SOMMAIRE :
   
  Mise à jour le :
6 Mars 2010
 

Festival Effet de C.E.R. (Cinéma, Ecologie, Résistances)

 

Bon anniversaire l’ASPAS !

 

Une lettre de la Coordination EAU Île-de-France aux candidats aux régionales

 

Pour des banques et mutuelles éthiques

  Projet de LGV : à qui la FNAUT ?
  Alerte sur les Amphibiens
   
  Mise à jour le :
11 Février2010
 

Une journaliste JNE médaille d'argent à la Coupe de l'info

  SOS pour le jardin des Halles à Paris - Par Christiane Ruffier-Reynie
  La liberté d'expression encouragée - Par Christel Leca
  Terre du Ciel
Par Christine Kristof
 

Alain De Swarte, quarante ans de combat pour la nature
Par Pierre Villot

 

Hommage à Alain de Swarte
Par Laurent Samuel

 

Vu de la Terre (Quand la Terre parle à l’humain)
Par Nathalie Tordjman

   
  Mise à jour le :
04 janvier 2010
 

LGV, La Grande Vacherie Par Marc Giraud

 

Océans, le film de Jacques Perrin bientôt sur les écrans Par Danièle Boone

 

Prix « Eco-reportages » 2009

 

Un journaliste de l’âge de faire reçoit le prix Jacques Moreau du « meilleur reportage en économie sociale »

   
  Mise à jour le :
27 novembre 2009
 

La Fête de la Nature 2010

   
   
  Mise à jour le :
09 novembre 2009
 

L’ethnobotanique en stages et en livres avec François Couplan

 

Non au prosélytisme des chasseurs en milieu scolaire

   
  Mise à jour le :
15 octobre 2009
 

Hulot, les journalistes et la Lune
Par Marc Giraud

 

Le syndrome du Titanic
Par Danièle Boone

 

Deux belles plantes contre un gros port
Par Marc Giraud

 

A vos vélos ! Le futur (tout) proche se conjugue...
au Salon du Cycle porte de Versailles
Par Florence Faucompré

 

La 3ème Semaine européenne pour les requins
Par Nicole Aussedat

   
  Mise à jour le :
21 septembre 2009
 

Pierre Samuel, la force d’être Par Alain Hervé

 

Edward Goldsmith : un féroce amoureux de la vie Par Alain HERVE

   
  Mise à jour le :
07 aout 2009
  Dominique Truco « Les artistes ont une action poétique et politique
sur le monde qui peut nous éclairer… »
   
  Mise à jour le :
13 juillet 2009
 

Du Bio dans les cantines à Marseille – Est-ce bien raisonnable ? par Christine Kristof

 

Body Nature, une entreprise qui va au bout de ses convictions - Récit de la visite organisée pour les JNE le 02/07/09 - par Carine Mayo

  Le Prix des Explorateurs Thomas Allix pour Geneviève Renson (JNE) Exposition Nature Primordiale
  Des photos de Bernard Boisson (JNE) à l'espace d'exposition de l'office du tourisme de Bessines-sur-Gartempe, en Haute-Vienne
   
  Mise à jour le :
02 juillet 2009
 

L’écologie vue de très haut Par Jean-Claude Oliva

 

Vivre le développement durable en appartement, c’est possible !

 

Biodiversité et macrophoto

   
  Mise à jour le :
05 juin 2009
 

Yann Wehrling répond aux questions des JNE - Par Yann Wehrling

   
  Mise à jour le :
12 mai 2009
 

Le chanteur Francis Lalanne tête de liste de l'Alliance écologiste indépendante aux élections européennes du 7 juin Par Florence Faucompré

  Altertour pour une planète sans dopages
   
  Mise à jour le :
17 avril 2009
 

Gilbert Maury, un amoureux de la nature nous quitte - JF Noblet

 

Film 
A l’école du jardin (réalisatrice : Isabelle Langerome) - par Carine Mayo

  Une nouvelle fondation au service de la protection de l’environnement
  AGENDA :
 

Salon Européen du Bois du 23 au 26 avril à Alpexpo

 

Festival International Du Film Documentaire Sur La Ruralité

 

Colloque jardins, environnement et santé
Nantes le vendredi 15 mai 2009

 

Stages de la CRIIRAD sur la radioactivité

   
  Mise à jour le :
30 mars 2009
 

Un cours interdit - Par Claude-Marie Vadrot

 

L’alliance écologiste indépendante est née ; par Florence Faucompré

 

Forum de Paris à l’UNESCO, Sauver la Méditerranée les 27,28 et 29 mars

 

3 avril : Projection du film de Marie Hellouin (JNE) Energie, le futur à contre-courant et débat avec Denis Baupin, Laurence Rossignol et Nadia Miri à la mairie du 12e arrondissement de Paris

 

La création en jeu entre mythes et éthique, à Paris, les 2 et 3 avril, avec la participation de Georges Chapouthier (JNE)

   
  Mise à jour le :
07 mars 2009
 

Conférence Ecologie et Spiritualité à Paris le 23 mars, animée par Christine Kristof (JNE)

 

23ème Festival International du Film Nature et Environnement (FIFNE) du 23 au 26 avril 2009 à Grenoble.

 

7ème Chapitre Nature, festival du livre nature et Environnement en Brenne
du 21 au 24 mai 2009

   
   
  Mise à jour le :
13 février 2009
 

La ferme de Sainte Marthe en danger ; par Laurent Samuel

 

Sans terres et sans reproches : une plongée tonique parmi les néo-ruraux du Quercy ; par Roger Cans

 

Une nouvelle alliance écologiste pour les élections européennes ; par Florence Faucompré

 

Expédition des vents nomades ; par Marc Giraud

  AGENDA :
 

Seine en scène, fête de l'arbre, Salon des Randonnées

 

Les catastrophes écologiques et le droit, échecs du droit, appels au droit (université de Limoges)

 

Forum de Paris : Sauver la Méditerranée

 

Formations sur la radioactivité par la CRIIRAD à Valence

 

Exposé-débat :Portables et wifi, ce que les médias ne disent pas ; les dangers des antennes-relais

 

2 e assises régionales de l'éducation à l'environnement vers le développement durable en région Centre le 15 avril

   
   
   
  Mise à jour le :
16 décembre 2008
 

A découvrir : la lettre électronique eaudanslaville.fr

 

Alerte aux feux de jardin ; par Jean-François Noblet

  AGENDA :
  Vers une écologie de marché ? Débat avec Alain Lipietz et Pascal Canfin (JNE) le 15 décembre à la mairie du 2 e
 

Colloque : Josué de Castro dans le XXIe siècle : Alimentation, environnement et santé les 15-15, 16, 17 janvier à Paris 8

   
  Mise à jour le :
29 octobre 2008
 

Le pari de l'écologie - Par Nadia Loddo

 

MONDIAL DE L'AUTOMOBILE 2008 -Voiture propre : l'électrique à partir de 2009 - Par Christine Virbel

  La source de la colère, du 24/10 au 13/11, expo réalisée par J. Derigny et J. C. Oliva (JNE)
 

Les droits de l'homme, condition d'un développement durable, thème de l'université d'automne de la Ligue des droits de l'homme

   
  Mise à jour le :
10 octobre 2008
 

Nantes et la biodiversité en ville - Par Myriam Goldminc

 

Lancement de la deuxième Semaine européenne pour les requins

  AGENDA :
 

Invitation à la projection débat L'eau en question, animée par Françoise Nowak (JNE) à Paris, le 16 octobre

 

Exposition La forêt primordiale, photos de Bernard Boisson (JNE), du 01/10 au 31/10 à la Ferme du Buisson (77)

 

Colloque Biodiversité, Naturalité, Humanité, A Chambéry, du 27 au 31 octobre 2008, avec la participation de Jean-Claude Génot (JNE) et Bernard Boisson (JNE)

   
  Mise à jour le :
26 septembre 2008
  Malaise sur le bonus-malus - Par Laurent Samuel
 

Le roman de Christian Bouchardy « Le fugitif de la Saint-Jean » vient de recevoir deux prix en quelques mois.

  PETITES ANNONCES
 

Offre d'emploi d'animateur scientifique

  Recherche de colocation
   
   
 
ARCHIVES :
 
 
 
 

Festival Effet de C.E.R. (Cinéma, Ecologie, Résistances)

Vendredi 5, samedi 6 et dimanche 7 mars 2010
Centre culturel Jean Vilar, 3 rue Lénine, 93450 L’Île-Saint-Denis
RER D, gare de Saint-Denis
Pass 3 € / 3 jours (gratuit pour les moins de 15 ans)

Vendredi 5 mars 2010
19h00 : Ouverture du festival en présence de Denis Cheissoux et Cyril Dion
20h30 : Solutions locales pour un désordre global, documentaire de Coline Serreau, 2010 (1h53)

Samedi 6 mars 2010
10h30 : Gerboise bleue, documentaire de Djamel Ouahab, 2008 (1h30)
12h00 : Débat en présence du réalisateur, de Jean-Pierre Masson (AVEN) et Roland Desbordes (CRIIRAD)
14h00 : Une Vérité qui dérange, documentaire d’Al Gore, 2006 (1h38)
15h45 : Débat en présence d’Hélène Gassin, ancienne responsable Energie de Greenpeace, Sandrine Mathy, Réseau Action Climat, Michel Bourgain, Maire de L’Île-Saint-Denis
17h00 : Notre Pain quotidien, documentaire de Nikolaus GEYRHALTER, 2005 (1h32)
18h40 : Débat en présence de Pascal Canfin, député européen, Jérôme Gleizes, Ecorev’, Pascal Michel, IDEMU
20h30 : Le Syndrome du Titanic, documentaire de Nicolas Hulot et Jean-Albert Lièvre, 2009 (1h33)

Dimanche 7 mars 2010
10h00 : The Age of stupid, documentaire de Franny Armstrong, 2009 (1h29)
11h30: Débat en présence de Danielle Mitterrand, Fondation France-Libertés, Patrick Braouezec, Député, Aurélie Trouvé, ATTAC
13h00 : La Légende de la terre dorée, documentaire de Stéphane Brasey, 2007 (55’)
14h00 : Débat en présence du réalisateur, de Mireille Fanon-Mendès-France, Fondation Franz-Fanon, et Patrick Farbiaz
15h00 : Les Yes Men refont le monde, film d’Andy Bichlbaum et Mike Bonanno, 2009 (1h30)
16h30 : Débat en présence de Karima Delli, députée européenne, Pierre Kalfa, union syndicale Solidaires, Xavier Renou, collectif des désobéissants
17h30 : Nos enfants nous accuseront, documentaire de Jean-Paul Jaud, 2008 (1h47)
19h20 : Débat en présence du réalisateur, de Laurent Cartier, Confédération paysanne, Garlonn Kergourlay, AMAP Île de France, Stéphane Banchereau et Michel Léger, Mairie de L’Île-Saint-Denis

 

Bon anniversaire l’ASPAS !

Si le loup est aujourd’hui protégé en France, si l’on peut interdire aux chasseurs d’entrer dans sa propriété, si les coccinelles sont utilisées par les jardiniers, c’est en grande partie grâce à l’ASPAS, l’Association pour la protection des animaux sauvages. L’aventure incroyable de cette ONG pas comme les autres nous est relatée dans son magazine Goupil …

30 ans d’actions
L’ASPAS a été créée en 1980 par un pilote d’hélicoptère et une championne de natation, Alain Clément et Mireille Gendrier. Des personnalités aussi diverses qu’Haroun Tazieff, Laurent Baffie, Brigitte Bardot ou Bernard Clavel ont soutenu l’ASPAS. Elle est devenue l’une des associations de protection de la nature les plus efficaces de France, notamment au niveau juridique. Aujourd’hui, les Facultés enseignent le droit de l’environnement sur les très nombreuses jurisprudences initiées par l’ASPAS !
La totale indépendance financière de l’ASPAS lui a toujours permis une totale liberté de ton et d’action vis-à-vis des politiques, des industries et des lobbies. 30 ans d’initiatives courageuses et originales nous sont racontées dans un hors série plein de rebondissements : une roulotte jetée dans un ravin au col de l’Escrinet, un énorme navire appelé à la rescousse contre des braconniers en Méditerranée, des manifestations pacifiques et joyeuses, des bras de fer avec des ministres, un élevage de coccinelles, etc. Le hors série spécial anniversaire de l’ASPAS décrit également le fonctionnement des associations à but non lucratif en France, qui constituent un vaste réseau d’actions citoyennes.

100 magazines d’information
Adressé à tous les adhérents de l’ASPAS quatre fois par an, le magazine Goupil dresse l’inventaire des actions en cours, notamment un récapitulatif des recours juridiques.
Au menu de ce Goupil n°100 : le bilan désastreux du Grenelle de l’Environnement en matière de biodiversité, un meilleur bilan pour l’ASPAS qui vient de sauver quelque 50 000 animaux, une cyber-action contre la promotion de la chasse dans les écoles, des conseils pour protéger les amphibiens, et la remise annuelle de nos trophées : trophée de plomb (négatif) pour le député Pierre Lang à cause de son rapport anti-scientifique sur les animaux dits « nuisibles », et trophée de plumes (positif) pour le Comité écologique Ariégeois, qui a fait suspendre la chasse au grand tétras (oiseau rarissime) et les battues dans les zones à ours dans les Pyrénées. Goupil propose également des actualités : sur les tentatives de censure de la Fédération nationale des producteurs de raisins de table, sur la mascarade des « tables rondes chasse » du Gouvernement, sur un projet absurde de ligne TGV entre Poitiers et Limoges, etc.

130 notes d’espoir
Ces 30 ans d’actions citoyennes, par un petit groupe de salariés compétents et de nombreux bénévoles dévoués, ont toujours joué un rôle de contre-pouvoir face aux abus de lobbies tout puissants. Les victoires passées et présentes de l’ASPAS sonnent comme autant de notes d’optimisme et d’espoir pour ses 10 000 membres et pour tous les défenseurs de l’environnement. Depuis sa création, l’association garde le cap de l’exigence, avec ce slogan clin d’œil : « à l’ASPAS, nous sommes des extrémistes : nous demandons le respect des lois ».

ASPAS, directrice Madline Reynaud, 04 75 25 62 14,
www.aspas-nature.orgwww.aspas-nature.org
animaux@aspas-nature.organimaux@aspas-nature.org

Le hors série spécial 30 ans de l’ASPAS et le Goupil n°100, numéros collectors, sont envoyés sur simple demande aux journalistes qui le désirent, par courrier ou par mail en format Pdf.


Une lettre de la Coordination EAU Île-de-France aux candidats aux régionales

La Coordination EAU Île-de-France a écrit aux têtes de listes dans chaque département de notre région.
http://eauidf.blogspot.com/2010/02/vous-etes-candidat-e-tete-de-liste.html

Bonjour

Vous êtes candidat-e, tête de liste départementale pour les élections régionales de 2010 en Ile-de-France.
L’association Eau IDF fédère les usagers de l'eau en Ile-de-France et leurs associations.

L'eau est un bien commun à préserver et les usagers ont un rôle à jouer. Dans ce cadre, nous avons organisé plusieurs dizaines de réunions publiques, le plus souvent possible en présence d’élus.

Nous avons également échangé avec l’ensemble des maires d’Ile-de-France dont la commune est membre du Syndicat des Eaux d’Ile-de-France (SEDIF), au moment de l’arrivée à terme du contrat de délégation de service public de l’eau confiée à l’entreprise Veolia.

Dans le cadre de cette campagne des Régionales, nous nous penchons sur la place des thématiques de l'Eau dans les programmes. A ce titre, plusieurs points nous tiennent à cœur.

C'est pourquoi nous souhaitons connaître votre position sur :

1) les grands axes de la gestion de l’eau au niveau régional que vous pourriez favoriser selon les outils et les moyens dont dispose le Conseil Régional, ou selon les outils et les moyens qu’il pourrait créer, aux plans techniques, financiers, organisationnels et de la participation des usagers.

2) la gestion publique directe ou la gestion privée de l’eau?

3) la mise en œuvre du droit humain à l’eau, selon quelles modalités ?

4) la tarification de l’eau, selon quelles modalités ? (gratuité partielle, progressivité, niveau des tarifs, liée ou non au volume consommé, etc.)

Avec nos respectueuses salutations.

Jean-Claude OLIVA (JNE)
Président
Henri SAUDECERRE
Secrétaire


Pour des banques et mutuelles éthiques

L'association AP2E, Agir pour une économie équitable , propose
aux candidats aux élections régionales dix propositions concrètes, immédiatement applicables, pour des banques et mutuelles éthiques, équitables , fondées sur une gouvernance à démocratie participative.

http://sites.google.com/site/agirpouruneeconomieequitable/liste-des-outils/banques-mutuelles-d-assurances-ou-de-sante

Contacts Sylvie Mayer (JNE)
Jean Pierre Caldier
ap2e@orange.fr

 

Projets de LVG : à qui la FNAUT ?

Dans un courrier adressé au journal Sud Ouest, Jean Sivardière, le président de la FNAUT (Fédération nationale des associations d’usagers des transports, www.fnaut.asso.fr), a déclaré que l’extension du réseau des Lignes à grande vitesse était, selon lui, nécessaire « sur les grands axes radiaux et internationaux ». Jean Sivardière demande aux associations des opposants du Sud Ouest « quel désastre écologique, sociologique et humain » cela pourrait bien engendrer… Il rappelle que les LGV peuvent éviter des lignes aériennes, et que « les économies de nuisances, de pétrole et de CO2 compensent largement l’impact local des TGV ». Toujours selon lui, il ne faut donc « pas craindre de surinvestir sur le rail ». Toutefois, dans un autre message adressé à l’ASPAS, le président de la FNAUT prend clairement position contre le projet de barreau Poitiers-Limoges, qu’il juge « stupide du point de vue économie et aménagement du territoire car la modernisation de la ligne classique Paris-Limoges serait bien moins coûteuse et presque aussi efficace » (voir http://www.brivemag.fr/?p=24209). Le problème, c’est que les opposants à cette ligne au lourd impact environnemental ne (se) manifestent pas assez.

Alerte sur les amphibiens

Aujourd’hui, le champignon Batrachochytrium dendrobatidis, très contagieux, est en train de menacer les amphibiens du monde, y compris en France, et principalement dans le Sud-Ouest. Ce champignon provoque une maladie infectieuse nommée Chytridiomycose encore mal connue. Tous les herpétologistes doivent se tenir au courant et respecter un protocole de manipulation. Il leur est déconseillé de transporter les animaux sans précautions (gants, désinfection, pédilure) d’une région à l’autre ou d’une espèce à l’autre. Si vous constatez la mortalité d’amphibiens sans cause apparente dans votre région, prévenez immédiatement la Société herpétologique de France. Le protocole d’hygiène lors des sorties nature et tous les renseignements sont sur le site
www.societeherpetologiquedefrance.asso.fr rubrique « alerte maladie des amphibiens ».
Voir également la plaquette de l’ASPAS « sauvons les amphibiens », qui donne des conseils pratiques d’actions, disponible en format pdf, rubrique « campagnes » du site www.aspas-nature.org/ :
http://www.aspas-nature.org/index.php?option=com_content&task=view&id=257&Itemid=130
info@aspas-nature.org

Une journaliste JNE médaille d'argent à la Coupe de l'info

Cécile Gladel, membre des JNE, a remporté la 2e place de la Coupe de l'info 2010 dans la catégorie développement durable.
http://cecilegladel.wordpress.com/

Le gagnant est le blog Collectif  Passage à l'acte de Rue 89
http://www.rue89.com/passage-a-lacte

Le blog planète de Laurent Samuel (JNE) figurait aussi parmi les nominés
http://cecilegladel.wordpress.com/

Les résultats complets sont ici avec des vidéos des participants
http://www.lacoupedelinfo.com/resultats10.html

 

SOS pour le Jardin des Halles à Paris

Par Christiane Ruffier-Reynie

Peu après le début du XXIe siècle, la Mairie de Paris s’avise qu’il faut absolument transformer la totalité de l’Esplanade des Halles, ce qui donne lieu pendant plusieurs années à de nombreux concours d’architectes projets, débats… La nécessité d’une telle restructuration de ce site avait été imposée il y a une trentaine d’années par le transfert des Halles à Rungis. Mais à présent ? Interrogé à ce sujet, M. Delanoë met aussitôt en avant l’amélioration de l’échangeur RER et certains aménagements de sécurité pour le Forum : arguments censés être sans réplique, personne ne pouvant contester que ces travaux sont en effet indispensables. Mais, souterrains et très localisés, en quoi justifient-ils la destruction de tout l’actuel Jardin en surface ? Et comment se fait-il que, d’après le calendrier officiel de la Mairie, ces travaux d’utilité publique soient programmés en 2013 et 2016, alors que ceux qui bouleversent le Jardin doivent commencer au début de 2010 ?

La priorité des priorités, pour le Maire de Paris, semble bien être la construction de la Canopée – un bien joli nom pour un énorme bâtiment de quelque sept étages en forme de coquille, abritant en grande majorité des commerces. Son rôle est défini dans un document de la Mairie : ouverte sur le Jardin, elle sera « un accès magistral au Forum ». Mais couvrant tout l’espace entre la porte Lescot à l’est et l’allée Berger à l’ouest, ne va-t-elle pas amputer d’un quart de sa surface le Jardin ? Que non pas ! Car par la grâce d’un trait de plume sur un plan, cet espace actuellement composé de massifs fleuris et arborés n’est pas un jardin… À la motivation commerciale évidente, ne peut-on pas être tenté d’en ajouter une autre plus secrète ? L’ambition de marquer de façon spectaculaire le paysage parisien, s’égalant ainsi à des Présidents de la République tels que, entre autres, Georges Pompidou avec Beaubourg, François Mitterrand avec la Très Grande Bibliothèque ?

