaliser des œuvres dans le paysage rural, dans l’objectif de faire prendre conscience aux agriculteurs de l’importance esthétique de leur choix culturaux. Un phénomène que le créateur Joseph Beuys traduisait en disant que « l’agriculture est affaire d’art ». J’ai proposé à Jean-Paul Ganem de travailler avec l’association régionale d’agriculteurs « Agrobio », installée à Melle, et avec des élèves du lycée agricole de cette ville. Cette collaboration a donné naissance, sur un terrain communal, à une composition éphémère, évolutive et biologique, à partir notamment d’avoine noire corneil, d’avoine blanche susa, et de blé mélange rouge, dont tous les participants peuvent s’enorgueillir. De plus, cette opération a été l’occasion, au lycée, de faire passer aux élèves concernés l’intérêt de revenir aux variétés anciennes locales, bien adaptées à la région.
J’affiche également la dimension environnementale de ma programmation en lui associant les propos d’une ou plusieurs personnalités référentes, qui donnent à méditer. Cette année, j’ai mis en exergue une citation d’un amoureux des arbres, Francis Hallé, écologue et spécialiste des forêts tropicales : « L’arbre doit être reconnu comme un patrimoine commun à toute l’humanité, et sa connaissance doit être collective. Il est notre meilleur allié dans la lutte contre la dégradation du climat ».
Françoise NOWAK : Pensez-vous que votre biennale, et plus généralement la création artistique engagée, peuvent avoir un impact réellement positif sur les personnes à qui elles s’adressent, du point de vue écologique ?
Jardins d'eau, jardin d'orties",
de G.Clément (détail)" |
|
| copyright J.-L. Terradillos |
Dominique TRUCO : Oui !
L’œuvre-manifeste édifiée en 2007 par Gilles Clément, en coopération avec les jardiniers de la ville de Melle et intitulée « Jardin d’eau-jardin d’orties » en témoigne. Cet ensemble est constitué de 3 bassins de lagunage qui épurent l’eau d’un ruisseau bordé d’orties, et d’un système permettant de filtrer du purin qu’on peut fabriquer à partir de ces plantes. Comme il est né en réaction à la parution d’un texte de loi, en 2006, qui interdisait d’utiliser ce « fortifiant » ancestral, il a sensibilisé les services municipaux à l’intérêt de délaisser les pesticides et autres fertilisants chimiques au profit de matières naturelles. Il les a même transformés en militants, car depuis qu’il existe, le chef des jardiniers vient systématiquement au marché, chaque vendredi de juillet, offrir du purin d’orties aux habitants qui y font leurs courses. Mieux, j’ai constaté que si cette action a pu faire sourire, dans les premiers temps, maintenant, les gens font la queue pour avoir leur part !
Cette intervention de Gilles Clément a également conduit la ville à laisser vivre des friches sur certains de ses espaces, de façon à donner de la place à la biodiversité.
En dehors même de ces preuves, je suis convaincue qu’en donnant à voir la beauté de la nature, les artistes apportent une forme spécifique de connaissance et qu’ils jouent un rôle d’alerte. Ils amènent ceux qui regardent leurs productions à comprendre que détruire cette nature, c’est se priver de nous-mêmes, car elle représente les conditions de notre survie !
Quant à moi, les échanges que j’ai avec ces créateurs, et la manière dont ils incarnent leur intérêt par rapport à l’environnement me donne envie d’approfondir les thématiques qu’ils abordent, sur un versant plus scientifique.
Françoise NOWAK : Qu’est-ce qui fait, selon vous, que l’art peut avoir ce type d’impact ?
Dominique TRUCO : Contrairement à ce que peuvent encore penser certaines personnes, les artistes dignes de ce nom sont ouverts sur la société. En conjuguant éthique et esthétique, de par leur engagement, ils ont une action poétique et politique sur le monde qui peut nous éclairer, notamment sur les questions écologiques. Ils déclenchent ainsi une sorte d’entrée en résonnance…
Propos recueillis le 21 juillet 2009 par Françoise NOWAK
Gilles Clément persiste et signe (Encadré)
Résistant et visionnaire ! Ces deux adjectifs sont à l’image des deux textes rédigés par le paysagiste-écrivain et jardinier Gilles Clément pour la biennale de Melle de 2009, intitulée « être arbre, être nature ». L’un de ces fascicules, titré « La position de Melle », est consacré au « Jardin d’eau-jardin d’orties » (voir l’interview Dominique Truco), ainsi qu’au contexte déplorable dans lequel ce projet a émergé et continue de revendiquer « une résistance au système dominant par lequel tout se marchandise au détriment de l’environnement et de l’humanité » : la publication, en janvier 2006 d’une loi interdisant l’usage et la vente du produit non homologué que constitue le purin d’ortie. Cet écrit de Gilles Clément est d’autant plus d’actualité qu’un décret « relatif à la mise sur le marché de préparations naturelles peu préoccupantes (PNPP) à usage phytopharmaceutique », dont le purin d’ortie fait partie, a été publié au JO, le 25 juin 2009… Or ce décret renvoie à une procédure européenne considérée comme inapplicable aux PNPP, et totalement contraire à d’autres dispositions législatives, par l’Association pour la promotion des produits naturels peu préoccupants (ASPRO-PNPP), soit par plus de 70 structures, dont la Confédération paysanne.
Le deuxième document signé par Gilles Clément est intitulé « l’homme symbiotique ». Il commente les six dessins présentés par ce même auteur dans le cadre de la biennale. Une série ô combien réconfortante car elle exprime le passage d’un système monolithique, mortifère et moribond, à un monde dans lequel une multitude de systèmes autonomes coexistent, où l’homme cesse d’accumuler les biens matériels et restitue tout ce qu’il prend à la nature sans y introduire de dégradation qualitative…
Les deux opuscules ont été édités par la ville de Melle et sont disponibles, sur simple demande, à l’adresse suivante : contact@ville-melle.fr
Du Bio dans les Cantines à Marseille – Est-ce bien raisonnable ?
A l’occasion de la campagne nationale lancée par le WWF France « Oui au bio dans ma cantine », le 18 juin dernier, nous – « Les Courges Associées –pour du bio à la cantine », collectif informel de parents – (dont moi-même et une amie sommes les initiatrices) avons concocté une petite journée de manifestation symbolique devant la Mairie de Marseille.
L’idée du jour était que des enfants des écoles primaires de Marseille remettent un diplôme « 0 % Bio – mention peut mieux faire » à Jean-Claude Gaudin, Maire de Marseille.
La perspective du 20 % de bio dans les cantines d’ici 2012, proposé lors du Grenelle, est un objectif national qui joue le rôle de la carotte. Mais à Marseille, une autre échéance nous pend au nez, à savoir le lancement d’un nouvel appel d’offres pour fournir les 45 000 repas/jour aux cantines de la ville – un marché (juteux) que se partagent pour l’instant la Sodexho et Avenance. Nous n’avons plus que quelques mois pour influencer le cahier des charges dans le bon sens, c'est-à-dire vers une cuisine plus saine, si possible exempte de pesticides, OGM, conservateurs, additifs ou autres produits dangereux pour la santé des enfants. Vain combat ! Oui certainement, mais faire pression et exiger l’entrée du BIO, seule garantie viable aujourd’hui face aux dérives, dans le nouveau cahier des charges et l’un de nos objectifs. Le comment et à quelle fréquence pourra venir ensuite.
Nous souhaitons également qu’un groupe d’experts compétents (nutritionnistes, toxicologues, médecins, agriculteurs, parents…) soient associés à la rédaction du cahier des charges. Dans un autre temps, nous menons une campagne d’information et de sensibilisation des parents et des enfants dans les écoles, à travers la distribution d’une brochure « Qu’est-ce qu’il y a dans l’assiette de nos enfants ? » et d’une pétition contenant nos principales revendications. Le vent tourne. Mais la Mairie est dans une bien mauvaise position, car elle est liée à la Sodexho historiquement –voire affectivement et politiquement. Le système mis en place ces dernières années (fermeture des cuisines locales, réaménagement coûteux en self, centralisation dans une grande cuisine unique de la préparation des repas, nouvelles normes hygiéniques….) est un système fermé, sur lequel il sera très difficile de revenir. La Sodexho est le fournisseur principal des repas aux cantines de maternelles et de primaires (mais aussi aux hôpitaux, services publics, etc.) depuis 14 ans (2 contrats de 7 ans). La prochaine échéance reconduirait le système pour les 7 nouvelles années à venir.
La remise du diplôme s’est faite finalement directement à Monsieur le Maire (cf. photo), sans grand commentaire de sa part, si ce n’est l’éternel argument du « bactériologiquement correct », la priorité donnée aux questions d’allergies alimentaires et le fait que, à Marseille, le repas de la cantine est parfois le seul repas des enfants défavorisés, sous-entendu qu’il est indicent de s’attaquer à la « Cantine » (alors qu’en réalité, nous n’en remettons pas en question son bien fondé, mais son contenu). Un seul repas par jour ! Alors oui, il est d’autant plus important de donner quelque chose de nourrissant et de sain à ces enfants là !
Notre projet pour la rentrée est de mobiliser un grand nombre d’écoles autour d’une journée de « refus de la mal-bouffe », comme nous l’avions fait à petite échelle pour une école dans le 8ème, où les enfants avaient fait « grève » et mangé leur pique-nique devant l’école. En même temps, nous souhaitons continuer à œuvrer pour un dialogue d’ouverture avec la Mairie et organiser des journées d’informations et de sensibilisation pour le grand public et pour les élus.
La presse locale diffuse les infos, quand elle le décide (« la Provence » n’a pas jugé utile de faire un papier sur notre dernière action car, dixit : « il n’y avait que 10 enfants ! »). Nous avons aussi besoin du support de la presse nationale pour les moments clés de notre démarche. Dans quelques mois, il sera trop tard.
Si vous souhaitez faire un papier sur la question, n’hésitez pas à me joindre. Merci
Christine Kristof (04 91 31 34 70 ; ou 06 70 03 29 12, kriska@club-internet.fr)
Body Nature, une entreprise qui va au bout de ses convictions
Récit de la visite organisée pour les JNE le 02/07/09
par Carine Mayo
 |
| Copyright Maurice Chatelain |
Bien avant que la croissance verte et le développement durable ne deviennent des termes galvaudés, Gilles et Marie-Thérèse Guilbaud, les créateurs de l’entreprise Body Nature ont essayé de conjuguer écologie et économie. Après avoir fondé sa société en 1972, le jeune militant antinucléaire s’est installé avec son épouse, alors chercheuse au CNRS, sur les terres du grand-père Aimé Body, qui possédait une ferme à Nueil-les-Aubiers dans les Deux-Sèvres. Peu après son arrivée, le couple a fait planter des pins, des chênes, ainsi que des plantes médicinales, des rosiers et une vigne rouge, cultivée en biodynamie, qui fait la fierté de Gilles. Une façon de protéger la source présente sur le site, qui entre dans la composition des produits d’entretien et cosmétiques écologiques fabriqués dans le laboratoire, tout en cultivant une partie des plantes nécessaires à la réalisation de ces produits. Cette recherche d’autonomie est aussi visible dans l’utilisation de l’énergie puisqu’une centrale solaire et une éolienne fournissent une bonne part de l’électricité, tandis que la chaleur du laboratoire est fournie par une chaudière à bois dans laquelle brûle du miscanthus, une plante originaire d’Asie dont la famille a planté 5 hectares. Plus connue sous le nom d’herbe à éléphants, cette graminée intéresse au plus haut point les chercheurs par son pouvoir calorifique de 40% plus élevé que le bois, si bien que l’expérience de Body Nature sert de site pilote pour l’ADEME et l’INRA.
De la culture à la production
 |
| Copyright Maurice Chatelain |
La famille Guilbaud s’efforce de réduire au maximum l’empreinte écologique de l’entreprise : L’eau de pluie est récupérée et sert dans les sanitaires, les plantes sont issues au maximum de la production sur le site ou de la région, les emballages des produits sont minimisés et réutilisés quand c’est possible. En outre, la dimension humaine n’est pas oubliée. Ici, pas de cadences infernales ! Le stress semble absent de l’entreprise, même si, il faut parfois accélérer le rythme, surtout le lundi matin, quand arrivent la plupart des commandes passées le week-end. Et puis, quand il fait beau, le personnel peut déjeuner dehors sous les arbres, ce qui n’est guère possible en ville ! L’entreprise semble avoir également une relation privilégiée avec les conseillères-distributrices qui assurent la vente à domicile des produits. En effet, inutile de chercher ces derniers en magasin, ils ne sont commercialisés qu’en vente directe (un peu comme les Tupperware). Un mode de distribution qui évite le gaspillage et privilégie le contact humain. Du coup, les 500 conseillères (il n’y a quasiment pas d’hommes) deviennent un maillon essentiel de l’entreprise. Chaque année, elles viennent sur le site se former aux nouveaux produits. Elles y ont même leur jardin, dans lequel elles mettent en terre les plantes qu’elles ont apporté. « C’est une façon de montrer qu’elles ont leurs racines ici » explique Olivier Guilbaud, l’un des deux fils de Gilles et Marie-Thérèse, qui a pris avec son frère Antoine la succession de Gilles à la tête de l’entreprise. La société a aussi engagé un partenariat avec Madagascar où elle cultive en bio 5 ha de Ravintsara, une plante dont on tire une huile essentielle aux propriétés antivirales et antibactériennes, ainsi qu’une forêt d’eucalyptus et de niaoulis. En outre, elle finance des repas, par un système de produit – partage : reversement de 0,15 euros pour l’achat d’un flacon d’huile essentielle de Ravintsara ou de Niaouli.
