Greenpeace
dénonce l'échec du sommet
sur le dossier des energies renouvelables
Durban,
le 4 septembre 2002 : le dernier jour du Sommet de la Terre, Greenpeace a agi
et, dénonçant les manquements des gouvernements, a réclame " de l'énergie propre
maintenant ! ", lors d'une protestation à la raffinerie de pétrole de Durban.
Cinq militants sont parvenus à accéder à un pont enjambant les oléoducs de la
raffinerie de Bluff, en banlieue de Durban. Trois d'entre eux ont escalade le
pont de trente mètres de haut et agite des drapeaux " Clean energy now ! " ("
De l'énergie propre maintenant !").
"
Le Sommet n'a pas su prendre des mesures contre les énergies sales qui alimentent
les changements climatiques, " explique Paul Horsman, coordinateur international
de la campagne Choose Positive Energy pour Greenpeace, à Johannesburg. " Les multinationales
du pétrole, le gouvernement américain et ses allies ont unis leur forces à Johannesburg
pour priver les populations du Nord et du Sud de leur droit à des énergies propres,
abordables et sures. A présent encore, dans les dernières heures du Sommet, ils
tentent de contrecarrer toute tentative de reconnaissance de la responsabilité
des compagnies dans la dévastation du climat et la mise en danger des communautés
" ajoute Paul Horsman.
Les
équipements pétroliers de Bluff, utilises conjointement par BP et Shell, sont
connus pour leurs fréquentes fuites de carburants et leurs émanations toxiques
qui affectent les communautés du sud de Durban. Mal entretenus, les oléoducs traversent
pourtant des zones habitées. Les deux compagnies n'acceptent pas de reconnaître
leur responsabilité dans le mauvais état de santé des populations voisines, ni
de nettoyer la pollution de grande échelle engendrée par ces installations depuis
quarante ans.
Simultanément,
ce matin, 70 militants de Greenpeace juches sur le glacier Pasterze, dans la chaîne
alpine du Hohe Tauern, en Autriche, ont déployé une gigantesque banderole " Changement
climatique produit par Esso, Shell, BP ", rappelant la responsabilité des plus
grosses compagnies pétrolières mondiales dans le phénomène des changements climatiques.
La fonte des glaciers sur les cinq continents est l'une des preuves les plus flagrantes
du réchauffement climatique. Ce glacier autrichien recule en moyenne de 20 mètres
par an, comme le montre l'étude sur la fonte des glaciers publiée par Greenpeace
le 8 août dernier.
"
Ces deux actions de Greenpeace expriment certes notre déception face aux résultats
du Sommet, mais surtout nous nous sentons trahis par les gouvernements. Une fois
de plus, les gouvernants ne sont pas allés au-delà des beaux discours. Au final,
ce sont les multinationales qui s'en sortent le mieux : les lobbies pétroliers
et nucléaires ont su une fois encore différer les mesures nécessaires au développement
des énergies renouvelables, facteurs de réduction de la pauvreté. Dans les dernières
heures du Sommet, les Etats-Unis, soutenus par les milieux d'affaire, ont même
réussi à faire capoter les discussions quant a la mise en place d'un cadre international
sur la responsabilité environnementale et sociale des entreprises. Johannesburg
est un rendez-vous manque ! " conclut Yannick Jadot, directeur des campagnes
à Greenpeace France.
Des
images sont disponibles auprès du Bureau de Greenpeace au Sommet de la Terre a
Johannesburg :
Photos - Steve Morgan : 00 27 (0) 828 583 449 ;
Videos
- David Woolford : 00 27 (0) 828 583 110
Relations presse sur place
: Michael Luze , au 06 73 89 48 91
Helene Gassin : campagne
énergies renouvelables, au 00 27 (0) 72 312 35 46
A Paris :
Amelie
Dupuy, relations presse, au 06 73 89 55 02
Yannick Jadot, directeur
des campagnes de Greenpeace France, au 06 08 68 27 85.
Voir
aussi notre site web :


Communiqué
du Collectif Jo'burg 2002
Mercredi 04 septembre 2002
En
partenariat avec des ONG internationales, sud-africaines, brésiliennes et d'autres
pays du Sud, le Collectif Jo'burg 2002 a organisé ce matin une manifestation dans
le centre d'affaires où se termine le Sommet Mondial du Développement Durable.