Laissant de côté ces fantasmes psychologiques et à l’opposé, le problème du financement qui mériterait une investigation approfondie, que penser des conséquences écologiques de ce gigantesque chantier ? Le moins qu’on puisse dire, c’est que le Maire de Paris semble les prendre très peu en considération. Ainsi, la Station centrale d’Airparif, recueillant les observations de toute la capitale sur la pollution de l’air et donc déterminant les mesures à prendre pour la diminuer, avait toujours été installée au cœur du Jardin des Halles. Elle doit déménager. Or, fin 2009, la Mairie de Paris ne serait pas arrivée à lui trouver un lieu d’accueil ! Merci pour la qualité de l’air à Paris…

Et la biodiversité ? Car, contrairement à ce qu’on pourrait penser, elle existe bel et bien dans cette enclave de quatre hectares entourés d’un quartier urbanisé ! Depuis une vingtaine d’années, Dame Nature, qui demande seulement « qu’on lui fiche la paix », n’a pas manqué de conquérir, patiemment et discrètement, ce jardin créé par l’homme. Des fleurs très variées, de belles rangées d’arbres, des enclos en contrebas protégeant un petit ruisseau, une mare, des rochers, des bambous… Comment cela n’aurait-il pas convenu à des insectes pollinisateurs, de nombreux oiseaux, des petits rongeurs et, en vedette, une colonie de chauves-souris (toutes les chauves-souris sont des espèces protégées) ! Il y a aussi des chats qui, grâce à l’Association Chadhal, ne sont plus « errants » mais « libres ». Elle les fait en effet stériliser, si nécessaire soigner, puis tatouer, avant de les relâcher sur le lieu de leur capture. De telle sorte qu’ils constituent une population stable d’une soixantaine d’individus inscrits au fichier félin et donc protégés par la loi. Avec la cohabitation de tous ces animaux et végétaux, un équilibre écologique durable s’est établi. Qu’en est-il de l’étude d’impact que la Mairie a dû forcément être obligée de réaliser ? On appréciera certainement ce qu’on y trouve comme seule mention de la biodiversité : « végétaux communs, oiseaux communs, rats et quelques chats »… !

Devant toutes les protestations fortement argumentées, le Maire de Paris, pourvu qu’on le laisse construire sa Canopée, pourrait peut-être abandonner le projet de bouleverser le reste du Jardin, un Jardin qui, tel quel, est plébiscité à 88 % par les usagers (résidents proches mais aussi lointains, sondage IPSOS 2006). Cependant, à présent, les grands médias ne s’intéressent pas à ce quartier « où il ne se passe rien ». Sans doute accourront-ils pour des reportages « sensationnels » quand les bulldozers défonceront les massifs floraux et que les tronçonneuses feront tomber les 279 arbres promis à l’abattage.

Mais alors, il sera trop tard.

La liberté d'expression encouragée !

par Christel Leca

Dans l'affaire qui opposait la Fédération nationale des producteurs de raisins de table (FNPRT) au MDRGF (Mouvement pour le respect des générations futures) (voir notre communiqué de presse du 30 décembre), le TGI de Paris a tranché le 10 février 2010 en faveur du MRDGF et a même condamné la FNPRT à lui verser 1 euro de dommages et intérêts (en plus des dépens) pour procédure abusive.
Pour en savoir plus : Nadine Lauverjat : 01 45 79 07 59 ou mdrgf2@wanadoo.f

Terre du ciel

par Christine Kristof

Le 7 janvier dernier, Terre du Ciel a été victime d'une perquisition sauvage dans ses locaux au Domaine de Chardenoux. http://www.terre-du-ciel.fr/perquisition.htm. Comme vous pourrez le lire , tout le matériel de travail a été saisi, rendant quasi impossible la poursuite des activités de l'entreprise.
Le chef d'accusation est bidon et l'entreprise est ainsi condamnée (à cesser ses activités) avant d'avoir été jugée - tant est qu'elle ait à l'être. Une sanction est ainsi appliquée de façon péremptoire, sans raison et sans jugement; ce qui est en contradiction avec les lois françaises et toute éthique.
J'ai choisi de travailler avec Terre du Ciel (revue Sources et Alliance) pour toutes les qualités humaines et philosophiques dont ils sont porteurs et pour leur excellence à oeuvrer à la rencontre des peuples et des traditions et pour la paix. Je sens cette perquisition comme une atteinte personnelle et globale à la liberté de penser et de s'exprimer.
 Diffuser cette information au plus grand nombre et apporter notre soutien permettra de consolider le réseau de solidarité.

 

Alain De Swarte, quarante ans de combat pour la nature

par Pierre Villot

Alain de Swarte s'est éteint le 26 décembre 2009, à Trélissac (Dordogne) près de Périgueux. Il avait 83 ans. Quarante ans de sa vie furent consacrés à la défense de l'environnement, à la sauvegarde et à l'étude de l'architecture rurale, et à la lutte contre les agressions à l'encontre des milieux naturels.
Dès 1968, en effet,  il créait l'association Sauvegarde du Périgord"qui rejoignait la fédération Maisons Paysannes de France alors présidée par le docteur Cayla. En 1971, Alain de Swarte fondait en Dordogne, son département de résidence, la Fédération Nationale de Sauvegarde des Maisons et Paysages de France, qui deviendra par la suite Fédération de Défense de l'Environnement et de la Nature (FEDEN), représentée dans plus de quarante départements. Cette fédération fut le support de la revue "Maisons et Paysages" qui fusionna en 1974 avec le mensuel « Mieux Vivre », animé par Marc Ambroise-Rendu, pour donner "Combat Nature". Alain de Swarte pris la direction de ce nouveau trimestriel et l'édita durant 30 années, jusqu'en novembre 2004, où, faute de soutiens financiers et d'un nombre d'abonnés suffisant, il boucla le dernier numéro, le 147.
Président fondateur de l'association Sauvegarde du Périgord, il ne cessa d'oeuvrer et de militer pour défendre les richesses naturelles de son cher département, la Dordogne, son architecture rurale et bourgeoise, ainsi que ses paysages.
En 1969 Alain de Swarte lança des promenades annuelles permettant de découvrir les «merveilles et misères de l'architecture rurale en Périgord ». Il organisa durant près de quinze années, en différents lieux du département et avec un grand succès, des circuits de découverte de ces richesses rurales bien souvent inconnues des Périgourdins eux-mêmes, avec des restaurations exemplaires d'anciens bâtiments ruraux.
Il réalisa la première notice de conseils « Restaurer, construire en Périgord », participa à la rédaction de la brochure « N'abîmons plus le Périgord », fut l'instigateur de la « Charte pour la nature et l'environnement en Périgord », et également à l'initiative d'un recensement par communes, de l'architecture rurale du département, avec plusieurs centaines de fiches accompagnées de photographies.
Ses compétences étaient également reconnues au plan national. Alain de Swarte  siégea dans de nombreuses commissions locales ou nationales et divers organismes, au titre de la protection des sites, de l'environnement ou de l'architecture rurale. Il fut durant des années administrateur de la fédération nationale France Nature Environnement.
Précurseur de nombreuses actions, bien avant la mode écologiste, son immense travail d'alerte et de sensibilisation aux multiples agressions s'exerçant sur notre planète ne trouvait pas toujours l'écho qu'il aurait mérité auprès des relais institutionnels, industriels ou politiques. Les effets négatifs de ces absences de prise de conscience, se mesurent aujourd'hui par les cris d'alarme des scientifiques, et l'incapacité des pouvoirs politiques de notre planète à trouver des accords durables au niveau mondial.
Dans un article de "Maisons et Paysages" (mars 1973, n° 8), sous le titre: « Un combat global pour l'homme et son environnement», Alain de Swarte écrivait : "La réflexion et l'action nous ont amenés à constater qu'il était impossible de limiter nos préoccupations aux seules "pollutions esthétiques" qui détruisent chaque jour notre environnement. La pollution de l'eau et de l'air, la destruction des sites naturels, de forêts et de certaines espèces animales, constituent une atteinte grave et peut-être mortelle portée à notre équilibre écologique, c'est-à-dire à tout ce qui permet à l'homme de vivre..."
Alain de Swarte visionnaire ? Non, tout simplement réaliste. D'où son rôle de fédérateur de très nombreuses associations soucieuses de ne pas gaspiller et ruiner nos richesses naturelles, de ne pas détruire la beauté de nos paysages et de notre environnement, de sauvegarder les caractéristiques d'une architecture vieille de plusieurs siècles.
Près de quarante ans de combat d'un militant du terrain, notamment en Périgord, laisseront le souvenir d'un homme généreux, épris de justice pour une nature protégée, et un monde humain non agressé.
Alain de Swarte avait fait partie durant longtemps de l'Association des journalistes et écrivains pour la nature et l'écologie. Il était officier de la Légion d'honneur au titre du ministère de l'Environnement.
                               

Pierre Villot, ancien vice-président (1969-2004) de la Fédération de défense de l'environnement et de Sauvegarde du Périgord.
Ancien président fondateur de Corrèze Ecologie et de la Fédération des Ecologistes du Limousin (1980-1985).
Président des associations Conservatoire des anciens métiers, arts lettres et traditions en Périgord et Hautefort, notre patrimoine.

Hommage à Alain de Swarte

par Laurent Samuel

Pendant une trentaine d'années, jusqu'en 2004, Alain de Swarte a tenu à bout de bras, contre vents et marées, la revue Combat Nature.

Ce magazine qu'il avait fondé avec Marc Ambroise-Rendu, autre pionnier (toujours bien vivant !) du journalisme environnemental en France, a puisamment contribué à faire connaître l'action des associations de défense de la nature à travers la France. Mais il offrait aussi des tribunes à des penseurs de l'écologie comme, par exemple, Jacques Ellul et Bernard Charbonneau.

Homme entier, passionné, perfectionniste, voire ombrageux, Alain de Swarte considérait Combat Nature comme son "bébé" et en gérait la rédaction de A jusqu'à Z. Lorsqu'il avait dû prendre du champ pour raisons de santé, il avait ainsi repoussé toute solution de "reprise" du titre.

Alain de Swarte avait été un membre actif et respecté des JNE (Association des journalistes et écrivains pour la nature et l'écologie) et de FNE (France Nature Environnement).

Texte paru sur le blog planète de Laurent Samuel
http://laurent-samuel.over-blog.com

 

Vu de la Terre (Quand la Terre parle à l’humain)

par Nathalie Tordjman

C’est un spectacle destiné à un jeune public (à partir de 7 ans), mais qui gagne à être vu en famille ou en classe, car il peut éveiller les consciences et être le point de départ à de discussions.
C’est la Terre qui nous parle. Cette bonne vielle Terre qui vit sa vie depuis plus de 4 milliards d’années, et qui nous prend à témoin, nous spectateurs humains qui l’occupons depuis moins de 200 000 ans, et la préoccupons depuis moins d’un siècle. Elle nous raconte ses soucis, sans nous accuser. Elle nous explique ce qu’elle ressent sans nous culpabiliser. Car bien évidemment bon nombre de ses maux sont dus à notre colonisation humaine et au désir galopant de certains de tout posséder. Pourtant, le spectacle n’est pas démoralisant, la Terre n’est pas déprimée. Au contraire, grâce à un savant dosage de poésie, d’humour, de chant, de mime, la créatrice et comédienne Nahalie Théret-Grauss nous communique sa joie de vivre et nous donne de l’espoir.

Spectacle en tournée : voir dates sur http://grauss.blog4ever.com/blog
Site : http://www.theretgrauss.com/

 

LGV, La Grande Vacherie

Par Marc Giraud

Labellisé « Grenelle de l’Environnement », un projet lourd de ligne à grande vitesse est en cours de concrétisation. Cette LGV prévue pour 2017 relierait Poitiers à Limoges, traversant les magnifiques terroirs du Haut Limousin encore préservés . Des dizaines d’associations locales très remontées contre ce projet se sont créées (réunies dans le collectif www.non-lgv-poitiers-limoges.com/), cristallisant une opposition très vive de la majorité des habitants. Ils se sentent manipulés, et ils craignent fort la disparition de leur douceur de vie. Car ici, il existe encore des vaches avec des cornes, qui mangent de l’herbe et qui vivent heureuses avec leur veau, et des petits villages de maisons de pierre encore intacts. Les rivières sauvages courant entre des rochers moussus et des châtaigniers multi-centenaires semblent surgis de tableaux de Corot, comme voués à une éternelle sérénité. Ici, luxe suprême, le silence n’est troublé que par le chant des oiseaux. Mais quelques bétonneurs puissants ont décidé de casser l’ambiance.
Comment réagissent les médias ? Au niveau national, c’est l’indifférence. Dans la PQR, une très riche Association de promotion Poitiers Limoges Brive (voir http://fr.wikipedia.org/wiki/Ligne_à_grande_vitesse_Poitiers-Limoges) se paye régulièrement des pages entières de pub pro-TGV, avec un logo classieux et de beaux schémas couleurs, vantant le « modernisme » et dénigrant au passage les opposants. Ça masque habilement la brutalité des faits, et ça pue la propagande. Dans la même PQR, ce sont surtout des questions et des contestations, sinon des cris de désespoir, qui émanent des reportages sur le terrain. Les réunions locales houleuses sur le futur tracé succèdent aux opérations escargot ou aux rallyes touristiques des sites promis à la destruction. Dans les prés, les vaches limousines voient pousser des pancartes anti-LGV.
Petit résumé des arguments des opposants : cette ligne TGV ne permettrait de gagner que… un quart d’heure aux voyageurs allant de Paris à Limoges (en faisant un détour à l’ouest par Poitiers !). Coût du massacre : environ deux milliards d’euros . « Massacre » n’est pas un vain mot dans ce relief extrêmement vallonné. La beauté du paysage, la nature authentique, les activités agricoles encore traditionnelles, l’attrait touristique, tout ça serait remis en question pour faire gagner un peu de temps à quelques nantis. En effet, le prix du billet pourrait atteindre les 130 euros, ce qui pénaliserait une fois de plus les moins favorisés. Au même titre que l’avion, le TGV n’est pas vraiment un emblème d’équité sociale…
Et les politiques ? En dehors des Verts, des Jeunes Socialistes, de NPA et de nombreux maires locaux, presque tous les gros calibres s’affichent en faveur de la LGV : Fillon, Raffarin, Royal ou Denanot (président de la région Limousin), ironisant sur Bové qui n’a qu’à venir du Larzac à Strasbourg à vélo . Ah ah ah. Ségolène Royal a d’abord signé la convention de financement en tordant le nez, car l’état impose qu’elle participe aux frais. Elle, ou plutôt les contribuables locaux, à qui on n’a que moyennement demandé leur avis. Ils ont eu le choix entre plusieurs tracés, mais pas celui de s’opposer aux travaux, ce qui limite fortement l’espace de dialogue et de démocratie. Les représentants de RFF (Réseau ferré de France) ont souvent dû quitter les réunions dites de concertation, car ils refusaient net d’entendre parler d’une telle éventualité. Les paysans et les habitants qui font vivre ce terroir auront donc l’obligation de payer pour un saccage qui les révolte. Le Poitou-Charentes devra débourser 110 millions d’euros et le Limousin 220. Ouille. Justement, c’est peut-être l’argent qui pourrait faire dérailler l’étincelant projet.
Royal a déjà fait un quart de tour en arrière par une lettre ouverte du 20 octobre 2009. Elle y rappelle que ce projet de LGV manque de transparence, qu’il n’a pas démontré de pertinence sur le plan de sa rentabilité économique, et qu’il met en danger la concurrence avec le TER Poitiers/Limoges actuellement en cours de rénovation. De plus, l’alternative avec le train pendulaire du POLT (Paris Orléans Limoges Toulouse, soutenue par les élus, mais stoppée net en 2003 par le gouvernement Raffarin) n’a pas été sérieusement étudiée.
Malgré le coup de frein de Royal et les fortes oppositions locales, les réunions de financeurs, de bétonneurs et de politiques vont bon train, c’est le cas de le dire. Le 25 novembre, cinq députés du Limousin et de Poitou-Charentes tenaient une conférence de presse à l’Assemblée nationale pour clamer leur soutien indéfectible au « désenclavement », oubliant le manque de consensus sur la question, négligeant l’environnement, et méprisant la détresse de ceux qui les ont élus. Ils ont fourni à la presse des analyses écosystémiques d’une lumineuse modernité : « L’avenir des jeunes passe avant celui des coléoptères !  ».

Les jeunes agriculteurs dont les terres vont être réquisitionnées de force apprécieront. Quant aux coléoptères, indispensables au fonctionnement des écosystèmes dont les députés - organismes biologiques comme les autres - font partie, ils n’ont pas à être stupidement mis en balance avec les drames humains : ce n’est pas en écrasant les coccinelles que l’on va arrêter le chômage… En attendant, parcelle après parcelle, c’est tout le charme de nos campagnes « normales » qui disparaît. Un par un, chaque bout de terroir encore tranquille finit par être touché par une route ou une voie ferrée, qui agissent comme autant de tentacules puants et bruyants préparant l’urbanisation générale. Au nom du Grenelle et de l’écologie, on est en train de pourrir notre paradis.

 

Le réveil des hérissons

Par Marc Giraud

Bientôt le redoux, et le réveil des hibernants ! Une enquête visant à recenser les hérissons écrasés sur les routes a été lancée par le Sanctuaire des hérissons. Cette information a été diffusée dans le dernier bulletin de la SFEPM. La carte pour le recensement est disponible sur http://recens-herisson.hostonet.org/index.html

 

 

Océans, le film de Jacques Perrin bientôt sur les écrans

Par Danièle Boone

On l’attendait depuis des années. Le perfectionniste Jacques Perrin voulait de la belle image. Le résultat est à la hauteur. Magnifique. Certaines séquences sont même carrément époustouflantes. Océans sublime, océans gigantesque réservoir pour l’humanité, océans poubelle, océans surexploités, océans en danger, tout est abordé mais… sans commentaire. Et c’est là que le bât blesse. Comment le spectateur néophyte va pouvoir se repérer ? Comprendra-t-il cette image bouleversante du requin privé de ses ailerons qui coule et agonit au fond de l’océan s’il ne sait pas ce qu’est le sharkfining ? N’aura-t-il pas envie de comprendre ce qui a provoqué le rassemblement de ces milliers d’araignées de mer ? Jacques Perrin a voulu rester dans le symbolique. Transmission et protection sont au cœur de sa problématique. Il tient la main de son petit-fils. La séquence au muséum face aux espèces disparues est très émouvante. Mais le public reste sur sa faim. Dommage !
Pathé Distribution. En salle le 27 janvier. www.oceans-lefilm.com
Contact presse : Eva Simonet. Tél. : 01 44 29 25 98 – eva.simonet@wanadoo.fr

 

Dessous des cartes énergie/environnement

Par Christel Leca

L'équipe de Jean-Christophe Victor a rassemblé 25 émissions inédites pour la plupart sur le climat et l'énergie à l'occasion du sommet de Copenhague. On retrouve le sérieux du présentateur sur l'avenir du charbon, les risques politiques liés à l'énergie, les agrocarburants, les négociations climatiques (Kyoto et Copenhague), les espèces menacées, l'accès à l'eau... Appuyé par une cartographie toujours aussi intéressante.
2 DVD, Arte Editions, 2009, 25 euros. Contact presse : Louise Pierga : 01 55 00 70 85 - st-comdev@artefrance.fr

 

Le GR 2 traverse Samois

Par Annick et Serge Mouraret

Un nouveau balisage du GR2 traverse maintenant Samois-sur-Seine au lieu de longer la Seine. Ainsi, depuis la Maison forestière de Petit Barbeau, on randonne entre les arbres et les champs pour entrer dans Samois, traverser ses ruelles et passer devant la maison de Django Reinhardt. La Seine retrouvée, le GR2 passe dans l’Ile du Berceau (interdite aux voitures) et poursuit par l’ancien itinéraire. Le long de la Seine le tracé est donc débalisé entre la Maison forestière du Petit Barbeau et Samois. Le GR2 est décrit dans le topo réf. D077 La Seine et Marne à pied.
(Article à paraître dans la revue Paris-Chamonix du Club Alpin Ile de France)

 

Nouveau : les TopoGuides mobiles

Par Annick et Serge Mouraret

En collaboration avec Latitude Sedona, producteur d’applications mobiles tourisme & culture, la FFR lance la collection TopoGuides mobiles avec deux randonnées citadines à succès, les traversées de Paris, extraites du topo Paris à pied ®.
Si vous avez un Smartphone (le téléphone intelligent) et de préférence le Iphone ou le Ipod Touch d’Apple (seuls pour l’instant à supporter l’application), téléchargez pour un prix modique les itinéraires dans la rubrique « Voyage » ou « Style de vie » de App Store. Vous pourrez randonner en toute légèreté.
Pour les deux traversées de 20 km, une d’ouest en est, l’autre du nord au sud, les itinéraires sont découpés en 7 ou 8 tronçons et toutes les étapes sont soigneusement décrites avec accès métro et arrêts bus bien renseignés. Le Iphone géolocalise le randonneur (sur carte Google) qui peut rejoindre le point d’étape le plus proche. De très nombreux encarts historiques et culturels illustrent la randonnée.
Indépendamment de cette opération, deux autres parcours sont disponibles et téléchargeables : la vallée de Clisson (Loire-Atlantique) et le chemin du Petit Bonheur (Bramans-Bessans, Savoie).
Information et achat : www.ffrandonnee.fr/topo-guides-mobiles.aspx
(Article à paraître dans la revue Paris-Chamonix du Club Alpin Ile de France)

 