Quant aux produits vendus, ils sont bio, quand c’est possible, ou possèdent la certification Ecocert de détergents écologiques, et ne sont pas testés sur les animaux. Certains d’entre eux sont même recommandés par l’association Echo-Mer pour les plaisanciers car ils sont biodégradables et ont peu d’impacts sur l’environnement. Bien sûr, l'entreprise se heurte à des difficultés. Difficile de trouver de quoi remplacer l'huile de palme qui est utilisée comme base de tensio-actif végétal dans les produits d'entretien écologiques à la place de tensio-actifs issus de la chimie. « Mais, fait remarquer Olivier Guilbaud, les quantités utilisées n’ont rien à voir avec celles utilisées dans les bio-carburants, et nous nous fournissons avec de l’huile de palme issue de l’association RSPO qui regroupe des producteurs se situant dans une démarche de développement durable. » Et d’ajouter : « nous avons aussi le projet de cultiver nos propres palmiers à huile en bio ».
 |
| Copyright Maurice Chatelain |
Des projets, les deux frères n’en manquent pas. Après avoir réalisé le bilan carbone de l’entreprise, ils songent à équiper le personnel de véhicules de fonction électriques et à utiliser des flacons en aluminium recyclé pour leurs flacons. En outre, ils prévoient d’agrandir leur unité de production en construisant un nouveau laboratoire écoconçu, utilisant au maximum l’éclairage naturel, avec des panneaux photovoltaïques, un puits canadien, une toiture végétalisée, un récupérateur d’eau de pluie… Une nouvelle page de l’aventure familiale écologique est en train de s’écrire.
(1) Produit responsable de la déforestation en Asie du sud-est,
AGENDA :
Primée !
Geneviève Renson a reçu le prix des explorateurs Thomas Allix pour son ouvrage « Sur les traces du roi des Marais » (éditions Kubik), retraçant l’expédition réalisée pour photographier le Bec-en-Sabot, un oiseau rare et difficile à approcher.
Exposition Nature Primordiale
à l'espace d'exposition de l'office du tourisme de Bessines-sur-Gartempe, en Haute-Vienne
du 4 juillet au 19 septembre 2009
du lundi au samedi : 9 h/12 h 15 à 14 h/18 h 30. Dimanche 10 h/12 h (sauf en septembre)
tel : 05.55.76.09.28. - courriel : ot.bessines@wanadoo.fr
Bernard Boisson (JNE) vit à Paris, mais garde une partie de ses racines familiales à Bessines-sur Gartempe. Il se consacre à la photographie, l'écriture, la réalisation audiovisuelle comme moyens pour transmettre une perception particulière de la nature. Il a passé les étés de son enfance et de son adolescence dans le Limousin qu'il sent comme une terre de première imprégnation de sa sensibilité à la Nature. Il délaissa par la suite cette région pour découvrir les replis ensauvagés des autres contrées en France ou ailleurs en Europe. Cette exposition sur trois niveaux recèle donc un caractère symbolique : celui de renvoyer à sa source première toute une maturation de sensibilité qui s'est développée au fil de maints voyages.
Son approche artistique de la nature n'est pas "naturaliste" au sens où il s'agirait de représenter esthétiquement telle espèce ou de décrire tel milieu. Elle s'emploie plutôt à traduire artistiquement les impressions, sensations, sentiments que lui communique cette nature par delà l'identité première des éléments et des êtres... Elle s'attardera de préférence sur les perceptions sensibles qui sont peu ou pas encore intégrées par notre culture.
Les Forêts inexploitées en France et en Europe, qui retrouvent un caractère relatif de "primitivité", constituent les lieux qui ont modifié sa conscience et remis en cause sa démarche. Il résultera notamment de cette investigation deux livres fondateurs :
- « La Forêt Primordiale », un beau-livre de photographies et de textes poétiques (première édition en 1996 chez Instant Présent, et une réédition fortement réactualisée en 2008 chez Apogée)
- « Nature primordiale, des forêts sauvages au secours de l'homme », un essai et manifeste paru aux éditions Apogée en 2008.
Si dans cette exposition, nous vivons un aperçu sur tout le cheminement de l'auteur à travers les forêts sauvages, nous appréhenderons également, et c'est quasiment une première, d'autres milieux naturels au dernier étage. Nous y retrouverons cette même quête du sentiment de "l'originel" que nous pouvons parfois éprouver dans les lieux oubliés, ou vis-à-vis de telle présence vivante, par une effluve soudaine d'impressions, juste avant que notre esprit ne se soit encombré par toutes nos représentations si vite établies sur les êtres, les choses, et le monde.
Vivre la nature dans son essence première, là où aucune transformation du paysage ne renvoie notre regard aux intérêts des hommes, devient avec le temps une expérience de moins en moins anodine. Elle a pour effet de nous libérer de tous ces conditionnements psychologiques dont nous n'avons jamais mesuré l'ampleur dans nos environnements artificialisés et dans nos modes de vie quotidiens.
Dans cette expérience, se développe une connaissance qui dépasse l'art. Il apparaît clair que l'avenir du rapport de notre société avec la nature ne trouvera pas ses réponses fondamentales dans les annonces actuelles des écostatisticiens, des écotechniciens, des ecotechnocrates... D'autres remises en cause beaucoup plus intimes et plus vastes nous attendent...
contact auteur : foretprimordiale@free.fr
"Un écosystème est une symphonie du Vivant
où chaque espèce joue sa partition.
A l'homme de deviner la sienne
pour élever la musique du monde
sans dissonance."
L’écologie vue de très haut
Par Jean-Claude Oliva
« Home » s’adresse à …l’Homme ! C’est dire l’ambition du documentaire qui tutoie Homo sapiens sapiens. On est dans le très haut. Et dans le très long. C’est le plus long film publicitaire de l’histoire : deux heures s’écoulent entre les premières et les dernières annonces du groupe PPR (ex Pinault Printemps Redoute), avec leurs dizaines de logos multicolores, sans oublier les 88 025 collaborateurs (sic). Mais sans doute pas le plus onéreux pour l’annonceur qui a déboursé dix millions d’euros (sur les douze qu’a coûté au total le film) pour deux heures en salle, une heure trente en « prime time » à la télévision, des projections en plein air dans le monde entier, des DVD ; c’est donné ! Sauf pour les écolos-gogos comme vous et moi, qui ont quand même du débourser cinq euros pour le voir !
Pour le reste, les images sont superbes, le constat du gâchis planétaire et la conclusion sont implacables : nous avons dix ans pour (ré)agir et changer la donne. Le documentaire aurait pu s’arrêter là et cela aurait été très bien. Sauf que ce n’est pas la conclusion et que le film continue guilleret ! Pendant quelques instants, on se demande si Carrefour ne fait pas partie des sponsors, tellement Yann Arthus-Bertrand « positive » ! Et de nous montrer les merveilleuses initiatives qui sont prises un peu partout dans le monde… Sauf qu’elles constituent l’exception à la règle impitoyable d’un mode de production et de consommation socialement et écologiquement insoutenable. « Il est trop tard pour être pessimiste », c’est beau (et creux) comme un slogan publicitaire ! Qu’est-ce que ça signifie ? Chacun peut faire quelque chose, s’enthousiasme encore Yann Arthus-Bertrand. En tout cas, l’action du richissime François-Henri Pinault crève l’écran, tandis que le quidam dans son bidonville crève la faim…
Entre la terrible dénonciation et le happy end euphorique, il y a un vide sidéral sur lequel on ne peut que s’interroger. Le réseau « sortir du nucléaire » s’est étonné du fait qu’il ne soit nulle part question du nucléaire (1). Trop compliqué, répond Yann Arthus-Bertrand. D’autres absences sont tout aussi révélatrices : le mot « entreprise » n’est jamais prononcé. Ni aucun de ses synonymes. Les ravages de l’agriculture industrielle, voire ceux du système économique en général sont dénoncés, mais ses principaux acteurs sont oubliés ! Les Etats et même les nations sont, par contre, condamnés sans appel. Pourtant, comment changer sans s’attaquer à la logique financière à l’origine du dumping social et environnemental, qui prévaut au sein des groupes comme PPR ? Et, allons plus loin, sans remettre en cause l’objet social même d’un nombre important de ces entreprises : on songe aux producteurs et aux marchands d’armes, bien sûr, mais peut-être aussi aux publicitaires, aux distributeurs de 4X4 ou encore à l’industrie du luxe, à Gucci qui saccage la forêt amazonienne selon Greenpeace …que l’on retrouve tous dans PPR! Dernier oubli et de taille : la France ! Il n’est jamais question de notre pays qui est pourtant l’un des premiers ravageurs de la planète : cela vaut bien une décoration, non ?
Bien sûr, il FAUT agir ensemble : cela s’appelle la politique (quelque soit le niveau considéré : le plan d’urbanisme d’une ville, la politique agricole européenne ou les négociations climatiques mondiales) mais c’est sans doute trop compliqué pour Yann Arthus-Bertrand.
- http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=565
Agenda
Vivre le développement durable en appartement, c’est possible !
Nathalie Tordjman, journaliste spécialisée dans l’environnement et le développement durable, vous démontrera combien il est important et facile d’adopter un comportement plus éco-responsable et un mode de vie plus sain à travers des gestes quotidiens et certains réflexes de consommation, qui préservent l’environnement ; tout en réduisant ses factures !
Le 25 septembre au Moulin de Seillant, à Chaillac (Indre).
105 € en demi-pension, 143 € en pension complète.
Tél. :
02.54.25.75.69 - contact@lemoulindeseillant.org - www.lemoulindeseillant.org
Contact presse : Elodie Marchadier, 02.54.25.75.69
Biodiversité et macrophoto
Exposition
Du 15 août au 2 septembre 2009, Gérard Blondeau, photographe naturaliste, journaliste à Rustica, membre de l'office pour les insectes et leur environnement (OPIE) présentera une exposition photographique ayant pour thème « la biodiversité au jardin » à l'Office de Tourisme 14, rue Thierry Schoere 68410 Les Trois Épis
Tél : 03 89 49 80 56
Conférence
Au même endroit, le vendredi 21 août à 20 heures, il commentera une projection de photographies sur les principales espèces animales et végétales sauvages rencontrées dans son jardin de la banlieue parisienne. Avec des conseils pour les attirer ou parfois les éloigner.
Stage macro
Pour conclure cette quinzaine consacrée à la biodiversité, les 29 et 30 aout Gérard Blondeau vous convie à un stage sur la macro photo numérique où il vous livrera tous ses secrets de naturaliste et de photographe Un domaine qu'il connaît bien pour l'avoir pratiqué depuis une quarantaine d'année. Au cours de ces 2 jours sont prévus des prises de vues en studio, sur le terrain et même la nuit lors d'une chasse photo aux insectes nocturnes, sans oublier le transfert des images sur l'ordinateur et les traitements de base.
Gérard Blondeau a publié 2 livres sur la macrophotographie : « La macro au fil des saisons » chez VM et« Photographier la nature en macro » chez VM/Eyrolles.
Participation aux frais stage macrophoto : 190 € comprenant la formation, la location de salle, l’hébergement à l'hôtel Villa Rosa et les repas (hors boissons).
Inscriptions stage : Anne-Rose Denis, Hôtel Villa Rosa, 68410 Trois Épis Tél 03 89 49 81 19 www.contact@villarosa.fr
Renseignements techniques : Gérard Blondeau/Climax Tel 01 39 81 07 38 / 09 54 54 93 93 blondeau.photos@gmail.com
Yann Wehrling répond aux questions des JNE
Bonjour,
Je suis en effet désolé de ne pas avoir pu être présent à cette rencontre (le petit déjeuner avec Corinne Lepage). Et je vous remercie de me solliciter néanmoins par email.
Pourquoi le choix du Modem ?