Vêtus
de noir, près de deux cents membres d'associations, représentant 50 ONG et une
trentaine de pays se sont rassemblés pour manifester leur mécontentement face
à la faiblesse du plan d'action issu du Sommet et au retrait d'un grand nombre
d'Etats face au monde des affaires et à l'OMC. Les représentants d'ONG ont été
rapidement dispersés par la police. Elles poursuivent leur concertation pour d'autres
actions et déclarations communes.
Dans
un texte d'appel (pièce jointe) elles rappellent aux chefs d'Etats leur responsabilité
politique sur les points cruciaux ignorés, insuffisamment traités par le Sommet
Mondial ou ne faisant l'objet d'aucune ressource financière additionnelle permettant
une réelle mise en ¦uvre du développement durable. Il s'agit en particulier de
la mise en place d'un cadre juridique contraignant sur la responsabilité sociale
et environnementale des entreprises, un plan de développement des énergies renouvelables,
l'arrêt des subventions agricoles et énergétiques nocives à l'environnement, la
préservation et la restauration de la biodiversité. Les ONG ont noté que le pilier
social du développement durable et les droits humains restent insuffisamment intégrés
dans le plan d'action.
Par ailleurs le Collectif Jo'burg 2002 a remis à Jacques Chirac une lettre ouverte
et insisté sur des points cruciaux lors de rencontres avec les Ministres français
Roselyne Bachelot et Tokia Saïfi,notamment en vue de l'après-Sommet de Johannesburg
: mise en oeuvre de programmes d'éducation au développement durable, soutien des
initiatives d'Agendas 21 locaux, renforcement des capacités des associations et
acteurs citoyens et leur participation au processus d'élaboration et de mise en
¦uvre de la stratégie nationale du développement durable en cours de finalisation
par le gouvernement français. Les ONG françaises entendent y travailler avec les
syndicats et mouvements sociaux. Par ailleurs les coordinations d'ONG françaises
ont annoncé un programme de partenariat avec les coordinations d'ONG ouest africaines
en vue d'un suivi du sommet mondial, d'action de coopération et campagnes d'information
et de pression citoyenne menées en commun.
Contacts
:
Yveline Nicolas
Tel. 0834 12 12 66
Laura Morosini
Tel.
082 85 82 390

"Le
Sommet mondial de la honte"
Johannesbourg,
Afrique du Sud
- Le Sommet mondial de la honte, connu sous le nom officiel
de Sommet mondial du développement durable, a dramatiquement échoué : aucune action,
pourtant nécessaire pour diminuer les modèles de production et de consommation
non durables qui appauvrissent notre planète et les hommes qui y vivent, n'a été
décidée.
Bien
que le Sommet ait eu quelques résultats positifs, il n'a pas abouti, globalement,
aux types d'engagements que le WWF et d'autres pensent nécessaires pour arriver
à un développement durable. Durant les derniers jours du Sommet, les chefs d'Etat
et de gouvernement ont mis l'accent sur l'importance du développement durable
dans leurs discours et ont fait des promesses unilatérales d'action et de financement.
Cependant, cela n'a fait que souligner l'échec du Plan d'action censé fournir
un guide clair pour mettre en place un développement durable.
"Globalement,
c'est un accord qui, à long terme, ne bénéficiera ni aux pays qui l'ont conçu
ni à ceux qui n'ont rien dit et ont laissé faire" a déclaré Claude Martin, le
Directeur général du WWF International. "A part quelques engagements limités pour
protéger nos océans et nos stocks de poissons et pour garantir un sytème sanitaire
à tous, le sommet n'aidera quasiment pas à réduire notre empreinte écologique
mondiale. Même si de nombreux pays veulent, individuellement, faire beaucoup plus,
les textes du Sommet sont presque une course en arrière".
Le
Plan d'action manque notablement d'objectifs et de calendriers clairs pour bon
nombre de questions cruciales. Il ne garantit pas aux citoyens du monde l'accès
à l'énergie propre. Il a promis l'accès à l'eau et à l'assainissement pour les
populations pauvres mais ne protège pas et ne gère pas les sources de cette eau.
Il ne confirme pas la primauté des besoins des pauvres et de l'environnement sur
les questions de libre-échange et est plus timide que les accords existants déjà
sur le contrôle des produits chimiques qui menacent la nature et notre santé.
Parmi les quelques résulats positifs du Sommet on peut citer l'annonce par le
gouvernement brésilien, le Fonds Mondial pour l'Environnement (FEM), la Banque
mondiale et le WWF du plan de protection de forêt tropicale le plus grand de toute
l'histoire. La Zone protégée régionale d'Amazonie (ARPA) met 500 000 km² d'Amazonie
sous protection fédérale, le triple de la surface déjà protégée et presque deux
fois la surface du Royaume-Uni.