Prix « Eco-reportages » 2009

Un prix pour récompenser les meilleurs reportages – articles ou émissions - témoignant de ce que peut être un développement « soutenable » est lancé pour la première fois en 2009 par le Club de la presse Drôme-Ardèche. En créant ce prix, le Club de la presse Drôme-Ardèche veut inciter lesjournalistes à s’intéresser à des réalisations, évolutions et événements qui témoignent de la mise en oeuvre d’un développement plus soutenable pour la planète. Autrement dit, à montrer comment l’économie, la politique, la société intègrent… ou pas l’écologie et la dignité humaine, en jetant des ponts entre les niveaux local et global. Il souhaite stimuler la représentation du terme complexe de « développement durable » de façon accessible et vivante dans les media et encourager une information de qualité sur cette thématique.
La dotation sera attribuée sous la forme de 3 prix, qui seront remis dans les trois mois suivant la date butoir pour l'envoi des dossiers des candidats. Date limite des candidatures : 10 janvier 2010. Les reportages - articles ou émissions - doivent avoir été publiés ou diffusés entre le 1er septembre 2008 et le 31 décembre 2009.
Règlement du prix « Eco-reportages » 2009
Le prix « Eco-reportages » récompense les journalistes auteurs de reportages (articles ou émissions) illustrant et expliquant comment des initiatives apportent des améliorations sociales, environnementales et économiques s'inscrivant dans ce que l'on appelle communément le développement durable. Les sujets concernant des entreprises de la région Rhône-Alpes concourent pour un prix spécifique.
Qui peut participer ?
Le prix est réservé aux journalistes (de la presse française et francophone), détenteurs d’une carte de presse officielle dans leur pays ou attestés comme journalistes par le club de la presse organisateur (pour les correspondants de la presse quotidienne seulement). Chaque candidat ne peut présenter qu'une seule contribution, écrite ou émission.
Oeuvres concernées
Le prix porte sur des reportages écrits dans les media « papier » et des travaux rédigés spécifiquement pour le Web sans faire l’objet d’une publication papier, ainsi que des émissions diffusées par une station radio ou une chaîne de télévision (reportage de 2 à 8 mn ). Les articles et émissions devront avoir été publiés ou diffusés entre le 1er septembre 2008 et le 10 janvier 2010 et correspondre à l'objet du concours.
Le jury
Le jury des prix « Eco-reportages » 2009 est constitué au maximum de 11 membres désignés par le conseil d'administration du club de la presse Drôme-Ardèche, dont :
- deux journalistes membres du club 26-07 ; un membre du club de la presse de l'Isère
- un journaliste membre du conseil d'administration de l'association JNE
- A titre d'experts : Michèle Rivasi (députée européenne), Guy Fabre, directeur délégation Rhône-Alpes de l'Ademe
- Un élu et/ou représentant du conseil général de la Drôme, et du conseil général de l'Ardèche et un représentant de la CCI de la Drôme (partenaires)
Les trois prix sont attribués par vote à la majorité simple.
Déposer sa candidature
Les candidatures doivent être adressées au siège du Club de la presse Drôme-Ardèche - CCI 26 – 74 rue Barthélémy de Laffemas BP 1023 – F-26010 Valence cedex ;
Le dossier comprend le formulaire d'inscription complété lisiblement et signé par le candidat à télécharger sur le site du Club de la presse Drôme-Ardèche www.clubdelapresse-2607.info
et un CD contenant soit le fichier Pdf de l'article publié ou de la
page Internet, soit le fichier des documents son ou video ; ou à défaut pour les publications écrites, 11 copies papier de l'article concerné.
L'envoi parallèle par courriel des fichiers reportages (texte et son ou video) à l'adresse du club de la presse clubdelapresse.2607@laposte.net
est vivement recommandée.
La date limite d'envoi des dossiers est fixée au 10 janvier 2010 inclus, le cachet de la poste faisant foi. Tout dossier incomplet ne sera pas pris en compte.
La dotation des trois prix
- Le prix « Eco-reportages » 2009 est doté d'un montant de 1000 €
Il récompensera le meilleur reportage pour sa qualité journalistique et la démonstration de ce qu'est une démarche favorisant un développement soutenable - hors la catégorie entreprises en Rhône-Alpes.
- Le deuxième prix « entreprises éco-responsables » est doté de 1000 €
Il récompensera un reportage ou une émission, dont le sujet concernera plus particulièrement une ou des entreprises de la région Rhône-Alpes.
- Le troisième prix « Eco-reportages » récompensera un(e) jeune journaliste (jusqu'à 35 ans) et/ou un(e) pigiste afin de les encourager dans le traitement de cette thématique complexe. La dotation consistera en un séjour « éco-touristique » dans l'Ardèche et la Drôme.
Les trois prix sont attribués à des candidats uniques, il n'y aura pas d'ex-aequo. Le jury se réserve le droit de ne pas attribuer les prix si l'insuffisance des oeuvres présentées l'exige. Le montant des prix pourra alors être reporté sur un concours ultérieur.
Remise des prix
Dans un délai de trois mois après la clôture du dépôt des candidatures, les résultats seront notifiés aux lauréats ;
Une remise des prix sera organisée à Valence dans la Drôme (bâtiment de l'INEED) à laquelle participeront les lauréats *.
* Aucun frais ne sera pris en charge par le club de la presse 26-07

 

Un journaliste de l’âge de faire reçoit le prix Jacques Moreau du « meilleur reportage en économie sociale »

Le prix Jacques Moreau 2009, qui récompense le « meilleur reportage en économie sociale », a été décerné à Didier Bieuvelet, journaliste à L’âge de faire, pour son article Les arts de la laine en coopérative. Le jury était présidé, cette année, par Philippe Frémeaux, directeur de la rédaction d’Alternatives économiques.
Le prix Moreau, qui s’adresse aux journalistes professionnels de presse écrite, a été créé par la Fondation Crédit Coopératif en 2004, en hommage à Jacques Moreau, ancien président du Crédit Coopératif. Il a été remis le 1er décembre à l’occasion du vingt-cinquième anniversaire de la Fondation, en présence de nombreuses personnalités de l’économie sociale. Le prix Charles Gide a récompensé, le même jour, des étudiants de dernière année d’écoles de journalisme.
Publié dans le numéro de juillet-août 2008 de L’âge de faire, le reportage primé décrit l’histoire et les activités de la Scop Ardelaine, une entreprise de l’économie sociale et solidaire qui a relancé en 1982 la filière laine en Ardèche et ne cesse de contribuer depuis au développement local.
L’économie sociale occupe une place de plus en plus importante dans la société. Son rôle et son dynamisme sont de plus en plus reconnus au niveau des institutions tant communautaires que mondiales et cet article s’inscrit totalement dans la ligne éditoriale de L’âge de faire : porter à la connaissance du grand public l’existence d’un système économique où le facteur humain prime sur le capital.
L’âge de faire, mensuel national, indépendant et sans publicité, vient de fêter ses 4 ans. Dédié à l’écologie, la citoyenneté et l’économie solidaire, son credo est de rendre ces thèmes accessibles au plus grand nombre afin de gagner l’opinion publique. Le ton du journal est résolument positif, concret et porteur de solutions, privilégiant témoignages et reportages vivants sur des parcours différents et des initiatives locales peu mises en valeur.
Vous pouvez lire l’article Les arts de la laine en coopérative en cliquant sur le lien suivant : http://www.lagedefaire.org/agir/Ardelaine-Les-arts-de-la-laine-en

Contacts Presse :
Alain Duez
Direction / 04 92 61 60 28
Laura Guillaud-Martinez
Communication – Relations Presse / 04 92 61 24 97
L'âge de faire
La Treille
04290 Salignac
04 92 61 24 97
www.lagedefaire.org
Grande campagne d'information sur les SCOP
http://www.lagedefaire.org/agir/-Special-Scop-
 Dossier de presse
http://www.lagedefaire.org/net/index.php?dossier-de-presse-4-ans-

D’autres projets sont en cours, comme les LGV Tours Bordeaux, Bordeaux Espagne et Bordeaux Toulouse, grand axe atlantique sur lequel se greffe cette ligne. Voir la Coordination Associative Vigilance LGV, 05 56 62 99 57, coordination-asso-vigilance-lgv@orange.fr

L’association de soutien au TGV annonce évidemment un chiffre moindre pour ce projet. À titre de comparaison, les travaux pharaoniques pour désensabler le Mont Saint Michel ne coûteront « que » 200 millions d’euros. De son côté, la SNCF affichait 500 millions de pertes au premier semestre 2009.

Le Populaire du Centre, 17 08 09.

Monique Boulestin, Catherine Coutelle, Philippe Nauche, Alain Rodet et Alain Clayes.

Véridique ! C’est cité dans Le Populaire du Centre du 26 11 09.

La Fête de la Nature 2010

Elle aura lieu du 19 au 23 mai prochains.
Ci-dessous le lien vers le communiqué : FDLN 2010 - Communiqué de presse
https://www.eudonet.com/01-CP_LANCEMENT.DOC
Chantal Théolas, 01 74 31 58 09.

 

 

 

 

L’ethnobotanique en stages et en livres avec François Couplan

Voici la fin des beaux jours et le début des frimas.
Et nous sommes presque en 2010…

Tous nos stages pour l’année à venir figurent maintenant sur notre site :
http://www.couplan.com/fr/stages/stages.php
Les inscriptions sont ouvertes :
Ne tardez pas…

Je voudrais vous signaler la nouvelle collection « Les plantes et leurs vertus » que je viens de démarrer aux Éditions du Sang de la Terre.
Elle comporte déjà huit titres et s’enrichira au fil des mois :
http://www.couplan.com/fr/boutique/livres-type.php?type=vertus

 Par ailleurs, je viens de publier le « Petit Larousse des plantes médicinales », superbement illustré, et « La Boîte à secret des plantes médicinales », une bonne occasion d’apprendre de façon ludique les vertus des végétaux :
http://www.couplan.com/fr/boutique/livres-type.php?type=medicinales

Plusieurs de mes ouvrages sont épuisés et j’ai pu en racheter les stocks. Je peux donc vous les proposer à moitié prix. Découvrez-les ici :
http://www.couplan.com/fr/boutique/livres-type2.php?type=solde

Nous lancerons en début d’année les inscriptions à la nouvelle session de la formation sur trois ans du Collège Pratique d’Ethnobotanique. Si vous êtes intéressés, prenez contact avec nous.
http://www.couplan.com/fr/formations/cpe.php

Nos projets au Togo prennent forme. Nous aidons Gérôme, un jeune guérisseur, à créer sa plantation d’arbres médicinaux. Pour cela, nous avons besoin de quelques fonds, pour le matériel, et d’un appareil photographique pour suivre ses progrès. Si vous désirez apporter votre contribution, contactez-nous.
http://www.couplan.com/fr/projets/togo_acteurs.php

François Couplan (JNE) - www.couplan.com


Non au prosélytisme des chasseurs en milieu scolaire

Une cinquantaine d’associations s’insurge contre le prosélytisme des  chasseurs dans les établissements scolaires, par le biais d’une lettre  cosignée adressée à Monsieur Luc Chatel, Ministre de l’Education Nationale.

Usant du prétexte de « découverte de la faune et de la nature », les fédérations de chasse organisent de plus en plus d’actions auprès des écoles. Un accord entre ministères aurait été conclu sur une labellisation des fédérations des chasseurs en vue d’actions de découverte de l’environnement pour les scolaires.

Récemment, deux articles de presse relatant ces rencontres sont parus. Dans le premier, concernant une école maternelle, intitulé « En Sologne, la chasse… en classe ! » et publié le mardi 13 octobre 2009 dans le quotidien Le Parisien, un président de fédération de chasse explique : « Il faut que les jeunes possèdent une autre image de la chasse. Chasser, ce n’est pas uniquement tuer des animaux, c’est aussi s’intéresser à la gestion de la nature et à la régulation du monde animal ». Selon l’intervenante « Les enfants ont une image négative de la chasse. Je leur explique qu’il est pourtant utile de tirer sur les animaux ». Elle
aurait également indiqué comment « repérer les différentes techniques de piégeage » et conclu en dévoilant que « expliquée simplement, la chasse sera mieux tolérée. ».
Le second article, nommé « Faire l'école buissonnière dans une palombière », paru le lendemain, soit le mercredi 14 octobre, dans le journal La Dépêche, est tout aussi révélateur. Il débute en expliquant que « les élèves de l'école de Roquetaillade sont partis à la découverte de la palombière ». Selon le journaliste « les élèves ont écouté avec  beaucoup d'attention comment se pratiquait la chasse à la palombe ». Des explications sur « les différentes méthodes de chasse » ont été données, et la classe aurait « eu droit aussi à la simulation de la capture [d’oiseaux] au filet ».
Ainsi, le rôle de ces rencontres est clairement indiqué : faire découvrir et accepter la chasse aux enfants.
Les associations cosignataires de la lettre condamnent fermement ce prosélytisme et requièrent, auprès du Ministre de l’Education Nationale, de faire abroger la labellisation et de veiller à une stricte application du principe de laïcité dont l’une des composantes est la neutralité ; ceci, en mettant un terme immédiat à ces immixtions du lobby chasse dans les établissements scolaires.

La lettre est téléchargeable ici :
http://www.antichasse.com/lettre_luc_chatel.pdf
Cette cyber @ction est signable en ligne
http://www.cyberacteurs.org/actions/action.php?id=457

Les associations cosignataires : ADEO Animalis, ANDPNC, A Pas de Loup, APIE, ASPAS, Association IDAE, Association MELES, Association UPLA, Association Végétarienne France, Autun Morvan Ecologie, AVES France, BORTA, CAPEN 71, Centre ATHENAS, C.H.E.N.E, Coloca Terre, CPN Brabant, CORA Rhône, CPEPESC Nationale, CPEPESC Franche-Comté, CROC BLANC, CVN,
Dignité Animale, Dole Environnement, Droits Des Animaux, Franche-Comté Nature Environnement, FRAPNA Archèche, GPOV, L214, La Forêt de Léa, Le Clan, LFDA, Loire Vivante Nièvre Allier Cher, Loiret Nature Environnement, LPA de Calais, LPO Drôme, Meuse Nature Environnement,
Mille Traces, Nature Centre, One Voice, Perche Nature, Pôle Grands Prédateurs, Rassemblement Anti Chasse, SEPANSO Béarn, Serre Vivante, SFEPM, SNDA, SOS Rivières Environnement, Veg Asso.

 

 

Hulot, les journalistes et la Lune

Par Marc Giraud

Montrez la Lune à un imbécile, il regarde le doigt. Montrez les périls écologiques à certains journalistes, et c’est de vous qu’ils ont peur. Avec son film Le Syndrome du Titanic, Nicolas Hulot a copieusement subi ce réflexe stupide. On focalise sur lui-même et sur la qualité du film, et on fuit l’essentiel. On lui reproche d’être radical, alarmiste, même pas drôle, alors qu’il se tue à montrer l’iceberg qui arrive.
« Alarmiste », quel mot détestable. Plutôt que de faire l’effort d’étudier les raisons de l’alarme, on fusille d’emblée le lanceur d’alerte. Ce mot « alarmiste » témoigne d’une certaine pensée unique où les réflexions sur l’état de la planète n’ont pas cours. Il y en a d’autres : progrès, désenclavement, développement, etc., si répandus dans les médias qu’on ne pense même plus à remettre en question ce qu’ils véhiculent. On préfère éloigner d’une pichenette agacée ces trouble-fêtes d’écolos, et continuer de danser avec l’orchestre. Comme sur le Titanic.


Le syndrome du Titanic

Par Danièle Boone

Nicolas Hulot n’a pas peur pour la planète ; il a peur pour l’homme. Et il a bien raison ! Son film, sur les écrans depuis le 7 octobre, est entièrement dédié à cette peur. Il veut faire prendre conscience à l’humanité entière de l’iceberg qui se dresse là, devant nous. C’est une obsession, une bonne obsession tout comme la symbolique du Titanic est une bonne symbolique. Le syndrome du Titanic, c’était déjà le titre de son livre publié en 2004. Pour faire cette nouvelle démonstration, il a produit avec Jean-Albert Lièvre, des kilomètres d’images à travers le monde, de la bonne image, souvent de la belle image. Le montage est dynamique. La bande son excellente. Ça marche. Les images se catapultent et font sens. Exemple : nous sommes sur un escalator. Accélération. Chute de poussins sur un tapis roulant. Elevage de poulets suivi de monoculture de salades. Autre exemple : défilé de mode au Japon. Un bar à oxygène pour chien toujours au Japon. Et puis des vieillards chinois contraints de vivre dans des cages grillagées. Ça percute et puis au bout d’un moment, ça ne percute plus. La folie du lancement mondial de l’Iphone fait sourire. La télé qui hurle en kaléidoscope dans des barres d’immeubles la nuit, c’est banal. Même la misère à Lagos s’aseptise sur la pellicule. Pourtant c’est sans doute la ville la plus violente au monde. Mais c’est si facile de s’abstraire, lorsqu’on ne sent pas dans son corps cette menace latente qui transforme sa vie en enfer. C’est là où le bâts blesse. Et puis, le commentaire off guide trop le spectateur. « On ne doit rien admettre car c’est tout simplement inadmissible ». « La misère plus l’humiliation font le lit de la haine ».
Il eût été préférable de laisser les images faire sens en chacun de nous en fonction de notre propre avancement, de notre propre engagement. Rappelez-vous le film Notre pain quotidien. Pas un mot, mais quelle force ! Et si la parole était vraiment nécessaire, celle, un instant empruntée à Hubert Reeves, Théodore Monod, Salvador Dali, Pierre Rabhi, dans de courtes séquences judicieusement choisies, aurait été suffisante. C’est dommage. J’aime le parti pris d’avoir fait un film sur l’homme, de nous avoir tendu ce miroir qui montre nos incohérences, notre agitation. Mais j’aurais aimé aussi qu’on se reconnaisse davantage. « Même les séquences tournées en Europe ne ressemblent pas à l’Europe », a dit Hulot dans une interview. Moi, j’ai eu l’impression que tout se passait ailleurs. N’est-ce pas là, une manière de caresser le spectateur dans le sens du poil à moins que ce ne soit une méconnaissance ou bien une peur de Hulot, le voyageur qui connaît peut-être mieux la planète que nos petites vies quotidiennes. Chacun a ses paradoxes. Plutôt que de voir les sans abri devant le grand magasin Macy’s à New York, j’aurais préféré reconnaître les nôtres, ceux qui, à Paris et dans les grandes villes de France, forment ce que, pudiquement, on appelle le quart monde !
En fait, si j’en veux un peu à Nicolas Hulot, c’est que j’espérais qu’il fasse ce film à succès, qui aurait été vu par des milliers de spectateurs venus grâce au bouche à oreille, et qui aurait peut-être fait changer quelques-uns d’entre eux, ce qui aurait déjà été une grande victoire. Oui, je sais bien, rêver à ce film là, est utopique. Mais je veux toujours croire que rien n’est impossible. Pourtant, l’iceberg est là. Je le vois se rapprocher et, moi aussi, j’observe avec ahurissement, les gens continuer à danser.

Texte paru sur le blog de Danièle Boone : www.daniele-boone.com

 

 

Deux belles plantes contre un gros port

Par Marc Giraud

Althenia filiformis Petit

Les naturalistes de l’association Nature et Citoyenneté Crau Camargue Alpilles viennent de retrouver deux espèces rares de plantes aquatiques que l’on croyait disparues en Camargue. La première, l’Althénie filiforme, n’existe que sur quelques sites du sud de la France et de l’Italie.

La seconde, Tolypella salina, encore présente en Espagne, était considérée comme disparue en France.

Hélas, elles sont déjà menacées de disparition par les projets de développement du Grand Port Maritime de Marseille, un monstre de 1600 hectares qui s’installerait dans des milieux naturels classés, y compris des zones Natura 2000. Les beaux principes du Grenelle de l’Environnement vont-ils les sauver ? Hum…

www.nacicca.org
Photographies disponibles sur demande.
Contacts : Cyril Girard : 06 71 64 17 38 ou girardcyril3335@neuf.fr
Anthony Olivier : 04 90 97 24 35 ou anthonyolivier@hotmail.com
Jean-Baptiste Mouronval : 04 66 88 43 15 (après 18h00) ou mouronval.jean-baptiste@neuf.fr

 


A vos vélos ! Le futur (tout) proche se conjugue...

au Salon du Cycle porte de Versailles

Par Florence Faucompré

Si vous devez acheter un vélo, et habitez à Paris, vous aurez une ristourne sur le salon, et entre 250 à 400 euros de remboursement de la ville de Paris.

J'y ai découvert le vélo nouveau, ultra léger, pliable, revu de A à Z !Il ne faut plus être un athlète poids et haltères pour soulever un vélo pliable !
Dans les surprises : des vélos sans chaînes, des éclairages à énergie solaire, des antivols dotés d' alarmes, des caddys pour vélos, des rétroviseurs variés, dont l'un, le velocchio, de toutes les couleurs,s'adapte sur la main gauche (miroir incassable, échappant ainsi aux dégradations et vols) puis des sonnettes avec boussoles , des numéros d'identification de vélos gravés sur le cadre (comme en Allemagne, enfin !),  des mini pompes !

Au printemps 2010 sortira le solex électrique pliable (photo) au design italien.

 


 

La 3ème Semaine européenne pour les requins

Par Nicole Aussedat

Shark Alliance, une coalition européenne de 75 ONG, dont 8 françaises, qui agit pour la protection des requins, lance la troisième Semaine européenne pour les requins. Du 10 au 18 octobre 2009, aquariums, clubs de plongée et organisations de conservation de 13 pays d’Europe organisent des événements pour demander le soutien du public pour une protection des requins, et notamment une interdiction plus ferme de l’UE sur le « finning » (pratique qui consiste à couper les ailerons d’un requin et à rejeter sa carcasse à la mer).

Les requins et les raies ont une croissance lente, une maturité tardive et un faible taux de reproduction, ce qui les rend très vulnérables à la surpêche. La plupart des populations européennes de requins en sont victimes, et un tiers est menacé d’extinction. En dépit de ces données inquiétantes, les pêcheries continuent d’être peu encadrées et les avis scientifiques de restrictions de pêche sont rarement suivis. De plus, l’interdiction européenne du finning est parmi les plus laxistes au monde.

En 2009, la pétition demande au Premier ministre espagnol de soutenir les nécessaires révisions urgentes à l’interdiction de la pratique du finning. L’Espagne est la nation qui pêche le plus de requins en Europe. Or elle use de toute son influence lors de la détermination des politiques européennes de pêche au requin.

En France, s’associant à la démarche de Shark Alliance, le réalisateur du Grand Bleu et d’Atlantis, Luc Besson, est l’un des premiers signataires de la pétition, dans la vague de la sortie du film « The Cove ».

Des actions dans plus d’une douzaine d’aquariums, dans de nombreux clubs de plongée, sur les sites de surf sont organisées un peu partout sur le territoire français, mais aussi en Guinée-Bissau, en Nouvelle-Calédonie ou en Guadeloupe: conférences, projections de film, expositions, concours de dessins, dans le but de récolter un maximum de signatures à la pétition.

Le lancement de la Semaine se passe cette année au Seaquarium du Grau du Roi le dimanche 11 octobre, avec une conférence de Bernard Séret, requinologue, à 15 h, des expositions dont celle d’Ondine Eliot, des projections de film s et diverses animations qui se prolongeront toute la Semaine.

Pour toutes les informations sur cette Semaine et sur Shark Alliance:
Nicole Aussedat, nicole.aussedat@wanadoo.fr
01 45 25 27 39  -  06 74 87 75 43
www.semaineeuropeennedesrequins.fr

Shark Alliance a été créée et est coordonnée par le Pew Environment Group, la section dévolue à la conservation de Pew Charitable Trusts, une ONG dont le but est de mettre un terme à la surpêche dans les océans du monde.

Save Our Seas Foundation, sponsor de la Semaine, est une ONG qui établit et soutient la recherche scientifique et des projets pédagogiques sur la nécessité de protéger les écosystèmes océaniques.