Le combat écologiste doit aujourd'hui prendre une forme nouvelle. Il fut un temps où la plupart des décideurs et des citoyens n'étaient pas conscients de la gravité de la situation. Cette prise de conscience est aujourd'hui importante. Il est indéniable que l'explication est à trouver dans la gravité et l'urgence aujourd'hui unanimement reconnue par la communauté scientifique, que ce soit sur les questions énergétiques, des ressources naturelles et de son corollaire qu'est l'érosion très préoccupante de la biodiversité.
En tant que militant convaincu, il y a deux options : s'enfoncer dans toujours plus de radicalité, ou rechercher les solutions rapides avec le seul outil efficace : le réalisme.
Sans regretter mon engagement au cours des 20 dernières années chez les Verts, avec qui nous avons largement contribué à la prise de conscience, il faut maintenant travailler directement avec toutes les sphères de décisions qui sont aujourd'hui majoritairement favorables à l'action. Je ne pouvais plus me satisfaire d'avoir "raison" seul dans mon coin avec des amis qui sont tous d'accord entre eux. Il faut se confronter aux réalités de tout ce qui fait la société dans laquelle nous vivons et qui doit muter vers le durable. Cette confrontation doit avoir l'objectif de construire des majorités politiques sur les réformes écologiques nécessaires... et je ne peux que constater que bien des réformes pourraient se décider si on voulait bien oublier d'anciens et parfois stériles clivages politiques. Le vote sur le Grenelle de l'environnement l'a démontré, mais on ne peut en rester à un vote... c'est dans le concret, mesure par mesure, qu'il faudra construire des majorités qui dépassent les clivages. Je trouve au Modem le cadre nécessaire pour travailler en ce sens.
La protection animale ?
Comme vous l'aurez compris dans ma précédente réponse, je n'ai pas amoindri mes convictions, mais j'ai changé les moyens de leur donner corps. Je n'ai donc rien perdu de mes convictions en faveur du bien être animal.
Il reste beaucoup à faire pour améliorer le comportement humain envers les animaux. C'est avant tout un combat de principe : il n'est pas digne et humain de maltraiter un animal en pensant que c'est une "chose" insensible.
On me rétorque parfois, voire souvent, que c'est de l'anthropomorphisme. Je revendique volontiers que c'est le ressort de ma motivation, car en effet, c'est bien de notre humanité dont il est question. Je suis convaincu que notre rapport à l'animal et la nature a un lien avec notre rapport à notre propre humanité. Je note que beaucoup de grands humanistes ont écrit de manière très engagée en faveur du bien être animal.
Quant à savoir si cette cause a sa place dans le Modem, je vous dirais en creux qu'elle n'était pas réellement très forte chez les Verts, où j'avais animé un groupe de réflexion interne qui a bien souvent suscité des sarcasmes. Je sais que je partage ce souci avec d'autres hommes et femmes politiques, mais nous nous répartissons dans toutes les formations politiques. Il ne semble pas évident de constater que le sujet serait naturellement plus présent dans tel ou tel parti... C'est réellement lié à des engagements individuels. Mon appartenance au Modem est trop récente pour que je puisse vous dire si ce sujet est plus ou moins fortement défendu que chez les Verts. Je m'emploierai à le faire vivre dans le Modem, mais surtout, je continuerai, comme pour l'écologie de manière générale, à fructifier et développer les liens avec les "politiques" qui pensent comme moi dans les autres partis afin de construire les majorités nécessaires à faire progresser le bien être animal en France et en Europe.
J'espère avoir répondu à vos questions.
Bien cordialement,
Yann Wehrling
Le chanteur Francis Lalanne tête de liste de l'Alliance écologiste indépendante aux élections européennes du 7 juin
Par Florence Faucompré
Francis Lalanne, auteur de "Mise en demeure au Président de la
République", sera la tête de liste nationale du parti "Alliance écologiste indépendante" le 7 Juin aux élections européennes. Sur les
huit régions, six hommes sont déjà nommés : Antoine Waechter pour la région est, Michel Fabre pour le centre, Patrick Drevet pour le
sud-ouest, Francis Lalanne pour le sud-est, Jean-Marc Governatori
pour le sud ( le candidat pour le nord n'est pas encore désigné aux
dernières nouvelles) et deux femmes : Rolande Klein pour les Dom-Tom,
Eva Roy pour l'Ouest .
Francis Lalanne, chaleureusement applaudi, a déclaré en conférence de
presse le vendredi 10 avril au Petit Journal Montparnasse :"Le
premier espace à dépolluer, c'est la République". Il donnera son
salaire aux Enfants de Don Quichotte, mettant en action son slogan : "
pour une Europe des peuples" clairement éloignée des multinationales .
Une vidéo de son discours devrait être bientôt disponible sur son
blog. Le site de l' "Alliance écologiste indépendante" est à visiter
avec des projets très précis et étoffés dans tous les domaines de nos
vies... A consulter absolument avant les européennes !
Altertour pour une planète sans dopages
Les inscriptions sont ouvertes pour le 2ème "Altertour pour une planète sans dopages", qui aura lieu du 4 juillet au 8 août 2009, "en arc en ciel" de Besançon à Notre Dame des Landes (Nantes).
En réponse au dopage dans le sport, dans l'agriculture et dans l'économie, l'Altertour est un tour cycliste solidaire pour un modèle agricole et économique respectueux des hommes et de la nature.
- parcours en relais de 15km pour chaque étape, accessible à tous niveaux
- visite de sites éducatifs et soirées festives avec films, conférences et débats pédagogiques sur les alternatives existantes
- découverte de voies vertes dans différents terroirs
- rendez-vous avec des manifestations amies, tel que le Camp Action Climat à Notre Dame des Landes contre le projet d'aéroport.
Site web : www.altertour.net
Gilbert Maury, un amoureux de la nature nous quitte
JF Noblet
Gilbert a quitté cette petite planète bleue dont il était tellement amoureux et nous avons une immense tristesse et la rage contre cette maladie du siècle : le cancer.
J’ai connu Gilbert au cours de voyages naturalistes dans les pays de l’Est à la découverte des grands prédateurs et des derniers espaces de forêts primaires européens. J’ai découvert alors un naturaliste hors pair émerveillé et communicatif. Tout l’intéressait depuis le travail des fourmis jusqu’à l’énergie sauvage des bisons. Il avait l’enthousiasme en lui et sa compagnie était une bonne fortune et rapidement l’amitié sincère et fidèle prenait le dessus.
Je n’oublierai jamais qu’il a été le promoteur et l’artisan infatigable du retour des bisons d’Europe en Margeride. Ses convictions, sa connaissance parfaite de ces mammifères impressionnants, son sens du dialogue et son amour des gens ont permis cette belle réalisation.
Au conseil général de l’Isère nous cherchions un biologiste capable de convaincre les techniciens s ‘occupant du bord des voiries départementales de ne plus utiliser de désherbants chimiques. Gilbert a fait ce travail avec une foi incomparable et le taux de satisfaction des agents formés a atteint 98 %. Grâce à lui des milliers de litres de produits chimiques ne sont plus répandus en Isère et la santé de centaines d’agents préservée.
Je garderai toujours l’émotion de Gilbert devant la fécondation d’une orchidée par un insecte. Il était fasciné par les mystères de la nature et savait passionner un auditoire ou un groupe de touristes. Nous devons lui rendre hommage pour son impressionnant travail d’éducation à la nature et à l’environnement. Ami fidèle, tendre compagnon et père attentif, il nous manque déjà.
Film
A l’école du jardin (réalisatrice : Isabelle Langerome)
par Carine Mayo
La nature, ils ne la connaissent pas beaucoup. Pourtant, ces jeunes Parisiens ont choisi de faire partie d’une 6e axée sur le développement durable au sein de leur collège, parce qu’ils étaient convaincus de la nécessité de protéger la nature. Au lieu de les accabler de grandes théories, leurs professeurs ont décidé de partir du concret en participant au projet de jardin partagé de leur quartier. Il faut voir ces citadins charrier des brouettes de terre, semer des graines et découvrir au microscope stupéfaits – et avec un peu d’appréhension – les petites bêtes du jardin ! Au fil de ces images, on mesure combien notre système éducatif est devenu « hors-sol » et combien, à trop séparer les apprentissages de l’expérience sensible, on fait perdre l’envie d’apprendre aux élèves qui ne perçoivent plus le sens de ce qu’ils font. Un film qui met un peu de baume au cœur et qui montre qu’il suffit de pas grand chose – juste un peu de volonté et d’enthousiasme – pour apprendre aux enfants à découvrir la nature, même au cœur de la ville, et à se poser des questions sur les liens qui nous unissent à elle !
Contacts pour diffuser le film :
Yenta Production : 01 44 78 84 20 - yentaprod@Gmail.com-isa.langerome@orange.fr
Une nouvelle fondation au service de la protection de l’environnement
Après la Fondation Nature & Découvertes, qui fête ses quinze ans et a soutenu de nombreux projets en faveur de la protection animale et végétale, Françoise et François Lemarchand (président fondateur de Nature & Découvertes) lancent la Fondation Lemarchand pour l’équilibre entre les hommes et la Terre. Contrairement à la première fondation, cette dernière est davantage ciblée sur l’action de l’homme et vise à encourager des comportements solidaires et respectueux de la nature. Aussi, l’on trouve parmi les premières initiatives soutenues, l’association Terre de liens, qui aide à l’installation de jeunes agriculteurs bio, le réseau Jardins de cocagne (jardins d’insertion)… Cette fondation est financée par le versement de 20 % des dividendes des actions Nature & Découvertes de la famille Lemarchand et est pilotée par Jean-Baptiste Dumond, adhérent JNE.
Contact presse : Emmanuelle Pometan emma@emmapom.com
Agenda
Salon Européen du Bois du 23 au 26 avril à Alpexpo
3 événements en 1 et des visites guidées pour mieux en profiter !
Rendez-vous de référence de la construction bois, le Salon Européen du Bois et de l’Habitat durable rassemblera à Grenoble du 23 au 26 avril 2009 pour sa 7è édition plus de 300 exposants.
Placé plus que jamais sous le signe de l’habitat durable et des constructions basse consommation d’énergie, le salon présentera une offre quasi exhaustive dans les domaines de la maison bois et des énergies renouvelables. De nombreux temps forts et évènements sont comme chaque année associés au salon : présentation de maisons grandeur nature, de projets et de réalisations d’architectes, conférences et ateliers, espace énergies renouvelables, 3e Assises Nationales de la Construction Passive, concours national d’architecture bois, etc. Le salon accueillera également comme c’est le cas tous les 2 ans, la 9e Biennale de la Passion du Bois. Plus de 30 000 visiteurs, grand public et professionnels, sont attendus à Grenoble.
Renseignements et programme sur : www.salondubois.com/actualites.php
Caméras des Champs
Festival International Du Film Documentaire Sur La Ruralité
La 11ème édition du festival international du film documentaire sur la ruralité se tiendra du 14 au 17 mai 2009 à Ville-sur-Yron (Meurthe-et-Moselle).
"Caméras des Champs" a pour objectif de montrer les mutations des mondes ruraux à travers la projection de films documentaires initiant débats avec le public, table ronde, expositions et atelier de lecture à l'image. La programmation se veut la plus proche possible des préoccupations actuelles liées à la vie des campagnes. Elle se développe autour de deux principes :
- susciter un échange sur les évolutions des paysages, sur les pratiques sociales des ruraux et néo-ruraux, sur l'impact des techniques, sur les villages et les habitats.
- voir comment changent les représentations que chacun peut avoir du monde rural, habitants des villes, artistes, créateurs, décideurs divers et ruraux eux-mêmes.
Au total, ce sont une vingtaine de documentaires qui concourent pour les trois prix du jury, le prix des lycéens et le prix du public et des habitants. Ces courts et moyens métrages sont des productions récentes, de langue française, sous-titrées, ou accompagnées d'une traduction. Ils peuvent aborder tous les aspects de la ruralité. De cette sélection sont dégagés plusieurs thèmes qui servent de fils conducteurs aux projections et d'axes de réflexion aux débats. En soirée, la compétition laisse la place à des soirées thématiques.
Toutes les projections se déroulent à la salle René Bertin de Ville-sur-Yron et sont en entrée libre et gratuite. Durant la manifestation, une restauration de produits du terroir est proposée.
Contacts
Festival international du film documentaire sur la ruralité
"Caméras des Champs"
Foyer rural
54800 Ville-sur-Yron
www.villesuryron.com
Colloque jardins, environnement et santé
Nantes le vendredi 15 mai 2009
8 : 30 Mots des présidents : Henri Delbard et Monique Lemattre
8 : 45 Introduction. Le jardin : paradis perdu ? Utopie ? Nécessité ? Marie-Claude Rousseau
(UCO, Angers)
Le jardin, fonctions et impacts sur l’homme
9 : 15 Bienfaits thérapeutiques ; Attente des médecins. Pr. Dominique Sauvage (pédopsychiatre CHU Tours)
9 : 45 Le jardin, en relation avec son environnement. Le végétal en ville, un régulateur du climat. Marjorie Musy (CERMA, Nantes).