"Pour le WWF, de nombreux groupes pensent que ce Sommet aurait dû aller plus loin.
Nous espérons travailler avec eux pour développer des programmes de développement
durable concrets fondés sur le terrain et les études, et promouvoir des solutions
et des politiques associées qui peuvent mitiger les défauts actuels du système
multilatéral" a ajouté M. Martin.
Pour
plus d'information :
Eléonore Petitet, attachée de presse du WWF
France
tel: 01 55 25 84 61
E-mail : epetitet@wwf.fr

GREENPEACE
DECLENCHE L'ALARME AU SOMMET DE JOHANNESBURG
sans
plan d'action sur les renouvelables,
2 milliards de personnes sont abandonnées
au cauchemar climatique
Johannesburg,
le 3 septembre 2002 : Aujourd'hui, les militants de Greenpeace ont déclenché une
douzaine de sonnettes d'alarmes manuelles à l'extérieur du Centre de conférences
du Sommet de la Terre, à Johannesburg, pour exprimer leur colère et leur révolte
face à la conspiration menée par les Etats-Unis, le Japon, le Canada, l'Australie
et les pays de l'OPEP, qui conduit à poursuivre la destruction de l'environnement
planétaire et à priver les populations les plus pauvres d'un accès à des énergies
propres.
La manifestation était organisée par une trentaine de militants de Greenpeace
portant des T-shirts sur lesquels on pouvait lire " Luttez jusqu'au bout " et
" Ouvrez les yeux " en sept langues (Chinois, Japonais, Anglais, Allemand, Espagnol,
Français et Arabe). Greenpeace a organise cette action en réaction à l'annonce
faite hier soir d'un accord intervenu sur l'abandon des objectifs chiffres sur
les volets énergétiques et climatiques du Plan d'Action.
"
C'est une trahison envers les deux milliards d'êtres humains qui aujourd'hui n'ont
accès à aucune forme moderne d'énergie, ce que le Plan d'Action du Sommet devait
précisément leur permettre. En refusant de s'engager sur un objectif de 10 % d'énergie
renouvelable au niveau global d'ici a 2010, les Etats-Unis et leurs conjures se
rendent coupables de détruire la vie de ces populations démunies qui seront les
principales victimes des changements climatiques " s'indigne Remi Parmentier,
directeur politique de Greenpeace.
Cette
protestation coïncide avec l'annonce de la ratification du Protocole de Kyoto
par la Chine et la Russie, isolant encore davantage les Etats-Unis qui ont rejeté
en bloc ce traite l'année dernière. La Pologne ayant annonce son intention de
ratifier prochainement le protocole, celui-ci pourra sans doute entrer en vigueur
des début 2003. Le protocole de Kyoto constitue aujourd'hui le seul instrument
juridique international dont s'est dotée la communauté internationale pour ramener,
à l'horizon 2008-2012, les émissions de gaz à effet de serre sous le niveau de
1990.
" Cela montre avec quel sang-froid l'administration Bush est prête à sacrifier
les vies de millions de personnes déjà victimes des changements climatiques en
Chine, en Afrique australe, en Amérique latine, en Europe et même aux Etats-Unis,
en refusant d'adopter un plan d'action qui lancerait la révolution des énergies
renouvelables et appuierait les efforts de la communauté internationale pour lutter
contre les changements climatiques " souligne Yannick Jadot, directeur des campagnes
de Greenpeace France.
Commentant le Plan d'Action qui doit être adopte à la fin du Sommet, Yannick Jadot
conclut : " Le plan est complètement inadapté aux enjeux de développement et de
destruction de l'environnement car, pendant les deux années de pre-negociations,
les pays qui voulaient aller dans la bonne direction ont cherche à éviter tout
conflit avec la coalition menée par les Etats-Unis dont le seul objectif était
pourtant de saboter les accords signes à Rio. Réaffirmer le soutien au protocole
de Kyoto sans lancer un grand plan de promotion des énergies renouvelables, seules
à même de lutter contre le réchauffement planétaire, est tout simplement aberrant.
Ce qui aura manque à ce sommet, c'est une bonne dose de courage politique ! "

Climat
et lutte contre la pauvreté : 0 / Pétroliers : 1
Le Sommet de Johannesburg restera dans l'histoire comme une occasion manquée de
fournir l'accès aux énergies propres et modernes aux deux milliards de personnes
de la planète qui en sont aujourd'hui privées et comme l'échec du lancement de
la révolution des énergies renouvelables indispensable a la protection du climat
de la planète.