ONG françaises de Shark Alliance : Ailerons, Bloom, Fédération Française d’Etudes et de Sports Sous-Marins (FFESSM), Ligue Roc, Longitude 181, Megaptera, Noé Conservation, SOS Grand Blanc

 

 

Pierre Samuel, la force d’être

Par Alain Hervé

Lorsque Pierre est arrivé aux « Amis de la Terre », quai Voltaire à Paris, en compagnie d’Alexandre Grothendieck au début des années 70, nous avons été très heureux et très stupéfaits de voir des scientifiques, deux grands mathématiciens de réputation mondiale, partager nos préoccupations. Ils venaient de créer un petit groupe de réflexion intitulé « Survivre et vivre ». Il faut dire que Pierre avait été aux mêmes sources que nous aux Etats-Unis, où la prise de conscience du drame écologique s’était pour la première fois manifestée. Il s’entendit très bien avec l’avocat américain Edwin Matthews, cofondateur avec moi des « Amis ». Nous étions stupéfaits car les scientifiques en totalité méprisaient nos propos, n’accordaient aucun soutien à nos analyses, ne répondaient pas aux demandes de soutien que nous attendions d’eux. Si l’on excepte la timide adhésion de Levi-Strauss à notre comité de parrainage.

Pierre Samuel arrivait au milieu des hurluberlus, que nous craignions d’être, avec tout le prestige de ses titres universitaires et surtout un esprit remarquablement organisé. Il commença à mettre de l’ordre aussi bien dans le fonctionnement de l’association que dans nos propos et nos publications, le « Courrier de la Baleine » en particulier. Il quitta « Survivre et vivre » devenu trop radical, pour se consacrer aux « Amis ». Avec Brice Lalonde qui venait de prendre ma succession à la présidence de l’association, ils formèrent un tandem idéal. Brice se chargeait du militantisme et des relations extérieures, Pierre du fonctionnement interne. Pierre a consacré plus de 25 années aux « Amis », dont il devint ultérieurement le président, puis, en ma compagnie, président d’honneur. Pierre était persévérant, fidèle, jamais il n’a reculé dans ses prises de position, en particulier à propos du nucléaire. Pierre était solide, amical, accueillant, pédagogique avec le flot renouvelé des jeunes militants. Il calmait les querelles et modérait les emballements idéologiques.

Je vois encore Pierre démonter ses vieux paquets de Gitanes maïs pour les utiliser comme bloc notes au cours de nos réunions. Déjà recyclage oblige. Pierre avait une force d’être exceptionnelle. Je me souviens en 1973 au cours de la première crise de l’énergie, à l’invitation de Teddy Goldsmith, nous participions à un congrès à Bournemouth en Angleterre. Les Anglais, se croyant revenus au temps du blitz, avaient décidé d’éclairer l’hôtel aux bougies et de supprimer le breakfast. Pierre descendit dans le lobby et se coucha par terre sur la moquette au milieu du passage et refusa de se relever tant qu’on ne lui aurait pas servi son petit déjeuner. Il l’eut.

Parmi toutes les qualités de Pierre - ses défauts nous les avons oubliés - rappelons son engagement auprès des féministes , qu’il soutint par ses écrits, en particulier « Amazones guerrières et gaillardes ».
Lorsqu’en décembre 2008 nous avons célébré avec quelques anciens les 40 ans de l’association, Pierre, qui n’avait pu venir, me téléphona pour me dire qu’il était en esprit avec nous.
En 2009, Pierre et Teddy se sont donnés le mot pour nous quitter presque le même jour. Mais ils restent avec nous parce que nous les admirons et les aimons.

 

Edward Goldsmith : un féroce amoureux de la vie

Par Alain HERVE

C’était un grand croyant. En la vie. Il s’appelait Edward Goldsmith. On ne l’appelait que Teddy. Il n’aurait pas pu s’appeler autrement. Il se saisissait la barbe à pleine main pour raconter des épisodes de sa vie d’enfant gâté, qu’il tournait en dérision. Une campagne électorale dans le Suffolk, en 1969, avec des chameaux, pour annoncer le réchauffement climatique.  Au cours d’une réunion d’Ecoropa, j’ai vu Denis de Rougemont tomber de rire de sa chaise en l’écoutant. Denis était un sérieux à cœur. Teddy avait la réputation d’être millénariste. Il l’était. Tout ce qu’il a annoncé dès la fin des années 60 finit de se réaliser aujourd’hui : la pollution généralisée des eaux, des terres, de l’air, la surpopulation, la destruction de l’agriculture vivrière,  la fonte des glaciers et de la banquise, l’extension de la famine dans le tiers monde… On attend l’accident nucléaire ou la rupture d’un grand barrage.

Teddy, selon l’humeur, était franco par sa mère originaire du Bourbonnais ou anglo par son père, membre du parlement anglais. Il a d’abord publié en anglais, puis, avec l’aide de Jean-Marie Chevalier, en français chez Fayard. Un seul de ses titres résume tous les autres : « Changer ou disparaître ». Il a lancé en 1969 le premier magazine écologique au monde : The Ecologist. Il a participé au numéro exceptionnel du Nouvel Observateur « La Dernière chance de la Terre » en 1972. Il a contribué au lancement du Sauvage un an plus tard. Il y a régulièrement collaboré. En 2000 il a lancé, avec Thierry Jaccaud, l’Ecologiste en français. C’était un insoumis, c’était un visionnaire. Ca n’a pas plu au cœur des vierges amoureuses de la technologie qui n’en finissent pas d’annoncer un avenir glorieux grâce à des solutions miracles. Le jury du Prix Nobel l’ayant loupé, on lui a décerné en 1991 le Right Livelihood Award, le prix Nobel alternatif, à l’instigation de tous ses amis indiens de la Gandhi Peace foundation. Il peut se vanter de n’avoir pas été compris, ni par les hommes politiques, ni par les universitaires à la solde du pouvoir économique.

Il eut le tort de ne pas se déclarer de gauche ou de droite. Même si dans sa jeunesse il avait été conservateur et si ses idées étaient révolutionnaires. Anthropologue de formation, il pensait que l’histoire de l’animal humain avait déraillé dès le néolithique. Il pensait que l’adoption de l’agriculture avait été à l’origine de la guerre. On ne risque pas d’entrer dans les Académies avec ce genre de préalable. Même si l’on se passionne pour le modèle de « La Cité antique » de Fustel de Coulanges ou si l’on plaide pour le communautarisme, la convivialité, l’échange…

On lui a reproché d’avoir été le frère de Jimmy Goldsmith le milliardaire. Il ne s’en est jamais prévalu, sinon pour le solliciter pour le financement d’entreprises écologiques. Il a publié en 2002 une synthèse de ses réflexions sous le titre « le Tao de l’écologie, une vision écologique du monde » (Le Rocher ed.). Puissent ceux qui s’intitulent écologistes de nos jours, le lire, même si l’on ne se rallie pas à tous les détails de sa démonstration.
Il était amoureux de l’Italie. Il y vivait la moitié de l’année. De sa fenêtre il voyait les remparts de la ville de Sienne dont il avait étudié l’étonnant système de gestion municipale, des « contradas » qu’il admirait sans réserves. Il y est mort le 21 août 2009 à dix heures trente, au milieu de ses cyprès. Il avait quatre-vingts ans. Nous avons partagé son enthousiasme, sa drôlerie, sa simplicité. Nous avons côtoyé un prophète. Il n’a pas été compris par un establishment politique et économique aveugle et sourd. C’était un grand homme. C’était un ami.

Ce texte paraître dans le prochain numéro de l’Ecologiste - www.ecologiste.org

 

Dominique Truco « Les artistes ont une action poétique et politique
sur le monde qui peut nous éclairer… »

D. Truco sur le "Chemin de bois" 
créé par Tadashi Kawamata
copyright A-G. Truong

 

Depuis deux saisons, la directrice artistique de la biennale internationale d’art contemporain de Melle, Dominique Truco, fait appel à des plasticiens qui s’expriment sur des thèmes écologiques. Son engagement et sa méthodologie font la preuve de l’efficacité de l’art pour déclencher des prises de conscience décisives.

Françoise NOWAK : Dominique Truco, depuis deux saisons, la manifestation internationale d’art contemporain, dont vous assurez la direction artistique à Melle (4000 habitants) dans les Deux-Sèvres, est axée sur des thèmes environnementaux : l’eau, l’air et la terre, en 2007, puis l’arbre, en 2009. Est-ce à dire que vous avez vous-même une fibre écologique ?

Dominique TRUCO : Oui ! Son origine est un geste simple et emblématique de René Dumont, en 1974, lors de la campagne présidentielle. Il montrait son verre d’eau, et expliquait que le véritable enjeu de notre futur était là ! A l’époque, j’avais 18 ans. Cela m’a définitivement marquée, et j’ai aujourd’hui tout à fait conscience de l’urgence de modifier nos comportements vis-à-vis de la nature. La strate écologique est fondamentale. S’y intéresser est une nécessité bien plus qu’une thématique ! Cette année, le choix de l’arbre est emblématique d’un modèle à suivre, comme le souligne le paysagiste-artiste Gilles Clément, présent à la biennale précédente comme à celle en cours jusqu’au 30 août 2009. En effet, au-delà de tous les bienfaits qu’il nous procure, ce végétal restitue à la terre tout ce qu’il lui emprunte !

Françoise NOWAK : Comment votre manifestation aborde-t-elle les sujets environnementaux?

Dominique TRUCO : Son principe directeur est de rapprocher l’univers des quelque 25 plasticiens invités, ainsi que leurs productions, de la vie quotidienne et de la population locale, en valorisant le patrimoine à disposition sous toutes ses formes. Ici, aucune création n’est parachutée. Elle résulte d’une recherche d’adéquation que je mène, projet par projet, entre un artiste que j’ai choisi et des partenaires mellois susceptibles de coopérer avec lui dans la durée.

création de JP Ganem, Melle 2009
copyright J.-P. Ganem

 

Concrètement, j’ai par exemple sollicité Jean-Paul Ganem, dont une des spécialités est de réaliser des œuvres dans le paysage rural, dans l’objectif de faire prendre conscience aux agriculteurs de l’importance esthétique de leur choix culturaux. Un phénomène que le créateur Joseph Beuys traduisait en disant que « l’agriculture est affaire d’art ». J’ai proposé à Jean-Paul Ganem de travailler avec l’association régionale d’agriculteurs « Agrobio », installée à Melle, et avec des élèves du lycée agricole de cette ville. Cette collaboration a donné naissance, sur un terrain communal, à une composition éphémère, évolutive et biologique, à partir notamment d’avoine noire corneil, d’avoine blanche susa, et de blé mélange rouge, dont tous les participants peuvent s’enorgueillir. De plus, cette opération a été l’occasion, au lycée, de faire passer aux élèves concernés l’intérêt de revenir aux variétés anciennes locales, bien adaptées à la région.
J’affiche également la dimension environnementale de ma programmation en lui associant les propos d’une ou plusieurs personnalités référentes, qui donnent à méditer. Cette année, j’ai mis en exergue une citation d’un amoureux des arbres, Francis Hallé, écologue et spécialiste des forêts tropicales : « L’arbre doit être reconnu comme un patrimoine commun à toute l’humanité, et sa connaissance doit être collective. Il est notre meilleur allié dans la lutte contre la dégradation du climat ».

Françoise NOWAK : Pensez-vous que votre biennale, et plus généralement la création artistique engagée, peuvent avoir un impact réellement positif sur les personnes à qui elles s’adressent, du point de vue écologique ?

Jardins d'eau, jardin d'orties",
de G.Clément (détail)"
copyright J.-L. Terradillos

 

Dominique TRUCO : Oui !
L’œuvre-manifeste édifiée en 2007 par Gilles Clément, en coopération avec les jardiniers de la ville de Melle et intitulée « Jardin d’eau-jardin d’orties » en témoigne. Cet ensemble est constitué de 3 bassins de lagunage qui épurent l’eau d’un ruisseau bordé d’orties, et d’un système permettant de filtrer du purin qu’on peut fabriquer à partir de ces plantes. Comme il est né en réaction à la parution d’un texte de loi, en 2006, qui interdisait d’utiliser ce « fortifiant » ancestral, il a sensibilisé les services municipaux à l’intérêt de délaisser les pesticides et autres fertilisants chimiques au profit de matières naturelles. Il les a même transformés en militants, car depuis qu’il existe, le chef des jardiniers vient systématiquement au marché, chaque vendredi de juillet, offrir du purin d’orties aux habitants qui y font leurs courses. Mieux, j’ai constaté que si cette action a pu faire sourire, dans les premiers temps, maintenant, les gens font la queue pour avoir  leur part !
Cette intervention de Gilles Clément a également conduit la ville à laisser vivre des friches sur certains de ses espaces, de façon à donner de la place à la biodiversité.
En dehors même de ces preuves, je suis convaincue qu’en donnant à voir la beauté de la nature, les artistes apportent une forme spécifique de connaissance et qu’ils jouent un rôle d’alerte. Ils amènent ceux qui regardent leurs productions à comprendre que détruire cette nature, c’est se priver de nous-mêmes, car elle représente les conditions de notre survie !
Quant à moi, les échanges que j’ai avec ces créateurs, et la manière dont ils incarnent leur intérêt par rapport à l’environnement me donne envie d’approfondir les thématiques qu’ils abordent, sur un versant plus scientifique.

Françoise NOWAK   : Qu’est-ce qui fait, selon vous, que l’art peut avoir ce type d’impact ?

Dominique TRUCO : Contrairement à ce que peuvent encore penser certaines personnes, les artistes dignes de ce nom sont ouverts sur la société. En conjuguant éthique et esthétique, de par leur engagement, ils ont une action poétique et politique sur le monde qui peut nous éclairer, notamment sur les questions écologiques. Ils déclenchent ainsi une sorte d’entrée en résonnance…

Propos recueillis le 21 juillet 2009 par Françoise NOWAK

Gilles Clément persiste et signe (Encadré)

Résistant et visionnaire ! Ces deux adjectifs sont à l’image des deux textes rédigés par le paysagiste-écrivain et jardinier Gilles Clément pour la biennale de Melle de 2009, intitulée « être arbre, être nature ». L’un de ces fascicules, titré « La position de Melle », est consacré au « Jardin d’eau-jardin d’orties » (voir l’interview Dominique Truco), ainsi qu’au contexte déplorable dans lequel ce projet a émergé et continue de revendiquer « une résistance au système dominant par lequel tout se marchandise au détriment de l’environnement et de l’humanité » : la publication, en janvier 2006 d’une loi interdisant l’usage et la vente du produit non homologué que constitue le purin d’ortie. Cet écrit de Gilles Clément est d’autant plus d’actualité qu’un décret « relatif à la mise sur le marché de préparations naturelles peu  préoccupantes (PNPP) à usage phytopharmaceutique », dont le purin d’ortie fait partie, a été publié au JO, le 25 juin 2009… Or ce décret renvoie à une procédure européenne considérée comme inapplicable aux PNPP, et totalement contraire à d’autres dispositions législatives, par l’Association pour la promotion des produits naturels peu préoccupants (ASPRO-PNPP), soit par plus de 70 structures, dont la Confédération paysanne.
Le deuxième document signé par Gilles Clément est intitulé « l’homme symbiotique ». Il commente les six dessins présentés par ce même auteur dans le cadre de la biennale. Une série ô combien réconfortante car elle exprime le passage d’un système monolithique, mortifère et moribond, à un monde dans lequel une multitude de systèmes autonomes coexistent, où l’homme cesse d’accumuler les biens matériels et restitue tout ce qu’il prend à la nature sans y introduire de dégradation qualitative…
Les deux opuscules ont été édités par la ville de Melle et sont disponibles, sur simple demande, à l’adresse suivante : contact@ville-melle.fr

 

Du Bio dans les Cantines à Marseille – Est-ce bien raisonnable ?

A l’occasion de la campagne nationale lancée par le WWF France « Oui au bio dans ma cantine », le 18 juin dernier, nous –  « Les Courges Associées –pour du bio à la cantine », collectif informel de parents – (dont moi-même et une amie sommes les initiatrices) avons concocté une petite journée de manifestation symbolique devant la Mairie de Marseille.

L’idée du jour était que des enfants des écoles primaires de Marseille remettent un diplôme « 0 % Bio – mention peut mieux faire » à Jean-Claude Gaudin, Maire de Marseille.
La perspective du 20 % de bio dans les cantines d’ici 2012, proposé lors du Grenelle, est un objectif national qui joue le rôle de la carotte. Mais à Marseille, une autre échéance nous pend au nez, à savoir le lancement d’un nouvel appel d’offres pour fournir les 45 000 repas/jour aux cantines de la ville – un marché (juteux) que se partagent pour l’instant la Sodexho et Avenance. Nous n’avons plus que quelques mois pour influencer le cahier des charges dans le bon sens, c'est-à-dire vers une cuisine plus saine, si possible exempte de pesticides, OGM, conservateurs, additifs ou autres produits dangereux pour la santé des enfants. Vain combat ! Oui certainement, mais faire pression et exiger l’entrée du BIO, seule garantie viable aujourd’hui face aux dérives, dans le nouveau cahier des charges et l’un de nos objectifs. Le comment et à quelle fréquence pourra venir ensuite.

Nous souhaitons également qu’un groupe d’experts compétents (nutritionnistes, toxicologues, médecins, agriculteurs, parents…) soient associés à la rédaction du cahier des charges. Dans un autre temps, nous menons une campagne d’information et de sensibilisation des parents et des enfants dans les écoles, à travers la distribution d’une brochure « Qu’est-ce qu’il y a dans l’assiette de nos enfants ? » et d’une pétition contenant nos principales revendications. Le vent tourne. Mais la Mairie est dans une bien mauvaise position, car elle est liée à la Sodexho historiquement –voire affectivement et politiquement. Le système mis en place ces dernières années (fermeture des cuisines locales, réaménagement coûteux en self, centralisation dans une grande cuisine unique de la préparation des repas, nouvelles normes hygiéniques….) est un système fermé, sur lequel il sera très difficile de revenir. La Sodexho est le fournisseur principal des repas aux cantines de maternelles et de primaires (mais aussi aux hôpitaux, services publics, etc.) depuis 14 ans (2 contrats de 7 ans). La prochaine échéance reconduirait le système pour les 7 nouvelles années à venir.

La remise du diplôme s’est faite finalement directement à Monsieur le Maire (cf. photo), sans grand commentaire de sa part, si ce n’est l’éternel argument du « bactériologiquement correct », la priorité donnée aux questions d’allergies alimentaires et le fait que, à Marseille, le repas de la cantine est parfois le seul repas des enfants défavorisés, sous-entendu qu’il est indicent de s’attaquer à la « Cantine » (alors qu’en réalité, nous n’en  remettons pas en question son bien fondé, mais son contenu). Un seul repas par jour ! Alors oui, il est d’autant plus important de donner quelque chose de nourrissant et de sain à ces enfants là !

Notre projet pour la rentrée est de mobiliser un grand nombre d’écoles autour d’une journée de « refus de la mal-bouffe », comme nous l’avions fait à petite échelle pour une école dans le 8ème, où les enfants avaient fait « grève » et mangé leur pique-nique devant l’école. En même temps, nous souhaitons continuer à œuvrer pour un dialogue d’ouverture avec la Mairie et organiser des journées d’informations et de sensibilisation pour le grand public et pour les élus.

La presse locale diffuse les infos, quand elle le décide (« la Provence » n’a pas jugé utile de faire un papier sur notre dernière action car, dixit : « il n’y avait que 10 enfants ! »). Nous avons aussi besoin du support de la presse nationale pour les moments clés de notre démarche. Dans quelques mois, il sera trop tard.
Si vous souhaitez faire un papier sur la question, n’hésitez pas à me joindre. Merci
Christine Kristof (04 91 31 34 70 ; ou 06 70 03 29 12, kriska@club-internet.fr)

 

 

Body Nature, une entreprise qui va au bout de ses convictions

Récit de la visite organisée pour les JNE le 02/07/09

par Carine Mayo

Copyright Maurice Chatelain

Bien avant que la croissance verte et le développement durable ne deviennent des termes galvaudés, Gilles et Marie-Thérèse Guilbaud, les créateurs de l’entreprise Body Nature ont essayé de conjuguer écologie et économie. Après avoir fondé sa société en 1972, le jeune militant antinucléaire s’est installé avec son épouse, alors chercheuse au CNRS, sur les terres du grand-père Aimé Body, qui possédait une ferme à Nueil-les-Aubiers dans les Deux-Sèvres. Peu après son arrivée, le couple a fait planter des pins, des chênes, ainsi que des plantes médicinales, des rosiers et une vigne rouge, cultivée en biodynamie, qui fait la fierté de Gilles. Une façon de protéger la source présente sur le site, qui entre dans la composition des produits d’entretien et cosmétiques écologiques fabriqués dans le laboratoire, tout en cultivant une partie des plantes nécessaires à la réalisation de ces produits. Cette recherche d’autonomie est aussi visible dans l’utilisation de l’énergie puisqu’une centrale solaire et une éolienne fournissent une bonne part de l’électricité, tandis que la chaleur du laboratoire est fournie par une chaudière à bois dans laquelle brûle du miscanthus, une plante originaire d’Asie dont la famille a planté 5 hectares. Plus connue sous le nom d’herbe à éléphants, cette graminée intéresse au plus haut point les chercheurs par son pouvoir calorifique de 40% plus élevé que le bois, si bien que l’expérience de Body Nature sert de site pilote pour l’ADEME et l’INRA. 