10 : 15 Concevoir le jardin bienfaisant dans le cadre de la ville. Jacques Soignon, Service des espaces verts de Nantes.
10 : 35 Le jardin thérapeutique du centre d’accueil de jour des Francs- Bourgeois ( Paris 4è) pour les malades d'Alzheimer: Philippe PEIGER (Entreprise JADE, UNEP)
10 : 55 Discussion
11 : 10 Pause et posters
La plante, source de bienfaits et de dangers pour l’homme
11 : 30 La plante et ses bienfaits. Plantes de santé et de bien-être, Actualité et avenir. Denis Bellenot (ITEIPMAI Chemillé)
11 : 50 Purification de l'air par les plantes. Pr. Damien Cuny (Faculté de Pharmacie de Lille)
12 : 10 Discussion.
12 : 25 La plante dangereuse. Plantes et allergies. Dr. Hervé Couteaux (Allergologue, Bordeaux)
12 : 45 Plantes toxiques. Pr. Francis Trotin (Université de Lille)
13 : 05 Discussion
13 : 20 Déjeuner
Les équilibres biologiques au jardin
14 : 30 La plante au service de la santé du jardin. Les plantes piège et la lutte contre les nématodes à galles. Caroline Caporalino (INRA, Sophia-Antipolis)
14 : 50 Santé de la plante dans le cadre du jardin. Gestion du couple plante / bio agresseur .
Elisabeth Rat ( Agrocampus Ouest, INH Angers)
15 : 10 Interactions sol, plantes micro-organismes. Claude Alabouvette (INRA, Dijon)
15 : 30 Discussion
15 : 50 Exposé de la lauréate du prix de thèse. Etude écophysiologique de l’endurcissement au gel des arbres : impact des conditions estivales de croissance sur la résistance au gel. Magalie Poirier.
Rôle social du jardin : témoignages
16 : 15 Jardins et maladie d’Alzheimer : dimensions sociale et thérapeutique. Dr Thérèse Jonveaux
(CHU Nancy)
16 : 35 Réinsertion par les jardins potagers collectifs. Jean-Robert Ulrich, Bordeaux.
16 : 55 Cité Verte. Dominique Douard (Val’Hor)
17 : 15 Discussion
17 : 30 Conclusion par Yvette Dattée (Membre de l’Académie d’Agriculture de France et du conseil
scientifique SNHF)
17 : 45 Fin du colloque
Renseignements pratiques
Lieu :
Hôtel de l’Horticulture 7 quai Henri Barbusse 44000 Nantes (Accessible en 5 minutes à pieds à partir de la gare)
Participation :
Particuliers : 50 € (35 € pour les adhérents et membres des sociétés adhérentes SNHF)
Professionnels : 100 € (80 € pour les entreprises adhérentes à la SNHF) Formation agréée offrant une possibilité de prise en charge.
Ces prix comprennent le repas et les pauses café.
Enseignants et étudiants : 35 € (y compris repas et pauses café) ou 8 € (sans le repas et les pauses café)
SNHF 84 rue de Grenelle 75007 PARIS Tel : 01 44 39 78 78
Stages de la CRIIRAD sur la radioactivité
La CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivit) propose un nouveau stage d’initiation/information sur la radioactivité.
1er stage :uUtilisation d’un compteur Geiger, le samedi 20 juin de 9 h à 13 h – coût 35 euros
2e stage radioactivité/radioprotection le samedi 27 juin de 9 h-13 h et 14 h-18 h – coût 45 euros
CRIIRAD, 471 Avenue Victor Hugo, 26000 Valence. Tél : 04 75 41 82 50
asso@criirad.org - www.criirad.org
Un cours interdit
Par Claude-Marie Vadrot -
(article paru sur son blog http://www.horreurecologique.blogspot.com/)
Je suis inquiet, très, très inquiet...
Vendredi dernier, à titre de solidarité avec mes collègues enseignants de l’Université de Paris 8 engagés, en tant que titulaires et chercheurs de l’Education Nationale, dans une opposition difficile à Valérie Pécresse, j’ai décidé de tenir mon cours sur la biodiversité et l’origine de la protection des espèces et des espaces, que je donne habituellement dans les locaux du département de Géographie (où j’enseigne depuis 20 ans), dans l’espace du Jardin des Plantes (Muséum National d’Histoire Naturelle), là où fut inventée la protection de la nature. Une façon, avec ce « cours hors les murs », de faire découvrir ces lieux aux étudiants et d’être solidaire avec la grogne actuelle mais sans les pénaliser avant leurs partiels.
Mardi, arrivé à 14 h 30, avant les étudiants, j’ai eu la surprise de me voir interpeller dès l’entrée franchie par le chef du service de sécurité tout en constatant que les deux portes du 36 rue Geoffroy Saint Hilaire était gardées par des vigiles...
- « Monsieur Vadrot ? ».
- euh...oui
- Je suis chargé de vous signifier que l’accès du Jardin des Plantes vous est interdit
- Pourquoi ?
- Je n’ai pas à vous donner d’explication....
- Pouvez-vous me remettre un papier me signifiant cette interdiction ?
- Non, les manifestations sont interdites dans le Muséum
- Il ne s’agit pas d’une manifestation, mais d’un cours en plein air, sans la moindre pancarte...
- C’est non....
Les étudiants, qui se baladent déjà dans le jardin, reviennent vers l’entrée, le lieu du rendez-vous. Le cours se fait donc, pendant une heure et demie, dans la rue, devant l’entrée du Muséum. Un cours qui porte sur l’histoire du Muséum, l’histoire de la protection de la nature, sur Buffon. A la fin du cours, je demande à nouveau à entrer pour effectuer une visite commentée du jardin. Nouveau refus, seuls les étudiants peuvent entrer, pas leur enseignant. Ils entrent et, je décide de tenter ma chance par une autre grille, rue de Buffon. Où je retrouve des membres du service de sécurité qui, possédant manifestement mon signalement, comme les premiers, m’interdisent à nouveau l’entrée.
Evidemment, je finis pas me fâcher et exige, sous peine de bousculer les vigiles, la présence du Directeur de la surveillance du Jardin des Plantes. Comme le scandale menace, il finit par arriver. D’abord parfaitement méprisant, il finit par me réciter mon CV et le contenu de mon blog. Cela commence à ressembler à un procès politique, avec descriptions de mes opinions, faits et gestes. D’autres enseignants du département de Géographie, dont le Directeur Olivier Archambeau, président du Club des Explorateurs, Alain Bué et Christian Weiss, insistent et menacent d’un scandale.
Le directeur de la Surveillance, qui me dit agir au nom du Directeur du Muséum (où je pensais être honorablement connu), commençant sans doute à discerner le ridicule de sa situation, finit par nous faire une proposition incroyable, du genre de celle que j’ai pu entendre autrefois, comme journaliste, en Union soviétique :
- Ecoutez, si vous me promettez de ne pas parler de politique à vos étudiants et aux autres professeurs, je vous laisse entrer et rejoindre les étudiants...
Je promets et évidemment ne tiendrai pas cette promesse, tant le propos est absurde.
J’entre donc avec l’horrible certitude que, d’ordre du directeur et probablement du ministère de l’Education Nationale, je viens de faire l’objet d’une « interdiction politique ». Pour la première fois de mon existence, en France.
Je n’ai réalisé que plus tard, après la fin de la visite se terminant au labyrinthe du Jardin des Plantes, à quel point cet incident était extraordinaire et révélateur d’un glissement angoissant de notre société. Rétrospectivement, j’ai eu peur, très peur...
Point de vue
L’ALLIANCE ECOLOGISTE INDEPENDANTE est née !
Par Florence Faucompré
Aujourd’hui mercredi 11 Mars 2009
Un nouveau parti est né à Paris : regroupant « Génération Ecologie » avec Jean-Noël Debroise, Antoine Waechter (fondateur « Mouvement Ecologie Indépendant) et Jean-Marc Governatori (La France en Action), les trois partis s’unissent désormais sous le même nom : « l’Alliance écologiste indépendante », changement décisif pour l’avenir de tous.
La dynamique de l’indépendance est lancée ! pas de rassemblement aseptisé : les 10 % de différences entre les uns et les autres sont le ferment de la richesse humaine. L’union bannit l’ennui !
L’urgence de créer un nouveau concept politique économique et humain s’est imposée à tous, et la certitude que l’Europe peut et doit apporter les solutions aux autres pays du monde. La première étapes sera les élections européennes de Juin, avec les 500 millions d’Européens, mais elle sera suivie de tous les paliers nécessaires au changement de la société, à la guérison de sa crise du sens, crise spirituelle de confiance, avant même la crise matérielle touchant les secteurs que l’on connaît, banque, immobilier et automobile.
La crise, planétaire, exige une réponse planétaire ! Avec un vrai projet.
Il faudra placer des écologistes indépendants européens au Parlement de Strasbourg et porter ainsi une sensibilité particulière aux valeurs immatérielles telles que la santé, la paix, la beauté … littéralement escamotés par les politiciens.
Le Bureau National comportera 9 personnes, le parti de l’Alliance sera une Confédération.
Les régions seront représentées dans une assemblée consultative, le Parlement bicaméral représentant le peuple et les Nations.
Cinq orientations principales envisagées :
1 Réguler le marché
2 Promouvoir un modèle vertueux d’évolution démographique et consumériste
3 Une politique agricole commune avec exigence d’innocuité sur l’environnement
4 Une Europe indépendante, garant de la paix mondiale
5 L’intégration renforcée des nations dans l’Union
Repenser la société, c’est comprendre qu’il faudra désormais moins d’énergie, moins de croissance, mais : plus de conscience Par exemple, l’automobile n’est plus un objet de valorisation sociale de nos jours, mais un objet utile.
(Ce que les industriels s’entêtent à ignorer, en nous bombardant de publicités pour acheter des automobiles, entre autres)
D’autre part, à la question récente de faire réintégrer la France dans le commandement intégré de l’Otan (vote dans quelques jours) la réponse de l’Alliance est : NON.
Car l’Europe ne peut pas être dépendante , si elle est indépendante, elle crée le pont entre la Russie et les USA, et garantit les éléments de la stabilité.
Nous avons besoin d’une Europe capable de négocier avec les gouvernements de la planète
Au-delà d’un clivage politique, gauche / droite, l’Alliance innove résolument , elle convainc par un projet ferme, clair, graines de confiance en l’avenir qui sera co-responsable, éthique, et démocratique au sens noble du terme.
Une respiration, en somme. Ce qu’il fallait pour annoncer le printemps des consciences …
Un exemple à suivre, en tout cas !
Agenda
FORUM DE PARIS :
« Sauver la Méditerranée »
les 27, 28 et 29 mars 2009
à l’UNESCO, 125 avenue de Suffren Paris 7
Entrée gratuite
Hubert VEDRINE introduira le Forum à l’occasion d’une grande conférence inaugurale et Elie BARNAVI en tirera la synthèse avant le discours de clôture de Jean-Louis BORLOO. Des intervenants prendront part aux discussions tels que Hassan ABOUYOUB, Ambassadeur itinérant du Roi du Maroc, Saki ACIMAN, Directeur du CETMO (centre d’étude des transports pour la Méditerranée occidentale), Son Altesse Sérénissime le Prince Albert II de Monaco, Yasmina BADDOU, Ministre de la Santé du Maroc, Mustapha BAKKOURY, Directeur général de la Caisse de Dépôt et de Gestion du Maroc, Michel BARNIER, Ministre de l’Agriculture et de la Pêche, Fouad BRINI, Directeur de l’Agence du développement économique des provinces et préfectures du Nord – Maroc, Lucien CHABASON, Président du Plan Bleu pour la Méditerranée, Paolo DE CASTRO, ancien Ministre de l’Agriculture italien, Augustin DE ROMANET, Directeur général de la Caisse des Dépôts, Patrice FONLLADOSA, PDG de Veolia Water AMI, Maud FONTENOY, navigatrice, Henri GUAINO, Conseiller spécial du Président de la République, Habiba HASSAN-WASSEF, Conseillère des autorités égyptiennes sur les politiques sanitaires et nutritionnelles, Maged GEORGE, Ministre égyptien de l’Environnement, Jean-Marc JANCOVICI, spécialiste climat et énergie, Charles MAILHAUD, Président de l’IPEMED, Abdallah MOKSSIT, Vice-président du GIEC, Cristina NARBONA RUIZ, ancienne Ministre de l’Environnement d’Espagne, Ambassadeur d’Espagne à l’OCDE, Mahmoud SOLH, Président de l’ICARDA (centre international de recherche agronomique en zones arides), Michel VAUZELLE, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Arthouros ZERVOS, Président de l’EREC (association industriels européens des énergies renouvelables)…
Une fois encore Le Forum de Paris en appelle à toutes les bonnes volontés car notre avenir pour partie se joue en Méditerranée.