Les
Etats-Unis, l'Arabie Saoudite, le Japon, le Canada et l'Australie ont quitte le
centre de conférence hier soir rassures : leurs intérêts pétroliers sont protéges.
Au même moment, le Brésil, la Norvège, la Nouvelle-Zélande, l'Islande et certains
membres de l'Union Européenne faisaient part de leur déception devant cet échec.
"
Les chefs d'Etat et de Gouvernement ont fait de beaux discours en séance plénière
pour rappeler la nécessite de lutter contre la pauvreté et les changements climatiques
" commente Hélène Gassin, chargée des questions d'énergie a Greenpeace France,
" mais les ministres qui négociaient un peu plus loin ne les ont visiblement pas
écoutes ou avaient d'autres instructions. Ils devront assumer une responsabilité
majeure face aux conséquences dramatiques des changements climatiques. "
Le
plan d'action sur l'énergie tel qu'adopte hier soir :
-
N'apporte rien de nouveau sur l'accès a l'énergie par les pays pauvres
- Ne
fixe aucun objectif ou calendrier pour le développement des énergies renouvelables
- Ne fait mention d'aucune réduction des subventions massives aux énergies
sales
"
Apres plus d'un an de débats, nous n'avons pas avance d'un pouce sur l'énergie.
Le plan d'action' du Sommet n'est pas un plan et ne comporte aucune action. Apres
avoir passe plus d'un an a limiter les dégâts, il ne nous reste plus qu'a avancer
avec la coalition des pays qui veulent offrir un avenir énergétique soutenable
a leurs populations " conclut Hélène Gassin.
Pour
plus d'informations :
a Johannesburg :
Michael Luze : relations
presse a Johannesburg, au 00 27 (0) 72 312 73 95
Hélène Gassin : campagne
énergies renouvelables, au 00 27 (0) 72 312 35 46
a Paris :
Amélie
Dupuy : relations presse, au 06 73 89 55 02
Yannick Jadot : directeur
des campagnes, au 06 08 68 27 85

Les
cinq chantiers du président
en attendant le prochain sommet.
Le Collectif Jo'burg 2002, fort de 120 ONG françaises, se félicite de la prise
de conscience du Président de la République française aussi bien sur la gravité
de la situation environnementale et sociale mondiale que sur la responsabilité
de notre génération, et ce en pleine connaissance de cause. Cependant ce discours
lyrique apparaît en décalage avec l'état des négociations. Celles-ci sont pratiquement
terminées avec seulement deux articles encore en discussion sur plus de cent.
Elles ne pourront donc pas prendre en compte les bonnes intentions exprimées dans
ce discours.
De
plus, à y regarder de près, les cinq chantiers du Président présentent des faiblesses
:
1)
Sur le changement climatique, la France se limite à souhaiter une ratification
du Protocole de Kyoto, alors qu'elle l'a déjà fait. L'enjeu actuel, et un des
principaux blocages des négociations, est d'avoir des engagements fermes pour
le développement des énergies renouvelables et ce volet est totalement absent
de son discours.
2)
Sur l'éradication de la pauvreté, le discours se limite au commerce et à l'Aide
au développement. Or le Sommet a bloqué tout engagement financier supplémentaire,
et les effets d'annonce spectaculaires de transferts financiers n'y changent rien.
De plus, ces moyens sont insuffisants s'ils ne s'appuie pas sur un développement
local et durable. Cela implique des engagements politiques sociaux et environnementaux
forts absents du discours.
3)
La simple mention de la double diversité (biologique et culturelle) qui en fait
des droits ne dit rien des modalités d'application. De plus cet amalgame occulte
la brûlante offensive dont est victime l'Afrique en matière d'Organismes génétiquement
modifiés qui risque d'avoir des conséquences irréversibles.
4)
Le chapitre sur les modes de production et de consommation invite seulement à
la mise en place d'un management environnemental de qualité. Ces méthodes ont
montré leurs limites, il s'agit désormais de mettre en place des encadrements
juridiquement contraignants sur la responsabilité des entreprises, en particulier
pour éviter les doubles standards entre le Nord et le Sud.
5)
Sur la gouvernance mondiale, seuls les mots sont mentionnés alors que l' enjeu
est de changer le rapport de force entre la toute-puissance de l'OMC et les Accords
Multilatéraux sur l'Environnement. Ce n'est pas l'évocation incantatoire d'une
hypothétique Organisation Mondiale de l'Environnement qui peut résoudre cette
question.