De la culture à la production

Copyright Maurice Chatelain


La famille Guilbaud s’efforce de réduire au maximum l’empreinte écologique de l’entreprise : L’eau de pluie est récupérée et sert dans les sanitaires, les plantes sont issues au maximum de la production sur le site ou de la région, les emballages des produits sont minimisés et réutilisés quand c’est possible. En outre, la dimension humaine n’est pas oubliée. Ici, pas de cadences infernales ! Le stress semble absent de l’entreprise, même si, il faut parfois accélérer le rythme, surtout le lundi matin, quand arrivent la plupart des commandes passées le week-end. Et puis, quand il fait beau, le personnel peut déjeuner dehors sous les arbres, ce qui n’est guère possible en ville ! L’entreprise semble avoir également une relation privilégiée avec les conseillères-distributrices qui assurent la vente à domicile des produits. En effet, inutile de chercher ces derniers en magasin, ils ne sont commercialisés qu’en vente directe (un peu comme les Tupperware). Un mode de distribution qui évite le gaspillage et privilégie le contact humain. Du coup, les 500 conseillères (il n’y a quasiment pas d’hommes) deviennent un maillon essentiel de l’entreprise. Chaque année, elles viennent sur le site se former aux nouveaux produits. Elles y ont même leur jardin, dans lequel elles mettent en terre les plantes qu’elles ont apporté. « C’est une façon de montrer qu’elles ont leurs racines ici » explique Olivier Guilbaud, l’un des deux fils de Gilles et Marie-Thérèse, qui a pris avec son frère Antoine la succession de Gilles à la tête de l’entreprise. La société a aussi engagé un partenariat avec Madagascar où elle cultive en bio 5 ha de Ravintsara, une plante dont on tire une huile essentielle aux propriétés antivirales et antibactériennes, ainsi qu’une forêt d’eucalyptus et de niaoulis. En outre, elle finance des repas, par un système de produit – partage : reversement de 0,15 euros pour l’achat d’un flacon d’huile essentielle de Ravintsara ou de Niaouli.
Quant aux produits vendus, ils sont bio, quand c’est possible, ou possèdent la certification Ecocert de détergents écologiques, et ne sont pas testés sur les animaux. Certains d’entre eux sont même recommandés par l’association Echo-Mer pour les plaisanciers car ils sont biodégradables et ont peu d’impacts sur l’environnement. Bien sûr, l'entreprise se heurte à des difficultés. Difficile de trouver de quoi remplacer l'huile de palme qui est utilisée comme base de tensio-actif végétal dans les produits d'entretien écologiques à la place de tensio-actifs issus de la chimie. « Mais, fait remarquer Olivier Guilbaud, les quantités utilisées n’ont rien à voir avec celles utilisées dans les bio-carburants, et nous nous fournissons avec de l’huile de palme issue de l’association RSPO qui regroupe des producteurs se situant dans une démarche de développement durable. » Et d’ajouter : « nous avons aussi le projet de cultiver nos propres palmiers à huile en bio ».  

Copyright Maurice Chatelain


Des projets, les deux frères n’en manquent pas. Après avoir réalisé le bilan carbone de l’entreprise, ils songent à équiper le personnel de véhicules de fonction électriques et à utiliser des flacons en aluminium recyclé pour leurs flacons. En  outre, ils prévoient d’agrandir leur unité de production en construisant un nouveau laboratoire écoconçu, utilisant au maximum l’éclairage naturel, avec des panneaux photovoltaïques, un puits canadien, une toiture végétalisée, un récupérateur d’eau de pluie… Une nouvelle page de l’aventure familiale écologique est en train de s’écrire.

(1) Produit responsable de la déforestation en Asie du sud-est,

 

 

AGENDA :

Primée !

Geneviève Renson a reçu le prix des explorateurs Thomas Allix pour son ouvrage « Sur les traces du roi des Marais » (éditions Kubik), retraçant l’expédition réalisée pour photographier le Bec-en-Sabot, un oiseau rare et difficile à approcher.

 

Exposition Nature Primordiale

à l'espace d'exposition de l'office du tourisme de Bessines-sur-Gartempe, en Haute-Vienne

du 4 juillet au 19 septembre 2009
du lundi au samedi : 9 h/12 h 15 à 14 h/18 h 30. Dimanche 10 h/12 h (sauf en septembre)
tel : 05.55.76.09.28. - courriel : ot.bessines@wanadoo.fr

Bernard Boisson (JNE) vit à Paris, mais garde une partie de ses racines familiales à Bessines-sur Gartempe. Il se consacre à la photographie, l'écriture, la réalisation audiovisuelle comme moyens pour transmettre une perception particulière de la nature. Il a passé les étés de son enfance et de son adolescence dans le Limousin qu'il sent comme une terre de première imprégnation de sa sensibilité à la Nature. Il délaissa par la suite cette région pour découvrir les replis ensauvagés des autres contrées en France ou ailleurs en Europe. Cette exposition sur trois niveaux recèle donc un caractère symbolique : celui de renvoyer à sa source première toute une maturation de sensibilité qui s'est développée au fil de maints voyages.

Son approche artistique de la nature n'est pas "naturaliste" au sens où il s'agirait de représenter esthétiquement telle espèce ou de décrire tel milieu. Elle s'emploie plutôt à traduire artistiquement les impressions, sensations, sentiments que lui communique cette nature par delà l'identité première des éléments et des êtres... Elle s'attardera de préférence sur les perceptions sensibles qui sont peu ou pas encore intégrées par notre culture.

Les Forêts inexploitées en France et en Europe, qui retrouvent un caractère relatif de "primitivité", constituent les lieux qui ont modifié sa conscience et remis en cause sa démarche. Il résultera notamment de cette investigation deux livres fondateurs :
- « La Forêt Primordiale », un beau-livre de photographies et de textes poétiques (première édition en 1996 chez Instant Présent, et une réédition fortement réactualisée en 2008 chez Apogée)
- « Nature primordiale, des forêts sauvages au secours de l'homme », un essai et manifeste paru aux éditions Apogée en 2008.

Si dans cette exposition, nous vivons un aperçu sur tout le cheminement de l'auteur à travers les forêts sauvages, nous appréhenderons également, et c'est quasiment une première, d'autres milieux naturels au dernier étage. Nous y retrouverons cette même quête du sentiment de "l'originel" que nous pouvons parfois éprouver dans les lieux oubliés, ou vis-à-vis de telle présence vivante, par une effluve soudaine d'impressions, juste avant que notre esprit ne se soit encombré par toutes nos représentations si vite établies sur les êtres, les choses, et le monde.

Vivre la nature dans son essence première, là où aucune transformation du paysage ne renvoie notre regard aux intérêts des hommes, devient avec le temps une expérience de moins en moins anodine. Elle a pour effet de nous libérer de tous ces conditionnements psychologiques dont nous n'avons jamais mesuré l'ampleur dans nos environnements artificialisés et dans nos modes de vie quotidiens.

Dans cette expérience, se développe une connaissance qui dépasse l'art. Il apparaît clair que l'avenir du rapport de notre société avec la nature ne trouvera pas ses réponses fondamentales dans les annonces actuelles des écostatisticiens, des écotechniciens, des ecotechnocrates... D'autres remises en cause beaucoup plus intimes et plus vastes nous attendent...

contact auteur : foretprimordiale@free.fr

"Un écosystème est une symphonie du Vivant
où chaque espèce joue sa partition.
A l'homme de deviner la sienne
pour élever la musique du monde
sans dissonance."
 

 

 

L’écologie vue de très haut

Par Jean-Claude Oliva

« Home » s’adresse à …l’Homme ! C’est dire l’ambition du documentaire qui tutoie Homo sapiens sapiens. On est dans le très haut. Et dans le très long. C’est le plus long film publicitaire de l’histoire : deux heures s’écoulent entre les premières et les dernières annonces du groupe PPR (ex Pinault Printemps Redoute), avec leurs dizaines de logos multicolores, sans oublier les 88 025 collaborateurs (sic). Mais sans doute pas le plus onéreux pour l’annonceur qui a déboursé dix millions d’euros (sur les douze qu’a coûté au total le film) pour deux heures en salle, une heure trente en « prime time » à la télévision, des projections en plein air dans le monde entier, des DVD ; c’est donné ! Sauf pour les écolos-gogos comme vous et moi, qui ont quand même du débourser cinq euros pour le voir !

Pour le reste, les images sont superbes, le constat du gâchis planétaire et la conclusion sont implacables : nous avons dix ans pour (ré)agir et changer la donne. Le documentaire aurait pu s’arrêter là et cela aurait été très bien. Sauf que ce n’est pas la conclusion et que le film continue guilleret ! Pendant quelques instants, on se demande si Carrefour ne fait pas partie des sponsors, tellement Yann Arthus-Bertrand « positive » ! Et de nous montrer les merveilleuses initiatives qui sont prises un peu partout dans le monde… Sauf qu’elles constituent l’exception à la règle impitoyable d’un mode de production et de consommation socialement et écologiquement insoutenable. « Il est trop tard pour être pessimiste », c’est beau (et creux) comme un slogan publicitaire ! Qu’est-ce que ça signifie ? Chacun peut faire quelque chose, s’enthousiasme encore Yann Arthus-Bertrand. En tout cas, l’action du richissime François-Henri Pinault crève l’écran, tandis que le quidam dans son bidonville crève la faim…
Entre la terrible dénonciation et le happy end euphorique, il y a un vide sidéral sur lequel on ne peut que s’interroger.  Le réseau « sortir du nucléaire » s’est étonné du fait qu’il ne soit nulle part question du nucléaire (1). Trop compliqué, répond Yann Arthus-Bertrand. D’autres absences sont tout aussi révélatrices : le mot « entreprise » n’est jamais prononcé. Ni aucun de ses synonymes. Les ravages de l’agriculture industrielle, voire ceux du système économique en général sont dénoncés, mais ses principaux acteurs sont oubliés ! Les Etats et même les nations sont, par contre, condamnés sans appel. Pourtant, comment changer sans s’attaquer à la logique financière à l’origine du dumping social et environnemental, qui prévaut au sein des groupes comme PPR ? Et, allons plus loin, sans remettre en cause l’objet social même d’un nombre important de ces entreprises : on songe aux producteurs et aux marchands d’armes, bien sûr, mais peut-être aussi aux publicitaires, aux distributeurs de 4X4 ou encore à l’industrie du luxe, à Gucci qui saccage la forêt amazonienne selon Greenpeace …que l’on retrouve tous dans PPR! Dernier oubli et de taille : la France ! Il n’est jamais question de notre pays qui est pourtant l’un des premiers ravageurs de la planète : cela vaut bien une décoration, non ? 
Bien sûr, il FAUT agir ensemble : cela s’appelle la politique (quelque soit le niveau considéré : le plan d’urbanisme d’une ville, la politique agricole européenne ou les négociations climatiques mondiales) mais c’est sans doute trop compliqué pour Yann Arthus-Bertrand.

  1. http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=565


Agenda

Vivre le développement durable en appartement, c’est possible !

Nathalie Tordjman, journaliste spécialisée dans l’environnement et le développement durable, vous démontrera combien il est important et facile d’adopter un comportement plus éco-responsable et un mode de vie plus sain à travers des gestes quotidiens et certains réflexes de consommation, qui préservent l’environnement ; tout en réduisant ses factures !

Le 25 septembre au Moulin de Seillant, à Chaillac (Indre).

105 € en demi-pension, 143 € en pension complète.

Tél. :
02.54.25.75.69 - contact@lemoulindeseillant.org - www.lemoulindeseillant.org
Contact presse : Elodie Marchadier, 02.54.25.75.69


 

Biodiversité et macrophoto

Exposition
Du 15 août au 2 septembre 2009, Gérard Blondeau, photographe naturaliste, journaliste à Rustica, membre de l'office pour les insectes et leur environnement (OPIE) présentera une exposition photographique ayant pour thème « la biodiversité au jardin » à l'Office de Tourisme 14, rue Thierry Schoere 68410 Les Trois Épis 
Tél : 03 89 49 80 56

Conférence
Au même endroit, le vendredi 21 août à 20 heures, il commentera une projection de photographies sur les principales espèces animales et végétales sauvages rencontrées dans son jardin de la banlieue parisienne. Avec des conseils pour les attirer ou parfois les éloigner.

Stage macro

Pour conclure cette quinzaine consacrée à la biodiversité, les 29 et 30 aout  Gérard Blondeau vous convie à un stage sur la macro photo numérique où il vous livrera tous ses secrets de naturaliste et de photographe Un domaine qu'il connaît bien pour l'avoir pratiqué depuis une quarantaine d'année. Au cours de ces 2 jours sont prévus des prises de vues en studio, sur le terrain et même la nuit lors d'une chasse photo aux insectes nocturnes, sans oublier le transfert des images sur l'ordinateur et les traitements de base.
Gérard Blondeau a publié 2 livres sur la macrophotographie : « La macro au fil des saisons » chez VM et« Photographier la nature en macro » chez VM/Eyrolles.

Participation aux frais stage macrophoto : 190 € comprenant la formation, la location de salle, l’hébergement à l'hôtel Villa Rosa et les repas (hors boissons).

Inscriptions stage : Anne-Rose Denis,  Hôtel Villa Rosa, 68410 Trois Épis Tél 03 89 49 81 19 www.contact@villarosa.fr

Renseignements techniques : Gérard Blondeau/Climax  Tel 01 39 81 07 38  /  09 54 54 93 93 blondeau.photos@gmail.com

 

Yann Wehrling répond aux questions des JNE

Bonjour,
Je suis en effet désolé de ne pas avoir pu être présent à cette rencontre (le petit déjeuner avec Corinne Lepage). Et je vous remercie de me solliciter néanmoins par email.

 Pourquoi le choix du Modem ?
Le combat écologiste doit aujourd'hui prendre une forme nouvelle. Il fut un temps où la plupart des décideurs et des citoyens n'étaient pas conscients de la gravité  de la situation. Cette prise de conscience est aujourd'hui importante.  Il est indéniable que l'explication est à trouver dans la gravité et l'urgence aujourd'hui unanimement reconnue par la communauté scientifique, que ce soit sur les questions énergétiques, des ressources naturelles et de son corollaire qu'est l'érosion très préoccupante de la biodiversité.
En tant que militant convaincu, il y a deux options : s'enfoncer dans toujours plus de radicalité, ou rechercher les solutions rapides avec le seul outil efficace : le réalisme.
 Sans regretter mon engagement au cours des 20 dernières années chez les Verts, avec qui nous avons largement contribué à la prise de conscience, il faut maintenant travailler directement avec toutes les sphères de décisions qui sont aujourd'hui majoritairement favorables à l'action. Je ne pouvais plus me satisfaire d'avoir "raison" seul dans mon coin avec des amis qui sont tous d'accord entre eux. Il faut se confronter aux réalités de tout ce qui fait la société dans laquelle nous vivons et qui doit muter vers le durable. Cette confrontation doit avoir l'objectif de construire des majorités politiques sur les réformes écologiques nécessaires... et je ne peux que constater que bien des réformes pourraient se décider si on voulait bien oublier d'anciens et parfois stériles clivages politiques. Le vote sur le Grenelle de l'environnement l'a démontré, mais on ne peut en rester à un vote... c'est dans le concret, mesure par mesure, qu'il faudra construire des majorités qui dépassent les clivages. Je trouve au Modem le cadre nécessaire pour travailler en ce sens.

La protection animale ?
Comme vous l'aurez compris dans ma précédente réponse, je n'ai pas amoindri mes convictions, mais j'ai changé les moyens de leur donner corps. Je n'ai donc rien perdu de mes convictions en faveur du bien être animal.
Il reste beaucoup à faire pour améliorer le comportement humain envers les animaux. C'est avant tout un combat de principe : il n'est pas digne et humain de maltraiter un animal en pensant que c'est une "chose" insensible.
On me rétorque parfois, voire souvent, que c'est de l'anthropomorphisme. Je revendique volontiers que c'est le ressort de ma motivation, car en effet, c'est bien de notre  humanité dont il est question. Je suis convaincu que notre rapport à l'animal et la nature a un lien avec notre rapport à notre propre humanité. Je note que beaucoup de grands humanistes ont écrit de manière très engagée en faveur du bien être animal.
Quant à savoir si cette cause a sa place dans le Modem, je vous dirais en creux qu'elle n'était pas réellement très forte chez les Verts, où j'avais animé un groupe de réflexion interne qui a bien souvent suscité des sarcasmes. Je sais que je partage ce souci avec d'autres hommes et femmes politiques, mais nous nous répartissons dans toutes les formations politiques. Il ne semble pas évident de constater que le sujet serait naturellement plus présent dans tel ou tel parti... C'est réellement lié à des engagements individuels. Mon appartenance au Modem est trop récente pour que je puisse vous dire si ce sujet est plus ou moins fortement défendu que chez les Verts. Je m'emploierai à le faire vivre dans le Modem, mais surtout, je continuerai, comme pour l'écologie de manière générale, à fructifier et développer les liens avec les "politiques" qui pensent comme moi dans les autres partis afin de construire les majorités nécessaires à faire progresser le bien être animal en France et en Europe.
J'espère avoir répondu à vos questions.

Bien cordialement,
Yann Wehrling

 

 

Le chanteur Francis Lalanne tête de liste de l'Alliance écologiste indépendante aux élections européennes du 7 juin
 
Par Florence Faucompré

Francis Lalanne, auteur de "Mise en demeure au Président de la République", sera la tête de liste nationale du parti "Alliance écologiste indépendante"  le 7 Juin aux élections européennes. Sur les huit régions, six hommes sont déjà nommés : Antoine Waechter pour la région est, Michel Fabre pour le centre, Patrick Drevet pour le sud-ouest, Francis Lalanne pour le sud-est, Jean-Marc Governatori pour le sud ( le candidat pour le nord n'est pas encore désigné aux dernières nouvelles)  et deux femmes : Rolande Klein pour les Dom-Tom, Eva Roy pour l'Ouest .

Francis Lalanne, chaleureusement applaudi, a déclaré en conférence de presse  le vendredi 10 avril au Petit Journal Montparnasse :"Le premier espace à dépolluer, c'est la République". Il donnera son salaire aux Enfants de Don Quichotte, mettant en action son slogan : " pour une Europe des peuples" clairement éloignée des multinationales . Une vidéo de son discours devrait être bientôt disponible sur son
blog. Le site de l' "Alliance écologiste indépendante" est à visiter avec des projets très précis et étoffés dans tous les domaines de nos vies... A consulter absolument avant les européennes !

 

 

Altertour pour une planète sans dopages

Les inscriptions sont ouvertes pour le 2ème "Altertour pour une planète sans dopages", qui aura lieu du 4 juillet au 8 août 2009, "en arc en ciel" de Besançon à Notre Dame des Landes (Nantes).
En réponse au dopage dans le sport, dans l'agriculture et dans l'économie, l'Altertour est un tour cycliste solidaire pour un modèle agricole et économique respectueux des hommes et de la nature.
- parcours en relais de 15km pour chaque étape, accessible à tous niveaux
- visite de sites éducatifs et soirées festives avec films, conférences et débats pédagogiques sur les alternatives existantes
- découverte de voies vertes dans différents terroirs
- rendez-vous avec des manifestations amies, tel que le Camp Action Climat à Notre Dame des Landes contre le projet d'aéroport.

Site web : www.altertour.net

 

 

 

Gilbert Maury, un amoureux de la nature nous quitte

JF Noblet

Gilbert a quitté cette petite planète bleue dont il était tellement amoureux et nous avons une immense tristesse et la rage contre cette maladie du siècle : le cancer.
J’ai connu Gilbert au cours de voyages naturalistes dans les pays de l’Est à la découverte des grands prédateurs et des derniers  espaces de forêts primaires européens. J’ai découvert alors un naturaliste hors pair émerveillé et communicatif. Tout l’intéressait depuis le travail des fourmis jusqu’à l’énergie sauvage des bisons. Il avait l’enthousiasme en lui et sa compagnie était une bonne fortune et rapidement l’amitié sincère et fidèle prenait le dessus.
Je n’oublierai jamais qu’il a été le promoteur et l’artisan infatigable du retour des bisons d’Europe en Margeride. Ses convictions, sa connaissance parfaite de ces mammifères impressionnants, son sens du dialogue et son amour des gens ont permis cette belle réalisation.
Au conseil général de l’Isère nous cherchions un biologiste capable de convaincre les techniciens s ‘occupant du bord des voiries départementales de ne plus utiliser de désherbants chimiques. Gilbert a fait ce travail avec une foi incomparable et le taux de satisfaction des agents formés a atteint 98 %. Grâce à lui des milliers de litres de produits chimiques ne sont plus répandus en Isère et la santé de centaines d’agents préservée.
Je garderai toujours l’émotion de Gilbert devant la fécondation d’une orchidée par un insecte. Il était fasciné par les mystères de la nature et savait passionner un auditoire ou un groupe de touristes. Nous devons lui rendre hommage pour son impressionnant travail d’éducation à la nature et à l’environnement. Ami fidèle, tendre compagnon et père attentif, il nous manque déjà.


Film 

A l’école du jardin (réalisatrice : Isabelle Langerome)

par Carine Mayo

La nature, ils ne la connaissent pas beaucoup. Pourtant, ces jeunes Parisiens ont choisi de faire partie d’une 6e axée sur le développement durable au sein de leur collège, parce qu’ils étaient convaincus de la nécessité de protéger la nature. Au lieu de les accabler de grandes théories, leurs professeurs ont décidé de partir du concret en participant au projet de jardin partagé de leur quartier. Il faut voir ces citadins charrier des brouettes de terre, semer des graines et découvrir au microscope stupéfaits – et avec un peu d’appréhension  – les petites bêtes du jardin ! Au fil de ces images, on mesure combien notre système éducatif est devenu « hors-sol » et combien, à trop séparer les apprentissages de l’expérience sensible, on fait perdre l’envie d’apprendre aux élèves qui ne perçoivent plus le sens de ce qu’ils font. Un film qui met un peu de baume au cœur et qui montre qu’il suffit de pas grand chose – juste un peu de volonté et d’enthousiasme – pour apprendre aux enfants à découvrir la nature, même au cœur de la ville, et à se poser des questions sur les liens qui nous unissent à elle !
 
Contacts pour diffuser le film :
Yenta Production : 01 44 78 84 20 - yentaprod@Gmail.com-isa.langerome@orange.fr


Une nouvelle fondation au service de la protection de l’environnement

Après la Fondation Nature & Découvertes, qui fête ses quinze ans et a soutenu de nombreux projets en faveur de la protection animale et végétale, Françoise et François Lemarchand (président fondateur de Nature & Découvertes) lancent la Fondation Lemarchand pour l’équilibre entre les hommes et la Terre. Contrairement à la première fondation, cette dernière est davantage ciblée sur l’action de l’homme et vise à encourager des comportements solidaires et respectueux de la nature. Aussi, l’on trouve parmi les premières initiatives soutenues, l’association Terre de liens, qui aide à l’installation de jeunes agriculteurs bio, le réseau Jardins de cocagne (jardins d’insertion)… Cette fondation est financée par le versement de 20 % des dividendes des actions Nature & Découvertes de la famille Lemarchand et est pilotée par Jean-Baptiste Dumond, adhérent JNE.