Entrée libre et gratuite pour le public, dans la limite des places disponibles, après inscription en ligne indispensable : www.forumdeparis.org .
Contacts Presse et inscriptions (Inscription obligatoire des journalistes par mail) :
Marieke Liebaert mliebaert@strategieandcom.com
Ondine Caron ondine.caron@strategieandcom.com - Tél : 01 40 15 08 11
Vendredi 3 avril : Soirée thématique “les énergies de demain”
A la mairie du 12e arrondissement de Paris
Salle des fêtes de la Mairie du 12e. 130, avenue Daumesnil.
18h30 - “Énergie : le futur à contre-courant”
Documentaire écrit par Marie Hellouin (JNE) et réalisé par Claude Lahr
D’ici peu, l’Europe devra radicalement repenser son approvisionnement en énergie.Quelle forme prendra cette révolution ? Ce film dresse un constat de départ, mais fait aussi un réconfortant tour d’horizon de la recherche et des initiatives dans le domaine des énergies renouvelables.
20h - Débat : “Quelles énergies pour une ville durable ?”
Un changement s'impose dans nos habitudes immédiates de consommation et dans les politiques menées, notamment dans une Europe très dépendante du reste du monde en matière énergétique. Comment repenser le tissu urbain ? Quel rôle les citoyens que nous sommes vont-ils jouer ?
En présence de :
Denis Baupin, Adjoint au Maire de Paris, chargé du developpement durable, de l'environnement et du plan climat.
Laurence Rossignol, Vice-présidente du Conseil régional de Picardie. Secrétaire nationale du Parti Socialiste en charge de l’Environnement.
Nadia Miri, Directrice d'école, Présidente de l'association Graine de Partage (12e).
Marie Hellouin (JNE), auteur du film
Conférences-débats
La création en jeu, entre mythes et éthique
Présentation de l’évènement
Les étudiants du Master 2 professionnel « Arts, Sciences, Culture, Information, Multimédia » de l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, organisent un colloque sur le thème de la création artistique et scientifique. Cette formation est labellisée “Forum Unesco: Université et Patrimoine”.
Programme :
Les Journées du 2 et 3 avril 2009 - Colloque : « La Création en jeu : entre mythes et éthique » au Palais de la découverte.
Organisation : les étudiants du Master 2 SACIM
Aux sources des Arts et des Sciences : les mythes de la création
Entre mythe et innovation: la science aux frontières de l’éthique ?
Art et éthique
Culture : l’école, vecteur de transmission ?
La journée du 4 avril 2009 - colloque : «Enjeux de la Création» à la Maison des Sciences de l’Homme Paris Nord
Organisation : Institut Charles Cros et Plate-Forme « Créativités et Territoires »
Synergies culturelles et espaces économiques
Réinventer un nouveau Contrat Social
Au sein du comité scientifique, notons la présence de
Georges CHAPOUTHIER, biologiste et philosophe, Directeur de recherche (UMR 7593, CNRS) et membre des JNE.
Contacts presse/ communication : emc.comm@gmail.com
Agenda
Conférence Ecologie et Spiritualité
Dans le cadre du Festival de Cinéma sur la Spiritualité : EUROPEAN SPIRITUAL FILM FESTIVAL qui se déroulera à Paris au Cinéma l'Entrepôt les 23 et 24 Mars, vous pourrez assister à la conférence "Ecologie et spiritualité, vers une nouvelle alliance entre l'homme et la nature" qui aura lieu le 23 Mars de 18H00 à 22H00 et qui sera animée par Christine Kristof (JNE) en présence de nombreux invités.
Cette conférence se déclinera en plusieurs temps forts, autour de films, de paroles vives, d'échanges, de débats et d'ateliers, notamment:
- La projection d'extraits du film de Chrystèle Marie tourné à Karma-Ling durant la grande rencontre de 2004 "Ecologie-spiritualité", qui ouvrira la réflexion sur les enjeux et l'actualité de cette question,
- Une conférence sur les apports de la philosophie bouddhiste en matière d'écologie par Lama Lhundroup,
- Une présentation par Sofia Still-Rever de son ouvrage sur le Daï Lama: "Mon Autobiographie Spirituel", qui consacre un long chapitre à sa vision de l'écologie : « Prendre soin de la Terre ».
- La projection d’extraits du film de Guy Soubigou « Les Chrétiens et l’Ecologie », une présentation des actions des Chrétiens dans ce domaine, et l’intervention de Père Marc, moine orthodoxe, autour de la « Sauvegarde de la Création ».
- Une projection du film d'Eric Julien sur les Indiens Kogis en présence du réalisateur et une réflexion sur le lien intrinsèque Ecologie-spiritualité dans la vision des peuples premiers,
- Une ouverture sur le nouveau champ d’exploration de l'Ecospychologie présentée par Marie Romanens, et atelier animé par Claire Carré, autour de l’ouvrage "Ecopsychologie pratique et rituels pour la terre" de Joanna Macy paru récemment chez Yves Michel.
- Un débat et une table ronde avec les intervenants autour du thème de « l’agir et du non-agir »
En avant-première, présentation et signature du livre de Ani Chöying Drolma: "Ma voix pour la liberté" et celui de Sofia Still-Rever, sur le Daï Lama : "Mon Autobiographie Spirituel", et d'autres signatures, tels celle de Terre Lointaine, roman de Pierre Yves Touzot, les ouvrages d'Eric Julien, l'ouvrage Ecologie et Spiritualité chez Yves Michel....
Le 24 Mars, de 16H00 à 22H00, projection des films primés, puis remise des prix par les membres du jury et les invités. Suivi de 22H00 à minuit de la soirée de clôture avec concert de la célèbre chanteuse Népalaise Ani Chöying Drolma.
Pour plus de renseignements sur la conférence, contacter Christine Kristof, kriska@club-internet.fr ou 04 91 31 34 70.
23ème Festival International du Film Nature et Environnement (FIFNE)
Date : du 23 au 26 avril 2009
Parc Paul Mistral, boulevard Jean Pain.
Temps forts :
- Conférence de lancement le 17 Avril à l’auditorium du Musée de Grenoble. Thématique : L’eau et les
inondations.
- Soirée d’ouverture le 23 avril: Projection en plein air au Jardin de Ville de Grenoble.
- Soirée de clôture le 25 avril: Remise des prix et concert.
Restauration bio sur place.
Forum d’exposants riche et varié
Le programme complet sera disponible fin mars à la FRAPNA (Maison de la Nature et de l’environnement de l’Isère – 5 place Bir Hakeim) ainsi que chez les partenaires de l’évènement.
Pour tout renseignement complémentaire : www.frapna.org/isere - 04 76 42 98 48 – festival@frapna.org
Contact presse : Claire Huan – 04 76 43 98 49 – presse-isere@frapna.org
7ème Chapitre Nature
Festival du livre nature et Environnement en Brenne
Du 21 au 24 mai 2009:
Au coeur du Parc Naturel Régional de la Brenne, 40 auteurs présents, sorties nature, forum des associations de protection de la Nature (régionales et nationales), concert…
Site internet Chapitre Nature:
http://chapitrenature.fol36.org/
Directrice artistique
Emmanuelle Dunand Chevalier
02.54.61.34.67
Courriel: chapitrenature@fol36.org
La ferme de Sainte-Marthe en danger
Par Laurent Samuel
La ferme de Sainte-Marthe - créée par Philippe Desbrosses, pionnier de l'agriculture bio en France - est menacée de disparition en raison d'un conflit juridique avec une coopérative agricole.
L'Union européenne demande le remboursement d'un prêt accordé dans les années 90 pour le développement d'une filière bio réalisée en commun par la ferme de Sainte-Marthe et la coopérative Franciade. Un projet qui n'a jamais abouti. Franciade (aujourd'hui Agralys) et Philippe Desbrosses se rejettent la responsabilité de cet échec. Philippe Desbrosses dénonce la « gestion fautive » de la coopérative, tandis que celle-ci met en cause les insuffisances d'un rapport rédigé par Philippe Desbrosses.
Toujours est-il qu'Agralys, sommée de payer, s'est retournée contre la ferme de Sainte-Marthe. La cour d'appel d'Orléans a donné raison à la coopérative et les huissiers réclament plus de 250 000 euros à la Ferme. Celle-ci a donc été contrainte de vendre une partie de son matériel le 2 février. En attendant un nouveau jugement le 18 juin, et quels que soient les responsabilités effectives des uns et des autres dans cette situation, il me semble important de tout mettre en œuvre pour sauver cette ferme qui joue un rôle important, entre autres, dans la promotion des légumes « oubliés ».
Pour en savoir plus
http://www.lanouvellerepublique.fr/dossiers/journal/index.php
la pétition à signer et faire signer
http://www.mesopinions.com/Petition-dinte-Marthe-petition-petitions
« Sans terres et sans reproches » : une plongée tonique parmi les néo-ruraux du Quercy
Par Roger Cans
Si vous voulez comprendre vous-même ou montrer au public à quel point l'installation de néo-ruraux est difficile en France, visionnez ou projetez le film « Sans terres et sans reproches », produit par Stéphanie Muzard et son Atelier des Muses.
C'est une enquête filmée dans les causses du Quercy (Lot) avec des témoignages de première main, spontanés, bien montés et bien identifiés. Ces témoins expliquent comment leur arrivée est perçue avec méfiance par toutes les parties prenantes de la chose agricole (exploitants déjà installés, DDA, Crédit Agricole, FDSEA, SAFER). Ils montrent que seule leur détermination à s'implanter coûte que coûte, avec l'aide de la Confédération Paysanne et, parfois, de la SAFER pour le rachat de terres, leur permet de s'installer et de pratiquer une agriculture douce ou bio.
Il faut vraiment avoir la foi chevillée au corps pour franchir tous les obstacles. Mais ensuite, l'éleveur de chèvres ou l'apiculteur est récompensé car il peut faire la preuve qu'une autre agriculture est possible. Ces néo-ruraux, curieusement, rejoignent alors les anciens du pays qui regrettent la vie rurale collective d'autrefois, lorsque les moissons mobilisaient tout un pays, à tour de rôle, et que l'entraide était impérative.
Sur le même DVD, mais dans un tout autre cadre, a été enregistré un débat sur les OGM qui complète la thématique d'une agriculture en lutte contre les géants de la chimie et de l'agro-alimentaire.
Voici les coordonnées pour se procurer le DVD (52mn + le débat OGM) :
Stéphanie Muzard, l'Atelier des Muses, La Devèze GR 651, 46160 Marcillac-sur-Celé.
Tél 05 65 50 10 28 ou 08 10 24 02 45 - Atelierdesmuses@wanadoo.fr
Merci pour eux.
Une nouvelle alliance écologiste pour les élections européennes
PAR Florence Faucompré
Dimanche 25 Janvier, a été fondée à Paris l'ALLIANCE ECOLOGISTE, réunissant :
Génération Ecologie (pépinière de futurs ministres..), le mouvement des écologistes indépendants d'Antoine Waechter et La France en Action.
L'atmosphère était joyeuse !
La première réunion de travail aura lieu le 14 Février...
Expédition des Vents nomades
C'est le nom d'une association et d'une expédition, un « tour de terre écologique, social et sportif à la rencontre des peuples du monde et de leur lien avec l'environnement ». Une chercheuse diplômée en environnement (24 ans) et un grand voyageur guide de randonnée équestre (25 ans) partent pour 18 à 14 mois autour du globe à la rencontre physique d'autres cultures et d'autres savoirs. Leur originalité : 50 000 kilomètres sans émission de CO2, rien que du vélo tandem, du bateau à voile, du cheval ou de la marche. Leur but : recueillir des données sur l'eau, l'agriculture, l'écomobilité, etc, partager leur expérience auprès du grand public et développer des actions pédagogiques pendant et après le voyage. Émissions de radio, journal et conférences relaient l'événement, avec des partenaires comme Pierre Rhabi, Claude et Lydia Bourguignon, ou l'association Cavaliers au long cours. Les médias intéressés sont les bienvenus.