Les
Biens Public Mondiaux sont mentionnés, ce qui est une bonne chose. Mais là aussi
le décalage avec la négociation est frappant puisque celle-ci n'a pas abouti à
affirmer que l'eau est un BPM dont il faut empêcher la privatisation.
Le
Président réaffirme les principes de Rio dont la responsabilité première des pays
développés, nous nous en réjouissons. Néanmoins le Président évite les sujets
qui fâchent :
-
aucune mention n'est faite de la nécessaire remise en cause des subvention agricoles
et énergétiques les plus nuisibles au développement durable,
- la question
de la reconnaissance de la dette des pays du Nord envers ceux du Sud est totalement
absente, alors qu'elle était mentionnée à Rio,
- l'absence de mention sur
les droits humains et la démocratie est préoccupante Par ailleurs des pistes
intéressantes sont dessinées :
- un Conseil de sécurité économique et
social,
- une référence à un " prélèvement de solidarité sur les richesses
engendrées par la mondialisation ".
Contact
:
Laura Morosini : 082 85 82 390
Marie-Cécile Thirion :
082 37 00 417
Yveline Nicolas : 08 34 12 12 66
Sur
le site web : www.collectifjoburg2002.org,
retrouvez les positions du Collectif, tous les communiqués de presse, le programme
des événements parallèles organisés par le Collectif, la liste des membres ainsi
que les contacts à Johannesburg et en France.

Un
monde juste et durable est possible
Déclaration de la société civile à Johannesburg
Nous,
représentants de la société civile de tous horizons, rassemblés à Johannesburg,
prenons acte de la valeur du processus du Sommet Mondial sur le Développement
durable mais, profondément inquiets, tenons à prendre nos distances avec le résultat
d'ensemble du Sommet.
Nous
sommes alarmés de voir les gouvernements du monde persister à témoigner d'un manque
tragique de volonté, pour traduire les principes du Sommet de Rio en actions concrètes,
et d'un manque patent de détermination pour s'engager eux-mêmes à tenir les objectifs
de l'Agenda 21.
Au
contraire, ils font preuve de soumission vis-à-vis d'une mondialisation dominée
par les grandes entreprises, tentant même de revenir sur les engagements ils étaient
parvenus à Rio.
Nous dénonçons :
l'incapacité de reconnaître la primauté de la dignité humaine et des Droits de
l'Homme comme fondement dans les négociations, plus particulièrement au regard
des services essentiels,
le renforcement d'un système économique et financier incompatible avec les objectifs
du développement durable,
l'incapacité de protéger la Terre, sa biodiversité et les créatures vivantes,
la promotion
des forces du marché et de l'OMC, comme principal arbitre en matière sociale,
environnementale et culturelle,
La fuite de nombreux Etats devant leurs responsabilités politiques et la réduction
de leur rôle a une simple implication dans des partenariats avec le secteur privé.
La diminution
des capacités du secteur public, des communautés et de la plupart des organisations
intergouvernementales.
L'affaiblissement des efforts et des contributions de la société civile par une
limitation importante de l'accès et de la participation des ONG.
Nous
nous engageons à mettre les gouvernements et le monde des affaires devant leurs
responsabilités et nous les mettons au défi d'adhérer une fois pour toutes, aux
principes du développement durable. Les gouvernements qui s'écartent de ces principes
mettent en péril leur propre légitimité.
Nous
affirmons :
Un monde d'équité, de justice, de participation démocratique, de respect de droits
de l'Homme, où les valeurs de la vie, des peuples et de la planète passent avant
la recherche du profit.
La protection des systèmes soutenant la vie sur Terre constitue une base fondamentale
du développement durable.
Nous
nous engageons sur l'objectif d'institutions internationales réellement participatives
et sur celui d'une culture de paix, de dialogue, de diversité, de tolérance, de
solidarité et de grande qualité de vie. Nous faisons la preuve de cet engagement
par notre travail de chaque jour.
Nous
nous félicitons de notre engagement commun à renforcer la diversité des cultures
humaines et l'intégrité de notre planète Terre. Nous réaffirmons qu' " un autre
monde est possible ", et nous ferons en sorte qu'il se réalise !
A
JUST AND SUSTAINABLE WORLD IS POSSIBLE
CIVIL SOCIETY DECLARATION AT JOHANNESBURG
-- September 3, 2002