Contact presse : Emmanuelle Pometan emma@emmapom.com


Agenda

Salon Européen du Bois du 23 au 26 avril à Alpexpo

3 événements en 1 et des visites guidées pour mieux en profiter !
Rendez-vous de référence de la construction bois, le Salon Européen du Bois et de l’Habitat durable rassemblera à Grenoble du 23 au 26 avril 2009 pour sa 7è édition plus de 300 exposants.

Placé plus que jamais sous le signe de l’habitat durable et des constructions basse consommation d’énergie, le salon présentera une offre quasi exhaustive dans les domaines de la maison bois et des énergies renouvelables. De nombreux temps forts et évènements sont comme chaque année associés au salon : présentation de maisons grandeur nature, de projets et de réalisations d’architectes, conférences et ateliers, espace énergies renouvelables, 3e Assises Nationales de la Construction Passive, concours national d’architecture bois, etc. Le salon accueillera également comme c’est le cas tous les 2 ans, la 9e Biennale de la Passion du Bois. Plus de 30 000 visiteurs, grand public et professionnels, sont attendus à Grenoble.

Renseignements et programme sur : www.salondubois.com/actualites.php

 

Caméras des Champs
Festival International Du Film Documentaire Sur La Ruralité

La 11ème édition du festival international du film documentaire sur la ruralité se tiendra du 14 au 17 mai 2009 à Ville-sur-Yron (Meurthe-et-Moselle).
"Caméras des Champs" a pour objectif de montrer les mutations des mondes ruraux à travers la projection de films documentaires initiant débats avec le public, table ronde, expositions et atelier de lecture à l'image. La programmation se veut la plus proche possible des préoccupations actuelles liées à la vie des campagnes. Elle se développe autour de deux principes :
- susciter un échange sur les évolutions des paysages, sur les pratiques sociales des ruraux et néo-ruraux, sur l'impact des techniques, sur les villages et les habitats.
- voir comment changent les représentations que chacun peut avoir du monde rural, habitants des villes, artistes, créateurs, décideurs divers et ruraux eux-mêmes.
Au total, ce sont une vingtaine de documentaires qui concourent pour les trois prix du jury, le prix des lycéens et le prix du public et des habitants. Ces courts et moyens métrages sont des productions récentes, de langue française, sous-titrées, ou accompagnées d'une traduction. Ils peuvent aborder tous les aspects de la ruralité. De cette sélection sont dégagés plusieurs thèmes qui servent de fils conducteurs aux projections et d'axes de réflexion aux débats. En soirée, la compétition laisse la place à des soirées thématiques.
Toutes les projections se déroulent à la salle René Bertin de Ville-sur-Yron et sont en entrée libre et gratuite. Durant la manifestation, une restauration de produits du terroir est proposée.

Contacts
Festival international du film documentaire sur la ruralité
"Caméras des Champs"
Foyer rural
54800 Ville-sur-Yron
www.villesuryron.com

Colloque jardins, environnement et santé

Nantes le vendredi 15 mai 2009

8 : 30 Mots des présidents : Henri Delbard et Monique Lemattre
8 : 45 Introduction. Le jardin : paradis perdu ? Utopie ? Nécessité ? Marie-Claude Rousseau
 (UCO, Angers)
     Le jardin, fonctions et impacts sur l’homme
9 : 15 Bienfaits thérapeutiques ; Attente des médecins. Pr. Dominique Sauvage (pédopsychiatre  CHU Tours)
9 : 45  Le jardin, en relation avec son environnement. Le végétal en ville, un régulateur du climat.   Marjorie Musy (CERMA, Nantes).  
10 : 15  Concevoir le jardin bienfaisant dans le cadre de la ville. Jacques Soignon, Service des  espaces verts de Nantes.
10 : 35   Le jardin thérapeutique du centre d’accueil de  jour des Francs- Bourgeois ( Paris 4è) pour  les malades d'Alzheimer: Philippe PEIGER (Entreprise JADE, UNEP)
10 : 55  Discussion
11 : 10  Pause et posters
     La plante, source de bienfaits et de dangers pour l’homme
11 : 30  La plante et ses bienfaits. Plantes de santé et de bien-être, Actualité et avenir. Denis    Bellenot (ITEIPMAI Chemillé)
11 : 50  Purification de l'air par les plantes. Pr. Damien Cuny (Faculté de Pharmacie de Lille)
12 : 10  Discussion.
12 : 25 La plante dangereuse. Plantes et allergies. Dr. Hervé Couteaux (Allergologue, Bordeaux)  
12 : 45  Plantes toxiques. Pr. Francis Trotin (Université de Lille)
13 : 05  Discussion
13 : 20  Déjeuner
     Les équilibres biologiques au jardin
14 : 30 La plante au service de la santé du jardin. Les plantes piège et la lutte contre les  nématodes à galles. Caroline Caporalino (INRA, Sophia-Antipolis)
14 : 50 Santé de la plante dans le cadre du jardin. Gestion du couple plante / bio agresseur .            
            Elisabeth Rat ( Agrocampus Ouest, INH Angers)  
15 : 10  Interactions sol, plantes micro-organismes. Claude Alabouvette (INRA, Dijon)
15 : 30  Discussion
15 : 50  Exposé de la lauréate du prix de thèse.  Etude écophysiologique de l’endurcissement au gel  des arbres : impact des conditions estivales de croissance sur la résistance au gel. Magalie  Poirier.
     Rôle social du jardin : témoignages
16 : 15  Jardins et maladie d’Alzheimer : dimensions sociale et thérapeutique. Dr Thérèse Jonveaux  
            (CHU Nancy)
16 : 35  Réinsertion par les jardins potagers collectifs. Jean-Robert Ulrich, Bordeaux.
16 : 55  Cité Verte. Dominique Douard  (Val’Hor)
17 : 15  Discussion
17 : 30 Conclusion par Yvette Dattée (Membre de l’Académie d’Agriculture de France et du conseil
    scientifique SNHF)
17 : 45 Fin du colloque


Renseignements pratiques


Lieu :
Hôtel de l’Horticulture 7 quai Henri Barbusse 44000 Nantes (Accessible en 5 minutes à pieds à partir de la gare)
Participation :
Particuliers : 50 € (35 € pour les adhérents et membres des sociétés adhérentes SNHF)
Professionnels : 100 €  (80 € pour les entreprises adhérentes à la SNHF) Formation agréée offrant une possibilité de prise en charge.
Ces prix comprennent le repas et les pauses café.
Enseignants et étudiants : 35 € (y compris repas et pauses café) ou 8 € (sans le repas et les pauses café)
 SNHF 84 rue de Grenelle 75007 PARIS Tel : 01 44 39 78 78  

 

Stages de la CRIIRAD sur la radioactivité

La CRIIRAD  (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivit) propose un nouveau stage d’initiation/information sur la radioactivité.
1er stage :uUtilisation d’un compteur Geiger, le samedi 20 juin de 9 h à 13 h – coût 35 euros
2e stage radioactivité/radioprotection le samedi 27 juin  de 9 h-13 h et 14 h-18 h – coût 45 euros

CRIIRAD, 471 Avenue Victor Hugo, 26000  Valence. Tél : 04 75 41 82 50
asso@criirad.org - www.criirad.org

 

 

Un cours interdit

Par Claude-Marie Vadrot -
(article paru sur son blog http://www.horreurecologique.blogspot.com/)

Je suis inquiet, très, très inquiet...

          Vendredi dernier, à titre de solidarité avec mes collègues enseignants de l’Université de Paris 8 engagés, en tant que titulaires et chercheurs de l’Education Nationale, dans une opposition difficile à Valérie Pécresse, j’ai décidé de tenir mon cours sur la biodiversité et l’origine de la protection des espèces et des espaces, que je donne habituellement dans les locaux du département de Géographie (où j’enseigne depuis 20 ans), dans l’espace du Jardin des Plantes (Muséum National d’Histoire Naturelle), là où fut inventée la protection de la nature. Une façon, avec ce « cours hors les murs », de faire découvrir ces lieux aux étudiants et d’être solidaire avec la grogne actuelle mais sans les pénaliser avant leurs partiels.
          Mardi, arrivé à 14 h 30, avant les étudiants, j’ai eu la surprise de me voir interpeller dès l’entrée franchie par le chef du service de sécurité tout en constatant que les deux portes du 36 rue Geoffroy Saint Hilaire était gardées par des vigiles...
- « Monsieur Vadrot ? ».
- euh...oui
- Je suis chargé de vous signifier que l’accès du Jardin des Plantes vous est interdit
- Pourquoi ?
- Je  n’ai pas à vous donner d’explication....
- Pouvez-vous me remettre un papier me signifiant cette interdiction ?
- Non, les manifestations sont interdites dans le Muséum
- Il ne s’agit pas d’une manifestation, mais d’un cours en plein air, sans la moindre pancarte...
- C’est non....
          Les étudiants, qui se baladent déjà dans le jardin, reviennent vers l’entrée, le lieu du rendez-vous. Le cours se fait donc, pendant une heure et demie, dans la rue, devant l’entrée du Muséum. Un cours qui porte sur l’histoire du Muséum, l’histoire de la protection de la nature, sur Buffon. A la fin du cours, je demande à nouveau à entrer pour effectuer une visite commentée du jardin. Nouveau refus, seuls les étudiants peuvent entrer, pas leur enseignant. Ils entrent et, je décide de tenter ma chance par une autre grille, rue de Buffon. Où je retrouve des membres du service de sécurité qui, possédant manifestement mon signalement, comme les premiers, m’interdisent à nouveau l’entrée.
          Evidemment, je finis pas me fâcher et exige, sous peine de bousculer les vigiles, la présence du Directeur de la surveillance du Jardin des Plantes. Comme le scandale menace, il finit par arriver. D’abord parfaitement méprisant, il finit par me réciter mon CV et le contenu de mon blog. Cela commence à ressembler à un procès politique, avec descriptions de mes opinions, faits et gestes. D’autres enseignants du département de Géographie, dont le Directeur Olivier Archambeau, président du Club des Explorateurs, Alain Bué et Christian Weiss, insistent et menacent d’un scandale.
          Le directeur de la Surveillance, qui me dit agir au nom du Directeur du Muséum (où je pensais être honorablement connu), commençant sans doute à discerner le ridicule de sa situation, finit par nous faire une proposition incroyable, du genre de celle que j’ai pu entendre autrefois, comme journaliste, en Union soviétique :
- Ecoutez, si vous me promettez de ne pas parler de politique à vos étudiants et aux autres professeurs, je vous laisse entrer et rejoindre les étudiants...
          Je promets et évidemment ne tiendrai pas cette promesse, tant le propos est absurde.
          J’entre donc avec l’horrible certitude que, d’ordre du directeur et probablement du ministère de l’Education Nationale, je viens de faire l’objet d’une « interdiction politique ». Pour la première fois de mon existence, en France.
          Je n’ai réalisé que plus tard, après la fin de la visite se terminant au labyrinthe du Jardin des Plantes, à quel point cet incident était extraordinaire et révélateur d’un glissement angoissant de notre société. Rétrospectivement, j’ai eu peur, très peur...

 

 

Point de vue

L’ALLIANCE ECOLOGISTE INDEPENDANTE est née !

Par Florence Faucompré
Aujourd’hui mercredi 11 Mars 2009

 Un nouveau parti est né  à Paris  : regroupant  « Génération Ecologie » avec Jean-Noël Debroise, Antoine Waechter (fondateur « Mouvement Ecologie Indépendant) et Jean-Marc Governatori (La France en Action), les trois partis s’unissent désormais sous le même nom : «  l’Alliance écologiste indépendante », changement décisif pour l’avenir de tous.

La dynamique de l’indépendance est lancée ! pas de rassemblement aseptisé : les 10 % de différences entre les uns et les autres sont le ferment de la richesse humaine. L’union bannit l’ennui !

L’urgence de créer un nouveau concept politique économique et humain s’est imposée à tous,  et la certitude que l’Europe peut et doit apporter les solutions aux autres pays du monde. La première étapes sera les élections européennes de Juin, avec les 500 millions d’Européens, mais elle sera suivie de tous les paliers nécessaires au changement de la société, à la guérison de sa crise du sens, crise spirituelle de confiance, avant même la crise matérielle touchant les secteurs que l’on connaît, banque, immobilier et automobile.
 La crise, planétaire, exige une réponse planétaire ! Avec un vrai projet.
Il faudra placer des écologistes indépendants européens au Parlement de Strasbourg  et porter ainsi une sensibilité particulière aux valeurs immatérielles telles que la santé, la paix, la beauté … littéralement escamotés par les politiciens.

Le Bureau National comportera 9 personnes, le parti de l’Alliance sera une Confédération.
Les régions seront représentées dans une assemblée consultative, le Parlement bicaméral représentant le peuple et les Nations.

Cinq orientations principales envisagées :
1 Réguler le marché
2 Promouvoir un modèle vertueux d’évolution démographique et consumériste
3 Une politique agricole commune avec exigence d’innocuité sur l’environnement
4 Une Europe indépendante, garant de la paix mondiale
5 L’intégration renforcée des nations dans l’Union

Repenser la société, c’est comprendre qu’il faudra désormais moins d’énergie, moins de croissance, mais : plus de conscience  Par exemple, l’automobile n’est plus un objet de valorisation sociale de nos jours, mais un objet utile.
(Ce que les industriels s’entêtent à ignorer, en nous bombardant de publicités pour acheter des automobiles, entre autres)

D’autre part, à la question récente de faire réintégrer la France dans le commandement intégré de l’Otan (vote dans quelques jours) la réponse de l’Alliance est : NON.
Car l’Europe ne peut pas être dépendante , si elle est indépendante, elle crée le pont entre la Russie et les USA, et garantit les éléments de la stabilité.
Nous avons besoin d’une Europe capable de négocier avec les gouvernements de la planète

Au-delà d’un clivage politique, gauche / droite, l’Alliance innove résolument , elle convainc par un projet ferme, clair, graines de confiance en l’avenir  qui sera co-responsable, éthique, et démocratique au sens noble du terme.

Une respiration, en somme. Ce qu’il fallait pour annoncer le printemps des consciences …
Un exemple à suivre, en tout cas !

 

Agenda

 FORUM DE PARIS :

 « Sauver la Méditerranée »
les 27, 28 et 29 mars 2009
à l’UNESCO, 125 avenue de Suffren Paris 7
Entrée gratuite

Hubert VEDRINE introduira le Forum à l’occasion d’une grande conférence inaugurale et Elie BARNAVI en tirera la synthèse avant le discours de clôture de Jean-Louis BORLOO. Des intervenants prendront part aux discussions tels que Hassan ABOUYOUB, Ambassadeur itinérant du Roi du Maroc, Saki ACIMAN, Directeur du CETMO (centre d’étude des transports pour la Méditerranée occidentale), Son Altesse Sérénissime le Prince Albert II de Monaco, Yasmina BADDOU, Ministre de la Santé du Maroc, Mustapha BAKKOURY, Directeur général de la Caisse de Dépôt et de Gestion du Maroc, Michel BARNIER, Ministre de l’Agriculture et de la Pêche, Fouad BRINI, Directeur de l’Agence du développement économique des provinces et préfectures du Nord – Maroc, Lucien CHABASON, Président du Plan Bleu pour la Méditerranée, Paolo DE CASTRO, ancien Ministre de l’Agriculture italien, Augustin DE ROMANET, Directeur général de la Caisse des Dépôts, Patrice FONLLADOSA, PDG de Veolia Water AMI, Maud FONTENOY, navigatrice, Henri GUAINO, Conseiller spécial du Président de la République, Habiba HASSAN-WASSEF, Conseillère des autorités égyptiennes sur les politiques sanitaires et nutritionnelles, Maged GEORGE, Ministre égyptien de l’Environnement, Jean-Marc JANCOVICI, spécialiste climat et énergie, Charles MAILHAUD, Président de l’IPEMED, Abdallah MOKSSIT, Vice-président du GIEC, Cristina NARBONA RUIZ, ancienne Ministre de l’Environnement d’Espagne, Ambassadeur d’Espagne à l’OCDE, Mahmoud SOLH, Président de l’ICARDA (centre international de recherche agronomique en zones arides), Michel VAUZELLE, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Arthouros ZERVOS, Président de l’EREC (association industriels européens des énergies renouvelables)…

Une fois encore Le Forum de Paris en appelle à toutes les bonnes volontés car notre avenir pour partie se joue en Méditerranée.
Entrée libre et gratuite pour le public, dans la limite des places disponibles, après inscription en ligne indispensable : www.forumdeparis.org .

Contacts Presse et inscriptions (Inscription obligatoire des journalistes par mail) :
Marieke Liebaert mliebaert@strategieandcom.com                           
Ondine Caron ondine.caron@strategieandcom.com - Tél : 01 40 15 08 11

 

Vendredi 3 avril : Soirée thématique “les énergies de demain”

A la mairie du 12e arrondissement de Paris
Salle des fêtes de la Mairie du 12e. 130, avenue Daumesnil.

18h30 - “Énergie : le futur à contre-courant”
Documentaire écrit par Marie Hellouin (JNE) et réalisé par Claude Lahr
D’ici peu, l’Europe devra radicalement repenser son approvisionnement en énergie.Quelle forme prendra cette révolution ? Ce film dresse un constat de départ, mais fait aussi un réconfortant tour d’horizon de la recherche et des initiatives dans le domaine des énergies renouvelables.
20h - Débat : “Quelles énergies pour une ville durable ?”
Un changement s'impose dans nos habitudes immédiates de consommation et dans les politiques menées, notamment dans une Europe très dépendante du reste du monde en matière énergétique. Comment repenser le tissu urbain ? Quel rôle les citoyens que nous sommes vont-ils jouer ?
En présence de :
Denis Baupin, Adjoint au Maire de Paris, chargé du developpement durable, de l'environnement et du plan climat.
Laurence Rossignol, Vice-présidente du Conseil régional de Picardie. Secrétaire nationale du Parti Socialiste en charge de l’Environnement.
Nadia Miri, Directrice d'école, Présidente de l'association Graine de Partage (12e).
Marie Hellouin (JNE), auteur du film

 

Conférences-débats
La création en jeu, entre mythes et éthique

Présentation de l’évènement
Les étudiants du Master 2 professionnel « Arts, Sciences, Culture, Information, Multimédia » de l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, organisent un colloque sur le thème de la création artistique et scientifique. Cette formation est labellisée “Forum Unesco: Université et Patrimoine”.

Programme :
Les Journées du 2 et 3 avril 2009 - Colloque : « La Création en jeu : entre mythes et éthique » au Palais de la découverte.
Organisation : les étudiants du Master 2 SACIM
Aux sources des Arts et des Sciences : les mythes de la création
Entre mythe et innovation: la science aux frontières de l’éthique ?
Art et éthique
Culture : l’école, vecteur de transmission ?
La journée du 4 avril 2009 - colloque : «Enjeux de la Création» à la Maison des Sciences de l’Homme Paris Nord
Organisation : Institut Charles Cros et Plate-Forme « Créativités et Territoires »
Synergies culturelles et espaces économiques
Réinventer un nouveau Contrat Social

Au sein du comité scientifique, notons la présence de
Georges CHAPOUTHIER, biologiste et philosophe, Directeur de recherche (UMR 7593, CNRS) et membre des JNE.
Contacts presse/ communication : emc.comm@gmail.com

 

 

Agenda

Conférence Ecologie et Spiritualité

Dans le cadre du Festival de Cinéma sur la Spiritualité  : EUROPEAN SPIRITUAL FILM  FESTIVAL qui se déroulera à Paris au Cinéma l'Entrepôt  les 23 et 24 Mars, vous pourrez assister à la conférence  "Ecologie et spiritualité, vers une  nouvelle alliance entre l'homme et la nature" qui aura lieu le 23  Mars de 18H00 à  22H00 et qui sera animée par Christine Kristof (JNE) en présence de nombreux  invités.

Cette conférence se déclinera en plusieurs temps forts, autour de films, de paroles vives, d'échanges, de débats et d'ateliers, notamment:

- La projection  d'extraits du film de Chrystèle Marie tourné à Karma-Ling durant la grande rencontre de 2004  "Ecologie-spiritualité", qui ouvrira la réflexion sur les enjeux et l'actualité de cette question,
- Une conférence sur les apports de la philosophie bouddhiste en matière d'écologie par Lama Lhundroup,
- Une  présentation par Sofia Still-Rever de son ouvrage sur le Daï Lama: "Mon Autobiographie  Spirituel", qui consacre un long chapitre à sa vision de l'écologie : « Prendre soin de la  Terre ».
- La projection d’extraits du film de Guy Soubigou « Les Chrétiens et l’Ecologie », une présentation des actions des Chrétiens dans ce domaine, et l’intervention de Père Marc, moine orthodoxe, autour de la « Sauvegarde de la Création ».
- Une projection du film d'Eric Julien sur les Indiens Kogis en présence du réalisateur et une réflexion sur le lien intrinsèque  Ecologie-spiritualité dans la vision des peuples premiers,
- Une ouverture sur le nouveau champ d’exploration de l'Ecospychologie présentée par Marie Romanens, et atelier animé par Claire Carré, autour de l’ouvrage "Ecopsychologie pratique et rituels pour la  terre" de Joanna Macy paru récemment chez Yves Michel.
- Un débat et une table ronde avec les intervenants autour du thème de « l’agir et du non-agir »

En avant-première, présentation et signature du livre de Ani Chöying Drolma: "Ma voix pour la liberté" et celui de Sofia Still-Rever, sur le  Daï Lama : "Mon Autobiographie  Spirituel", et d'autres signatures, tels celle de Terre Lointaine, roman de Pierre Yves Touzot, les ouvrages d'Eric Julien, l'ouvrage Ecologie et Spiritualité chez Yves  Michel....

Le 24 Mars, de 16H00 à 22H00, projection des films primés, puis remise des prix  par les membres du jury et les invités. Suivi de 22H00 à minuit de la soirée de clôture avec concert de la célèbre chanteuse Népalaise Ani Chöying Drolma.

Pour plus de renseignements sur la conférence, contacter Christine Kristof, kriska@club-internet.fr  ou 04 91 31 34 70.

 

 

23ème Festival International du Film Nature et Environnement (FIFNE)

Date : du 23 au 26 avril 2009

Parc Paul Mistral, boulevard Jean Pain.
Temps forts :
- Conférence de lancement le 17 Avril à l’auditorium du Musée de Grenoble. Thématique : L’eau et les
inondations.
- Soirée d’ouverture le 23 avril: Projection en plein air au Jardin de Ville de Grenoble.
- Soirée de clôture le 25 avril: Remise des prix et concert.
Restauration bio sur place.
Forum d’exposants riche et varié
Le programme complet sera disponible fin mars à la FRAPNA (Maison de la Nature et de l’environnement de l’Isère – 5 place Bir Hakeim) ainsi que chez les partenaires de l’évènement.