Association Vents Nomades, Campagne des Craux, 04110 Villemus. Elsa Marangoni 06 50 80 82 92, Olivier Augier 06 64 65 21 07, ventsnomades@live.fr site www.ventsnomades.org blog http://ventsnomades.canalblog.com
(Par Marc Giraud)
AGENDA
Seine en scène
Jusqu'à fin juin 2009, le Pavillon de l'Eau accueille l'exposition Seine en scène qui présente le fleuve sous tous ses aspects et sensibilise à sa protection. Description du rôle de la Seine (source d'eau potable pour Paris), reproduction de son circuit avec ses 37 ponts et passerelles, une source d'inspiration pour les artistes (poèmes, peintures, photos), QCM sur les écogestes pour préserver l'eau… Pédagogique et culturelle, la scénographie est intéressante et de nombreuses animations sont prévues : films, débats publics, ateliers dans les écoles, parcours-conférences le long de la Seine…
Pavillon de l'Eau , 77 av. de Versailles (16 e ). Sauf dimanche et lundi, 10-18h, le samedi 11-19h. Tél. 01.42.24.54.02. Site : www.pavillondeleau.fr
(Annick Mouraret – Paris Chamonix)
28-29/3/2009 – Fête de l'arbre, au parc de Bercy (Paris 12 e ) et dans d'autres arrondissements : visites, expositions, projections, animations… A la maison du jardinage, dans le parc de Bercy : café jardin, troc main verte…Infos : brochure « Parcs et jardins » et sur Paris.fr
(Annick Mouraret – Paris Chamonix)
27-28-29/3/09 – Salon des randonnées des sports et voyage nature. A l'honneur, La Réunion et les Philippines. Porte de Versailles, hall 6, 10-19 h (20h le vendredi). Site : www.randonnee-nature.com
Jusqu'au 19/4/2009 – Nouvelle Calédonie, Terre de corail : exposition à l'Aquarium de la Porte Dorée. 10/17H15 (19H le W. E, fermé le lundi).
« Les catastrophes écologiques et le droit, échecs du droit, appels au droit »
Le Centre de recherche interdisciplinaire en droit de l'environnement, de l'aménagement et de l'urbanisme (CRIDEAU - OMIJ) et le Centre international de droit comparé de l'environnement (CIDCE), avec le parrainage de la Société française pour le droit de l'environnement (SFDE), ont le plaisir de vous annoncer la tenue d'un colloque international ayant pour thème :
« Les catastrophes écologiques et le droit, échecs du droit, appels au droit »
Ce colloque se déroulera les 11, 12 et 13 Mars 2009 à la Faculté de droit et des sciences économiques de Limoges. Il accueillera, entre autres contributions, celles de Jean-Pierre Dupuy, de Corinne Lepage, de Jean-Pierre Marguénaud, de Jacques Testart ainsi que les conclusions de Mireille Delmas Marty et de Michel Prieur (JNE) .
C'est à l'occasion du colloque que sera présenté le « Projet de Convention relative au statut international des déplacés environnementaux » élaboré par un groupe d'universitaires de la Faculté de droit et des sciences économiques de Limoges.
Tous les renseignements relatifs au colloque sont disponibles sur le site internet dédié au colloque : www.catastrophesecologiquesetdroit.fr
Pour toute inscription ou renseignement, contacter :
Nicole PAULHIAC E-mail : nicole.paulhiac@unilim.fr
Forum de Paris : Sauver la Méditerranée
Le Forum de Paris poursuit sa tâche de sentinelle de la Méditerranée avec autour de son président Albert MALLET, Hubert VEDRINE, Elie BARNAVI, Jean-Paul FITOUSSI, Maurice SZAFRAN ou Fathallah SIJILMASSI qui réfléchissent depuis plus d'une décennie sur les relations Euro-méditerranéennes.
Le Forum de Paris est le grand rendez vous de ceux qui placent la Méditerranée au coeur de notre avenir de paix et de développement. Ici les acteurs majeurs du dialogue méditerranéen – décideurs politiques, chefs d'entreprises, syndicalistes, intellectuels, experts… – s'interpellent et se répondent face à un grand public exigeant, chaque année plus nombreux.
Après « Une Union pour la Méditerranée, pourquoi faire et comment ? » qui a réuni plus de 5000 personnes lors de l'édition 2008, le 5 ème Forum de Paris a pour thème
« Sauver la Méditerranée »
les 27, 28 et 29 mars 2009
à l'UNESCO, 125 avenue de Suffren Paris 7
Avec la croissance démographique et économique de la région méditerranéenne, les besoins en ressources naturelles de ses populations et de ses industries évoluent de manière exponentielle. L'eau, l'énergie, l'environnement, l'urbanisme sont des problématiques « durables » qui se doivent d'être traitées promptement afin d'arriver à des politiques et pratiques rationnelles.
Il paraît donc plus que jamais indispensable que le débat s'engage. Une fois encore Le Forum de Paris en appelle à toutes les bonnes volontés car notre avenir pour partie se joue en Méditerranée.
Entrée libre et gratuite pour le public , dans la limite des places disponibles, après inscription en ligne indispensable : www.forumdeparis.org .
Contacts Presse et inscriptions ( Inscription obligatoire des journalistes par mail) :
Marieke Liebaert mliebaert@strategieandcom.com
Ondine Caron ondine.caron@strategieandcom.com - Tél : 01 40 15 08 11
Formations sur la radioactivité par la CRIIRAD
( Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité à Valence)
Utilisation d'un compteur Geiger le 25 mars
Radioactivité et radioprotection le 28 mars
Plus d'infos : www.criirad.org
Exposé-débat
Samedi 14 mars
Espace Lancelot : 29, rue des Trois Bornes 75011 Paris
15h : Portables et wi-fi, ce que les médias ne disent pas
16h30 : Le danger des antennes-relais
Par Annie Lobé (JNE)
2ème Assises régionales de l'Education à l'Environnement vers un Développement Durable (EEDD) en région Centre à Tours le 15 avril.
Ce travail régional préfigurera et alimentera les Assises nationales de l'éducation à l'environnement des 27, 28 et 29 octobre 2009 en Basse-Normandie (Caen – 14) , organisées par le Collectif Français pour l'Education à l'Environnement vers un Développement Durable (CFEEDD).
Plus d'info sur : www.grainecentre.org/assises2009-eedd

Pour connaître, comprendre et gérer les services municipaux de l'eau potable et de l'assainissement : www.eaudanslaville.fr -

Qui n'a pas brulé au fond du jardin des broussailles ou des déchets d'élagage sans se poser de questions ? Cette pratique très commune mérite réflexion. En effet le commun des mortels pense que le bois et les végétaux étant des éléments naturels, leur combustion sur place, doit être le moyen le plus écologique pour se débarrasser de ces déchets.
Or, il nous faut bien admettre aujourd'hui que ce n'est pas le cas , bien au contraire.
Rien ne se perd , rien ne se crée. La combustion de végétaux produit deux grandes familles de problèmes : tout d'abord une série de polluants généralement gazeux. Nous citerons les Composés Organiques Volatils (COV), les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP), du gaz carbonique et des imbrulés solides(Goudrons, suies).
Ensuite toute une série de poussières et de particules fines dont la taille peut être inférieure à 10 ;2,5 ;1 micron. PM10 ;PM2,5 et PM1. Longtemps négligées ces particules ont été plus étudiées à cause des moteurs diesel. Aujourd'hui on sait qu'elles sont très nocives, qu'elle pénètrent dans les poumons et la sang. Chacun de nous a besoin de 15000 litres d'air chaque jour et nous disposons de 300 000 alvéoles pulmonaires exposées à cette pollution insidieuse.
La combustion du bois représente 16% des poussières émises en Suisse dont 50% proviennent du chauffage et 50% des feux de broussailles.
Un feu de jardin émet jusqu'à 5000mg/m3 de particules alors qu'une cheminée ouverte dans une maison en produit 400mg/m3 et qu'une chaudière à bois bien réglée et de catégorie A seulement 20mg/m3.
Le bois est donc responsable de 77% des HAP émis en France et on sait que la pollution de l'air tue 2800 personnes par an en France. Un seul feu de 50 kg de déchets végétaux produit autant de particules qu'un véhicule diesel faisant un parcours de 8500 km et à 4 mois et demi du chauffage d'un pavillon.
Dans ces conditions il convient tout d'abord de respecter les textes réglementaires. Les arrêtés sanitaires départementaux interdisent le brulage des déchets et de nombreux départements français, tels l'Isère ont fait l'objet d'un arrêté préfectoral spécifique interdisant les feux de jardin.
Il nous faut donc alerter les gestionnaires de sites naturels, les bucherons, les employés qui gèrent des espaces verts ou les bords de voirie, ainsi que les jardiniers sur les risques encourus quand ils mettent le feu sur des déchets végétaux.
Ensuite il faut encourager le recyclage sur place par broyage et compostage ou stockage en tas, ce qui fait d'excellents gites pour la faune sauvage. Il est possible de transporter ces végétaux dans une déchetterie qui en fera du compost. Un feu de 50 kg de végétaux est 400 fois plus polluant que le transport à celle qui est la plus proche. On peut conseiller l'achat de broyeur collectif dans une copropriété, une association ou une commune avec l'organisation de tournée dans les quartiers.
En dernier recours on demandera une dérogation au préfet et on brulera les végétaux bien secs (Plusieurs mois de séchage sous abri) sans utiliser d'hydrocarbures ou de vieux pneus. Plus la combustion sera courte et à haute température mieux ce sera pour limiter la pollution.
Noblet JF - www.ecologienoblet.free.fr
Agenda

crise financière, crise économique, crise écologique
Mairie du 2 e arrondissement 8, rue de la Banque 75002 Paris
métro : Bourse
avec la participation de Alain LIPIETZ et Pascal CANFIN
modération Alexandre WONG
La crise financière que nous subissons aujourd'hui risque de mettre au second plan les questions environnementales, qu'on reporte à plus tard pour se concentrer sur des mesures plus directement financières et économiques. On peut pourtant se demander si une finance et une économie solidaires ne sont pas aux fondements de la résolution de cette crise.
Alain LIPIETZ
Entré second à l' École Polytechnique , Ingénieur en Chef des Ponts et Chaussées, Directeur de Recherche au CNRS, Alain Lipietz s'est, depuis le début de sa carrière de chercheur, consacré à analyser les rapports sociaux-économiques au sein des communautés humaines, et entre celles-ci et leur espace, aux niveaux urbain, régional, national et international, à travers plusieurs centaines d'articles et de conférences… Il est également chroniqueur de l'hebdomadaire Politis . Élu (Vert) au Parlement Européen en juin 1999, il a, par ailleurs, en France, été nommé au Haut Conseil à la coopération internationale , à la Commission française du Développement Durable , et il est membre du Conseil d'établissement du Collège de France … Lors de primaires, il est élu par les Verts pour les représenter lors des élections présidentielles de 2002 .
Pascal CANFIN (JNE)
Journaliste à Alternatives Économiques , spécialisé dans le développement durable et l'économie sociale et solidaire, il est l'auteur de L'économie verte expliquée à ceux qui n'y croient pas (Les petits matins, 2007) et de C'est pollué près de chez vous (Les petits matins, 2008) avec Wilfrid Séjeau. Il a également écrit avec Claire Alet-Ringenbach et Philippe Jacquot Consommer responsable, éd. Flammarion, 2008
Merci de bien vouloir nous confirmer votre venue au 01 42 96 34 98 ou par courriel Scenedubalcon3@aol.com

Colloque "Josué de Castro dans le XXIe siècle. Alimentation, environnement et santé : l'actualité de l'œuvre et de la pensée de Josué de Castro (1908-1973)"
Ce colloque est organisé par le LADYSS Laboratoire des Dynamiques Sociales et Recomposition des Espaces- (UMR 7533) les 15, 16 et 17 janvier 2009 à l'Université paris 8 - Département de Géographie.
Le pari de l'écologie
Par Nadia Loddo
(Paru sur le blog de Nadia Loddo www.metrofrance.com/viedecolo )
Qu'a-t-on à perdre à devenir écolos ? En me posant cette question j'ai repensé au pari du philosophe Blaise Pascal. Selon son raisonnement, celui qui parie sur l'existence de Dieu est forcément gagnant. Si Dieu existe, le fait d'y croire lui assurera la béatitude et les bonheurs éternels du paradis. Comme le dit Pascal « en prenant choix que Dieu est. […] si vous gagnez, vous gagnez tout ». En revanche, si Dieu n'existe pas vous ne perdez rien (ça dépend des points de vue ?).
Avec l'écologie, le pari est vraiment gagnant à tous les coups. S'il est vrai que tous nos gestes comptent (ce que je crois), nous pourrons trinquer à la nouvelle vie de la planète et on sera bien heureux d'y avoir contribué. Si jamais tout ça n'a rien changé, notre « conversion » aura au moins servi à nous rendre la vie plus belle.