Pour tout renseignement complémentaire : www.frapna.org/isere  - 04 76 42 98 48 – festival@frapna.org
Contact presse : Claire Huan – 04 76 43 98 49 – presse-isere@frapna.org

 

 

7ème Chapitre Nature

Festival du livre nature et Environnement en Brenne

Du 21 au 24 mai 2009:

Au coeur du Parc Naturel Régional de la Brenne, 40 auteurs présents, sorties nature, forum des associations de protection de la Nature (régionales et nationales), concert…

Site internet Chapitre Nature:
http://chapitrenature.fol36.org/ 

Directrice artistique
Emmanuelle Dunand Chevalier
02.54.61.34.67
Courriel: chapitrenature@fol36.org

 

 

La ferme de Sainte-Marthe en danger

Par Laurent Samuel

La ferme de Sainte-Marthe - créée par Philippe Desbrosses, pionnier de l'agriculture bio en France - est menacée de disparition en raison d'un conflit juridique avec une coopérative agricole.

L'Union européenne demande le remboursement d'un prêt accordé dans les années 90 pour le développement d'une filière bio réalisée en commun par la ferme de Sainte-Marthe et la coopérative Franciade. Un projet qui n'a jamais abouti. Franciade (aujourd'hui Agralys) et Philippe Desbrosses se rejettent la responsabilité de cet échec. Philippe Desbrosses dénonce la « gestion fautive » de la coopérative, tandis que celle-ci met en cause les insuffisances d'un rapport rédigé par Philippe Desbrosses.


La ferme de Sainte-Marthe en danger !
envoyé par kamaraimo

Toujours est-il qu'Agralys, sommée de payer, s'est retournée contre la ferme de Sainte-Marthe. La cour d'appel d'Orléans a donné raison à la coopérative et les huissiers réclament plus de 250 000 euros à la Ferme. Celle-ci a donc été contrainte de vendre une partie de son matériel le 2 février. En attendant un nouveau jugement le 18 juin, et quels que soient les responsabilités effectives des uns et des autres dans cette situation, il me semble important de tout mettre en œuvre pour sauver cette ferme qui joue un rôle important, entre autres, dans la promotion des légumes « oubliés ».

Pour en savoir plus
http://www.lanouvellerepublique.fr/dossiers/journal/index.php

la pétition à signer et faire signer
http://www.mesopinions.com/Petition-dinte-Marthe-petition-petitions

 

 

« Sans terres et sans reproches » : une plongée tonique parmi les néo-ruraux du Quercy 

Par Roger Cans

Si vous voulez comprendre vous-même ou montrer au public à quel point l'installation de néo-ruraux est difficile en France, visionnez ou projetez le film « Sans terres et sans reproches », produit par Stéphanie Muzard et son Atelier des Muses.

C'est une enquête filmée dans les causses du Quercy (Lot) avec des témoignages de première main, spontanés, bien montés et bien identifiés. Ces témoins expliquent comment leur arrivée est perçue avec méfiance par toutes les parties prenantes de la chose agricole (exploitants déjà installés, DDA, Crédit Agricole, FDSEA, SAFER). Ils montrent que seule leur détermination à s'implanter coûte que coûte, avec l'aide de la Confédération Paysanne et, parfois, de la SAFER pour le rachat de terres, leur permet de s'installer et de pratiquer une agriculture douce ou bio.

Il faut vraiment avoir la foi chevillée au corps pour franchir tous les obstacles. Mais ensuite, l'éleveur de chèvres ou l'apiculteur est récompensé car il peut faire la preuve qu'une autre agriculture est possible. Ces néo-ruraux, curieusement, rejoignent alors les anciens du pays qui regrettent la vie rurale collective d'autrefois, lorsque les moissons mobilisaient tout un pays, à tour de rôle, et que l'entraide était impérative.

Sur le même DVD, mais dans un tout autre cadre, a été enregistré un débat sur les OGM qui complète la thématique d'une agriculture en lutte contre les géants de la chimie et de l'agro-alimentaire.

Voici les coordonnées pour se procurer le DVD (52mn + le débat OGM) :
Stéphanie Muzard, l'Atelier des Muses, La Devèze GR 651, 46160 Marcillac-sur-Celé.

Tél 05 65 50 10 28 ou 08 10 24 02 45 - Atelierdesmuses@wanadoo.fr

Merci pour eux.

 

 

Une nouvelle alliance écologiste pour les élections européennes

PAR Florence Faucompré

Dimanche 25 Janvier, a été fondée à Paris l'ALLIANCE ECOLOGISTE, réunissant :
Génération Ecologie (pépinière de futurs ministres..), le mouvement des écologistes indépendants d'Antoine Waechter et La France en Action.

L'atmosphère était joyeuse !
La première réunion de travail aura lieu le 14 Février...

 

 

 

Expédition des Vents nomades

C'est le nom d'une association et d'une expédition, un « tour de terre écologique, social et sportif à la rencontre des peuples du monde et de leur lien avec l'environnement ». Une chercheuse diplômée en environnement (24 ans) et un grand voyageur guide de randonnée équestre (25 ans) partent pour 18 à 14 mois autour du globe à la rencontre physique d'autres cultures et d'autres savoirs. Leur originalité : 50 000 kilomètres sans émission de CO2, rien que du vélo tandem, du bateau à voile, du cheval ou de la marche. Leur but : recueillir des données sur l'eau, l'agriculture, l'écomobilité, etc, partager leur expérience auprès du grand public et développer des actions pédagogiques pendant et après le voyage. Émissions de radio, journal et conférences relaient l'événement, avec des partenaires comme Pierre Rhabi, Claude et Lydia Bourguignon, ou l'association Cavaliers au long cours. Les médias intéressés sont les bienvenus.

Association Vents Nomades, Campagne des Craux, 04110 Villemus. Elsa Marangoni 06 50 80 82 92, Olivier Augier 06 64 65 21 07, ventsnomades@live.fr site www.ventsnomades.org blog http://ventsnomades.canalblog.com

(Par Marc Giraud)

 

 

AGENDA

Seine en scène

Jusqu'à fin juin 2009, le Pavillon de l'Eau accueille l'exposition Seine en scène qui présente le fleuve sous tous ses aspects et sensibilise à sa protection. Description du rôle de la Seine (source d'eau potable pour Paris), reproduction de son circuit avec ses 37 ponts et passerelles, une source d'inspiration pour les artistes (poèmes, peintures, photos), QCM sur les écogestes pour préserver l'eau… Pédagogique et culturelle, la scénographie est intéressante et de nombreuses animations sont prévues : films, débats publics, ateliers dans les écoles, parcours-conférences le long de la Seine…

Pavillon de l'Eau , 77 av. de Versailles (16 e ). Sauf dimanche et lundi, 10-18h, le samedi 11-19h. Tél. 01.42.24.54.02. Site : www.pavillondeleau.fr

(Annick Mouraret – Paris Chamonix)

 

28-29/3/2009 – Fête de l'arbre, au parc de Bercy (Paris 12 e ) et dans d'autres arrondissements : visites, expositions, projections, animations… A la maison du jardinage, dans le parc de Bercy : café jardin, troc main verte…Infos : brochure « Parcs et jardins » et sur Paris.fr

(Annick Mouraret – Paris Chamonix)

27-28-29/3/09 – Salon des randonnées des sports et voyage nature. A l'honneur, La Réunion et les Philippines. Porte de Versailles, hall 6, 10-19 h (20h le vendredi). Site : www.randonnee-nature.com

Jusqu'au 19/4/2009 – Nouvelle Calédonie, Terre de corail : exposition à l'Aquarium de la Porte Dorée. 10/17H15 (19H le W. E, fermé le lundi).

 

« Les catastrophes écologiques et le droit, échecs du droit, appels au droit »

Le Centre de recherche interdisciplinaire en droit de l'environnement, de l'aménagement et de l'urbanisme (CRIDEAU - OMIJ) et le Centre international de droit comparé de l'environnement (CIDCE), avec le parrainage de la Société française pour le droit de l'environnement (SFDE), ont le plaisir de vous annoncer la tenue d'un colloque international ayant pour thème :

« Les catastrophes écologiques et le droit, échecs du droit, appels au droit »

Ce colloque se déroulera les 11, 12 et 13 Mars 2009 à la Faculté de droit et des sciences économiques de Limoges. Il accueillera, entre autres contributions, celles de Jean-Pierre Dupuy, de Corinne Lepage, de Jean-Pierre Marguénaud, de Jacques Testart ainsi que les conclusions de Mireille Delmas Marty et de Michel Prieur (JNE) .

C'est à l'occasion du colloque que sera présenté le « Projet de Convention relative au statut international des déplacés environnementaux » élaboré par un groupe d'universitaires de la Faculté de droit et des sciences économiques de Limoges.

Tous les renseignements relatifs au colloque sont disponibles sur le site internet dédié au colloque : www.catastrophesecologiquesetdroit.fr

Pour toute inscription ou renseignement, contacter :
Nicole PAULHIAC E-mail : nicole.paulhiac@unilim.fr

 

 

 

Forum de Paris : Sauver la Méditerranée

Le Forum de Paris poursuit sa tâche de sentinelle de la Méditerranée avec  autour de son président Albert MALLET, Hubert VEDRINE, Elie BARNAVI, Jean-Paul FITOUSSI, Maurice SZAFRAN ou Fathallah SIJILMASSI qui réfléchissent depuis plus d'une décennie sur les relations Euro-méditerranéennes.

Le Forum de Paris est le grand rendez vous de ceux qui  placent la  Méditerranée au coeur de notre avenir de paix et de développement. Ici les acteurs majeurs du dialogue méditerranéen – décideurs politiques, chefs d'entreprises, syndicalistes, intellectuels, experts… – s'interpellent et se répondent face à un grand public exigeant, chaque année plus nombreux.

Après « Une Union pour la Méditerranée, pourquoi faire et comment ? » qui a réuni plus de 5000 personnes lors de l'édition 2008, le 5 ème Forum de Paris a pour thème

« Sauver la Méditerranée »

les 27, 28 et 29 mars 2009

à l'UNESCO, 125 avenue de Suffren Paris 7

Avec la croissance démographique et économique de la région méditerranéenne, les besoins en ressources naturelles de ses populations et de ses industries évoluent de manière exponentielle. L'eau, l'énergie, l'environnement, l'urbanisme sont des problématiques « durables » qui se doivent d'être traitées promptement afin d'arriver à des politiques et pratiques rationnelles.

Il paraît donc plus que jamais indispensable que le débat s'engage. Une fois encore Le Forum de Paris en appelle à toutes les bonnes volontés car notre avenir pour partie se joue en Méditerranée.

Entrée libre et gratuite pour le public , dans la limite des places disponibles, après inscription en ligne indispensable : www.forumdeparis.org .

Contacts Presse et inscriptions  ( Inscription obligatoire des journalistes par mail) :

Marieke Liebaert mliebaert@strategieandcom.com
Ondine Caron ondine.caron@strategieandcom.com - Tél : 01 40 15 08 11

 

 

 

Formations sur la radioactivité par la CRIIRAD

( Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité à Valence)

Utilisation d'un compteur Geiger le 25 mars
Radioactivité et radioprotection le 28 mars

Plus d'infos : www.criirad.org

 

Exposé-débat

Samedi 14 mars
Espace Lancelot : 29, rue des Trois Bornes 75011 Paris
15h : Portables et wi-fi, ce que les médias ne disent pas
16h30 : Le danger des antennes-relais

Par Annie Lobé (JNE)

 

 

2ème Assises régionales de l'Education à l'Environnement vers un Développement Durable (EEDD) en région Centre à Tours le 15 avril.

Ce travail régional préfigurera et alimentera les Assises nationales de l'éducation à l'environnement des 27, 28 et 29 octobre 2009 en Basse-Normandie (Caen – 14) , organisées par le Collectif Français pour l'Education à l'Environnement vers un Développement Durable (CFEEDD).

Plus d'info sur : www.grainecentre.org/assises2009-eedd

 

 

 

A découvrir : La lettre électronique Eaudanslaville.fr

Pour connaître, comprendre et gérer les services municipaux de l'eau potable et de l'assainissement : www.eaudanslaville.fr -

 

 

Alerte feux de jardins Par Jean-François Noblet

Qui n'a pas brulé au fond du jardin des broussailles ou des déchets d'élagage  sans se poser de questions ? Cette pratique très commune mérite réflexion. En effet le commun des mortels pense que le bois et les végétaux étant des éléments naturels, leur combustion sur place, doit être le moyen le plus écologique pour se débarrasser de ces déchets.

Or, il nous faut bien admettre aujourd'hui que ce n'est pas le cas , bien au contraire.

Rien ne se perd , rien ne se crée. La combustion de végétaux produit deux grandes familles de problèmes : tout d'abord une série de polluants généralement gazeux. Nous citerons les Composés Organiques Volatils (COV), les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP), du gaz carbonique et des imbrulés solides(Goudrons, suies).
Ensuite toute une série de poussières et de particules fines dont la taille peut être inférieure à 10 ;2,5 ;1 micron. PM10 ;PM2,5 et PM1. Longtemps négligées ces particules ont été plus étudiées à cause des moteurs diesel. Aujourd'hui on sait qu'elles sont très nocives, qu'elle pénètrent dans les poumons et la sang. Chacun de nous a besoin de 15000 litres d'air chaque jour et nous disposons de 300 000 alvéoles pulmonaires exposées à cette pollution insidieuse.

La combustion du bois représente 16% des poussières émises en Suisse dont 50% proviennent du chauffage et 50% des feux de broussailles.

Un feu de jardin émet jusqu'à 5000mg/m3 de particules alors qu'une cheminée ouverte dans une maison en produit 400mg/m3 et qu'une chaudière à bois bien réglée et de catégorie A seulement 20mg/m3.

Le bois est donc responsable de 77% des HAP émis en France et on sait que la pollution de l'air tue 2800 personnes par an en France. Un seul feu de 50 kg de déchets végétaux produit autant de particules qu'un véhicule diesel faisant un parcours de 8500 km et à 4 mois et demi du chauffage d'un pavillon.

Dans ces conditions il convient tout d'abord de respecter les textes réglementaires. Les arrêtés sanitaires départementaux interdisent le brulage des déchets et de nombreux départements français, tels l'Isère ont fait l'objet d'un arrêté préfectoral spécifique interdisant les feux de jardin.

Il nous faut donc alerter les gestionnaires de sites naturels, les bucherons, les employés qui gèrent des espaces verts ou les bords de voirie, ainsi que les jardiniers sur les risques encourus quand ils mettent le feu sur des déchets végétaux.

Ensuite il faut encourager le recyclage sur place par broyage et compostage ou stockage en tas, ce qui fait d'excellents gites pour la faune sauvage. Il est possible de transporter ces végétaux dans une déchetterie qui en fera du compost. Un feu de 50 kg de végétaux est 400 fois plus polluant que le transport à celle qui est la plus proche. On peut conseiller l'achat de broyeur collectif dans une copropriété, une association ou une commune avec l'organisation de tournée dans les quartiers.

En dernier recours on demandera une dérogation au préfet et on brulera les végétaux bien secs (Plusieurs mois de séchage sous abri) sans utiliser d'hydrocarbures ou de vieux pneus. Plus la combustion sera courte et à haute température mieux ce sera pour limiter la pollution.

Noblet JF - www.ecologienoblet.free.fr

 

 

Agenda

CYCLE « RENCONTRES CITOYENNES » VERS UNE « ÉCOLOGIE DE MARCHÉ » ?

crise financière, crise économique, crise écologique

Mairie du 2 e arrondissement 8, rue de la Banque 75002 Paris
métro : Bourse

avec la participation de Alain LIPIETZ et Pascal CANFIN
modération Alexandre WONG

La crise financière que nous subissons aujourd'hui risque de mettre au second plan les questions environnementales, qu'on reporte à plus tard pour se concentrer sur des mesures plus directement financières et économiques. On peut pourtant se demander si une finance et une économie solidaires ne sont pas aux fondements de la résolution de cette crise. 

Alain LIPIETZ

Entré second à l' École Polytechnique , Ingénieur en Chef des Ponts et Chaussées, Directeur de Recherche au CNRS, Alain Lipietz s'est, depuis le début de sa carrière de chercheur, consacré à analyser les rapports sociaux-économiques au sein des communautés humaines, et entre celles-ci et leur espace, aux niveaux urbain, régional, national et international, à travers plusieurs centaines d'articles et de conférences… Il est également chroniqueur de l'hebdomadaire Politis . Élu (Vert) au Parlement Européen en juin 1999, il a, par ailleurs, en France, été nommé au Haut Conseil à la coopération internationale , à la Commission française du Développement Durable , et il est membre du Conseil d'établissement du Collège de France … Lors de primaires, il est élu par les Verts pour les représenter lors des élections présidentielles de 2002 .

Pascal CANFIN (JNE)

Journaliste à Alternatives Économiques , spécialisé dans le développement durable et l'économie sociale et solidaire, il est l'auteur de L'économie verte expliquée à ceux qui n'y croient pas (Les petits matins, 2007) et de C'est pollué près de chez vous (Les petits matins, 2008) avec Wilfrid Séjeau. Il a également écrit avec Claire Alet-Ringenbach et Philippe Jacquot Consommer responsable, éd. Flammarion, 2008

Merci de bien vouloir nous confirmer votre venue au 01 42 96 34 98 ou par courriel   Scenedubalcon3@aol.com

 

 

Colloque "Josué de Castro dans le XXIe siècle. Alimentation, environnement et santé : l'actualité de l'œuvre et de la pensée de Josué de Castro (1908-1973)"

Ce colloque est organisé par le LADYSS Laboratoire des Dynamiques Sociales et Recomposition des Espaces- (UMR 7533) les 15, 16 et 17 janvier 2009 à l'Université paris 8 - Département de Géographie.

 

 

 

 

Le pari de l'écologie

Par Nadia Loddo

(Paru sur le blog de Nadia Loddo www.metrofrance.com/viedecolo )

Qu'a-t-on à perdre à devenir écolos ? En me posant cette question j'ai repensé au pari du philosophe Blaise Pascal. Selon son raisonnement, celui qui parie sur l'existence de Dieu est forcément gagnant. Si Dieu existe, le fait d'y croire lui assurera la béatitude et les bonheurs éternels du paradis. Comme le dit Pascal « en prenant choix que Dieu est. […] si vous gagnez, vous gagnez tout ». En revanche, si Dieu n'existe pas vous ne perdez rien (ça dépend des points de vue ?).

Avec l'écologie, le pari est vraiment gagnant à tous les coups. S'il est vrai que tous nos gestes comptent (ce que je crois), nous pourrons trinquer à la nouvelle vie de la planète et on sera bien heureux d'y avoir contribué. Si jamais tout ça n'a rien changé, notre « conversion » aura au moins servi à nous rendre la vie plus belle.

D'abord parce qu'on fait des économies lorsqu'on en finit avec le gaspillage : moins d'eau, moins d'énergie, moins de nourriture… Puis parce qu'on préserve notre santé et celle de nos proches : manger des légumes de saison, si possible consommer bio, utiliser moins de produits chimiques… Mais surtout : ça rend heureux.

C'est instinctif : la nature est belle ! Pensez à la beauté d'un papillon, au goût de sel sur la peau après une baignade en mer, au crépitement des feuilles lors d'une balade en forêt l'automne... à une nuit d'amour et de pleine lune. Et n'oublions pas ce brin de satisfaction qu'on a à se sentir moins cons lorsqu'on exerce son « libre-arbitre » de citoyen et de consommateur.

Alors, vous pariez ?

Mon blog : www.metrofrance.com/viedecolo

 

 

En débat :

Suite à l'édito de Sébastien Darsy, La voiture électrique dans l'impasse, voici l'analyse de Christine Virbel, autre membre des JNE.

MONDIAL DE L'AUTOMOBILE 2008
Voiture propre : l'électrique à partir de 2009

Par Christine Virbel

A en voir les voitures bloquées dans les embouteillages sur le boulevard Victor et devant le salon de la Porte de Versailles, le Mondial de l'automobile a vraiment attiré beaucoup de visiteurs pour cette version 2008. 1 430 000 selon les organisateurs. Mais en pleine crise financière, économique et en plein changement climatique (plus de 20°C à Paris à la mi-octobre), qu'est-ce qui a bien pu attirer le public ? L'espoir. L'espoir et l'envie de voir ces voitures écologiques dont on nous parle tant et qu'on ne voit pas souvent dans la rue ni chez les concessionnaires.

Sur place, en effet, l'écologie était bien à l'honneur et un circuit des constructeurs disposant d'un véhicule « écologique » avait même été spécialement édité.

Mais premier constat, tous les constructeurs ne parlent pas de la même chose lorsqu'ils parlent de véhicule « écologique ». Pour certains, il s'agit de véhicules émettant MOINS d'émissions polluantes. Pour d'autres, il s'agit de véhicules émettant ZERO émission lors de leur utilisation. Deuxième constat : tous les modèles présentés ne sont pas forcément commercialisés, mais bonne nouvelle, pour une fois, l'attente ne sera que de quelques mois !

Quelle est donc la voiture zéro émission ? La voiture zéro émission à l'usage est une voiture électrique. Certaines sont déjà en vente depuis plusieurs années (les voiturettes sans permis par exemple), mais dans ce cas, elles ne peuvent servir qu'en ville et ont une vitesse maximum de 50km/h pour une autonomie d'environ 50 km également. Amplement suffisant pour un déplacement urbain où la vitesse est limitée et sur des trajets très courts (1 à 10 km en moyenne), ce qui représente la plupart des déplacements quotidiens à vrai dire. Un constructeur bien connu de voiturettes a vu ses ventes augmenter de 400 % en 2007 et mise sur un développement encore plus fort pour les mois à venir. Ses clients ? Des salariés qui se rendent au travail mais aussi de nouveaux clients comme les jeunes sans permis à partir de 16 ans qui optent de plus en plus pour ce type de véhicule au lieu de choisir un deux roues. Du côté des voitures électriques, il faut encore un tout petit peu de patience ! En janvier 2009, une deux place sortira des ateliers d'un nouveau constructeur : Lumeneo. Sa vitesse pourra atteindre 130 km/h pour une autonomie de 150 km. Bolloré lancera une 4 places, la B°, fin 2009 avec 250 km d'autonomie et une vitesse maximum de 130 km/h. Le carrossier Heuliez se lancera quant à lui fin 2009, début 2010 avec la Friendly : autonomie de 100 à 250 km (en fonction du nombre de batteries achetées) pour une vitesse maximum de 110 km/h. Mitsubishi parle d'un modèle pour l'Europe mi-2010 avec une autonomie de 160 km et une vitesse de 130 km maximum. Renault nous promet ses modèles pour 2011 avec deux options possibles pour recharger les batteries, soit une recharge à une borne si les batteries sont achetées, soit un échange standard dans une station dans le cadre d'un forfait mensuel. Bref, tous les constructeurs s'y mettent et des petits nouveaux se lancent aussi car « il est beaucoup plus facile de fabriquer une voiture avec un moteur électrique qu'avec un moteur thermique » indique un commercial d'Heuliez.