D'abord parce qu'on fait des économies lorsqu'on en finit avec le gaspillage : moins d'eau, moins d'énergie, moins de nourriture… Puis parce qu'on préserve notre santé et celle de nos proches : manger des légumes de saison, si possible consommer bio, utiliser moins de produits chimiques… Mais surtout : ça rend heureux.
C'est instinctif : la nature est belle ! Pensez à la beauté d'un papillon, au goût de sel sur la peau après une baignade en mer, au crépitement des feuilles lors d'une balade en forêt l'automne... à une nuit d'amour et de pleine lune. Et n'oublions pas ce brin de satisfaction qu'on a à se sentir moins cons lorsqu'on exerce son « libre-arbitre » de citoyen et de consommateur.
Alors, vous pariez ?
Mon blog : www.metrofrance.com/viedecolo
En débat :
Suite à l'édito de Sébastien Darsy, La voiture électrique dans l'impasse, voici l'analyse de Christine Virbel, autre membre des JNE.
MONDIAL DE L'AUTOMOBILE 2008
Voiture propre : l'électrique à partir de 2009
Par Christine Virbel
A en voir les voitures bloquées dans les embouteillages sur le boulevard Victor et devant le salon de la Porte de Versailles, le Mondial de l'automobile a vraiment attiré beaucoup de visiteurs pour cette version 2008. 1 430 000 selon les organisateurs. Mais en pleine crise financière, économique et en plein changement climatique (plus de 20°C à Paris à la mi-octobre), qu'est-ce qui a bien pu attirer le public ? L'espoir. L'espoir et l'envie de voir ces voitures écologiques dont on nous parle tant et qu'on ne voit pas souvent dans la rue ni chez les concessionnaires.
Sur place, en effet, l'écologie était bien à l'honneur et un circuit des constructeurs disposant d'un véhicule « écologique » avait même été spécialement édité.
Mais premier constat, tous les constructeurs ne parlent pas de la même chose lorsqu'ils parlent de véhicule « écologique ». Pour certains, il s'agit de véhicules émettant MOINS d'émissions polluantes. Pour d'autres, il s'agit de véhicules émettant ZERO émission lors de leur utilisation. Deuxième constat : tous les modèles présentés ne sont pas forcément commercialisés, mais bonne nouvelle, pour une fois, l'attente ne sera que de quelques mois !
Quelle est donc la voiture zéro émission ? La voiture zéro émission à l'usage est une voiture électrique. Certaines sont déjà en vente depuis plusieurs années (les voiturettes sans permis par exemple), mais dans ce cas, elles ne peuvent servir qu'en ville et ont une vitesse maximum de 50km/h pour une autonomie d'environ 50 km également. Amplement suffisant pour un déplacement urbain où la vitesse est limitée et sur des trajets très courts (1 à 10 km en moyenne), ce qui représente la plupart des déplacements quotidiens à vrai dire. Un constructeur bien connu de voiturettes a vu ses ventes augmenter de 400 % en 2007 et mise sur un développement encore plus fort pour les mois à venir. Ses clients ? Des salariés qui se rendent au travail mais aussi de nouveaux clients comme les jeunes sans permis à partir de 16 ans qui optent de plus en plus pour ce type de véhicule au lieu de choisir un deux roues. Du côté des voitures électriques, il faut encore un tout petit peu de patience ! En janvier 2009, une deux place sortira des ateliers d'un nouveau constructeur : Lumeneo. Sa vitesse pourra atteindre 130 km/h pour une autonomie de 150 km. Bolloré lancera une 4 places, la B°, fin 2009 avec 250 km d'autonomie et une vitesse maximum de 130 km/h. Le carrossier Heuliez se lancera quant à lui fin 2009, début 2010 avec la Friendly : autonomie de 100 à 250 km (en fonction du nombre de batteries achetées) pour une vitesse maximum de 110 km/h. Mitsubishi parle d'un modèle pour l'Europe mi-2010 avec une autonomie de 160 km et une vitesse de 130 km maximum. Renault nous promet ses modèles pour 2011 avec deux options possibles pour recharger les batteries, soit une recharge à une borne si les batteries sont achetées, soit un échange standard dans une station dans le cadre d'un forfait mensuel. Bref, tous les constructeurs s'y mettent et des petits nouveaux se lancent aussi car « il est beaucoup plus facile de fabriquer une voiture avec un moteur électrique qu'avec un moteur thermique » indique un commercial d'Heuliez.
Où recharger les batteries ? Soit le propriétaire dispose d'un garage avec une prise 220 W (auquel cas la voiture se recharge la nuit en 7 à 8 heures ou sur le lieu de travail pendant la journée), soit il recharge son véhicule en environ 30 minutes pour une recharge complète mais aussi parfois en 10 minutes pour une recharge à 80% aux bornes électriques des villes équipées (plan disponible auprès de ces mairies). Certains constructeurs ont déjà baissé la durée de recharge complète à trois heures. Des améliorations sont donc à prévoir du côté de la durée de recharge avant même la sortie des véhicules.
La voiture électrique est pour le moment une solution concrète pour lutter contre la pollution en ville (particules, NOX et CO2). Elle permet également de faire un « plein » pour 0,50 à 1 Euro les 100 km. Certaines villes souhaitant promouvoir ce type de véhicule donnent une carte pour recharger gratuitement sa voiture et permettent aussi de stationner deux heures gratuitement.
Si la voiture électrique connaît un boom sans précédent, EDF a-t-elle la capacité suffisante pour permettre de recharger toutes les voitures ?
Sur le stand EDF du salon, on répond volontiers à ces questions : « pour le moment, aucune pénurie d'électricité n'est à prévoir car la France produit plus d'énergie qu'elle n'en consomme. C'est pour cela qu'elle vend de l'électricité à ses voisins européens. » Par ailleurs, le fait que les voitures électriques se rechargent surtout de nuit est même « opportun d'un point de vue technique car la production se fait de façon constante et la demande d'électricité de nuit permettrait d'optimiser la production. »
Une question me brûle les lèvres : « Est-ce que de nouvelles centrales nucléaires seront construites si on achète tous des voitures électriques ? » La réponse est claire : « Non, pour les mêmes raisons citées auparavant et parce que la progression des voitures électriques va se faire de façon échelonnée. »
On peut penser aussi que l'énergie libérée progressivement par le logement (45% de la consommation en France) lorsque ceux-ci seront, à terme, tous isolés peut fournir une source supplémentaire d'électricité sans nouvel investissement en centrale. La solution idéale reste toutefois de recharger les batteries des voitures électriques uniquement avec de l'électricité produite par énergies renouvelables. Ces énergies se développent en France aussi. Mais dans l'immédiat, la ressource ne manque pas. A chacun de considérer son propre cas : déplacements quotidiens ou occasionnels, peu ou beaucoup de km, chargement de la batterie de nuit, à une borne ou échange standard… Reste le problème de place pour se garer auquel seuls les déplacements à pied ou les transports en commun peuvent apporter la solution !
Agenda
Expo : La source de la colère au Pavillon de l'eau
Du 24 Octobre au 13 Novembre, le Pavillon de l'eau accueillera l'exposition
« La source de la colère » , réalisée par Jerômine Derigny et Jean Claude Oliva (JNE), en partenariat avec le Conseil Général de la Seine Saint Denis.
Cette exposition raconte, en textes et en images, la révolte de la population de Ben S'Mim au Maroc. Là-bas, toute une communauté villageoise se sent menacée par la privatisation d'une source à des fins mercantiles. La source est confisquée pour être mise en bouteille.
Les photographies de Jerômine Derigny, et les textes de Jean Claude Oliva rappellent à quel point l'eau, un élément central de la vie quotidienne, est un bien précieux, dont on ne peut pas se passer.
Pour EAU DE PARIS, cette exposition est l'occasion de témoigner à nouveau de sa volonté de rendre l'eau accessible à tous.
Contacts : Carole Gourevitch, 01 40 48 98 54, gourevitch@eaudeparis.fr
XIV ème Université d'automne de la LDH (Ligue des droits de l'homme)
Les droits de l'Homme, condition d'un développement durable
29 et 30 novembre 2008
Maison du Barreau
2 rue de Harley 75001 Paris (métros Pont Neuf, Cité, Châtelet, Saint-Michel)
Contact : Pavlina Novotny
Service communication LDH - 01 56 55 51 08

Nantes est un grand territoire de 6 519 hectares qui englobe des espaces naturels, des espaces verts et des jardins privatifs, avec des enjeux de biodiversité qui démontrent une évolution des mentalités.
« À Nantes, nous veillons à ce que cet écosystème spécifique ait sa place dans la ville”, explique Maryline Guillard, Directrice de la mission environnement, chargée du développement durable à Nantes-Métropole. Cette ville traversée de part en part par l'eau de la Loire et par ces nombreuses rivières est liée physiquement à la nature. Depuis les années 70, pour lutter contre l'étalement urbain et protéger ce patrimoine naturel, la ville a acquis des terrains le long des berges de la Loire et de ses affluents (Sèvre nantaise, Erdre, Chézine, Cens, Gesvres...) . « C'est ainsi qu'ont été créés dans le cadre d'un « schéma d'agglomération des continuités piétonnes au fil de l'eau », 238 Km de sentiers , ( ils devront couvrir au final 337 km) ; Le long de l'Erdre ( une rivière de la Loire) où l'accès direct aux berges n'a pas été possible, une promenade sur pilotis et caillebotis a été installée. Ces « couloirs » permettent des continuités écologiques entre la ville et la campagne. Renards, hérons cendrés et martins-pêcheurs fréquentent ces espaces ouverts aux piétons. Chaque promenade est d'ailleurs baptisée du nom d'un animal ou d'une fleur emblématique du lieu, ainsi celle de l'Erdre est placée sous le signe du héron où il est fortement présent. « Pour préserver et enrichir la biodiversité en ville les cours d'eau font l'objet d'un programme de restauration de la qualité de l'eau et des écosystèmes précise » Maryline Guillard. Le programme intitulé « Neptune » se fait à partir du diagnostic des bassins versants, des actions sont engagées pour améliorer le traitement des eaux usées des stations d'épurations, mieux prévenir les pollutions, calmer certains des cours d'eau dont le débit torrentiel dégrade les berges, et enfin protéger et restaurer la qualité des milieux aquatiques et des zones humides associées. Les projets urbains Nantais intégrant la protection de la biodiversité et de certaines espèces menacées demeurent exemplaires . Ainsi le projet de l'île de Nantes, développé depuis 2001 par l' Atelier de L'île d' Alexandre Chemetoff , se construit en tenant compte de la présence d'une espèce protégée l'Angelica heterocarpa Lloyd ou angélique des estuaires .
Nantes et sa forêt urbaine
Pour limiter l'étalement urbain et pour le bien- être des générations futures , l'agglomération Nantaise s'est lancée depuis deux ans dans un projet ambitieux de création d'une forêt urbaine. Avec l'aide de l'ensemble des acteurs du territoire (habitants, associations, scientifiques, collectivités...), une forêt de 1400 hectares devrait voir le jour à la place d'anciennes friches agricoles qui avaient commencé à se boiser. L'objectif est de planter à partir de 2009 , 40 hectares chaque année. Cette forêt offrira à terme un équilibre écologique entre les autres milieux naturels et l'agriculture , pour former une mosaïque de milieux , tout en offrant aux habitants un espace de détente proche de la ville. Cet espace forestier est connecté aux autres corridors biologiques de la ville : la Loire, le lac de Grand Lieu, la Chézine, L'ilette...
(Myriam Goldminc)
Suivez le guide!
Nantes vient d'éditer un guide La Nature en ville faisant le point sur les questions suivantes : l'objectif zéro phytosanitaire dans l'entretien des espaces verts la faune en milieu urbain, les balades au fil de l'eau, des conseils pour jardiner sans polluer... Mieux respectée, la nature reprend ses droits sur les espaces publics, comme l'atteste le retour des herbes folles en ville, grâce à la gestion différenciée des espaces publics et cet objectif de zéro phytosanitaire et pesticides, pour tendre vers un environnement de qualité et préservé.
Expositions, visites, évènements , à Nantes
Le service des Espaces verts et de l'environnement de la Ville de Nantes ( SEVE) valorise cette année, avec “Sauvage et cultivée”, la place de la nature dans la ville, enjeu de préservation de la biodiversité en milieu urbain et gage de développement durable.
Jusqu'au 30 octobre : au Jardin des Plantes, exposition “Arts massifs” avec cette année la plasticienne nantaise Laurence Landois, dont le travail : “met en symbiose l'homme et la nature”dans une série intitulée “Vice-Versa”.
Les gorilles au Muséum de Nantes
Conférences et exposition jusqu'au –1er février 2009
L'exposition « Gorilles » tente de percer le mystère de ces grands singes mythiques . Grâce à une scénographie interactive, le visiteur devine progressivement la véritable nature des gorilles : proches cousins de l'Homme, habitants des forêts africaines, animaux à la vie sociale développée, mais aussi espèces en grand danger de disparition. Les visiteurs découvrent des gorilles pacifiques et s'interrogent sur la préservation des espèces sauvages et de leur environnement. Cette exposition pédagogique et ludique est complétée par des films et des conférences et conçue par l'Espace des Sciences de Rennes en collaboration avec le Palais de la découverte de Paris.
Horaires : Ouvert tous les jours de 10h à 18h, sauf le mardi et jours fériés.
Tarifs : 3,50 EUR
Gratuité jusqu'à 18 ans, les demandeurs d'emploi, les bénéficiaires du RMI et le premier dimanche du mois de septembre à juin.
Lieu de l'exposition :
Muséum de Nantes 12,rue Voltaire.
44000 Nantes. Accueil 02 40 99 26 20.

Paris, le 6 octobre 2008 .
Aujourd'hui, un tiers des populations de requins d'Europe sont menacés d'extinction. Malgré ce constat alarmant, la pêche européenne aux requins et aux raies n'est pratiquement pas encadrée, et les avis des scientifiques qui recommandent d'instaurer certaines limites sont rarement suivis.
Shark Alliance, une coalition de plus de 55 ONG, vous invite à la deuxième Semaine européenne pour les requins qui se tient dans de nombreux aquariums, clubs de plongée et manifestations écologiques de toute l'Europe du 11 au 19 octobre 2008. L'an dernier, la pétition pour obtenir un Plan d'action avait déjà rassemblé 20 000 signatures lors de plus de 100 événements.
Cette année nous adresserons directement la nouvelle pétition à nos gouvernements respectifs pour demander un Plan d'action pour les requins qui soit réellement efficace. Et cela juste au moment crucial où ce plan longtemps attendu arrive dans ses derniers mois d'élaboration.
Le Plan d'action européen de conservation des requins, demandé par la FAO depuis 1999, devrait entraîner notamment la réduction des prises de requins et raies considérées « en danger » par l'UICN et l'annulation de la dérogation à l'interdiction du finning qui permet l'enlèvement des ailerons en mer.
Partout en France auront lieu des projections-débats- comme à Océanopolis à Brest, dans les aquariums du Croisic, du Grau du Roi ou de Trégastel - des expositions – à l'aquarium de la Porte Dorée ou de la Rochelle, toutes jusque fin octobre – des animations – les 3B de Perros-Guirec, des exemples parmi beaucoup d'autres.
Le lancement de la Semaine européenne pour les requins aura lieu le vendredi 10 octobre à Paris à l'Institut océanographique, lors d'une soirée exceptionnelle avec Bernard Séret, ichtyologue à l'IRD, spécialiste des requins. Sera projeté le film d'H. Johnson « Requins, gardiens des récifs ».
Rendez-vous le vendredi 10 octobre à 19 h 30 au grand amphithéâtre de l'Institut Océanographique, 185, rue St-Jacques, 75005 Paris.
Pour plus d'informations, contactez Nicole Aussedat au 06 74 87 75 43
Et Bernard Séret au 01 40 79 37 38
http://www.europeansharkweek.org/content.asp?did=30863
AGENDA

du jeudi 16 octobre à 19h30, au 88 rue La Jonquière, 75017 Paris
(métro Guy Môcquet+ 10mn de marche - bus PC3 ou 66 - station Velib' n°17010)
Au programme de cette soirée :
Films à 19h30
Projection du court-métrage de science-fiction Râ (5mn, 2007), réalisé par Julien Sibre.
Ce film propose une vision à la fois apocalyptique et drôle des effets du réchauffement climatique sur le comportement humain.
Projection du long-métrage de fiction Si le vent soulève les sables (96mn, 2007), réalisé par Marion Hänsel.
Dans un pays d'Afrique non “localisé” en proie à la guerre, une famille part à la recherche de l'eau qui manque dans son village...
Après la projection
Echange avec la salle sur le thème l'accès à l'eau et la qualité de l'eau en France et dans les pays du “Sud ”
Débat animé par Françoise Nowak (JNE), entourée des deux réalisateurs (sous réserve) et de plusieurs spécialistes de l'eau:
Denis Desille, au titre de l'association “Programme Solidarité Eau"
Laurent Chabert d'Hieres, directeur de l'association “Eau Vive”
Jean-Pierre Tabuchi, au titre de l'Agence de l'eau Seine-Normandie
Ce programme a été élaboré avec le concours des associations “Art fertile”, “L'Eau est le pont” ainsi que celui de la Société européenne des réalisateurs de l'environnement. Les échanges se poursuivront autour d'un buffet au cours duquel vous pourrez notamment exercer vos papilles à comparer différents types d'eau. L'entrée est libre mais il est recommandé vivement de réserver ses places au 01 42 29 78 79.
Exposition La Forêt Primordiale
Photographies de Bernard Boisson (JNE)
L’exposition est du 1er au 31 octobre à la médiathèque de la ferme du Buisson
Allée de la ferme -77186 Noisel. Tel : 01.60.37.78.78. www.valmaubuee.fr. Tous
les jours de 14h à 18h sauf lundi et dimanche. Ouvert le mercredi et samedi
matin à partir de 10h.
Beaucoup de gens confondent « nature » et « verdure », mais la découverte de
forêts sauvages en France ou en Europe, nous amène à réviser nos clichés
préétablis. Même nos parcs nationaux et nos réserves naturelles dans beaucoup de cas n’ont pas de forêts authentiquement naturelles, c'est-à-dire totalement inexploitées par l’homme. Seulement 30% des réserves naturelles forestières françaises demeurent sans exploitation sylvicole, et à priori moins de 1% des parcs nationaux, sachant que pour ces derniers, il n’y a pas encore eu
d’inventaire de fait. D’après un rapport du WWF, à peine 1% de la forêt
française est bien protégé, ce qui reste en deçà des objectifs européens.
Le point le plus marquant concernant la forêt sauvage s’illustre par le déroulé
complet du cycle des arbres, de la jeune pousse, en passant par le vieil arbre
creux, jusqu’au bois mort. Le bois mort par le fait qu’il délivre la nourriture
et l’habitat pour plein d’espèces, constitue un support indispensable pour 30%
de la biodiversité forestière.
C’est parfois des parcelles forestières privées laissées à l’abandon, et sans
statut de conservation pour pérenniser leur état de nature qui peuvent présenter
plus d’intérêts que des réserves « naturelles » ou « biologiques » récemment
créées.
L’ensauvagement d’une forêt ne conduit pas non plus à une friche impénétrable.
Il est plus facile de déambuler dans une forêt primitive que dans un champ
délaissé depuis 5 ans.
Mais les forêts sauvages n’ont pas d’intérêts seulement pour les naturalistes.
Dans ces lieux, nous nous apercevons que nous pouvons éprouver des impressions, sensations, sentiments, totalement méconnus dans nos villes, dans nos campagnes et même dans les forêts exploitées.
Il y a d’autres intérêts que les argumentaires scientifiques pour conserver ce type de lieux :
- Libérer nos sensibilités du conditionnement de l’homme par l’homme.
- Permettre à la sensibilité humaine de connaître un développement complet et
authentique là où elle reste atrophiée dans les univers artificiels et
virtuels.
- La nature sans l’homme est le meilleur espace pour notre recentrement
civilisateur, car il donne à la pensée un recul sans pareil entre l’état premier
du vivant et la destinée humaine.
Bernard Boisson
Contact auteur : foretprimordiale@free.fr

Repenser la relation à la nature pour inspirer la gestion des forêts
Chambéry, du 27 au 31 octobre 2008
Des tables rondes pour explorer le sentiment de nature sauvage et les pratiques de gestion de la forêt, avec la participation de Pascal Picq, paleoanthropologue, Bernard Boisson, photographe (JNE), Jean-Claude Génot, docteur en écologie (JNE)… et une exposition des gravures de Robert Hainard, ainsi que la projection du film de Laurent Charbonnier « Un homme près des blaireaux ». Un colloque organisé avec le soutien du WWF. Programme complet sur : www.naturalite.fr

Par Laurent Samuel
(Article paru sur son blog http://laurent-samuel.over-blog.com/)
Chaque matin, ou presque, c'est la même chanson. Un quotidien annonce une liste de produits de consommation courante qui - cette fois-ci, c'est sûr - vont être soumis au système du bonus-malus, ou son extension à d'autres secteurs comme l'électricité. La "nouvelle" est reprise en boucle sur les radios et les télés d'info continue. Puis le ministère de l'Ecologie dément l'information.
Avec à chaque fois, ce rappel : aucune liste ne sera donnée à l'avance afin d' éviter les effets de report des achats jusqu'à la mise en application du bonus-malus, comme cela a été le cas pour les voitures, causant le trop fort succès du système... Et son coût imprévu pour les finances publiques, alors qu'en principe, l'argent dépensé pour les bonus est équilibré par celui récolté grâce aux malus.
Si basiques soient-elles, de telles considérations semblent échapper à l'entendement de journalistes, pour la plupart non spécialisés en environnement, et plus préoccupés par la course au scoop (pour positiver, cela confirme que l'environnement est désormais un sujet "vendeur" !) que par la véracité des informations.
Il serait instructif de savoir d'où viennent ces fuites. Coup de Bercy et/ou de députés UMP pour torpiller la fiscalité verte prônée par JLB (Borloo) et NKM ?
En tout cas, cette cascade de fausses annonces suscite la confusion dans l'esprit des consommateurs, prêts à faire des gestes pour l'environnement, mais qui risquent de se décourager, et dont le specticisme vis-à-vis de la presse se trouve ainsi renforcé.
Mais, surtout, cette intox fait le lit de la campagne de certains députés UMP, qui dénoncent avec mauvaise foi un prétendu accroissement des taxes et impôts au nom de l'environnement, et en profitent, dans la foulée, pour rejeter le Grenelle de l'environnement dans son ensemble. Alors qu'au contraire, le bonus-malus est un système qui, bien mené, ne coûte rien aux finances publiques, et qu'un des grands axes du Grenelle est le développement (durable bien sûr) des activités et produits respectueux de l'environnement.
Epilogue provisoire : dans le Monde daté du 19 septembre, Jean-Louis Borloo annonce un report de la mise en application du dispositif. Le temps de réaliser des études d'impact sur chaque catégorie de produit. Enterrement en douceur, ou délai salutaire pour imposer un« concept révolutionnaire », qui, selon le ministre de l'Ecologie, bénéficie du soutien du Président de la République ?

L'aventure continue pour le fugitif de la Saint-Jean , le roman de Christian Bouchardy (JNE) paru aux Editions De Borée. Après le prix du meilleur roman au festival Chapitre Nature en mai 2008, Christian Bouchardy vient d'obtenir le prix littéraire des Grands Espaces décerné par l'Association Terre de Beauce en partenariat avec le Conseil Régional du Centre et le Conseil Général d'Eure-et-Loir.
Ce deuxième prix d'envergure nationale confirme le succès de ce premier roman dont l'intérêt ne faiblit pas depuis sa sortie en novembre 2007.
Le jury prestigieux composé entre autres de Jacques Camus Pdg de la République du Centre, de Jean-Jacques Ponçon écrivain et de Jean-Pierre Coffe a récompensé pour la première fois un livre dont la trame se déroule en France, malgré un cru très relevé.
L'audience du fugitif de la Saint-Jean a pris un essor national grâce au bouche à oreille chaleureux des lecteurs et au choix des libraires et bibliothécaires qui ont en fait leur coup de cœur .

OFFRE D'EMPLOI
ANIMATEUR SCIENTIFIQUE - VACATAIRE
Année scolaire 2008-2009
L'association ICARE a pour objectif la diffusion de la culture scientifique et technique. Elle s'est spécialisée dans les animations sur sites (écoles, bibliothèques, centres de loisirs et de vacances…).
Définition du poste
La personne devra concevoir et encadrer des ateliers scientifiques pour des enfants 6-12 ans.
Profil exigé
Formation scientifique. Bac+3 (physique, astronomie, archéologie, science de la vie …)
Si possible expérience en animation.
Contrat
CDD octobre à juin
Atelier de 30 séances (1 séance/semaine, 16h30 à 18h).
Possibilité d'animer plusieurs ateliers (lundi, mardi, jeudi, vendredi).
Rémunération : 31 € net par séance (transport compris).
Envoyer C.V. à : Association ICARE 0140181467
Alain MATHIS
74 allée Darius Milhaud 75019 Paris
Recherche de colocation
Lillois, qui s'apprête à intégrer la direction du développement durable et des relations institutionnelles au Courrier de La Poste, cherche studio ou colocation à Paris à partir de la mi octobre.
Contact : Pierre Salcio : psalcio@gmail.com