Où recharger les batteries ? Soit le propriétaire dispose d'un garage avec une prise 220 W (auquel cas la voiture se recharge la nuit en 7 à 8 heures ou sur le lieu de travail pendant la journée), soit il recharge son véhicule en environ 30 minutes pour une recharge complète mais aussi parfois en 10 minutes pour une recharge à 80% aux bornes électriques des villes équipées (plan disponible auprès de ces mairies). Certains constructeurs ont déjà baissé la durée de recharge complète à trois heures. Des améliorations sont donc à prévoir du côté de la durée de recharge avant même la sortie des véhicules.

La voiture électrique est pour le moment une solution concrète pour lutter contre la pollution en ville (particules, NOX et CO2). Elle permet également de faire un « plein » pour 0,50 à 1 Euro les 100 km. Certaines villes souhaitant promouvoir ce type de véhicule donnent une carte pour recharger gratuitement sa voiture et permettent aussi de stationner deux heures gratuitement.

Si la voiture électrique connaît un boom sans précédent, EDF a-t-elle la capacité suffisante pour permettre de recharger toutes les voitures ?

Sur le stand EDF du salon, on répond volontiers à ces questions : « pour le moment, aucune pénurie d'électricité n'est à prévoir car la France produit plus d'énergie qu'elle n'en consomme. C'est pour cela qu'elle vend de l'électricité à ses voisins européens. » Par ailleurs, le fait que les voitures électriques se rechargent surtout de nuit est même « opportun d'un point de vue technique car la production se fait de façon constante et la demande d'électricité de nuit permettrait d'optimiser la production. »

Une question me brûle les lèvres : « Est-ce que de nouvelles centrales nucléaires seront construites si on achète tous des voitures électriques ? » La réponse est claire : « Non, pour les mêmes raisons citées auparavant et parce que la progression des voitures électriques va se faire de façon échelonnée. »

On peut penser aussi que l'énergie libérée progressivement par le logement (45% de la consommation en France) lorsque ceux-ci seront, à terme, tous isolés peut fournir une source supplémentaire d'électricité sans nouvel investissement en centrale. La solution idéale reste toutefois de recharger les batteries des voitures électriques uniquement avec de l'électricité produite par énergies renouvelables. Ces énergies se développent en France aussi. Mais dans l'immédiat, la ressource ne manque pas. A chacun de considérer son propre cas : déplacements quotidiens ou occasionnels, peu ou beaucoup de km, chargement de la batterie de nuit, à une borne ou échange standard… Reste le problème de place pour se garer auquel seuls les déplacements à pied ou les transports en commun peuvent apporter la solution !

 

Agenda

Expo : La source de la colère au Pavillon de l'eau

Du 24 Octobre au 13 Novembre, le Pavillon de l'eau accueillera l'exposition
« La source de la colère »
, réalisée par Jerômine Derigny et Jean Claude Oliva (JNE), en partenariat avec le Conseil Général de la Seine Saint Denis.

Cette exposition raconte, en textes et en images, la révolte de la population de Ben S'Mim au Maroc. Là-bas, toute une communauté villageoise se sent menacée par la privatisation d'une source à des fins mercantiles. La source est confisquée pour être mise en bouteille.

Les photographies de Jerômine Derigny, et les textes de Jean Claude Oliva rappellent à quel point l'eau, un élément central de la vie quotidienne, est un bien précieux, dont on ne peut pas se passer.

Pour EAU DE PARIS, cette exposition est l'occasion de témoigner à nouveau de sa volonté de rendre l'eau accessible à tous.

Contacts : Carole Gourevitch, 01 40 48 98 54, gourevitch@eaudeparis.fr

 

XIV ème Université d'automne de la LDH  (Ligue des droits de l'homme)

Les droits de l'Homme, condition d'un développement durable

29 et 30 novembre 2008
Maison du Barreau
2 rue de Harley 75001 Paris (métros Pont Neuf, Cité, Châtelet, Saint-Michel)

Contact : Pavlina Novotny
Service communication LDH - 01 56 55 51 08

 

 

 

Nantes et la biodiversité en ville - Par Myriam Goldminc

Nantes est un grand territoire de 6 519 hectares qui englobe des espaces naturels, des espaces verts et des jardins privatifs, avec des enjeux de biodiversité qui démontrent une évolution des mentalités.

« À Nantes, nous veillons à ce que cet écosystème spécifique ait sa place dans la ville”, explique Maryline Guillard, Directrice de la mission environnement, chargée du développement durable à Nantes-Métropole. Cette ville traversée de part en part par l'eau de la Loire et par ces nombreuses rivières est liée physiquement à la nature. Depuis les années 70, pour lutter contre l'étalement urbain et protéger   ce patrimoine naturel,  la ville a acquis des terrains le long des  berges de la Loire et  de  ses affluents  (Sèvre nantaise, Erdre, Chézine, Cens, Gesvres...) . « C'est ainsi qu'ont été créés  dans le  cadre  d'un « schéma  d'agglomération   des continuités piétonnes au fil de l'eau »,  238 Km de sentiers , ( ils devront couvrir au final 337 km) ;   Le long de l'Erdre ( une rivière de la Loire) où l'accès direct aux berges n'a pas été possible, une promenade sur pilotis et caillebotis a été installée. Ces « couloirs » permettent des continuités écologiques entre la ville et la campagne.     Renards,  hérons  cendrés et martins-pêcheurs fréquentent ces espaces ouverts aux piétons. Chaque promenade est d'ailleurs baptisée du nom d'un animal ou d'une fleur  emblématique  du lieu,  ainsi celle de l'Erdre  est placée sous le signe du héron où il est fortement présent.   « Pour préserver et enrichir la biodiversité en ville les cours d'eau font l'objet d'un programme de restauration de la qualité de l'eau  et des écosystèmes précise » Maryline Guillard. Le programme intitulé « Neptune »  se fait à partir du diagnostic des bassins versants, des actions sont engagées pour améliorer le traitement des eaux usées des stations d'épurations, mieux prévenir les pollutions,  calmer certains des cours d'eau dont le débit torrentiel dégrade les   berges, et enfin protéger et restaurer la qualité des milieux aquatiques et des zones humides associées.   Les projets urbains   Nantais   intégrant la protection de la biodiversité et de certaines espèces menacées demeurent exemplaires .   Ainsi  le projet de  l'île de Nantes,     développé depuis 2001     par    l' Atelier de L'île d'   Alexandre Chemetoff  ,   se construit en tenant   compte de la présence d'une espèce  protégée  l'Angelica heterocarpa Lloyd ou angélique des estuaires   .  

Nantes et  sa forêt urbaine

Pour limiter l'étalement urbain et pour le bien- être  des générations futures   ,  l'agglomération Nantaise  s'est   lancée    depuis deux  ans dans  un projet ambitieux    de  création d'une  forêt urbaine. Avec l'aide de    l'ensemble   des acteurs du territoire (habitants, associations, scientifiques, collectivités...), une forêt de 1400 hectares devrait voir le jour à la place  d'anciennes  friches agricoles qui avaient  commencé à se boiser.    L'objectif est de planter à partir de 2009 , 40 hectares chaque année.  Cette forêt offrira à terme un équilibre écologique entre les  autres milieux naturels  et l'agriculture , pour former une mosaïque de milieux , tout en offrant aux habitants un espace de détente proche de la ville. Cet espace forestier est connecté aux autres corridors biologiques de la ville : la Loire,  le lac  de Grand Lieu,  la Chézine, L'ilette... 

(Myriam Goldminc)

Suivez le guide!

Nantes vient d'éditer un guide La Nature en ville faisant le point sur les questions suivantes : l'objectif zéro phytosanitaire dans l'entretien des espaces verts la faune en milieu urbain, les balades au fil de l'eau, des conseils pour jardiner sans polluer... Mieux respectée, la nature reprend ses droits sur les espaces publics, comme l'atteste le retour des herbes folles en ville, grâce à la gestion différenciée des espaces publics et cet objectif de zéro phytosanitaire et pesticides, pour tendre vers un environnement de qualité et préservé.

Expositions, visites, évènements , à Nantes

Le service des Espaces verts et de l'environnement de la Ville de Nantes ( SEVE) valorise cette année, avec “Sauvage et cultivée”, la place de la nature dans la ville, enjeu de préservation de la biodiversité en milieu urbain et gage de développement durable.

Jusqu'au 30 octobre : au Jardin des Plantes, exposition “Arts massifs” avec cette année la plasticienne nantaise Laurence Landois, dont le travail : “met en symbiose l'homme et la nature”dans une série intitulée “Vice-Versa”.

Les gorilles au Muséum de Nantes
Conférences et exposition jusqu'au –1er février 2009

L'exposition « Gorilles » tente de percer le mystère de ces grands singes mythiques . Grâce à une scénographie interactive, le visiteur devine progressivement la véritable nature des gorilles : proches cousins de l'Homme, habitants des forêts africaines, animaux à la vie sociale développée, mais aussi espèces en grand danger de disparition. Les visiteurs découvrent des gorilles pacifiques et s'interrogent sur la préservation des espèces sauvages et de leur environnement. Cette exposition pédagogique et ludique est complétée par des films et des conférences et conçue par l'Espace des Sciences de Rennes en collaboration avec le Palais de la découverte de Paris.

Horaires : Ouvert tous les jours de 10h à 18h, sauf le mardi et jours fériés.

Tarifs : 3,50 EUR
Gratuité jusqu'à 18 ans, les demandeurs d'emploi, les bénéficiaires du RMI et le premier dimanche du mois de septembre à juin.

Lieu de l'exposition :
Muséum de Nantes 12,rue Voltaire.
44000 Nantes. Accueil 02 40 99 26 20.

 

 

Lancement de la deuxième Semaine européenne pour les requins

Paris, le 6 octobre 2008 .

Aujourd'hui, un tiers des populations de requins d'Europe sont menacés d'extinction. Malgré ce constat alarmant, la pêche européenne aux requins et aux raies n'est pratiquement pas encadrée, et les avis des scientifiques qui recommandent d'instaurer certaines limites sont rarement suivis.

Shark Alliance, une coalition de plus de 55 ONG, vous invite à la deuxième Semaine européenne pour les requins qui se tient dans de nombreux aquariums, clubs de plongée et manifestations écologiques de toute l'Europe du 11 au 19 octobre 2008. L'an dernier, la pétition pour obtenir un Plan d'action avait déjà rassemblé 20 000 signatures lors de plus de 100 événements.

Cette année nous adresserons directement la nouvelle pétition à nos gouvernements respectifs pour demander un Plan d'action pour les requins qui soit réellement efficace. Et cela juste au moment crucial où ce plan longtemps attendu arrive dans ses derniers mois d'élaboration.

Le Plan d'action européen de conservation des requins, demandé par la FAO depuis 1999, devrait entraîner notamment la réduction des prises de requins et raies considérées « en danger » par l'UICN et l'annulation de la dérogation à l'interdiction du finning qui permet l'enlèvement des ailerons en mer.

Partout en France auront lieu des projections-débats- comme à Océanopolis à Brest, dans les aquariums du Croisic, du Grau du Roi ou de Trégastel - des expositions – à l'aquarium de la Porte Dorée ou de la Rochelle, toutes jusque fin octobre – des animations – les 3B de Perros-Guirec, des exemples parmi beaucoup d'autres.

Le lancement de la Semaine européenne pour les requins aura lieu le vendredi 10 octobre à Paris à l'Institut océanographique, lors d'une soirée exceptionnelle avec Bernard Séret, ichtyologue à l'IRD, spécialiste des requins. Sera projeté le film d'H. Johnson « Requins, gardiens des récifs ».

Rendez-vous le vendredi 10 octobre à 19 h 30 au grand amphithéâtre de l'Institut Océanographique, 185, rue St-Jacques, 75005 Paris.

Pour plus d'informations, contactez Nicole Aussedat  au 06 74 87 75 43
Et Bernard Séret au 01 40 79 37 38
http://www.europeansharkweek.org/content.asp?did=30863

 

 

AGENDA

 

Invitation à la projection-débat

du jeudi 16 octobre à 19h30, au 88 rue La Jonquière, 75017 Paris
(métro Guy Môcquet+ 10mn de marche - bus PC3 ou 66 - station Velib' n°17010)

Au programme de cette soirée :

Films à 19h30

Projection du court-métrage de science-fiction (5mn, 2007), réalisé par Julien Sibre.

Ce film propose une vision à la fois apocalyptique et drôle des effets du réchauffement climatique sur le comportement humain.

Projection du long-métrage de fiction Si le vent soulève les sables (96mn, 2007), réalisé par Marion Hänsel.

Dans un pays d'Afrique non “localisé” en proie à la guerre, une famille part à la recherche de l'eau qui manque dans son village...

Après la projection 

Echange avec la salle sur le thème l'accès à l'eau et la qualité de l'eau en France et dans les pays du “Sud ”   

Débat animé par Françoise Nowak (JNE), entourée des deux réalisateurs (sous réserve) et de plusieurs spécialistes de l'eau:

•  Denis Desille, au titre de l'association “Programme Solidarité Eau"
•  Laurent Chabert d'Hieres, directeur de l'association “Eau Vive”
•  Jean-Pierre Tabuchi, au titre de l'Agence de l'eau Seine-Normandie

Ce programme a été élaboré avec le concours des associations “Art fertile”, “L'Eau est le pont” ainsi que celui de la Société européenne des réalisateurs de l'environnement. Les échanges se poursuivront autour d'un buffet au cours duquel vous pourrez notamment exercer vos papilles à comparer différents types d'eau. L'entrée est libre mais il est recommandé vivement de réserver ses places au 01 42 29 78 79.

 

 

 

Exposition La Forêt Primordiale
Photographies de Bernard Boisson (JNE)

L’exposition est du 1er au 31 octobre à la médiathèque de la ferme du Buisson
Allée de la ferme -77186 Noisel. Tel : 01.60.37.78.78. www.valmaubuee.fr. Tous
les jours de 14h à 18h sauf lundi et dimanche. Ouvert le mercredi et samedi
matin à partir de 10h.

Beaucoup de gens confondent « nature » et « verdure », mais la découverte de
forêts sauvages en France ou en Europe, nous amène à réviser nos clichés préétablis. Même nos parcs nationaux et nos réserves naturelles dans beaucoup de cas n’ont pas de forêts authentiquement naturelles, c'est-à-dire totalement inexploitées par l’homme. Seulement 30% des réserves naturelles forestières françaises demeurent sans exploitation sylvicole, et à priori moins de 1% des parcs nationaux, sachant que pour ces derniers, il n’y a pas encore eu d’inventaire de fait. D’après un rapport du WWF, à peine 1% de la forêt française est bien protégé, ce qui reste en deçà des objectifs européens.
Le point le plus marquant concernant la forêt sauvage s’illustre par le déroulé complet du cycle des arbres, de la jeune pousse, en passant par le vieil arbre creux, jusqu’au bois mort. Le bois mort par le fait qu’il délivre la nourriture et l’habitat pour plein d’espèces, constitue un support indispensable pour 30% de la biodiversité forestière.
C’est parfois des parcelles forestières privées laissées à l’abandon, et sans statut de conservation pour pérenniser leur état de nature qui peuvent présenter plus d’intérêts que des réserves « naturelles » ou « biologiques » récemment créées. L’ensauvagement d’une forêt ne conduit pas non plus à une friche impénétrable. Il est plus facile de déambuler dans une forêt primitive que dans un champ délaissé depuis 5 ans. Mais les forêts sauvages n’ont pas d’intérêts seulement pour les naturalistes.
Dans ces lieux, nous nous apercevons que nous pouvons éprouver des impressions, sensations, sentiments, totalement méconnus dans nos villes, dans nos campagnes et même dans les forêts exploitées.

Il y a d’autres intérêts que les argumentaires scientifiques pour conserver ce type de lieux :
- Libérer nos sensibilités du conditionnement de l’homme par l’homme.
- Permettre à la sensibilité humaine de connaître un développement complet et
authentique là où elle reste atrophiée dans les univers artificiels et
virtuels.
- La nature sans l’homme est le meilleur espace pour notre recentrement
civilisateur, car il donne à la pensée un recul sans pareil entre l’état premier
du vivant et la destinée humaine.

Bernard Boisson
Contact auteur : foretprimordiale@free.fr

 

 

Colloque Biodiversité, Naturalité, Humanité,

Repenser la relation à la nature pour inspirer la gestion des forêts

Chambéry, du 27 au 31 octobre 2008

Des tables rondes pour explorer le sentiment de nature sauvage et les pratiques de gestion de la forêt, avec la participation de Pascal Picq, paleoanthropologue, Bernard Boisson, photographe (JNE), Jean-Claude Génot, docteur en écologie (JNE)… et une exposition des gravures de Robert Hainard, ainsi que la projection du film de Laurent Charbonnier « Un homme près des blaireaux ». Un colloque organisé avec le soutien du WWF. Programme complet sur : www.naturalite.fr

 

 

 

Malaise sur le bonus-malus

Par Laurent Samuel
(Article paru sur son blog http://laurent-samuel.over-blog.com/)

Chaque matin, ou presque, c'est la même chanson. Un quotidien annonce une liste de produits de consommation courante qui - cette fois-ci, c'est sûr - vont être soumis au système du bonus-malus, ou son extension à d'autres secteurs comme l'électricité. La "nouvelle" est reprise en boucle sur les radios et les télés d'info continue. Puis le ministère de l'Ecologie dément l'information.

Avec à chaque fois, ce rappel : aucune liste ne sera donnée à l'avance afin d' éviter les effets de report des achats jusqu'à la mise en application du bonus-malus, comme cela a été le cas pour les voitures, causant le trop fort succès du système... Et son coût imprévu pour les finances publiques, alors qu'en principe, l'argent dépensé pour les bonus est équilibré par celui récolté grâce aux malus.

Si basiques soient-elles, de telles considérations semblent échapper à l'entendement de journalistes, pour la plupart non spécialisés en environnement, et plus préoccupés par la course au scoop (pour positiver, cela confirme que l'environnement est désormais un sujet "vendeur" !) que par la véracité des informations.

Il serait instructif de savoir d'où viennent ces fuites. Coup de Bercy et/ou de députés UMP pour torpiller la fiscalité verte prônée par JLB (Borloo) et NKM ?

En tout cas, cette cascade de fausses annonces suscite la confusion dans l'esprit des consommateurs, prêts à faire des gestes pour l'environnement, mais qui risquent de se décourager, et dont le specticisme vis-à-vis de la presse se trouve ainsi renforcé.

Mais, surtout, cette intox fait le lit de la campagne de certains députés UMP, qui dénoncent avec mauvaise foi un prétendu accroissement des taxes et impôts au nom de l'environnement, et en profitent, dans la foulée, pour rejeter le Grenelle de l'environnement dans son ensemble. Alors qu'au contraire, le bonus-malus est un système qui, bien mené, ne coûte rien aux finances publiques, et qu'un des grands axes du Grenelle est le développement (durable bien sûr) des activités et produits respectueux de l'environnement.

Epilogue provisoire : dans le Monde daté du 19 septembre, Jean-Louis Borloo annonce un report de la mise en application du dispositif. Le temps de réaliser des études d'impact sur chaque catégorie de produit. Enterrement en douceur, ou délai salutaire pour imposer un« concept révolutionnaire », qui, selon le ministre de l'Ecologie, bénéficie du soutien du Président de la République ?

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

L'aventure continue pour le fugitif de la Saint-Jean , le roman de Christian Bouchardy (JNE) paru aux Editions De Borée. Après le prix du meilleur roman au festival Chapitre Nature en mai 2008, Christian Bouchardy vient d'obtenir le prix littéraire des Grands Espaces décerné par l'Association Terre de Beauce en partenariat avec le Conseil Régional du Centre et le Conseil Général d'Eure-et-Loir.

Ce deuxième prix d'envergure nationale confirme le succès de ce premier roman dont l'intérêt ne faiblit pas depuis sa sortie en novembre 2007.

Le jury prestigieux composé entre autres de Jacques Camus Pdg de la République du Centre, de Jean-Jacques Ponçon écrivain et de Jean-Pierre Coffe a récompensé pour la première fois un livre dont la trame se déroule en France, malgré un cru très relevé.

L'audience du fugitif de la Saint-Jean a pris un essor national grâce au bouche à oreille chaleureux des lecteurs et au choix des libraires et bibliothécaires qui ont en fait leur coup de cœur .

 

Petites annonces

OFFRE D'EMPLOI

ANIMATEUR SCIENTIFIQUE - VACATAIRE

Année scolaire 2008-2009

L'association ICARE a pour objectif la diffusion de la culture scientifique et technique. Elle s'est spécialisée dans les animations sur sites (écoles, bibliothèques, centres de loisirs et de vacances…).

Définition du poste

La personne devra concevoir et encadrer des ateliers scientifiques pour des enfants 6-12 ans.

Profil exigé

Formation scientifique. Bac+3 (physique, astronomie, archéologie, science de la vie …)

Si possible expérience en animation.

Contrat

CDD octobre à juin
Atelier de 30 séances (1 séance/semaine, 16h30 à 18h).
Possibilité d'animer plusieurs ateliers (lundi, mardi, jeudi, vendredi).
Rémunération : 31 € net par séance (transport compris).

Envoyer C.V. à : Association ICARE 0140181467
Alain MATHIS
74 allée Darius Milhaud 75019 Paris

 

Recherche de colocation

Lillois, qui s'apprête à intégrer la direction du développement durable et des relations institutionnelles au Courrier de La Poste, cherche studio ou colocation à Paris à partir de la mi octobre.

Contact : Pierre Salcio : psalcio@gmail.com

 


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